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07 juin 2024

Galates 4.6-11

Chapitre 4

Introduction

En 1668, La Fontaine a publié la fable Le meunier, son fils et l’âne dans laquelle le meunier dit : est bien fou du cerveau qui prétend contenter tout le monde et son père. Cette parole de sagesse est tirée d’un proverbe datant du 15e siècle. Il faut bien reconnaître qu’il est quasiment impossible de satisfaire à la fois tout son entourage, famille, amis, collègues, et qu’il est tout aussi impossible de suivre tous les conseils qu’on peut nous donner. Alors, lesquels choisir ?

Les croyants authentiques, ceux qui ont fait la démarche de placer leur confiance en Jésus-Christ et en lui seul possèdent un appui sûr et une aide précieuse. Ils disposent d’une part des Écritures, à condition bien sûr d’en faire bon usage, et d’autre part, ils ont reçu le Saint-Esprit comme guide au moment où par la foi ils sont devenus des enfants de Dieu.

Verset 6

Je continue à lire dans le chapitre 4 de l’épître de Paul aux Galates.

Puisque vous êtes bien ses fils, Dieu a envoyé dans nos cœurs l’Esprit de son Fils qui crie : Abba, c’est-à-dire “ Cher Père ” (Galates 4.6).

L’expression L’esprit de son fils est souvent employée pour montrer que l’Esprit procède du Père et du Fils.

L’apôtre Paul s’adresse directement aux croyants galates leur disant : vous êtes bien des fils de Dieu, et c’est pourquoi vous appelez votre Père céleste Abba. Lorsque les traducteurs se sont trouvés nez à nez avec ce mot araméen, en raison de son caractère intime, ils n’ont pas voulu le traduire par respect pour Dieu. En effet, Abba exprime, d’une part, la confiance et la liberté, ce qui contraste avec les restrictions du légalisme, et d’autre part, l’affection d’un fils pour son père comme dans le nom papa, dit avec tendresse. Jésus a utilisé cette forme particulière Abba dans sa prière à la veille de son exécution quand il agonise dans le Jardin des Oliviers.

En introduisant le Saint-Esprit dans sa démonstration, l’apôtre Paul est logique, car au début de ce chapitre, il a déjà décrit la mission du Fils de Dieu sur terre. Je rappelle ses paroles : Lorsque les temps furent accomplis, Dieu a envoyé son Fils, né d’une femme et né sous le régime de la Loi. Le Fils est venu payer pour libérer ceux qui étaient soumis à la Loi. Il nous a ainsi permis d’être adoptés par Dieu comme ses fils (Galates 4.4-5). En effet, Jésus est venu, il est mort, ressuscité puis est remonté au ciel. Mais cela ne veut pas dire qu’il a abandonné ceux qui avaient foi en lui, loin de là. Dans l’évangile selon Jean, on lit que Jésus a dit à ses disciples : Je demanderai au Père de vous donner un autre consolateur afin qu’il reste pour toujours avec vous : c’est l’Esprit de vérité, celui que le monde est incapable de recevoir parce qu’il ne le voit pas et ne le connaît pas. Quant à vous, vous le connaissez, car il demeure auprès de vous, et il sera en vous. Non, je ne vous laisserai pas seuls comme des orphelins, mais je reviendrai vers vous. Le Consolateur, le Saint-Esprit que le Père enverra en mon nom, vous enseignera toutes choses et vous rappellera tout ce que je vous ai dit moi-même (Jean 14.16-18, 26).

Les trois personnes de la Trinité ont participé à l’œuvre de la rédemption. D’une part, Dieu le Père a fait en sorte que son Fils naisse parmi nous au bon moment pour accomplir sa volonté, et d’autre part, il a envoyé son Esprit qui joue plusieurs rôles. Paul commence donc à expliquer comment la mission du Saint-Esprit auprès des croyants est l’accomplissement de la promesse du Christ à ses disciples. Dans un passage parallèle de son épître aux Romains, l’apôtre écrit : Ceux qui sont conduits par l’Esprit de Dieu sont fils de Dieu. En effet, vous n’avez pas reçu un Esprit qui fait de vous des esclaves et vous ramène à la crainte : non, vous avez reçu l’Esprit qui fait de vous des fils adoptifs de Dieu. Car c’est par cet Esprit que nous crions : Abba, c’est-à-dire Père ! L’Esprit Saint lui-même et notre esprit nous témoignent ensemble que nous sommes enfants de Dieu (Romains 8.14-16).

