Chapitre 3

Introduction

Dans une famille normale, il existe une très grande différence entre les enfants qui sont nés au couple et le reste de l’humanité. Il serait trop long d’en faire la liste ; même les cousins sont des étrangers par rapport aux enfants. En fait, même un enfant d’un premier lit peut devenir une source de conflit dans la famille recomposée, et une adoption en bonne et due forme pose souvent des problèmes parce que c’est un peu comme une greffe, ça prend ou ça ne prend pas, tandis qu’un enfant né des deux parents est franc de pied.

Cette affinité naturelle et réciproque parents-enfants ne provient pas simplement du fait que tout le monde habite ensemble sous le même toit ou a le même nom, ce qui n’est d’ailleurs pas toujours le cas. La préférence des parents pour leurs propres enfants nés du couple est due à ce qu’ils sont issus de la même souche, partagent les mêmes gènes et ont les mêmes ancêtres que les parents auxquels ils ressemblent sous divers traits. Si les liens sont si forts dans une famille humaine, ils le sont encore davantage dans la famille de Dieu.

Verset 26

Je continue à lire dans le chapitre 3 de l’épître de Paul aux Galates.

Maintenant, par la foi en Jésus-Christ, vous êtes tous fils de Dieu (Galates 3.26).

Si l’apôtre appelle encore fils de Dieu des chrétiens galates auxquels il a pourtant fait de sévères reproches, c’est parce qu’il suppose que ce sont de véritables croyants.

À partir d’ici, Paul mentionne les bénédictions qui découlent de la foi en Jésus-Christ et qui ne peuvent en aucun cas s’obtenir sous la Loi. Jusque-là, l’apôtre a utilisé le pronom nous, la première personne du pluriel, parce qu’il s’adressait aux Juifs. Dorénavant, il parle à la 2e personne, disant vous, indiquant par là qu’il s’adresse aux croyants galates.

Sous le régime de l’Ancien Testament, seule la nation d’Israël est considérée comme le fils de Dieu. Les Hébreux pieux et fidèles sont appelés serviteurs de l’Éternel, mais jamais fils. Ainsi, par exemple, l’épitaphe de Moïse est : Moïse mon serviteur est mort (Josué 1.2). Il en est de même de David, et bien qu’il ait été un homme selon le cœur de Dieu, l’Éternel l’appelle : David mon serviteur (1Rois 11.38).

Par contre, sous le régime de la grâce, le statut de fils est individuel et étendu à tous les croyants, qu’ils soient Juifs ou païens. Fils de Dieu est un terme spirituel générique qui s’applique à tous ceux qui font confiance à Jésus-Christ, qu’ils soient hommes ou femmes. On acquiert ce statut uniquement par la foi au Seigneur ; c’est tout ce qui est nécessaire. Ce n’est pas la foi plus quelque chose qui donne le salut, mais la foi plus rien d’autre qui fait d’un être humain, un enfant de Dieu. Il n’existe pas d’autre moyen pour devenir fils de Dieu. Dans le livre des Actes, l’apôtre Pierre dit : C’est en Jésus-Christ seul que se trouve le salut. Dans le monde entier, Dieu n’a jamais donné le nom d’aucun autre homme par lequel nous devions être sauvés (Actes 4.12). Cette affirmation sous-entend qu’aucune pratique pieuse, aussi assidue soit-elle, ne peut faire de quiconque un enfant de Dieu. Par ailleurs, il faut bien garder à l’esprit qu’il n’y a qu’un seul Dieu, que toutes les religions ne mènent pas à lui mais sont idolâtres et qu’à plusieurs reprises dans l’Ancien Testament, il est dit que l’Éternel est un Dieu jaloux qui ne tolère aucun rival.

Précédemment, Paul a comparé la Loi de Moïse à un pédagogue qui surveille, éduque et discipline l’enfant dont il a la charge. Maintenant que Jésus-Christ est venu, ceux qui ont foi en lui ne sont plus sous une tutelle parce qu’ils ont atteint la position de fils qui correspond à l’âge adulte. Ceux qui s’évertuent à essayer de garder la Loi, un système de règles et des rites, ne peuvent pas de toute façon, atteindre un niveau de justice égal à Dieu ; or, c’est ce qui est nécessaire pour accéder au statut de fils de Dieu. Dans son évangile, Jean écrit : Celui qui est la Parole est venu chez lui, et les siens ne l’ont pas reçu. Certains pourtant l’ont accueilli ; ils ont cru en lui. À tous ceux-là, il a accordé le droit de devenir enfants de Dieu… c’est de Dieu qu’ils sont nés (Jean 1.11-13).

