Chapitre 3

Versets 19-20

Dans la vie, et plus précisément dans mes relations familiales, amicales ou professionnelles, je me suis parfois trouvé dans des situations très tendues parce qu’une autre personne et moi avions des points de vue irréconciliables car fondamentalement opposés. Dans ces circonstances fâcheuses, il est toujours préférable d’essayer de régler les différends à l’amiable, mais comme chacun sait pour en avoir fait l’expérience, ce n’est pas toujours possible.

Les trois jeunes Hébreux qui ont été déportés à Babylone avec le prophète Daniel se trouvent en très mauvaise posture. En raison d’événements indépendants de leur volonté, ils sont obligés de choisir entre demeurer fidèles à leur Dieu ou obéir au tyran Nabuchodonosor qui exige d’eux qu’ils se prosternent et adorent une statue plaquée or qu’il a fait ériger à sa gloire. Leur situation est critique parce que s’ils refusent, ils seront jetés dans une fournaise ardente ce qui signifie une mort certaine. Mais ayant rejeté toute compromission, ils ont dit leur dernier mot qui est :

Si nous sommes jetés dans la fournaise où brûle un feu ardent, notre Dieu que nous servons peut nous en délivrer, ainsi que de tes mains, ô roi ! Mais même s’il ne le fait pas, sache bien, ô roi, que nous n’adorerons pas tes dieux et que nous ne nous prosternerons pas devant la statue d’or que tu as fait ériger (Daniel 3.17-18).

Les trois amis ne mettent pas en doute la puissance de l’Éternel de les sauver, mais ils acceptent humblement sa souveraineté sur le plan moral, c’est à dire qu’il les délivrera s’il le juge bon. De toute façon, ils n’ont pas l’intention de céder et il va sans dire que Nabuchodonosor non plus. Étant donné que cette scène se joue devant tous les hauts fonctionnaires de son empire, il est hors de question pour le roi de perdre la face et de se couvrir de ridicule en faisant marche arrière. Il y a de l’électricité dans l’air et la tension du moment est palpable. Je continue de lire dans le chapitre 3 du livre de Daniel.

Alors Nabuchodonosor fut rempli de fureur contre Chadrak, Méchak et Abed-Nego, et son visage devint blême. Il reprit la parole et ordonna de chauffer la fournaise sept fois plus que d’habitude. Puis il commanda à quelques soldats vigoureux de sa garde, de ligoter solidement Chadrak, Méchak et Abed-Nego et de les jeter dans la fournaise ardemment chauffée (Daniel 3.19-20).

Évidemment, la réaction du despote est entièrement prévisible. Étant donné son très mauvais caractère qui ne tolère pas le moindre désagrément, et face au défi lancé à son autorité, il fait une crise de nerfs et devient comme fou furieux. Il aboie alors des ordres demandant à ce qu’on monte le thermostat à fond, c’est ce que le chiffre sept veut dire, afin que la fournaise soit la plus ardente possible.

Nabuchodonosor a vraiment un gros problème de maîtrise de soi, mais pour sa défense, façon de parler, il faut dire qu’il n’a probablement jamais rencontré une résistance aussi nette et résolue à sa volonté. Alors, il veut que le châtiment des trois Hébreux soit exemplaire dans le but d’enseigner à tous ses dignitaires ce qu’il en coûte de se rebeller contre son autorité politique ou religieuse.

Verset 21

Je continue le texte.

Aussitôt les trois hommes furent ligotés tous habillés avec leurs tuniques, la robe et le manteau, et les autres vêtements, et jetés dans la fournaise où brûlait un feu ardent (Daniel 3.21 ; Autre).

« La tunique » est le vêtement porté contre le corps et il descend jusqu’aux pieds. « La robe et le manteau » se portent par-dessus la tunique. Les autres vêtements mentionnés sont les chaussures et le turban. Tous ces éléments constituent le costume officiel des hauts fonctionnaires de l’empire.

Habituellement, les condamnés à mort sont déshabillés avant d’être jetés dans la fournaise, mais ici, d’une part, le roi n’a pas le temps d’attendre tellement il est furieux, et d’autre part, en les brûlant avec leur uniforme sur le dos, c’est déclarer que leur charge et leurs responsabilités se terminent avec eux.