Quand Dieu le Père adopte un nouveau croyant, il lui donne le Saint-Esprit qui est comme le sceau d’un acquéreur, une marque et la preuve que ceux qui ont foi en Jésus lui appartiennent. Voilà pourquoi appeler Dieu son Père n’est pas afficher une fausse piété, mais exprime une réalité qui est le privilège de tous les véritables croyants quel que soit le niveau de leur piété.

Certains chrétiens cherchent des expériences particulières qu’ils appellent, soit le baptême du Saint-Esprit, soit un haut niveau de sainteté, ce qui est toujours souhaitable si on n’en tire pas quelque fierté mal placée. Malheureusement, l’homme étant ce qu’il est, quand quelqu’un croit avoir atteint un haut degré de spiritualité, cette méchante tendance à vouloir se considérer supérieur aux autres devient une tentation de plus en plus pressante. Pourtant, aucune nouvelle expérience ne peut faire d’un croyant davantage un fils du Père. Devant lui, nous serons toujours des petits enfants insensés et fautifs, faibles et indignes, remplis de suffisance et d’ignorance, d’obstination et de craintes. Nous ne serons jamais beaux à voir, car nous portons toujours avec nous notre nature déchue prône à nous faire commettre des péchés. De moi-même, par mes propres efforts, je ne pourrais jamais me rendre présentable aux yeux de Dieu.

Un fameux prédicateur du siècle dernier utilisait des expressions très imagées pour exprimer les réalités spirituelles. Un jour, il a dit : Notre vieille nature est comme un vieux chat mort. Il nous faut donc le saisir par la queue et le jeter le plus loin possible. Mais quelqu’un est venu le voir pour lui dire : C’est bien beau ce que vous dites, mais vous semblez oublier qu’un chat a 9 vies. Vous pouvez bien vous en débarrasser un jour, mais il reviendra le lendemain. Le croyant est soumis aux mêmes problèmes et faiblesses que le commun des mortels. Lorsqu’il traverse une épreuve, il est tout aussi effrayé qu’un païen de bas étage. Cependant, il possède les ressources dont il a besoin pour faire face aux mauvais jours. Dans un Psaume on lit : L’Éternel est près de tous ceux qui l’invoquent, De tous ceux qui l’invoquent avec sincérité (Psaumes 145.18). Le croyant authentique sait invoquer son Père céleste, le supplier dans la prière, et s’en remettre à lui avec confiance. En effet, et contrairement aux circonstances qui peuvent être épouvantables, je sais que Dieu veut mon bien, qu’il tient toutes choses entre ses mains, qu’il les a prévues d’avance et qu’il en connaît aussi bien le début que la fin. En fait, plus la souffrance de l’enfant de Dieu est grande et plus son Père céleste est proche et se révèle à lui. Quand l’apôtre Paul se retrouve en prison à Rome pour la seconde fois, il sait que sa dernière heure est arrivée. Il écrit une 2e lettre à son disciple Timothée dans laquelle il dit : La première fois que j’ai eu à présenter ma défense au tribunal, personne n’est venu m’assister, tous m’ont abandonné. Qu’il ne leur en soit pas tenu rigueur. C’est le Seigneur qui m’a assisté et qui m’a fortifié afin que je puisse annoncer pleinement le message pour qu’il soit entendu par tous les non-Juifs (2Timothée 4.16-17).

Personne ou presque n’a jamais entendu parler de l’Américain Jean Paton, parce qu’il n’a pas une envergure mondiale. Pourtant, son histoire invraisemblable peut facilement vous faire dresser les cheveux sur la tête. Il est parti avec sa jeune épouse comme missionnaire aux Nouvelles-Hébrides, un ensemble de petites îles perdues quelque part dans le Pacifique au large de la Nouvelle-Calédonie. La naissance de son premier enfant s’est si mal passée que le bébé et la maman sont décédés et il les a enterrés lui-même de ses propres mains. Mais son malheur ne s’est pas arrêté là. Comme son ministère est parmi des cannibales et qu’il habite dans leur tribu, il a dû camper près de la tombe de sa femme et de l’enfant jour et nuit afin que les indigènes ne viennent pas les déterrer pour les manger, ce qui évidemment ne fait qu’ajouter à sa détresse. Il lui a fallu veiller ainsi jusqu’à ce que les corps soient suffisamment décomposés pour couper l’appétit aux cannibales. Une fois de retour aux États-Unis, il raconte tout ce qui lui est arrivé et affirme que s’il n’a pas perdu la raison, c’est parce qu’il a vivement ressenti la présence du Seigneur à ses côtés. Selon ses dires, dans cette épreuve terrible et inexplicable genre roche Tarpéienne, le Père céleste s’est montré fidèle envers lui et l’a réconforté dans son affliction d’une manière surnaturelle. L’auteur de l’épître aux Hébreux écrit : Dieu lui-même a dit : Je ne te laisserai pas : non, je ne t’abandonnerai jamais. Aussi pouvons-nous dire avec assurance : Le Seigneur vient à mon secours, je n’aurai pas de crainte (Hébreux 13.5-6).

