Chapitre 3

Versets 10-11

Connaissez-vous quelqu’un qui veut être malheureux ? Bon d’accord ça existe, mais ce sont les exceptions qui confirment la règle, comme on dit. D’une manière quasi générale, tout le monde est en quête du bonheur. Mais où le trouver ? D’un côté, vous avez le mensonge et ce qui est mal, et de l’autre, la vérité, le bien et la paix. Qu’est-ce que vous allez choisir ? Eh bien la réponse n’est pas aussi évidente qu’il y paraît, autrement, les auteurs sacrés ne répéteraient pas si souvent les mêmes exhortations.

Je continue de lire dans le troisième chapitre de la première épître de Pierre.

Car, Celui qui veut aimer la vie et voir des jours heureux doit veiller sur sa langue pour ne faire aucun mal par ses paroles, et pour qu’aucun propos menteur ne passe sur ses lèvres. Qu’il fuie ce qui est mal et fasse le bien ; qu’il recherche la paix avec ténacité (1Pierre 3.10-11).

Le mot pour « fuir » (ekklinato) signifie « se détourner avec force ». Si quelqu’un m’insulte, ma première réaction est de répliquer, mais si j’obéis à ma pulsion première, je ne fais que jeter de l’huile sur le feu et monter les enchères. Cela en vaut-il vraiment la peine ? Un proverbe dit :

Commencer une querelle, c’est ouvrir une brèche dans une digue, c’est pourquoi : abandonne tes griefs avant que la dispute n’éclate (Proverbes 17.14).

Par contre, si je réponds à un acte belliqueux par la gentillesse, en m’excusant, peu importe de quoi, je poursuis la paix. Les croyants sont appelés à être des artisans de paix et même à la recherche « avec ténacité » un peu comme un chasseur qui traque une proie et qui est déterminé à l’attraper coûte que coûte (comparez Matthieu 5.9 ; Romains 12.18 ; 14.17).

Deuxièmement, Pierre ordonne à ses lecteurs de « faire le bien ». L’apôtre Paul explique comment, quand il écrit aux Philippiens :

Nourrissez vos pensées de tout ce qui est vrai, noble, juste, pur, digne d’amour ou d’approbation, de tout ce qui mérite respect et louange (Philippiens 4.8).

Ces paroles de Paul sont aux antipodes du style de vie contemporain qui prône « fais ce que tu veux quand tu veux comme tu veux ». Dans la croyance populaire, la satisfaction immédiate des pulsions primaires et la recherche du plaisir sont censées conduire au bonheur et à une belle vie. Mais la Parole de Dieu enseigne exactement le contraire.

Verset 12

Je continue le texte.

Car les yeux du Seigneur se tournent vers les justes : il tend l’oreille à leur prière. Mais le Seigneur tourne sa face contre ceux qui font le mal (1Pierre 3.12 ; Autre).

Ces paroles sont tirées du psaume 34 où il est écrit :

Les yeux de l’Éternel se tournent vers les justes, son oreille est tendue pour écouter leurs cris. Mais l’Éternel tourne sa face contre ceux qui font le mal, pour ôter de la terre jusqu’à leur souvenir (Psaumes 34.16-17 ; Autre).

Les yeux et les oreilles du Seigneur sont des images (anthropomorphismes) qui attribuent à Dieu des caractéristiques physiques humaines. Le psalmiste brosse le portrait d’un Dieu souverain en train de siéger sur son trône, à qui rien n’échappe et qui tient les hommes pour responsables de leurs actions. Ces images ont pour but de motiver les croyants à mener une vie droite agréable à Dieu. « Les yeux » évoquent une garde attentionnée aux besoins des fidèles tandis que « la face » exprime la dureté, et le jugement des méchants. Quand Pierre écrit ces lignes, il est devenu très entier dans sa foi et divise le monde en deux camps. D’un côté, il y a les incrédules qui font le mal, et de l’autre les croyants qui obéissent à Dieu.

Versets 13-14

Je continue.

D’ailleurs, qui vous fera du mal si vous vous appliquez avec zèle à faire ce qui est bien ? Et même s’il vous arrivait de souffrir parce que vous faites ce qui est juste, vous seriez heureux. Ne craignez pas les hommes, ne vous laissez pas troubler (1Pierre 3.13-14).