La fournaise est ouverte au sommet, et sur le côté il y a une porte grillagée en fer, qui non seulement permet de voir à l’intérieur, mais qui est assez grande pour qu’un homme puisse y passer pour enlever les cendres.

Verset 22

Je continue.

Mais comme, sur l’ordre du roi, on avait fait chauffer la fournaise au maximum, les flammes qui en jaillissaient firent périr les soldats qui y avaient jeté Chadrak, Méchak et Abed-Nego (Daniel 3.22).

Le roi est tellement pressé d’en finir avec les trois Hébreux récalcitrants que les soldats ne peuvent pas prendre les précautions nécessaires pour se préserver des flammes.

Verset 23

Je continue.

Quant à Chadrak, Méchak et Abed-Nego, ils tombèrent tous les trois ligotés au milieu de la fournaise où brûlait un feu ardent (Daniel 3.23).

L’auteur a déjà dit que les trois Hébreux sont ligotés, pourtant la répétition n’est pas inutile car elle prépare la suite du récit qui va décrire les trois amis se promenant dans la fournaise libres comme l’air et sans liens parce que c’est tout ce que le feu a brûlé.

À la suite de ce verset, l’ancienne traduction grecque appelée « la Septante » ajoute au texte hébreu traditionnel un long paragraphe de 67 versets appelé « la prière d’Azaria » qui est le nom hébreu d’Abed-Nego. C’est un cantique d’actions de grâces exubérant qui contraste tellement avec la sobriété et simplicité de tout le livre de Daniel qu’il est évident que c’est un rajout. Il a très certainement été rédigé par un auteur anonyme au 2e siècle avant J-C, à l’époque de la famille de prêtres appelée les Maccabées.

Verset 24

Je continue le texte traditionnel.

C’est alors que le roi Nabuchodonosor fut saisi de stupeur ; il se leva précipitamment et, s’adressant à ses conseillers, il demanda : N’avons-nous pas jeté trois hommes tout ligotés dans le feu ? Ils répondirent au roi : Bien sûr, Majesté (Daniel 3.24).

D’abord fou furieux, le voilà maintenant saisi de stupeur. Avec de telles émotions fortes à répétition, il risque de faire un infarctus, le pauvre.

En bravant l’autorité du roi, les trois Hébreux ont commis un crime de lèse-majesté, un affront qui doit être expié par le feu. Alors, Nabuchodonosor s’est assis en face de la porte située sur le côté de la fournaise pour profiter du spectacle ; il veut voir de ses yeux ces insoumis transformés en torches vivantes afin d’apaiser sa colère et réparer son orgueil blessé. Mais de toute évidence, il se passe quelque chose d’anormal qui le fait sursauter. Il veut alors une confirmation de ses conseillers éclairés comme quoi il ne rêve pas.

Verset 25

Je continue.

Eh bien, reprit le roi, je vois quatre hommes sans liens qui marchent au milieu du feu sans subir aucun dommage corporel ; et le quatrième a l’aspect d’un fils des dieux (Daniel 3.25).

Rien ne va plus ; cette exécution a complètement déraillé. Premièrement, alors que ces trois Hébreux auraient dû être consumés instantanément par le feu intense qui règne dans la fournaise ardente, les voilà qui se promènent au milieu des flammes comme s’ils étaient dans un parc. La chaleur d’enfer n’a pas le moindre effet sur eux et pourtant elle a tué les soldats qui s’en sont seulement approchés. Deuxièmement, il y a une personne de trop dans la fournaise, et son aspect général diffère notablement des trois amis.

Nabuchodonosor n’a aucune conception du Dieu unique et vrai bien que Daniel lui en ait déjà parlé, alors en bon polythéiste il voit dans ce quatrième personnage, une apparition surnaturelle qui correspond à « un fils des dieux ». Il faut savoir que les Chaldéens croient en l’existence de divinités inférieures issues du mariage et de l’accouplement de dieux supérieurs. En réalité, ce quatrième personnage est probablement « l’Ange de l’Éternel », c’est-à-dire une pré-incarnation de Jésus-Christ.