Dieu était aux côtés de Jean Paton, de l’apôtre Paul et de tous ceux qui ont connu le martyr à cause de leur foi en Jésus-Christ. Dans leur moment d’adversité, quand ils ont dû traverser la vallée des ténèbres, Dieu les a accompagnés pour les fortifier par la médiation de son Esprit. Dans son épître aux Romains, l’apôtre Paul écrit : De même, l’Esprit vient nous aider dans notre faiblesse. En effet, nous ne savons pas prier comme il faut, mais l’Esprit lui-même intercède en gémissant d’une manière inexprimable. Et Dieu qui sonde les cœurs connaît la pensée de l’Esprit, car c’est en accord avec la volonté de Dieu qu’il intercède pour ceux qui lui appartiennent. Nous savons en outre que Dieu fait concourir toutes choses au bien de ceux qui l’aiment, de ceux qui ont été appelés conformément au plan divin (Romains 8.26-28).

Dieu ayant adopté tous ceux qui ont placé leur foi en Jésus-Christ, ils ont d’office le statut de fils du Père. Par conséquent, les croyants doivent se garder de tomber dans le travers qui consiste à penser qu’une nouvelle expérience ou certains rites sont nécessaires pour recevoir des grâces particulières. Il va sans dire que nul ne peut gagner de faveurs spéciales auprès de Dieu. Le Créateur du ciel et de la terre n’est jamais dans un rôle de débiteur par rapport à ses enfants ou quiconque, et personne n’entretient avec lui une relation de donnant-donnant. Toutes les faveurs que Dieu accorde sont non méritées. Il donne le Saint-Esprit aux croyants comme gage de leur filiation, mais ce dernier leur sert aussi de guide, de consolateur, et d’enseignant. C’est grâce au Saint-Esprit que dans le domaine spirituel, le chrétien authentique peut distinguer la vérité de l’erreur et le bien du mal.

Verset 7

Je continue à lire dans le chapitre 4 de l’épître de Paul aux Galates.

Ainsi donc, tu n’es plus esclave, mais fils, et, puisque tu es fils, tu es héritier des biens promis, grâce à Dieu (Galates 4.7).

Pour conclure son enseignement sur l’adoption, Paul rappelle aux Galates qu’ils ne sont plus des esclaves, ni de la Loi, ni des pratiques païennes dégénérées, mais des fils de Dieu avec tous les avantages dus à ce rang. Et pour donner encore plus de force et précision à ses paroles, il adresse les Galates individuellement en employant tout à coup la seconde personne du singulier tu : tu n’es plus esclave, tu es fils, tu es héritier.

Dans la famille divine, le statut de fils entraîne automatiquement celui d’héritier. Paul dit de même dans un passage parallèle de son épître aux Romains où il écrit : Et puisque nous sommes enfants, nous sommes aussi héritiers : héritiers de Dieu, et donc cohéritiers du Christ… (Romains 8.17).

Dans les Écritures, il est fréquemment question de la gloire de Dieu qui est la manifestation des attributs de la divinité, mais en notre esprit, il nous est difficile de saisir cette notion de gloire de Dieu. Nous pouvons bien sûr considérer l’étendue quasi infinie du cosmos, le nombre incalculable d’étoiles ou encore être en extase devant la perfection et les créatures fabuleuses qu’on découvre dans les règnes végétal et animal. Cependant, ces merveilles sont bien pâles comparées à la gloire sublime de Dieu lui-même en tant que personne et être. Or, lorsqu’il est dit que ceux qui ont placé leur confiance en Jésus-Christ sont les cohéritiers de son Fis, cela signifie qu’ils partageront cette gloire ineffable qu’il nous est si difficile de nous représenter. Et ça, c’est vraiment à vous couper le souffle.

Verset 8

Je continue le texte des Galates.

Mais autrefois, vous ne connaissiez pas Dieu, c’est pourquoi vous serviez comme des esclaves des divinités qui, en réalité, ne sont pas Dieu (Galates 4.8).

