Les émissions

01 déc. 2025

Hébreux 11.32-35

Chapitre 11

Versets 32-34

Quand je parcours une liste de personnages illustres, je suis toujours surpris de ne pas y figurer. Ce que je veux vraiment dire est que la sélection que j’ai sous les yeux ne correspond pas forcément aux gens que j’aurai choisis et je suis parfois étonné par ceux qui brillent par leur absence. L’auteur de l’épître aux Hébreux nous fait visiter sa galerie des héros de la foi de l’Ancien Testament et la présence de certains surprend.

Je continue de lire dans le chapitre onze.

Que dirai-je encore ? Le temps me manquerait si je voulais parler en détail de Gédéon, de Barak, de Samson, de Jephté, de David, de Samuel et des prophètes. Grâce à la foi, ils ont conquis des royaumes, exercé la justice, obtenu la réalisation de promesses, fermé la gueule des lions. Ils ont éteint des feux violents, échappé au tranchant de l’épée. Ils ont été remplis de force alors qu’ils étaient faibles. Ils se sont montrés vaillants dans les batailles, ils ont mis en fuite des armées ennemies (Hébreux 11.32-34).

Dans sa démonstration de la suprême importance de la foi dans la marche avec Dieu, l’auteur s’exclame : « Qu’est-ce que je peux dire de plus ? » L’Ancien Testament raconte l’histoire de beaucoup de personnes qui se sont distinguées par leur foi en l’Éternel, ce qui fait qu’il n’est pas possible de tous les couvrir en détail.

Les six hommes que l’auteur passe en revue ne sont pas énumérés par ordre chronologique, mais avec les prophètes, ce sont tous des personnes qui jouissent d’une autorité qu’ils ont reçue de Dieu ; d’une manière ou d’une autre, ce sont des chefs. Plusieurs sont des armoires à glace, des personnages clés de l’Ancien Testament qui littéralement ont fait l’histoire. D’autres sont moins connus, voire très obscurs. Samuel et David sont célèbres, le premier est à la fois juge et prophète, et le second est roi et prophète. Cependant, aucun de ces personnages n’est à l’honneur à cause de son rang ou de sa fonction, mais en raison de ce qu’il a pu accomplir par la foi.

Gédéon devient juge et chef militaire malgré lui. Quand l’Ange de l’Éternel lui apparaît pour qu’il délivre les Israélites du joug que font peser sur eux leurs ennemis (les Madianites et Amalécites), Gédéon fait tout ce qu’il peut pour s’esquiver parce qu’il a peur (comparez Juges 6.11-27 ; 7.9-11). Finalement, il demande un signe miraculeux après un autre avant d’accepter bon an mal an de constituer une armée de 32 000 hommes pour combattre les hordes ennemies. Cependant, pour ne pas que les Israélites croient que la victoire sera due à leur courage ou génie militaire (Juges 7.2), l’Éternel réduit leurs forces d’abord à 10 000 puis seulement à 300 hommes, qui sont choisis sur le volet uniquement par leur façon de boire. En effet, ne partent au combat que ceux qui portent l’eau à leur bouche avec la main et la lapent comme fait un chien (Juges 7.6-7).

Dans le camp adverse par contre, le texte dit que « les troupes ennemies étaient en aussi grand nombre qu’une nuée de sauterelles, et leurs chameaux étaient innombrables comme le sable au bord de la mer » (Juges 7.12). Qu’à cela ne tienne, « si Dieu est pour nous qui sera contre nous ? » écrit l’apôtre Paul aux Romains (8.31 ; LSG). Le plus curieux dans cette histoire est que les seules armes des hommes de Gédéon sont des trompettes et des cruches contenant des torches allumées. Ça n’a pas été une bataille ordinaire. Les Israélites se séparent en trois formations et convergent sur leurs ennemis, puis dans le livre des Juges, on lit :

Les trois groupes sonnèrent du cor et cassèrent leurs cruches. De la main gauche, ils brandirent les torches, et de la droite ils tenaient les cors pour en sonner, et ils crièrent : “ À vos épées, pour l’Éternel et pour Gédéon ! ” (Juges 7.20).