Par sa question de rhétorique, Pierre dit que la plupart des gens qui sont hostiles au christianisme hésitent à faire du tort aux croyants parce que ceux-ci sont « zélés pour le bien », un style de vie qui tempère la violence des pires adversaires (comparez 1 Pierre 2.12 ; Matthieu 5.16 ; Romains 12.20, 21).

Au premier siècle existe un groupe de patriotes juifs qu’on appelle « zélotes » parce qu’ils sont prêts à tout et à se sacrifier pour se débarrasser des Romains. Simon, l’un des 12 apôtres, en fait partie (Matthieu 10.4). Mais ici, Pierre exhorte les croyants à devenir des « zélotes pour le bien » même si cela doit engendrer des persécutions. Pour l’apôtre, la souffrance est un détail parce que les fidèles sont fondamentalement préservés du mal, ce qu’aucune force au monde ne saurait changer (comparez Romains 8.38-39), et ils savent qu’à la fin des temps ils triompheront avec Jésus-Christ. Cela dit, en attendant ce jour de gloire, beaucoup de croyants devront passer par le creuset de l’épreuve à cause de leur foi (Matthieu 10.24, 25 ; Luc 6.22 ; Jean 15.20 ; Actes 14.22 ; Philippiens 1.29, 30 ; 2Timothée 3.12 ; Hébreux 12.3, 4). Mais dans les Écritures, cette souffrance injuste est toujours considérée comme une bénédiction (comparez Jacques 1.2-4 ; 2Corinthiens 4.16-18 ; Apocalypse 2.10) ; voilà pourquoi, Pierre dit :

Et même s’il vous arrivait de souffrir parce que vous faites ce qui est juste, vous seriez heureux.

Le mot pour « heureux » (makarioi) n’exprime pas un sentiment de bien-être temporaire ou de bonheur passager mais le privilège de bénéficier de la faveur divine (comparez Luc 1.42 ; Matthieu 5.10-12). Quelqu’un a écrit : « Seul celui qui peut dire : “ Le Seigneur est la force de ma vie ” peut aussi se permettre d’ajouter : De qui aurai-je crainte ? » (Commentaire biblique du chercheur sur 1Pierre 3.15, page 960).

L’exhortation : « Ne craignez pas les hommes, ne vous laissez pas troubler », est tirée d’une parole que le prophète Ésaïe adresse au roi de Juda Ahaz attaqué par ses ennemis (8.12-13).

Versets 15-16

Je continue le texte.

Donnez au Christ la place principale dans votre cœur ; si l’on vous demande de justifier votre espérance, soyez toujours prêts à la défendre, avec humilité et respect, et veillez à garder votre conscience pure. Ainsi, ceux qui disent du mal de votre bonne conduite, qui découle de votre consécration au Christ, auront à rougir de leurs calomnies (1Pierre 3.15-16; Autre).

Pierre cite un passage du prophète Ésaïe qui dit :

Reconnaissez comme le saint le Seigneur des armées célestes, c’est lui que vous révérerez, lui qu’il faut redouter (Ésaïe 8.13).

Plus le croyant révère le Seigneur et moins il craint les misères qu’on peut lui faire subir à cause de son allégeance à Jésus, et plus il est enclin à saisir les occasions de défendre sa foi et la vérité malgré l’opposition des incrédules.

Le mot pour « défendre » (apologia) a donné apologie, apologétique en français et signifie « une défense en justice » (comparez Actes 25.16 ; 2Timothée 4.16). En toute circonstance, le croyant doit être prêt à justifier son espérance et à dire pourquoi il met sa confiance en Jésus; il doit pouvoir donner des explications claires et faciles à comprendre, « avec humilité et respect » à ceux qui lui posent des questions sur sa foi (comparez 2Corinthiens 10.1).

Pierre sous-entend aussi que le croyant doit être capable de présenter une argumentation logique, ce qui veut dire qu’il doit bien connaître les bases de la foi. Confronté à un incrédule, celui qui se dit croyant et qui ne connaît pas les Écritures risque de se retrouver tout penaud, réduit au silence, et ficelé comme un chaton qui s’est pris dans une pelote de laine.

Ensuite, Pierre dit à ceux qui veulent témoigner de leur foi : « garder votre conscience pure ». Oui, c’est bien Pierre qui parle, celui qui a renié son Seigneur trois fois de suite par crainte des hommes, et en des termes qui n’étaient ni doux ni respectueux.