Un dénommé Nicodème qui fait partie de la secte des Pharisiens vient un soir très tard voir le Seigneur parce qu’il est très intrigué par ses miracles. C’est un homme pieux et religieux jusqu’au bout des ongles qui observe très méticuleusement toute la loi. Pourtant, il n’est pas un fils de Dieu puisque Jésus lui dit : Ne sois donc pas surpris si je t’ai dit : Il vous faut renaître d’en haut (Jean 3.7). Ni prière, ni offrande, ni rite, ni aucune pratique religieuse ne peuvent faire de quiconque un enfant de Dieu. Seule la foi personnelle en Jésus-Christ peut accomplir une transformation aussi radicale et m’élever au statut de fils de Dieu. L’hérésie la plus pernicieuse qui sévit n’est pas la croyance la plus saugrenue qui existe, mais la paternité universelle de Dieu et la fraternité universelle des hommes. En effet, selon cette vision du monde, chaque être humain a au moins une petite étincelle de Dieu en lui. Mais l’évangile selon Jean rapporte qu’un jour, Jésus a dit à un groupe de pharisiens : Votre père, c’est le diable, et vous voulez vous conformer à ses désirs. Depuis le commencement, c’est un meurtrier (Jean 8.44). Oui, c’est Jésus-Christ lui-même qui a prononcé ces paroles. De toute évidence, à son époque, les hyper-religieux ne font pas partie des enfants de Dieu. Cependant, la réalité est encore plus dure car c’est le diable qui est le père des multitudes, en fait de l’immense majorité des êtres humains, qu’ils soient religieux, agnostiques, ou athées. Encore une fois, mais on ne le répétera jamais assez, seuls ceux qui ont une foi personnelle en Jésus-Christ ont le statut de fils de Dieu.

Verset 27

Je continue à lire dans le troisième chapitre de l’épître aux Galates.

Car vous tous qui avez été baptisés pour le Christ, vous vous êtes revêtus du Christ (Galates 3.27).

L’apôtre fait ici référence au baptême du Saint-Esprit. Cet événement spirituel et surnaturel a lieu au moment où quelqu’un accepte de placer sa foi et son avenir éternel en Jésus. Selon le Nouveau Testament, c’est le Saint-Esprit qui unit tous les chrétiens les uns aux autres au sein de l’Église universelle qui est le corps du Christ. Aux Corinthiens, Paul écrit : Nous avons tous été baptisés par un seul et même Esprit pour former un seul corps, que nous soyons Juifs ou non-Juifs, esclaves ou hommes libres. C’est de ce seul et même Esprit que nous avons tous été abreuvés (1Corinthiens 12.13).

Selon l’enseignement des Écritures, le jeune croyant doit passer par le baptême d’eau par immersion. Ce rite ne lui confère aucune grâce particulière, mais c’est un témoignage public comme quoi il s’engage à suivre Jésus-Christ. L’apôtre Pierre écrit : Le baptême ne consiste pas à laver les impuretés du corps, mais à s’engager envers Dieu avec une conscience pure (1Pierre 3.21). Le baptême d’eau n’est que pour ceux qui connaissent le Sauveur et ont foi en lui ; sans cela on en fait une œuvre magique qui transfère à l’acte ce qui ne peut être que l’œuvre de la grâce de Dieu, et que la foi seule peut s’approprier.

Dans la société romaine, lorsqu’un jeune homme atteint l’âge de raison, il reçoit une toge, une sorte de robe ample et sans couture. Par ce rituel, l’État et sa famille lui conféraient dorénavant tous les droits inhérents à son nouveau statut de fils adulte. Pareillement, sous le régime de la Nouvelle Alliance, les croyants ont ôté l’ancien vêtement des exigences de la Loi pour revêtir la robe de justice du Christ. Ceux qui font personnellement confiance à Jésus ont revêtu une aube blanche spirituelle qui leur confère le nouveau statut d’enfant de Dieu. Dieu ne nous voit plus alors comme pécheurs, mais il voit son Fils en nous et nous en lui. C’est ce qui donne aux croyants l’assurance de pouvoir paraître un jour devant le Saint et le Juste.