On aurait pu s’attendre à ce que leurs ennemis meurent de rire, mais loin s’en faut, car l’Éternel intervient et les ennemis d’Israël se sont entre-tués (Juges 7.21-25). Ce fut une grande victoire qui comme c’est souvent le cas dans le livre des Juges, est suivie d’une histoire sordide. En tout cas, et bien qu’avec ses hommes il a seulement joué un rôle de figurant, Gédéon prend place dans la galerie des héros de l’Ancien Testament parce qu’après avoir surmonté sa peur et donc son incrédulité, il a vaincu par la foi une coalition de pillards.

Barak est un personnage obscur qui n’est mentionné que très brièvement dans le livre des Juges (Juges 4-5). Les Israélites sont tombés une fois encore dans l’idolâtrie et pour les punir, le texte dit que « l’Éternel les livra au pouvoir de Yabîn, un roi cananéen… Le chef de son armée s’appelait Sisera… Yabîn possédait neuf cents chars bardés de fer et il opprima durement les Israélites pendant vingt ans… À cette époque, Débora, une prophétesse… administrait la justice en Israël » (Juges 4.2-4). Puis un jour, sur l’ordre de Dieu, Débora envoie un messager à Barak pour lui dire que sur l’ordre de l’Éternel il doit rassembler une troupe de dix mille hommes et combattre le roi cananéen. Barak n’est pas comme le chevalier Bayard « sans peur et sans reproche », car il répond à Débora : « Si tu m’accompagnes, j’irai ; mais si tu ne viens pas avec moi, je n’irai pas » (Juges 4.8). Barak ne respire ni le courage ni une foi à soulever des montagnes. Mais avant de lui jeter la pierre, il faut prendre en compte que d’une part, il accepte quand même de partir au combat, et d’autre part, son désir d’être accompagné de Débora montre que pour lui, elle est plus importante que son armée, parce qu’elle représente la présence de l’Éternel. Pour Barak, si la prophétesse est à ses côtés, cela signifie que Dieu est avec lui. Ils partent donc au combat ensemble et on a envie de dire « main dans la main » mais non pas vraiment. Puis sur l’ordre de Débora, Barak à la tête de ses dix mille hommes, lance un assaut contre une immense armée appuyée par 900 chars de fer (Juges 4.14). Humainement parlant, Barak va devant une mort certaine, mais il ne soucie pas du tout des forces ennemies parce qu’il est certain que Dieu interviendra, et c’est exactement ce qui se passe. Dans le livre des Juges, on lit :

Alors l’Éternel mit en déroute Sisera, ses chars et toutes ses troupes, par l’épée devant Baraq. Sisera lui-même abandonna son char et s’enfuit à pied. Mais Baraq poursuivit les chars et l’armée (jusqu’à Harocheth-Goïm), et toutes les troupes de Sisera furent massacrées. Pas un homme n’échappa (Juges 4.15-16).

Suite à cette bataille, Débora et Barak composent et entonnent un chant guerrier de victoire, puis Barak retombe dans l’obscurité. Le Juge Samuel le mentionne en passant (1Samuel 12.11), mais c’est l’auteur de l’épître aux Hébreux qui le ressuscite pour le placer dans la galerie des héros de la foi parce qu’après avoir dominé sa peur, il a vaincu par la foi les troupes du puissant roi Sisera.

Nous arrivons maintenant à Jephté qui est un personnage très coloré. L’Écriture dit que c’est « un vaillant guerrier », mais il débute sa carrière militaire avec une grosse tache parce que sa mère est une prostituée. Jephté est originaire de Galaad, une région montagneuse à l’est du Jourdain qui correspond au nord-est de la Jordanie, un territoire qui alors, appartient à la tribu de Manassé. Quand les fils légitimes de son père sont adultes, ils font valoir le statut bâtard de Jephté et le font expulser du pays. Il se réfugie dans les montagnes où il devient chef d’une bande d’aventuriers qui vivent de rapines (Juges 11.1-3).