Il faut que la vie du croyant soit conforme aux préceptes de la Parole de Dieu qu’il dit croire, afin de ne pas être troublé par sa propre culpabilité et traité d’hypocrite. En étant au-dessus de toute accusation, il pourra réfuter les critiques injustifiées, et ceux qui disent du mal de lui sans raison seront discrédités.

Verset 17

Je continue.

Car il vaut mieux souffrir en faisant le bien, si telle est la volonté de Dieu, qu’en faisant le mal (1Pierre 3.17).

Celui qui subit les conséquences de ses mauvaises actions ne peut s’en prendre qu’à lui-même (Hébreux 12.5-11). Par contre, s’il est persécuté pour la justice et la gloire de Dieu à cause de sa foi, c’est une grâce qui lui est faite car il souffre pour le Seigneur et sera récompensé pour sa fidélité.

Verset 18

Je continue.

Le Christ lui-même a souffert la mort pour les péchés, une fois pour toutes. Lui l’innocent, il est mort pour des coupables, afin de vous conduire à Dieu. Il a été mis à mort dans son corps mais il a été rendu à la vie dans son esprit (1Pierre 3.18 ; Autre).

Dans sa première épître aux Corinthiens, l’apôtre Paul donne un bref condensé historique de la mort et de la résurrection du Christ (1Corinthiens 15.3-6). L’auteur de l’épître aux Hébreux fait un exposé complexe et sur plusieurs chapitres du sens théologique de la croix. Mais ce passage de la plume de Pierre est certainement le plus beau résumé de la signification de la croix; son objectif est de présenter une nouvelle fois à ses lecteurs l’exemple parfait de Jésus. En effet, ses lecteurs ne doivent pas être étonnés ou découragés par les persécutions qu’ils endurent puisque c’est dans la souffrance que le Christ a triomphé. Sa vie juste et sans péché (comparez 1 Pierre 2.22) a provoqué l’hostilité d’hommes méchants et iniques; Jésus a souffert pour avoir fait ce qui était bien et il a choisi de mourir à la place des pécheurs une fois pour toutes (comparez Romains 6.10 ; Hébreux 9.26, 28 ; 10.10), un concept révolutionnaire pour les Juifs qui à cette époque, sont habitués à devoir offrir des sacrifices à tour de bras, matin et soir, pour les fêtes et pour leurs fautes, année après année. Mais ce défilé incessant d’animaux vers l’autel du temple est inefficace car il faut toujours recommencer; c’est un éternel recommencement. Voilà pourquoi ces offrandes sont désormais remplacées par le sacrifice unique de l’Agneau de Dieu qui est suffisant pour enlever les péchés à tout jamais de tous les hommes de tous les temps, parce que Jésus a pleinement lavé l’affront fait à Dieu par le péché de l’homme, honorer sa sainteté et satisfait sa Justice parfaite.

Pierre établit un contraste saisissant entre l’entière suffisance de la mort du Christ et les sacrifices répétitifs de l’Ancienne Alliance y compris celui du Jour des expiations, du Yom Kippour qui ne peut jamais vraiment satisfaire Dieu.

L’expression « Lui l’innocent, il est mort pour des coupables », montre bien que Jésus est un substitut pour les pécheurs puisqu’il a pris leur place. Dans sa seconde épître aux Corinthiens, l’apôtre Paul écrit :

Celui qui était innocent de tout péché, Dieu l’a condamné comme un pécheur à notre place pour que, dans l’union avec le Christ, nous soyons justes aux yeux de Dieu (2Corinthiens 5.21).

« Jésus est mort pour des coupables, afin de nous conduire à Dieu ». Le verbe pour « conduire » (prosago) signifie « présenter, introduire ». Essayez donc de rencontrer le premier ministre ! L’une des caractéristiques des hautes personnalités est d’être inaccessibles au commun des mortels. Un haut fonctionnaire veille et filtre, mais si vous avez une invitation, il vous introduira auprès du premier ministre. Jésus joue ce rôle pour les croyants auprès de son Père ; il leur sert d’intermédiaire et de médiateur.

Au moment où sur la croix Jésus a expiré, le rideau qui barrait l’entrée du « Lieu très saint » du temple fut déchiré de haut en bas par une main invisible (Matthieu 27.51) ; c’était le signe et la proclamation que le trône de la grâce (Hébreux 4.16) était désormais accessible à tous ceux qui viennent à Dieu au nom de Jésus.

