Chapitre 4

Introduction

La souffrance est une sensation qui est paraît-il très subjective et quelquefois les médecins disent que « c’est tout dans la tête ». Peut-être bien, mais ça fait quand même mal. Plusieurs grands auteurs à la belle plume nous ont fait part de leurs réflexions sur la souffrance ; j’en cite deux. Montaigne écrit :

Qui craint de souffrir, il souffre déjà de ce qu’il craint (Montaigne, Les Essais).

Et Vauvenargues a dit :

Qui sait souffrir peut tout oser (Vauvenargues, Réflexions et Maximes).

Plusieurs écrivains sacrés du Nouveau Testament parlent aussi de la souffrance et surtout de souffrir à cause des persécutions dues à la foi en Jésus-Christ.

Verset 1

Je commence de lire le chapitre quatre de la première épître de Pierre.

Ainsi donc, puisque le Christ a souffert dans son corps, armez-vous aussi de la même pensée. En effet, celui qui a souffert dans son corps a été délié du péché (1Pierre 4.1 ; Autre).

« Ainsi donc » est une conjonction qui renvoie le lecteur aux souffrances du Christ dont Pierre a parlé précédemment quand il a dit que « le Christ a souffert la mort pour les péchés […]. Lui l’innocent, il est mort pour des coupables […]. Il a été mis à mort dans son corps […] » (3.18). Mais en acceptant ces souffrances, Jésus a triomphé sur la mort et sur les puissances démoniaques au nom de tous ceux qui croient en lui. La croix est la preuve incontestable que la souffrance peut conduire à la plus glorieuse des victoires sur toutes les forces du mal.

Les lecteurs auxquels Pierre écrit, sont malmenés à cause de leur foi mais ce n’est qu’un tout petit aperçu de ce qu’ils auront à souffrir une fois que l’empereur fou-dingue Néron lancera sa campagne d’extermination contre les chrétiens. Pierre écrit sous la conduite du Saint-Esprit, mais sait-il que des persécutions terribles sont sur le point d’éclater ? Nous l’ignorons. En tout cas, il prépare les croyants pour les heures sombres qu’ils vont vivre en les exhortant à suivre l’exemple de Jésus qui a été d’une patience à toute épreuve dans les souffrances injustes qu’il a dû endurer. Les croyants doivent s’armer de courage et adopter la même disposition d’esprit que leur Seigneur.

Le verbe « armez-vous » (hoplisathe) est un impératif (aoriste) et n’est utilisé qu’ici dans le Nouveau Testament. Il décrit un soldat romain qui endosse son armure avant de partir au combat (comparez Éphésiens 6.13). Le croyant doit agir de même ; seulement c’est la pensée de Jésus qu’il doit revêtir. Le mot « pensées » (ennoian) est utilisé une autre fois dans le Nouveau Testament par l’auteur de l’épître aux Hébreux (4.12) qui écrit que « la Parole de Dieu […] juge les pensées du cœur ». Il faut que les croyants adoptent la même attitude que Jésus devant la persécution et prennent la décision irrévocable de faire la volonté de Dieu quoiqu’il arrive. Comme le soldat qui monte au front, ils doivent se montrer forts, résolus, fermes, inébranlables et même sereins devant la mort.

Au cours de l’histoire de l’Église, des centaines de milliers de martyrs chrétiens ont bravé les persécutions avec courage (Hébreux 11.13-16, 35-38) parce qu’ils étaient « armés de la même pensée » que Jésus-Christ, pensée qui est de rester fidèle à Dieu quoi qu’il en coûte, sachant que la croix précède la couronne. Plus grande est la souffrance du juste et plus grande sera sa récompense ; cette assurance est leur victoire.

C’est par dizaines que des femmes, héroïnes silencieuses de la foi, ont été enfermées dans la Tour de Constance à Aigues-Mortes, comme dans de nombreuses autres prisons du sud de la France. On ignore leur nombre exact ; on connaît parfois leur nom, leur âge, mais on sait toujours pourquoi elles ont été arrêtées : un crime de religion. ; elles sont tout simplement de foi protestante. Il leur suffit d’abjurer pour être libérées mais elles refusent. Marie Durand, symbole de résistance, a passé 38 ans dans la Tour de Constance. Quand j’ai visité cette tour, j’ai vu de mes yeux, gravé sur le mur de sa prison, le mot « résister ».