À cette époque, les habitants de Gaalad sont attaqués par leurs voisins, les Ammonites. Alors, les responsables politiques qui ont besoin d’un « vaillant guerrier » vont chercher Jephté, qu’ils ont pourtant chassé comme un malpropre. Il leur fait remarquer qu’ils ont un drôle de culot, mais il accepte quand même parce que non seulement ils lui proposent de prendre la tête de la défense du pays, mais ils lui promettent aussi un poste civil respectable une fois la victoire remportée (Juges 11.4-8). C’est à ce moment qu’on découvre que malgré son style de vie, Jephté possède une certaine foi en Dieu parce que le texte dit que « il répéta les termes de l’accord conclu avec les responsables devant l’Éternel à Mitspa » (Juges 11.11). Ensuite, Jephté prend la situation en main et commence par essayer de raisonner avec les Ammonites afin de résoudre le conflit à l’amiable (Juges 11.27-28). Comme ça ne mène nulle part, ce sont les armes qui vont parler. D’après le texte, « Jephté fut saisi par l’Esprit de Dieu et a recruté des soldats » (Juges 11.29). Mais avant de passer à l’attaque, il prend peur et fait un vœu stupide à l’Éternel parce qu’il est aussi un peu superstitieux sur les bords, et il essaie donc de mettre toutes les chances de son côté. Sa foi est hésitante mais suffisante malgré tout pour qu’il attaque un ennemi supérieur en nombre et en force qu’il défait. L’Éternel lui accorde une victoire éclatante et la petite foi de Jephté lui vaut une place avec personnages illustres des Écritures.

Moi je suis réconforté par les histoires de Gédéon, de Barak et de Jephté, car comme je l’ai fait remarquer, ils sont loin d’être des surhommes et pourtant ils figurent dans le panthéon des hommes de foi.

Nous arrivons maintenant à Samson qui est surtout connu pour sa force herculéenne et son attirance pour le sexe faible. C’est un grand enfant qui se laisse aller à ses pulsions, ce qui finit par compromettre les capacités surhumaines que Dieu lui a données. Pourtant, il a foi en l’Éternel, car il sait très bien que c’est de lui que vient sa puissance dont ses long cheveux ne sont qu’un symbole. En fait, dès avant sa naissance, Dieu le choisit (Juges 13.24-25) afin qu’il délivre Israël qui est alors opprimé par les Philistins (Juges 13.5). Une fois Samson devenu adulte, l’Esprit de Dieu se saisit de lui et il devient littéralement indestructible (Juges 14.19 ; 15.14 ; 16.28-30). Quand il n’est pas occupé par les femmes ou à combattre les Philistins, il exerce la fonction de juge en Israël, ce qu’il fait pendant vingt ans (Juges 15.20). Samson n’affronte jamais ses ennemis avec le courage héroïque de certains hommes qu’on trouve dans les livres d’histoire. Il s’attend toujours à ce que l’Éternel le rende invincible et Dieu honore sa foi indépendamment de ses fautes qui lui ont quand même coûté la vie.

Nous arrivons Maintenant à David qui est différent des hommes précédemment cités parce qu’il est le fondateur d’une dynastie qui reste au pouvoir pendant plusieurs siècles. Tout comme Abraham, David est un personnage clé des Écritures et du plan de Dieu pour les âges. D’ailleurs, l’étoile de David est aujourd’hui l’emblème de l’État d’Israël. Dès son enfance ou du moins son adolescence, David a déjà une foi personnelle en l’Éternel. Lorsqu’il garde les moutons et qu’ils sont attaqués par un lion ou un ours, il tue le prédateur avec sa fronde tout en invoquant le nom de l’Éternel.

À l’époque de Saül, premier roi d’Israël, un état quasi perpétuel de guerre règne entre Israël et les Philistins. Ces derniers lancent un défi aux Israélites en proposant que l’issue du combat soit décidée par le vainqueur entre les champions des deux camps. Les Philistins présentent Goliath qui, déplié, est un géant de trois mètres. Dans le premier livre de Samuel, on lit :

Il était revêtu d’un casque de bronze et d’une cuirasse à écailles en bronze pesant une soixantaine de kilos… le fer de lance à lui seul pesait près de sept kilos. Il se campa face aux troupes israélites, et leur cria : Choisissez parmi vous un homme, et qu’il m’affronte en combat singulier ! Je lance aujourd’hui ce défi à l’armée d’Israël. Envoyez-moi un homme et nous nous affronterons en combat singulier (1Samuel 17.5-10 ; rsm).