Quand Pierre écrit que Jésus « a été mis à mort dans son corps, mais a été rendu à la vie dans son esprit », il établit un contraste entre le corps charnel de Jésus et son esprit humain. Si l’esprit de Jésus « a été rendu à la vie » c’est qu’il était mort. Et en effet, quand le Seigneur s’est écrié : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » prophétisé par le psaume 22 (2) et rapporté par Matthieu (27.46), il n’a reçu aucune réponse, le ciel était d’airain ; le Père lui avait tourné le dos, l’avait rejeté, abandonné parce qu’il portait les péchés de l’humanité sur ses épaules. Pendant plusieurs heures, Jésus a expérimenté la séparation d’avec Dieu, ce qui correspond à la mort de son esprit humain.

Le Psaume 22 est un psaume messianique qui prophétise la mort de Jésus et qui commence par la prière :

Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ?

Cette question est suivie de la description de son agonie physique qui correspond aussi au temps de sa mort spirituelle. À partir du verset 19 ou 20 du Psaume 22, selon les versions, Jésus prie une seconde fois, mais son esprit a déjà été rendu à la vie par le Saint-Esprit parce que les péchés sont expiés, et donc la justice de Dieu est satisfaite. Cette deuxième prière est exaucée et son corps ressuscite d’entre les morts.

L’enseignement qu’il faut retenir de ce passage de Pierre est que Christ est mort physiquement, c’est à dire que ses fonctions physiologiques se sont arrêtées. Deuxièmement, il est mort spirituellement par la séparation d’avec Dieu, qui a eu lieu parce qu’il portait les péchés du monde et qui s’est exprimée par son cri d’abandon. Mais la mort spirituelle ne signifie pas anéantissement ; après avoir subi le jugement de Dieu sur le péché qu’il portait, Jésus a, littéralement le grec dit : « expiré son esprit »; c’est à dire qu’il a été libéré.

Versets 19-20

Je continue le texte.

(Jésus a été rendu à la vie dans son esprit) et dans cet esprit, il est aussi allé prêcher aux esprits en prison qui s’étaient révoltés autrefois, lorsque la patience de Dieu se prolongeait, aux jours où Noé construisait l’arche dans laquelle un petit nombre de personnes, c’est-à-dire huit, furent sauvées à travers l’eau (1Pierre 3.19-20 ; Autre).

Ce que Pierre dit ici est surprenant. Il explique ce qui s’est passé entre le moment de la mort du Christ quand Luc rapporte qu’il a dit : « Père, je remets mon esprit entre tes mains » (Luc 23.46) et sa résurrection le dimanche matin. Le corps sans vie de Jésus est mis dans une tombe, mais Lui, c’est-à-dire son esprit et son âme, quittent ce monde et il va prêcher aux esprits en prison. Le mot pour « esprits » (pneumasin) ne désigne jamais des êtres humains mais toujours des êtres célestes, anges (Hébreux 1.7, 14) ou démons (Matthieu 8.16 ; Luc 10.17, 20). Dans l’évangile selon Luc (1.47) et l’épître aux Hébreux (12.23) ce mot décrit la partie « esprit » et donc désincarnée de l’être humain, mais alors le texte précise qu’il ne s’agit pas d’anges. Dans la première épître aux Corinthiens (15.45), le mot « esprit » parle du Christ ressuscité et glorifié. C’est un peu fastidieux mais ce passage de Pierre est difficile. Tout ça pour dire que les esprits en prison n’ont rien à voir avec la race humaine ; il s’agit de démons et ils sont en prison. En grec, il y a deux mots différents qui décrivent l’endroit où sont enfermés certains démons (Tartarus : 2Pierre 2.4 ; abîme : Luc 8.31 ; puits de l’abîme : Apocalypse 9.1) ; mais en français c’est toujours le mot « abîme ».

Qui sont ces esprits et qu’ont-ils fait ? Dans sa seconde épître, Pierre les mentionne à nouveau et dit qu’ils « ont péché ». Et dans ses deux épîtres, Pierre établit un lien entre ces esprits et Noé. Tout comme Dieu a jugé les hommes incrédules qui vivaient à l’époque de Noé, il n’a pas épargné ces démons qui ont péché et dépassé les limites de sa tolérance, et les a précipités dans l’abîme (Tartarus : 2Pierre 2.4) où ils crépissent.