Ce récit rapporte un miracle tout à fait extraordinaire car aucune autre explication plausible n’est possible ; on ne peut donc que l’accepter ou le rejeter. Soit, le livre de Daniel est digne de foi et raconte des événements tels qu’ils se sont déroulés, soit c’est un conte pour enfants. Il faut choisir.

À ce sujet, il existe des théologiens protestants qu’on appelle néo-orthodoxes qui dans leur interprétation des Textes Sacrés, modifient le sens naturel et normal des mots et des phrases. Selon ce courant de pensée, ce qui est écrit n’exprime pas ce que l’auteur veut dire ni ce qui s’est réellement passé. Les miracles n’ont donc pas vraiment eu lieu et sont simplement une manière de s’exprimer dont il faut découvrir le sens véritable. Ces gens qui ont perfectionné l’art de parler pour ne rien dire sont très dangereux parce que leur discours, style langue de bois, trompe ceux qui les écoutent avec des conséquences éternelles.

Parce qu’ils ont refusé de se prosterner devant son idole, les trois amis hébreux ont été persécutés à mort par Nabuchodonosor, l’homme fort du moment, qui les a fait jeter dans la fournaise où ils auraient dû mourir instantanément, carbonisés. Mais comme ils sont bien vivants et en parfaite santé, c’est qu’un grand miracle a eu lieu et c’est bien ainsi que le texte le présente. La délivrance miraculeuse des trois amis de la fournaise ardente sert à prouver la souveraineté du Dieu vivant sur Babylone qui retient Israël captif.

Cet événement historique qui vient de se dérouler dans la plaine de Dura à une dizaine de kilomètres de Babylone a aussi une portée prophétique, car c’est un avant-goût des drames qui se joueront pendant la Grande Tribulation. À la fin des temps, un potentat païen (Daniel 7.8) que les Écritures appellent « l’Antichrist », apparaîtra sur la scène internationale et deviendra un dictateur d’envergure mondiale très puissant. Après trois ans et demi de règne, il commettra un acte idolâtre dont j’ai déjà parlé et que Daniel appelle « l’abomination de la profanation » (Daniel 9.27). Suite à cet acte infâme, il exigera qu’on l’adore comme dieu (2Thessaloniciens 2.4 ; Apocalypse 13.8) et quiconque refusera sera pourchassé et mis à mort (Apocalypse 13.15). Jouissant d’une autorité à la fois politique et religieuse, il déclenchera une attaque tous azimuts contre les Juifs dans le but de les anéantir (Apocalypse 13.7).

La plupart des gens, y compris beaucoup d’Israélites, se soumettront et se prosterneront devant lui jusqu’à le proclamer « nouveau messie ». Mais comme les trois jeunes Hébreux, un petit nombre de Juifs fidèles refuseront de faire ses quatre volontés. Les vrais croyants aussi lui résisteront et seront sévèrement réprimés, et beaucoup d’entre eux souffriront le martyre par fidélité à Jésus-Christ.

Pendant la persécution qui aura lieu sous le régime de l’Antichrist, Dieu interviendra miraculeusement et préservera certains de ceux qui croient en lui, tout comme il l’a fait pour les trois jeunes Hébreux qui ont désobéi au décret de Nabuchodonosor et en ont subi les conséquences. Ils ont été jeté au feu, mais le Dieu en qui ils ont placé leur confiance les a délivrés. A la fin des temps, l’Ange de l’Éternel qui est présent dans la fournaise ardente avec les trois jeunes Hébreux, soutiendra aussi les Juifs quand ils seront pourchassés pendant la Grande Tribulation. Le prophète Ésaïe écrit :

Quand tu passeras par les eaux, je serai avec toi, quand tu traverseras les fleuves, ils ne te submergeront pas, quand tu marcheras dans le feu, il ne te fera pas de mal et tu ne seras pas brûlé puisque moi, l’Éternel, je suis ton Dieu, le Saint d’Israël, ton Sauveur (Ésaïe 43.2).

Il ne fait aucun doute qu’à la fin des temps, pendant la période qui s’appelle la Grande Tribulation, les Juifs croyants trouveront dans le récit de la fidélité et du courage des trois compagnons de Daniel, un exemple à suivre, mais aussi la consolation et le soutien dont ils auront besoin. Pareillement, Jésus réconforte les siens quand ils traversent des épreuves. Dans les évangiles de Jean et de Matthieu, on lit :

Je vous ai dit ces choses, afin que vous ayez la paix en moi ; vous aurez des afflictions dans le monde ; mais prenez courage, j’ai vaincu le monde – Et voici : je suis moi-même avec vous chaque jour, jusqu’à la fin du monde (Jean 16.33 ; Ost ; Matthieu 28.20).