Ces femmes sont les premières victimes des dragonnades ; elles sont torturées et violées, leurs maisons sont brûlées et leurs enfants enlevés et confiés à des couvents pour être éduqués dans la foi romaine. Et puis, quand les hommes sont emprisonnés ou s’enfuient dans les montagnes, elles continuent à faire vivre la famille, participent à la résistance en cachant et ravitaillant les hommes. Elles sont persécutées pour la constance de leur foi et parce qu’elles tiennent un rôle essentiel dans l’éducation religieuse des enfants en leur lisant la Parole de Dieu afin d’effacer des jeunes esprits le catéchisme imposé par les Catholiques.

« S’armer de la même pensée que Jésus » face aux persécutions, c’est mourir à soi-même, un enseignement que Jésus a donné à ceux qui veulent devenir ses disciples. Luc et Matthieu rapportent qu’il a dit :

Si quelqu’un veut me suivre, qu’il renonce à lui-même, qu’il se charge chaque jour de sa croix, et qu’il me suive (Luc 9.23). Celui qui ne se charge pas de sa croix et ne me suit pas n’est pas digne de moi. Celui qui cherche à sauver sa vie la perdra ; et celui qui l’aura perdue à cause de moi la retrouvera (Matthieu 10.38-39).

Quand Pierre dit : « Celui qui a souffert dans son corps a été délié du péché… », en Grèc  , le mot pour « délié » (pepautai) se trouve sur tous les panneaux qui ordonnent aux automobilistes de s’arrêter ; c’est le mot pour STOP (PAUÔ). Littéralement Pierre dit : « Celui qui a souffert dans son corps a été stoppé par rapport au péché ». Le temps (parfait) et la forme (moyenne) de ce verbe (pepautai) exprime l’arrêt de la puissance du péché, la libération de son emprise. Quand Jésus est mort au péché du monde, il a été libéré de cet énorme fardeau qu’il portait, et il a délivré tous ceux qui croient en lui de la culpabilité et du châtiment attachés au péché ainsi que de sa puissance. C’est un peu comme si Jésus avait délié un boulet de mes pieds. Quand un croyant meurt, il n’a plus aucune faute à son actif puisque le Christ les a toutes portées. Il accède alors à l’état éternel de sainteté, de perfection et de félicité dans la présence du Seigneur. Cependant, en attendant ce jour glorieux, ici-bas je suis toujours aux prises avec la présence du péché, mais dit Pierre, « j’ai été délié de son emprise ». D’une certaine manière, le péché est à côté de moi et me regarde, mais je ne suis plus lié à lui ; je peux lui tourner le dos et suivre les inclinations et les dispositions de la nouvelle nature que j’ai reçue quand j’ai placé ma foi en Jésus-Christ. C’est important à savoir. Dans sa première épître, l’apôtre Jean écrit :

Celui qui est né de Dieu ne s’adonne pas au péché, car la vie qui vient de Dieu a été implantée en lui et demeure en lui. Il ne peut pas continuer à pécher, puisqu’il est né de Dieu (1Jean 3.9).

Un enfant de Dieu a la même nature que son père, ce qui veut dire qu’il ne prend plus indéfiniment plaisir au péché et finit par en être dégoûté. Cette vérité est illustrée par Jésus dans une parabole où il raconte l’histoire de l’enfant prodigue qui dilapide son héritage. Ce jeune homme part pour mener grande vie mais il se retrouve dans une porcherie à côté de la fosse à purin. Cependant, il n’aime pas ses conditions de vie parce qu’il n’est pas un cochon, il est fils de son père. Il n’aime pas manger en compagnie d’un tas de porcs nauséabonds qui grognent. Il voudrait s’asseoir à une table couverte d’une belle nappe blanche et utiliser des couverts en argent, un couteau et une fourchette pour déguster un bon steak saignant parce que c’est ce que son père mange. Pareillement le croyant est un enfant de Dieu ; il ne se plaît pas dans la porcherie du péché. Oh, il se peut qu’il y fasse une descente pour un temps comme le fils prodigue, mais il n’y restera pas parce qu’il n’est pas un cochon mais fils de son Père.