Verset 28

Je continue le texte.

Il n’y a donc plus de différence entre les Juifs et les non-Juifs, entre les esclaves et les hommes libres, entre les hommes et les femmes. Unis à Jésus-Christ, vous êtes tous un (Galates 3.28).

Le premier avantage accordé aux chrétiens est qu’ils sont fils de Dieu. En second lieu, ils sont un en Jésus-Christ et donc tous frères et sœurs. Les barrières raciales disparaissent et peu importe la couleur de la peau car c’est l’état spirituel qui importe. Pour les enfants de Dieu, toutes les différences ethniques, de rang social, et de sexe, sont effacées et nul n’est supérieur à son frère. Qu’on soit Juif ou non-Juif, blanc, noir, jaune ou rouge, on jouit des mêmes privilèges devant Dieu. À cette époque, un tel concept est tout à fait révolutionnaire, surtout quand on sait que dans leurs prières, certains Juifs disent : Merci Dieu de ce que tu ne m’as pas fait non-Juif, esclave, ou femme. L’unité du corps du Christ met donc fin à tout ce qui sépare les hommes les uns des autres. Cela dit, l’apôtre Paul précise ailleurs qu’homme et femme n’ont pas la même sphère d’autorité et que les croyants possèdent différents dons.

Verset 29

Je finis de lire le chapitre 3.

Si vous appartenez au Christ, vous êtes la descendance d’Abraham et donc aussi, les héritiers de la promesse (Galates 3.29).

Alors qu’Abraham est prêt à immoler son fils, Dieu lui dit d’offrir à sa place un bouc. Cet animal préfigure la venue du Fils de Dieu, le sacrifice suprême. Au 21e siècle, nous regardons dans l’histoire passée en direction de la croix sur laquelle Jésus est mort. Or, par définition, le Christ est le descendant d’Abraham. Par conséquent, ceux qui placent leur confiance en lui sont les héritiers spirituels de la promesse que Dieu a faite au patriarche. Par la foi, ils sont donc fils de Dieu, un avec Jésus-Christ, et déclarés justes. Il n’y a qu’une seule postérité d’Abraham, celle de la promesse, parfaitement accomplie en Jésus-Christ. Telle est la conclusion de toute la démonstration de l’apôtre et un coup de patte aux faux frères judaïsants qui enseignent que la postérité d’Abraham se compose uniquement de ceux qui entrent dans l’Ancienne Alliance par la circoncision et observent les prescriptions de la Loi.

Cela dit, l’intégration des païens croyants à la souche d’Abraham n’annule en rien les promesses spécifiques physiques et nationales que Dieu lui a faites à lui ainsi qu’à sa postérité naturelle, les Israélites ; ces promesses se réaliseront pendant le Millénium.

Chapitre 4

Introduction

Le chapitre 4 continue l’enseignement de Paul sur la supériorité de la foi par rapport à la Loi. Dans sa première illustration, l’apôtre compare la promesse de Dieu à un testament qui selon la législation romaine ne peut pas être modifié. Maintenant, il établit un contraste entre l’enfant et le fils adulte dans une maison romaine patricienne afin d’opposer à l’état du Juif sous la Loi, la position privilégiée du croyant depuis la venue du Sauveur. En effet, quand quelqu’un met sa foi en Jésus-Christ, bien qu’il soit immature, il acquiert immédiatement le statut de fils de Dieu, ce qui lui permet aussi de croître dans sa foi nouvelle.

Verset 1

Je commence à lire le chapitre 4.

Illustrons ce que je veux dire. Aussi longtemps que l’héritier est un enfant, il ne se distingue en rien d’un esclave (Galates 4.1).

Tout enfant est dépendant de ses parents et d’autres personnes qui s’occupent de lui jusqu’à ce qu’il atteigne l’âge de raison. Même s’il naît dans une famille fortunée, il est au bas de l’échelle sociale tout comme un esclave qui n’a droit à rien et ne jouit d’aucune liberté. Paul a déjà expliqué qu’à partir de 6-7 ans, un enfant est sous tutelle, confié à la garde d’un pédagogue qui veille sur lui jusqu’à ce qu’il ait atteint l’âge légal de l’adulte.

Verset 2

Je continue.

Bien qu’il soit le propriétaire de tout le patrimoine, il reste soumis à l’autorité de tuteurs et d’intendants jusqu’au terme fixé par son père (Galates 4.2).