Verset 26

Je continue le texte de Daniel.

Puis Nabuchodonosor s’approcha de la porte de la fournaise où brûlait un feu ardent et se mit à crier : Chadrak, Méchak et Abed-Nego, serviteurs du Dieu très-haut, sortez de là et venez ici ! Alors, Chadrak, Méchak et Abed-Nego sortirent du milieu du feu (Daniel 3.26).

Nabuchodonosor ne reconnaît pas encore l’Éternel, le Dieu des Hébreux comme le seul vrai Dieu, mais il le proclame supérieur à tous les autres, du moins pendant quelques heures et alors que les événements qu’il est en train de vivre sont encore frais dans sa tête. En effet, il a déjà tenu ce genre de discours (Daniel 2.47), mais ce n’étaient que des mots en l’air car son comportement arrogant et idolâtre n’a pas changé d’un iota.

L’expression traduite par « Dieu très haut » apparaît à 13 reprises dans le livre Daniel dont sept fois en rapport avec Nabuchodonosor. Il faut bien voir que ce roi est tiraillé ; d’un côté il a du mal à accepter la supériorité de l’Éternel du fait qu’il croit que c’est grâce aux divinités babyloniennes qu’il pu vaincre Juda et emmener la vaisselle du Temple de Jérusalem dans la maison de son dieu. Mais d’un autre côté, il sait très bien que ses dieux sont tout à fait incapables de délivrer quiconque d’une fournaise ardente. Son dilemme théologique est de l’ordre de la quadrature du cercle.

Le roi s’étant précipitamment levé, il va au-devant de l’entrée grillagée de la fournaise et demande aux trois amis de sortir, ce qu’ils font parce qu’ils n’ont plus de raison de continuer à se promener au milieu des flammes maintenant que la démonstration de force de l’Éternel est terminée et que son Ange a disparu.

Verset 27

Je continue le texte.

Les satrapes, les préfets, les gouverneurs et les conseillers du roi se rassemblèrent pour examiner ces hommes : ils constatèrent que le feu n’avait eu aucun effet sur leurs corps, qu’aucun cheveu de leur tête n’avait été brûlé, que leurs vêtements n’avaient pas été endommagés et qu’ils ne sentaient même pas l’odeur du feu (Daniel 3.27).

Les hauts fonctionnaires s’attroupent autour des trois amis pour les examiner à la loupe et même les renifler. Ils n’en reviennent pas ; aucune trace de feu, de fumée, absolument rien.

Dans ce miracle, Dieu a méticuleusement contrôlé tous les détails de façon à ce que sa puissance soit reconnue sans ambiguïté par cette foule d’idolâtres.

Verset 28

Je continue.

Alors Nabuchodonosor s’écria : Loué soit le Dieu de Chadrak, de Méchak et d’Abed-Nego, qui a envoyé son ange pour délivrer ses serviteurs qui se sont confiés en lui et qui ont désobéi à mon ordre. Ils ont préféré risquer leur vie plutôt que de se prosterner et d’adorer un autre dieu que le leur (Daniel 3.28).

Nous sommes à des années-lumière de l’arrogance du roi quand il a dit : « Et quel est le dieu qui pourrait alors vous délivrer de mes mains ? » Il est maintenant tout à fait convaincu de la puissance du Dieu des Hébreux, et tout heureux de l’ajouter à sa liste de divinités. Son acceptation de l’omnipotence de l’Éternel ne modifie en rien le fait qu’il est toujours un païen convaincu dans l’âme, et jusqu’au bout des ongles. Comme je l’ai déjà dit, pour les polythéistes, un dieu de plus ou de moins ne change pas grand-chose. Mais le roi de Babylone ne sait pas encore qu’une dure leçon l’attend, qu’il va devoir apprendre de quel bois l’Éternel se chauffe, et qu’il n’est pas un dieu parmi tant d’autres mais le seul véritable.