Celui qui place sa confiance en Jésus s’identifie à lui dans sa mort et sa résurrection ; il est délié de la puissance du péché et coupe les ponts avec son ancienne vie parce qu’il n’est plus dans l’obligation de continuer dans la voie du mal. Dans son épître aux Romains, l’apôtre Paul écrit :

Celui qui est mort (avec Jésus) est affranchi du péché (Romains 6.7 ; Ost).

Quand Pierre dit que la souffrance délivre de l’emprise du péché, il donne un cours de théologie pratique. Assez curieusement, dix-huit siècles plus tard la même idée est reprise par un auteur inattendu : Baudelaire (1821-1867). Qui l’eut cru ? En effet, dans « Les fleurs du mal », une œuvre littéraire qui fait scandale, ce poète jouisseur montre qu’il est aussi idéaliste quand il écrit :

Soyez béni, mon Dieu qui donnez la souffrance comme un divin remède à nos impuretés.

L’apôtre Pierre écrit que c’est « celui qui a souffert dans son corps qui a été délié du péché ». En d’autres mots, le croyant qui souffre, quelle qu’en soit d’ailleurs la raison, perd le goût de pécher. Ce n’est pas une règle absolue mais presque. La souffrance tient donc une place importante dans le processus de consécration du croyant. Pensez à une faute dont vous n’arrivez pas à vous dépêtrer. Supposez maintenant que vous êtes bien malade, que vous souffrez terriblement, pourrez-vous continuer comme si de rien n’était ? C’est peu probable. Si j’ai des nausées ou des problèmes d’estomac, je ne m’empiffre plus de friandises et je cesse vite d’être glouton. La souffrance a des répercussions immédiates sur mon mode de vie et lamine mes mauvais désirs.

Jésus est le précurseur et le garant de la victoire complète sur le péché et sur son cortège de misères. Après sa mort et sa résurrection, il revêt un corps humain glorifié et il est délivré à tout jamais du poids des péchés des hommes qu’il a dû porter sur la croix ; libéré de toutes les puissances du mal et des hommes méchants qui l’avaient agressé pendant tout le temps où il était homme. L’auteur de l’épître aux Hébreux écrit :

Parce qu’il avait en vue la joie qui lui était réservée, il a enduré la mort sur la croix, en méprisant la honte attachée à un tel supplice, et désormais il siège à la droite du trône de Dieu (Hébreux 12.2).

Celui qui est persécuté pour sa foi doit considérer la mort comme une réelle possibilité. Mais en réalité, mourir, est ce qui peut lui arriver de mieux, car il est alors définitivement délivré du péché et du mal et entre dans la gloire. Dans sa première épître aux Corinthiens, l’apôtre Paul écrit :

Lorsque le corps est porté en terre comme la graine que l’on sème, il est corruptible, et il ressuscite incorruptible ; semé infirme et faible, il ressuscite plein de force… Lorsque ce corps corruptible aura revêtu l’incorruptibilité et que ce corps mortel aura revêtu l’immortalité, alors se trouvera réalisée cette parole de l’Écriture : La victoire totale sur la mort a été remportée (1Corinthiens 15.42-43, 54 ; comparez Philippiens 1.21 ; 2Timothée 4.18).

Verset 2

Je continue le texte de la première épître de Pierre.

(Celui qui a souffert dans son corps a rompu avec le péché) afin de ne plus vivre, le temps qui lui reste à passer dans son corps, selon les passions humaines, mais selon la volonté de Dieu (1Pierre 4.2).

Il faut noter le pluriel de « passions humaines » et le singulier de « volonté de Dieu ».

Tout péché est une désobéissance à la volonté de Dieu et donc un acte de rébellion contre lui. Pendant le temps de son cheminement sur terre, l’objectif permanent du croyant doit être la sainteté, la séparation d’avec le mal et le péché.