L’intendant est différent du pédagogue dont le rôle est de veiller sur l’enfant, de l’accompagner de son lever jusqu’à son coucher, et de l’emmener chez un maître d’école. L’intendant s’occupe d’administrer les biens qui reviendront aux garçons quand ils auront dépassé le cap de l’enfance. Au premier siècle, l’âge adulte légal varie en fonction du droit romain, juif, grec ou phrygien, ce dernier étant en vigueur dans la Galatie du Sud.

Ici, Paul fait référence à la législation romaine selon laquelle c’est le père qui décide à quel âge ses enfants sont adultes, ce qui est aujourd’hui encore le cas en divers pays. Ce n’est pas automatique comme chez nous à 18 ans, ce qui est un chiffre très arbitraire qui ne dénote pas forcément la réalité car certains sont matures dès16 ans et d’autres à 30 ou jamais.

Chez les Romains, pour que junior soit promu au statut d’adulte, il faut que le père soit présent mais s’il est légionnaire en train de se battre en Gaule contre nos ancêtres par exemple, ce genre de campagne peut durer des mois voire des années. Or pendant ce temps ses garçons grandissent et peut-être que l’un d’entre eux est maintenant un jeune homme responsable. Si le père le juge ainsi, il l’émancipe en le déclarant adulte. Ce nouveau statut est alors marqué par une cérémonie officielle à laquelle sont conviés toute la famille et les amis. Alors devant l’assistance réunie, le père reconnaît son enfant comme son fils adulte en lui remettant une toga virilis, une sorte de robe ample et sans couture.

Soit dit en passant que c’est de cette robe qu’il s’agit dans la parabole de l’enfant prodigue ; son père ne l’a pas accepté comme esclave ou enfant gâté et immature qu’il était, mais comme un fils adulte et responsable qu’il a revêtu d’une toga virilis. C’est tout à fait extraordinaire vu que cet homme a fait les cent coups, ayant gaspillé tout son héritage. Malgré tout le mal que son fils lui a fait, le père a organisé une grande fête, l’a revêtu d’une toge et lui a transmis son autorité en lui mettant au doigt la bague qui porte son sceau, c’est-à-dire sa signature. Ainsi donc, chez les Romains, après avoir endossé la toga virilis, l’enfant est officiellement fils héritier, ayant autorité sur tous les esclaves, y compris ceux qui ont veillé sur lui, l’ont éduqué, ou qui ont géré ses biens.

Verset 3

Je continue le texte.

Nous aussi, lorsque nous étions des enfants, nous étions de même asservis aux principes élémentaires qui régissent la vie dans ce monde (Galates 4.3).

Nous aussi se réfère d’une part, aux hommes qui sont asservis aux forces brutes de la nature aussi longtemps qu’ils ne connaissent pas le Dieu qui est esprit, et d’autre part, aux Juifs  soumis à toutes les prescriptions de la Loi qui régissent les nombreux rites religieux de leur vie comme les purifications, le stricte respect du calendrier des fêtes de l’année, des nouvelles lunes, des sabbats, les interdits alimentaires, et surtout la circoncision. C’est à ces principes élémentaires que les Judaïsants veulent ramener les croyants galates.

Verset 4

Je continue.

Mais, lorsque les temps furent accomplis, Dieu a envoyé son Fils, né d’une femme et né sous le régime de la Loi (Galates 4.4).

Tout comme le père romain décide quand son garçon est adulte, le Père céleste a choisi le bon moment pour la venue de son Fils, grâce à qui les hommes peuvent passer du statut d’esclaves à la nature ou à la Loi, à une relation filiale avec Dieu.

Comme tous les despotes qui se respectent, les Césars œuvrent à asseoir et étendre leur pouvoir. Pour faciliter les déplacements rapides des légions romaines, ils ont construit un vaste réseau de voies et imposé la pax romana par la force. Ces objectifs purement militaires ont grandement facilité l’annonce de l’Évangile qui grâce aux apôtres s’est répandu dans tout l’Empire comme une traînée de poudre. Parallèlement, la civilisation grecque alors en expansion adopte une langue unique qui devient celle des échanges économiques de tous les peuples de l’Empire. En même temps, les Juifs, préparés de longue date par les révélations de Dieu, ses promesses, et par les institutions mosaïques, sont très présents dans tout le bassin méditerranéen, et ils proclament avec zèle leur foi monothéiste et leur espérance messianique.