Par ailleurs, Nabuchodonosor exprime son étonnement vis-à-vis de l’attitude des trois jeunes hommes dont la foi n’a pas flanché malgré la sentence de mort qui les attendait en lui désobéissant. Il est impressionné par le fait que pour eux, la fidélité à l’Éternel est plus importante que la vie. C’est effectivement la grande leçon de cette histoire. Sans faire un long discours, les trois compagnons de Daniel ont enseigné ce qu’est la vraie foi et c’est la même foi sous le régime de l’Ancienne ou de la Nouvelle alliance. En effet, Matthieu rapporte que Jésus a dit :

Tous ceux qui se déclareront pour moi devant les hommes, je me déclarerai moi aussi pour eux devant mon Père céleste. Mais celui qui aura prétendu ne pas me connaître devant les hommes, je ne le reconnaîtrai pas non plus devant mon Père céleste (Matthieu 10.32-33).

Ces paroles sévères sont confirmées par l’apôtre Paul qui, dans sa seconde lettre à Timothée, écrit :

Si nous persévérons, avec lui (Jésus-Christ) nous régnerons. Mais si nous le renions, lui aussi nous reniera (2Timothée 2.12).

Verset 29

Je continue le texte.

Voici donc ce que je décrète : Tout homme de quelque peuple, nation ou langue quel qu’il soit qui parlera d’une manière irrespectueuse du Dieu de Chadrak, de Méchak et d’Abed-Nego sera mis en pièces et sa maison sera réduite en un tas de décombres, parce qu’il n’existe pas d’autre Dieu qui puisse sauver ainsi les hommes (Daniel 3.29).

L’Éternel est promu au rang des divinités qu’il faut respecter ; c’est un progrès mais très insuffisant, car le Dieu des Hébreux est encore loin d’être honoré comme le seul véritable. Mais le jour viendra où le roi devra se repentir et changer radicalement d’opinion à son sujet.

Verset 30

Je continue.

Ensuite le roi fit prospérer Chadrak, Méchak et Abed-Nego dans la province de Babylone (Daniel 3.30).

Ces trois hommes ont déjà été sous une sentence de mort à deux reprises ; la première fois parce qu’ils font partie des sages, contre qui Nabuchodonosor s’était fâché parce qu’aucun d’entre eux n’était capable de lui rappeler son rêve et ce qu’il veut dire. Heureusement, Dieu est intervenu et a révélé à Daniel le songe du roi ainsi que sa signification prophétique. C’est donc la deuxième fois que, d’une part, les trois amis échappent miraculeusement à la mort, et d’autre part, ils reçoivent une promotion dans le service du roi de Babylone.

Pareillement, aujourd’hui encore, le Seigneur veille sur les siens, ce que de nombreux textes affirment. Dans l’évangile selon Jean, on lit :

Mes brebis écoutent ma voix, je les connais et elles me suivent. Je leur donne la vie éternelle : jamais elles ne périront et personne ne pourra les arracher de ma main. Mon Père qui me les a données est plus grand que tous, et personne ne peut arracher qui que ce soit de la main de mon Père (Jean 10.27-29).

Bientôt, je ne serai plus dans le monde, car je vais à toi, mais eux, ils vont rester dans le monde. Père saint, garde-les par le pouvoir de ton nom. Je ne te demande pas de les retirer du monde, mais de les préserver du diable (Jean 17.11, 15).

Et l’auteur de l’épître aux Hébreux écrit :

Parce qu’il demeure éternellement, Jésus possède le sacerdoce perpétuel (Autre). Voilà pourquoi il est en mesure de sauver parfaitement ceux qui s’approchent de Dieu par lui, puisqu’il est toujours vivant pour intercéder en leur faveur auprès de Dieu (Hébreux 7.24-25).

Alors qu’il attend son exécution dans le couloir de la mort, l’apôtre Paul écrit à Timothée :

Je n’ai pas honte de mes souffrances car je sais en qui j’ai mis ma confiance et j’ai la ferme conviction qu’il est assez puissant pour garder tout ce qu’il m’a confié jusqu’au jour du jugement (2Timothée 1.12).

Au travers des siècles, ces passages ont réconforté une multitude de croyants. Je souhaite qu’ils soient aussi pour vous une source de consolation.