Le mot pour « passions » (epithumia) veut dire « concupiscence débridée », rien que ça. Pierre l’utilise dans le sens général de « désir mauvais » et demande donc à ses lecteurs de se détourner de toute action contraire à la loi morale de Dieu (comparez 1Jean 3.4). L’apôtre Paul tient le même discours quand il écrit aux Romains :

Que le péché n’exerce donc plus sa domination sur votre corps mortel pour vous soumettre à ses désirs (Romains 6.12).

Verset 3

Je continue le texte.

C’est bien assez, en effet, dans le temps passé qui s’est écoulé d’avoir accompli la volonté des païens, en ayant marché dans la débauche, les passions mauvaises, l’ivrognerie, les orgies, les beuveries et les dérèglements associés aux cultes idolâtres (1Pierre 4.3 ; Autre).

En grec, la construction de cette phrase et le temps des verbes (parfait) servent à exprimer l’idée que pour le croyant, l’ancienne vie est un livre fermé et que la saga du péché est terminée à tout jamais.

Dans ce passage, Pierre ne mâche pas ses mots et dit les choses comme elles sont. En grec, tous les vices qu’il mentionne sont au pluriel afin de couvrir un éventail large de comportements mauvais. Pierre fait allusion aux pratiques dégénérées qui accompagnent la plupart des cultes païens du premier siècle. Il énumère ces péchés afin qu’ils soient devant les yeux de ses lecteurs comme des mots écrits en lettres de feu sur un panneau publicitaire.

La vie de Baudelaire illustre bien ce qu’il ne faut pas faire. Pas religieux pour un sou, il mène une vie de bâton de chaise. Étudiant à Paris, il dilapide son héritage et fait des bringues à tout casser. Il fréquente les bas-fonds de la capitale et tous ses compagnons de partouzes sont des prostituées et des alcooliques. Mais la banalité et la médiocrité de la vie qu’il cherche en vain à fuir à travers ces « paradis artificiels » l’enferment dans le mal de vivre et l’ennui qu’il raconte dans « Les fleurs du mal », une œuvre littéraire qui est rien de moins qu’un chant de désespoir. Idéaliste angoissé par son attirance pour le mal, Baudelaire est une âme en peine et déchirée. Hanté par la mort, criblé de dettes, il meurt dans la misère. Baudelaire était un homme de talent, mais il a gâché sa vie dans le péché.

Verset 4

Je continue.

Maintenant ils (les païens) trouvent étrange que vous ne vous précipitiez plus avec eux dans le même débordement de débauche, et ils se répandent en calomnies sur vous (1Pierre 4.4 ; Autre).

Les péchés que Pierre a cités étaient tellement collés à la peau de ses lecteurs que leurs anciens compagnons de bringues ne comprennent pas leur brusque revirement qu’ils trouvent bizarre, choquant et même vexant. Le nouveau comportement des croyants suscite de la part des païens une animosité qui peut aller de l’injure aux persécutions physiques. Jean rapporte que Jésus a dit à ses disciples :

Si le monde a de la haine pour vous, sachez qu’il m’a haï avant vous (Jean 15.18).

Après m’être converti à Jésus-Christ, j’ai perdu l’envie d’aller en certains endroits et je passais tout mon temps libre en compagnie de croyants. J’ai continué mes études et la première fois où, à la sortie du restaurant universitaire, j’ai vu une table de littérature tenue par le Groupe Biblique Universitaire, je me suis joint à ces gens que je ne connaissais pas, que je n’avais jamais vus de ma vie mais avec qui j’ai tout de suite eu une affinité naturelle ou plutôt spirituelle. Je ne suis plus jamais retourné en boîte et ça ne m’a pas manqué.

Verset 5

Je continue le texte.

Ils (les païens) rendront compte à celui qui est prêt à juger les vivants et les morts (1Pierre 4.5).