Paul fait une brusque transition pour contraster la situation spirituelle présente des Galates avec ce qu’elle était avant qu’ils deviennent chrétiens. La majorité d’entre eux est d’origine païenne, c’est à dire non-juive. Dans leur ignorance du seul vrai Dieu et Créateur, avant de se convertir à Jésus-Christ, ils étaient asservis à des idoles souvent assimilées aux astres. Je cite un passage tiré du livre des Actes des Apôtres : Quand ils virent ce que Paul avait fait, les nombreux assistants crièrent dans leur langue, le lycaonien : — Les dieux ont pris forme humaine et ils sont descendus parmi nous. Ils appelaient Barnabas Jupiter, et Paul Mercure, parce qu’il était le porte-parole. Le prêtre de Jupiter, dont le temple se trouvait à l’entrée de la ville, fit amener devant les portes de la cité des taureaux ornés de guirlandes et de fleurs. Déjà il s’apprêtait, avec la foule, à les offrir en sacrifice (Actes 14.11-13). Et dans sa première épître aux Corinthiens, il écrit : Vous savez que, lorsque vous étiez païens, vous vous laissiez entraîner vers les idoles muettes, selon que vous étiez conduits (1Corinthiens 12:2). Les idoles muettes sont des fausses divinités, donc du vent, car elles ne peuvent rien dire ni rien faire ni en bien ni en mal.

La définition du mot « païen » a changé. Aujourd’hui on l’utilise pour désigner un grossier personnage ou quelqu’un qui n’a ni foi ni loi, mais au premier siècle, le païen peut être très instruit et raffiné comme les philosophes grecs par exemple. Au niveau religieux, il adore souvent des puissances célestes et démoniaques qui soi-disant contrôlent la destinée des hommes au travers de l’astrologie et de la mythologie. Tels étaient les dieux des Galates. Mais après avoir entendu la Bonne Nouvelle que leur annonçaient Paul et Barnabas, ils se sont convertis à Jésus-Christ et ont radicalement changé de cap et de style de vie.

Verset 9

Je continue le texte.

À présent, vous connaissez Dieu. Bien plus : Dieu vous a reconnus comme siens. Comment se peut-il alors que vous retourniez à ces principes élémentaires sans pouvoir ni valeur, pour en devenir à nouveau les esclaves ? (Galates 4.9).

Ce n’est jamais l’homme qui choisit Dieu mais toujours l’inverse. Dans son épître aux Romains, l’apôtre écrit : ceux que Dieu a connus d’avance, il les a aussi destinés d’avance à devenir conformes à l’image de son Fils, afin que celui-ci soit l’aîné de nombreux frères. Ceux qu’il a ainsi destinés, il les a aussi appelés à lui ; ceux qu’il a ainsi appelés, il les a aussi déclarés justes, et ceux qu’il a déclarés justes, il les a aussi conduits à la gloire (Romains 8.29,30).

Connaître Dieu de manière intime et personnelle est synonyme d’être sauvé selon le point de vue humain, tandis qu’être reconnu par Dieu correspond au salut selon la perspective divine, avec un accent particulier sur l’adoption. Vers la fin du célèbre Sermon sur la Montagne, Jésus a dit aux foules : Ceux qui me disent : Seigneur, Seigneur ! n’entreront pas tous dans le royaume des cieux, [..]. Alors je leur dirai ouvertement : Je ne vous ai jamais connus, retirez-vous de moi, vous qui commettez l’iniquité (Matthieu 7.21,23). Et dans sa prière sacerdotale, il a dit : La vie éternelle consiste à te connaître, toi le Dieu unique et véritable, et celui que tu as envoyé, Jésus-Christ (Jean 17.3).

Pour Paul, il est incompréhensible et consternant que les Galates qui ont été auparavant asservis aux idoles soient maintenant prêts à devenir des esclaves de la Loi de Moïse avec toutes ses prescriptions qui n’en finissent jamais. De plus, ce système est faible et sans valeur, car il est seulement répressif. Il ne permet pas à l’homme de devenir juste ou de mener une vie agréable devant Dieu, et en plus ou plutôt en moins, il n’apporte aucun héritage céleste.

Verset 10

Je continue.

Vous observez les jours spéciaux, les nouvelles lunes, certaines saisons et certaines années ! (Galates 4.10).

Apparemment, l’apôtre sait que sous l’influence des faux frères judaïsants, les Galates ont déjà commencé à observer certains rituels religieux juifs, espérant ainsi mériter davantage, ou pourrait-on presque dire acheter, l’approbation divine. Observer les règles cérémonielles de la Loi comme une obligation servile en y cherchant en partie sa justification devant Dieu, c’est se soustraire à la grâce de Dieu ; c’est absurde et impensable, une aberration que l’apôtre censure avec force. C’est aussi retomber sous le joug du paganisme puisqu’on fait dépendre son obéissance et sa piété du cours des astres et des saisons, objets du culte des païens.