Tous les soldats israélites y compris le roi et les frères de David ont une peur bleue de cette brute épaisse et nul n’ose se mesurer à lui. Par le plus grand hasard de Dieu, David, jeune adolescent, se rend sur le champ de bataille pour apporter des victuailles à ses frères et entend la harangue provocatrice de Goliath. Quand il voit ce géant et entend ses insultes, son sang ne fait qu’un tour et n’écoutant que son courage, il se porte volontaire pour relever le défi de Goliath qu’il affronte alors avec une fronde et quelques pierres. Il possède la pleine assurance que Dieu lui donnera la victoire sur cette brute comme sur les bêtes féroces qui s’en prennent à son troupeau. Sur le terrain situé entre les deux armées, les deux champions s’avancent l’un vers l’autre et dans le premier livre de Samuel, on lit que David déclare calmement à Goliath :

Aujourd’hui même, l’Éternel me donnera la victoire sur toi, je t’abattrai, je te couperai la tête et, avant ce soir, je donnerai les cadavres des soldats philistins à manger aux oiseaux du ciel et aux bêtes sauvages de la terre. Alors toute la terre saura qu’Israël a un Dieu (1Samuel 17.46).

Contrairement à Gédéon, Barak ou Jephté, David ne connaît pas la peur et ne doute pas un instant de l’issue du combat. Cependant, et bien que sa confiance en l’Éternel soit exemplaire, David est loin d’être parfait ; d’ailleurs, il en a fait des vertes et des pas mûres, mais comme les autres héros de l’Ancien Testament, Dieu honore sa foi et dit même de lui :

J’ai trouvé un homme qui correspond à mes désirs, il accomplira toute ma volonté (Actes 13.22).

Nous arrivons maintenant à Samuel qui est inclus dans la liste des combattants bien qu’il n’en soit pas un. Cependant, il doit affronter l’idolâtrie et l’immoralité qui sont alors rampantes en Israël. Il prend position contre une société corrompue et réprimande sans ménagement les Israélites afin qu’ils reviennent à l’Éternel leur Dieu. Les plus grands adversaires de Samuel ne sont pas les nations environnantes et les ennemis héréditaires d’Israël mais les membres de son propre peuple. Samuel doit faire face à une forte pression sociale afin de rester fidèle à l’Éternel.

Samuel est prophète et le dernier juge d’Israël. Dès sa plus tendre enfance, tout juste sevré, sa mère le place au service des prêtres (1Samuel 2.18). Devenu adulte, il jouit d’une grande autorité à cause de sa foi inébranlable en l’Éternel, ce qui lui permet de diriger Israël avec courage et sagesse. Il s’oppose même à Saül qu’il a consacré roi, puis le dépose au nom de l’Éternel avant d’oindre David comme nouveau roi. Samuel ne cherche ni la gloire ni les richesses ; c’est un pur. Aujourd’hui, il n’existe aucun politicien qui ait son gabarit.

Après Samuel, dans la galerie des héros de la foi, l’auteur mentionne « les prophètes » mais sans les nommer. Comme il le dit lui-même (Hébreux 11.32), il n’a pas le temps de rentrer dans les détails. À l’exemple des personnages déjà cités, les prophètes risquent le tout pour le tout pendant leur ministère et certains y laissent leur vie. Ils ne combattent pas sur des champs de bataille mais dans les cœurs de leurs concitoyens. Ils n’ont pas froid aux yeux et c’est avec courage et confiance qu’ils acceptent la charge qui leur est confiée, qu’ils confrontent le péché d’Israël ou de Juda, surtout l’idolâtrie, et qu’ils dénoncent les responsables politiques et religieux qui par leur conduite, se rendent coupables devant Dieu. Le premier livre des Rois rapporte que Élie, l’un des premiers prophètes en Israël lance un défi au peuple rassemblé devant lui ; il dit :

Combien de temps encore sauterez-vous des deux côtés ? Si l’Éternel est le vrai Dieu, suivez-le. Si c’est Baal, alors ralliez-vous à lui ! (1Rois 18.21).

C’est par la foi et en plaçant toute leur espérance en l’Éternel que les prophètes combattent pour lui et qu’ils exercent leur ministère envers et contre tous les adversaires.

Après les prophètes, l’auteur mentionne « ceux qui ont fermé la gueule des lions et éteint des feux violents ». Ces deux événements font allusion d’abord à Daniel, puis à ses trois amis Chadrac, Méschac et Abed-Nego.