Dans sa toute petite épître, Jude parle aussi de ces esprits qui « ont abandonné leur demeure au lieu de conserver leur rang ». Ils sont coupables d’avoir commis un péché contre nature à l’image des habitants de Sodome et Gomorrhe. Ce péché abominable a été de s’accoupler avec des femmes humaines (Genèse 6.1-4). Ils ont pris un corps et sont entrés dans le genre humain tout comme Satan avait pénétré dans le monde animal sous la forme d’un serpent pour séduire Adam et Ève. Il faut bien comprendre que ce plan diabolique n’était pas pour les démons de s’envoyer en l’air, mais bien plutôt de corrompre la race humaine et d’en faire une sur-race monstrueuse afin d’empêcher Dieu de la sauver et de forcer Dieu à la détruire. En effet, pour racheter le genre humain, il fallait que Jésus fasse partie de la race d’Adam et il ne serait jamais devenu quelqu’un moitié homme moitié démon. Mais le déluge a fait table rase en détruisant ces êtres qui étaient « des géants […] les héros des temps anciens », dit le texte (Genèse 6.4) et qui étaient également d’une très grande méchanceté (Genèse 6.5). Suite au déluge, la race humaine est repartie à zéro ou presque avec Noé, ses fils et leurs femmes.

Entre sa mort et la résurrection de son corps, Jésus dans son esprit rendu à la vie est allé prêcher à ces démons. Le mot pour « prêcher » (ekéruxen) veut dire « faire une annonce officielle, une proclamation ». Jésus est donc descendu dans l’abîme (Tartarus) pour proclamer sa victoire sur Satan. Lui, le Fils de Dieu est devenu homme et sur la croix il a expié les fautes des êtres humains, leur donnant ainsi la possibilité d’obtenir le salut.

Jésus a souffert injustement, mais cette souffrance lui a permis d’accomplir la rédemption et de remporter la victoire sur les démons. Pareillement, les lecteurs de Pierre qui sont en proie à la persécution et qui le seront bien davantage, doivent accepter de souffrir pour la justice en faisant ce qui est bien aux yeux de Dieu afin de triompher de leurs épreuves.

Verset 21

Je continue avec le verset suivant que je paraphrase parce qu’il est particulièrement difficile.

Les eaux du déluge sont une représentation du baptême qui maintenant nous sauve. Ce baptême n’est pas la purification des souillures du corps mais une bonne conscience qui s’engage envers Dieu sur la base de la résurrection de Jésus Christ (1Pierre 3.21 ; Autre ; comparez Romains 10.9).

Le baptême est un témoignage public et le signe extérieur et visible de la foi intérieure du croyant. Tout comme le déluge a effacé l’ancien monde, celui qui se fait baptiser déclare qu’il a rompu avec son ancienne vie et a pris un nouveau départ avec Jésus.

Les eaux du déluge qui détruisirent la race humaine pervertie et méchante furent comme un baptême pour Noé puisque ce jugement tournait une page de l’histoire humaine pour en commencer une nouvelle. Noé et sa famille sont aussi une image du salut en Jésus-Christ qui met en sécurité ceux qui placent leur confiance en lui pendant qu’a lieu le châtiment des pécheurs.

Verset 22

Je finis maintenant de lire le chapitre trois.

Depuis son ascension, Jésus siège à la droite de Dieu, et les anges, les autorités et les puissances célestes lui sont soumis (1Pierre 3.22 ; Autre).

C’est ici l’accomplissement de la « déclaration de l’Éternel » du psaume 110 (v1) qui « dit à mon Seigneur : « Viens siéger à ma droite jusqu’à ce que j’aie mis tes ennemis comme un escabeau sous tes pieds. »

La mention de la résurrection du Christ oriente les pensées de Pierre vers son triomphe final. Jésus est désormais assis à la droite de Dieu, la place d’honneur suprême du pouvoir et du prestige où il est exalté au-dessus de toutes les créatures de l’univers (Éphésiens 1.19-21 ; Philippiens 2.9-11).

La croix et la résurrection ont sauvé les croyants du châtiment éternel, et vaincu Satan et les mauvais esprits pour le bénéfice des élus à la gloire de Dieu. C’est bien là le plus grand triomphe jamais remporté par la souffrance d’un Juste. Et les croyants persécutés sont unis à lui dans ce triomphe (2Corinthiens 2.14 ; Apocalypse 3.21 ; 1Corinthiens 6.3).