Ceux qui font du mal aux croyants contractent envers Dieu une dette dont ils ne s’acquitteront jamais. Dans sa seconde épître aux Thessaloniciens, l’apôtre Paul écrit :

Il est juste aux yeux de Dieu de rendre la souffrance à ceux qui vous font souffrir, et de vous accorder, à vous qui souffrez, du repos avec nous. Cela se produira lorsque le Seigneur Jésus apparaîtra du haut du ciel, avec ses anges puissants et dans une flamme. Ce jour-là, il punira comme ils le méritent ceux qui ne connaissent pas Dieu et qui n’obéissent pas à l’Évangile de notre Seigneur Jésus. Ils auront pour châtiment une ruine éternelle, loin de la présence du Seigneur et de sa puissance glorieuse (2Thessaloniciens 1.6-9).

Verset 6

Je continue le texte.

C’est pour cela d’ailleurs que la Bonne Nouvelle a aussi été annoncée à ceux qui maintenant sont morts, afin qu’après avoir subi la même condamnation que tous les hommes dans leur corps, ils vivent selon Dieu par l’Esprit (1Pierre 4.6).

Parce que Jésus est prêt à juger les vivants et les morts, il est urgent d’annoncer la Bonne Nouvelle à tous les hommes. C’est ce qui est fait depuis la Pentecôte, mais parmi ceux qui ont cru en Jésus, certains sont décédés car ainsi va la vie ; « en leur corps mortel ils ont subi la même condamnation que tous les hommes », car comme l’écrit l’auteur de l’épître aux Hébreux :

Le sort de tout homme est de mourir (Hébreux 9.27).

Nul n’échappe à la mort, c’est le lot de toute créature à cause du péché. Aux Romains, l’apôtre Paul écrit :

Le salaire du péché, c’est la mort (Romains 6.23).

Cette petite phrase me fait penser à un grand coup de massue ou plutôt à la lame de la guillotine qui tombe inexorablement sur le condamné. Il n’existe aucun moyen d’échapper à la mort. Oh, la fontaine de jouvence existe bel et bien, mais elle se trouve dans l’au-delà et seuls les élus pourront y boire et uniquement après avoir franchi les portes de la mort.

Tout être humain à l’état brut, c’est-à-dire de naissance, est spirituellement mort. Dans son épître aux Éphésiens, Paul écrit à des croyants bien vivants, et pourtant il leur dit :

Autrefois, vous étiez morts à cause de vos fautes et de vos péchés (Éphésiens 2.1).

La mort physique est la conséquence normale, logique et inéluctable du péché. Faire confiance à Jésus ne change pas cette règle immuable, par contre les croyants qui meurent commencent à vivre dans l’Au-delà pour l’éternité. Jean rapporte que devant la tombe de Lazare, Jésus a dit à Marthe, la sœur du mort :

Je suis la résurrection et la vie. Celui qui place toute sa confiance en moi vivra, même s’il meurt. Et tout homme qui vit et croit en moi ne mourra jamais (Jean 11.25-26).

Dans l’Église primitive du premier siècle, certains croyants se demandent si leurs frères et sœurs décédés avant le retour du Seigneur participeront à la gloire éternelle. Dans sa première épître aux Thessaloniciens, l’apôtre Paul répond et dit :

Voici ce que nous vous déclarons d’après une parole du Seigneur : nous qui serons restés en vie au moment où le Seigneur viendra, nous ne précéderons pas ceux qui sont morts. En effet, au signal donné, sitôt que la voix de l’archange et le son de la trompette divine retentiront, le Seigneur lui-même descendra du ciel, et ceux qui sont morts unis au Christ ressusciteront les premiers. Ensuite, nous qui serons restés en vie à ce moment-là, nous serons enlevés ensemble avec eux, dans les nuées, pour rencontrer le Seigneur dans les airs. Ainsi nous serons pour toujours avec le Seigneur. Encouragez-vous donc mutuellement par ces paroles (1Thessaloniciens 4.15-18).

Rien ne saurait priver les croyants de leur victoire (Romains 8.29-39). Au contraire, toute souffrance pour le nom de Jésus est une occasion de consécration personnelle et une opportunité d’accroître ses récompenses célestes. La mort est la délivrance ultime et définitive du péché et le début de la félicité éternelle.