Quand l’auteur cite en vrac « Gédéon, Barak, Samson, Jephté, David, Samuel, les prophètes », puis dresse une liste d’actes glorieux réalisés par la foi, il fait penser à quelqu’un qui vide un sac de pommes de terre. Cette accumulation de noms et d’accomplissements sert à montrer qu’indépendamment des difficultés rencontrées par les hommes de foi, leur confiance en Dieu les a délivrés de leurs ennemis et leur a donné le pouvoir et la force nécessaires pour accomplir leur tâche respective. Il est aussi possible que certains hauts faits relatés par l’auteur contiennent des allusions aux actes de Juifs fidèles entre les deux Testaments et surtout à l’époque des Macchabées, la famille de prêtres qui a lutté avec succès contre les Syriens.

Verset 35a

Je continue de lire dans le chapitre 11 de l’épître aux Hébreux.

Des femmes ont vu leurs morts ressusciter pour leur être rendus (Hébreux 11.35a).

C’est le prophète Élie qui ramène à la vie l’enfant d’une veuve qui habite en Israël à Sarepta (1Rois 17.17-23), et son successeur, Élisée, fait de même pour le fils d’une femme appelée « la Sunamite » parce qu’elle habite le village de Sunem (2Rois 4.18-37). Ces personnes croient que l’Éternel a le pouvoir de ressusciter les morts, et il le fait, et les bénéficiaires d’une telle grâce s’écrient « Alléluia ! » Et je dois dire que c’est effectivement merveilleux de pouvoir s’exclamer comme dans le Psaume 34 qui dit :

Un malheureux a appelé, et l’Éternel a entendu, car il l’a délivré de toutes ses détresses. L’ange de l’Éternel monte la garde autour de ceux qui le révèrent ; c’est lui qui les libère. Goûtez et constatez que l’Éternel est bon ! Oui, heureux l’homme qui trouve son refuge en lui. Vous qui appartenez à l’Éternel, révérez-le ! Car rien ne manque à ceux qui le révèrent. Les yeux de l’Éternel se tournent vers les justes, son oreille est tendue pour écouter leurs cris. Lorsque les hommes justes lancent leurs cris vers lui, l’Éternel les entend ; aussi, il les arrache à toutes leurs détresses. Car l’Éternel est proche de ceux qui ont le cœur brisé. Il sauve ceux qui ont un esprit abattu. Le juste doit passer par beaucoup de souffrances mais l’Éternel l’en délivre toujours (Psaumes 34.7-10, 16-20).

Cependant, Dieu n’agit pas toujours ainsi ; en fait, les miracles sont plutôt rares. C’est pourquoi l’auteur qui est réaliste va mentionner toute une série d’afflictions qui ont souvent duré longtemps et parfois toute une vie.

Verset 35b

Je continue le texte.

D’autres, en revanche, furent livrés aux tourments ; ils ont refusé d’être délivrés afin d’obtenir une meilleure résurrection (Hébreux 11.35b).

Le mot pour « tourments » a donné « timbale » en français parce que c’est une référence à une torture particulière qui consiste à lier la victime sur une sorte de barrique et à le battre à mort.

Les personnes qui « ont refusé d’être délivrés afin d’obtenir une meilleure résurrection » ont dû faire face à toutes sortes de persécutions à cause de leur fidélité au Seigneur.

Le pinacle de la foi, c’est être prêt à subir le pire, à souffrir et même mourir afin de recevoir une résurrection glorieuse, ce que Dieu a de meilleur à offrir. Jésus fait bien comprendre à ses disciples que leur vie ne sera pas une sinécure. Jean rapporte qu’il leur a dit :

S’ils m’ont persécuté, ils vous persécuteront vous aussi. – Dans le monde, vous aurez à souffrir bien des afflictions. Mais courage ! Moi, j’ai vaincu le monde (Jean 15.20 ; 16.33).

Ces paroles sont lourdes de menaces, mais il y a pire, car Luc rapporte que. Jésus a aussi dit :

Celui qui n’est pas prêt à abandonner tout ce qu’il possède, ne peut pas être mon disciple (Luc 14.33).

Commentaire biblique radiophonique écrit par le pasteur et docteur en théologie : Vernon McGee (1904-1988) et traduit par le pasteur Jacques Iosti.

janv. 27 2023

Émission du jour | Nombres 31.1 – 35.8

Victoire sur Madian - Partage du Pays

Nos partenaires