Les temps accomplis est une métaphore : une année s’ajoute à l’autre comme on remplit goutte à goutte un récipient vide jusqu’à ce qu’il soit plein. Les temps accomplis correspondent à cette époque choisie par la sagesse de Dieu, où il a tout orchestré afin de réunir des conditions optimums pour envoyer son Fils en mission sur terre. À tous égards, les temps étaient accomplis quand Jésus a paru.

Bien qu’éternel, le Sauveur divin est né d’une femme afin d’être totalement humain. Ses parents Joseph et Marie sont tous deux de la tribu de Juda et des descendants du roi David. Jésus est donc aussi Juif qu’on puisse l’être, ce que tout le monde sait. Quand il s’est entretenu avec la femme samaritaine au bord du puits, elle lui a dit : Comment ? Toi qui es Juif tu me demandes à boire, à moi qui suis Samaritaine ? (Jean 4.9).

Le Jésus de l’histoire sainte est la 2e personne de la Trinité, vrai homme et vrai Dieu. Il est né et a dû vivre sous le régime de la Loi, en porter le joug, et l’accomplir parfaitement par une obéissance dont le dernier acte a été sa mort sur le Calvaire afin d’endosser la malédiction de la Loi sur la croix à notre place. Pour ceux qui sont des chrétiens authentiques, la Loi ne se dresse plus devant eux avec ses menaces et ses condamnations, mais revêtus de la justice de Jésus-Christ, ils sont rendus agréables à Dieu en son Fils bien-aimé.

Verset 5

Je continue le texte.

Le Fils est venu payer pour libérer ceux qui étaient soumis à la Loi. Il nous a ainsi permis d’être adoptés par Dieu comme ses fils (Galates 4.5).

Dieu a envoyé son Fils pour deux raisons principales.

  • Premièrement, pour délivrer ceux qui sont esclaves, asservis à la Loi de Moïse. Il s’en suit qu’indirectement Paul demande aux Galates d’origine païenne pourquoi ils songent à se soumettre aux Judaïsants légalistes et à s’emprisonner dans un tel système ; ça n’a aucun sens.
  • La deuxième raison est que par son incarnation et sa mort, Jésus-Christ permet aux croyants d’être adoptés par le Père céleste et ainsi devenir ses fils et filles légitimes.

Dans notre société, l’adoption est un processus légal, un mécanisme long et onéreux qui permet à un couple ou même à une personne seule de devenir parents d’un orphelin ou d’un enfant abandonné. Au 1er siècle dans l’Empire romain, un père adopte solennellement son propre fils par la cérémonie de la toga virilis, dont j’ai parlé.

Le mot utilisé par Paul et traduit par adopter signifie choisir comme fils. C’est de cette manière que tous ceux qui ont foi en Jésus-Christ obtiennent les droits et privilèges d’un fils adulte dans la famille de Dieu. Ils reçoivent aussi le Saint-Esprit qui les éclairera sur les réalités spirituelles et la Parole de Dieu. Dans sa première épître aux Corinthiens, Paul écrit : Ce que l’œil n’a pas vu et que l’oreille n’a pas entendu, ce que l’esprit humain n’a jamais soupçonné, Dieu le tient en réserve pour ceux qui l’aiment. Or, il nous l’a révélé par son Esprit… nul ne peut connaître ce qui est en Dieu si ce n’est l’Esprit de Dieu. Or nous, nous avons reçu l’Esprit même qui vient de Dieu pour que nous comprenions tous les bienfaits que Dieu nous a accordés par grâce (1Corinthiens 2.9-12). Par contre, celui qui n’a pas reçu le Saint-Esprit parce qu’il n’est pas un enfant de Dieu, qui veut interpréter les Écritures va dire beaucoup d’inepties, même s’il est intelligent, instruit et versé dans les langues anciennes, l’histoire et l’archéologie. Toujours aux Corinthiens, Paul écrit : Mais l’homme livré à lui-même ne reçoit pas ce qui vient de l’Esprit de Dieu ; à ses yeux, c’est “ pure folie ” et il est incapable de le comprendre, car seul l’Esprit de Dieu permet d’en juger (1Corinthiens 2.14). La spiritualité authentique ne peut provenir que de l’action du Saint-Esprit.