Les règles cérémonielles de la Loi avaient été imposées par l’Éternel aux Israélites pour les préparer à la venue du Messie ; elles étaient donc temporaires. Par exemple, dans le second livre des Chroniques, on lit que Salomon a dit : À présent, je vais bâtir un Temple en l’honneur de l’Éternel, mon Dieu, et qui lui sera consacré. Nous y brûlerons devant lui des parfums aromatiques, nous y disposerons en permanence les rangées de pain qui doivent être exposés devant lui, et nous lui offrirons des holocaustes matin et soir. Nous y célébrerons les jours de repos, les nouvelles lunes et les fêtes cultuelles de l’Éternel notre Dieu. Ceci sera accompli à perpétuité en Israël (2Chroniques 2.3).

Paul a déjà dit aux Galates que ça ne sert strictement à rien d’ajouter à la foi des œuvres méritoires. Au contraire, celui qui agit ainsi se place sous la malédiction de la Loi qui maudit quiconque n’accomplit pas toutes ses prescriptions tout le temps sans jamais faillir.

Depuis la venue du Christ, tous ces rites ont perdu leur raison d’être et n’ont donc plus lieu d’être pratiqués. Dans son épître aux Colossiens, Paul écrit : Ne vous laissez juger par personne à propos de ce que vous mangez ou de ce que vous buvez ou au sujet de l’observance des jours de fête, des nouvelles lunes ou des sabbats (Colossiens 2.16). Les jours spéciaux du calendrier religieux juif sont le sabbat et le Yom Kippour, c’est-à-dire le Jour des expiations ou du Grand Pardon. Quant aux nouvelles lunes, elles doivent toutes être marquées par une série de sacrifices. Dans le livre des Nombres, on lit : Au début de chaque mois, vous offrirez en holocauste à l’Éternel deux jeunes taureaux, un bélier et sept agneaux dans leur première année, sans défaut (Nombres 28.11).

Dans le calendrier religieux juif, il y a 7 fêtes qui sont célébrées à Jérusalem et qui préfigurent la venue et l’œuvre du Christ. Trois d’entre elles, la Pâque, la Pentecôte et la fête des Tabernacles, sont des pèlerinages obligatoires pour tous les hommes. Enfin, le calendrier juif comprend aussi l’année sabbatique tous les 7 ans et le Jubilé qui survient la 50e année après 7 fois 7 années, et qui suit donc immédiatement une année sabbatique. Le danger auquel s’exposent les Galates et que j’ai déjà mentionné, est bien résumé par Jacques qui dans son épître dit : Celui qui désobéit à un seul commandement de la Loi, même s’il obéit à tous les autres, se rend coupable à l’égard de toute la Loi (Jacques 2.10).

Verset 11

Je continue le texte de Paul.

Ah ! je crains fort que toute la peine que je me suis donnée pour vous n’ait été inutile (Galates 4.11).

Avant la venue du Christ, les païens comme d’ailleurs les Juifs, vivent dans l’esclavage ; les premiers aux fausses divinités et les seconds à la Loi. Mais grâce à la mission sur terre du Fils et de l’Esprit, les uns et les autres sont appelés à devenir des fils adoptifs cohéritiers du Christ, et à bénéficier des promesses de Dieu et d’un héritage éternel.

Les Galates ont tout faux coup sur coup. Dans un premier temps, ils étaient asservis aux idoles et maintenant ils suivent les règles cérémonielles de la Loi. Paul en est déprimé. Il exprime la douleur qui est au fond de son cœur à cause de la vive affection qu’il porte aux Galates. Il dit donc à ceux qui continuent à s’attacher aux pratiques légalistes de la Loi, que tout son ministère auprès d’eux est un fiasco complet. Par ses paroles, l’apôtre montre sa forte opposition à tout système religieux légaliste. Et il sait de quoi il parle puisqu’il fut un temps où il s’appelait Saul de Tarse, de la secte des Pharisiens, et il était attaché non seulement à chaque paragraphe de la Loi de Moïse, mais également à la tradition des anciens. Il était aussi prêt à éliminer tout Juif qui ne les respectait pas.

Ça me fait penser à certains groupes terroristes islamiques, mais il n’y a pas qu’eux qui ont besoin de trouver leur chemin de Damas. Chacun d’entre nous est appelé par Dieu à placer sa foi en Jésus-Christ et par là à recevoir la vie éternelle.

Commentaire biblique radiophonique écrit par le pasteur et docteur en théologie : Vernon McGee (1904-1988) et traduit par le pasteur Jacques Iosti.

févr. 08 2023

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