Chapitre 3

Introduction

Dans notre culture occidentale plutôt païenne qu’autre chose, non seulement tout le monde a les mêmes droits, mais tout le monde « il est beau, il est gentil et il est pareil ». Il n’en est cependant pas ainsi dans les Écritures où Dieu reconnaît des différences entre les hommes, ainsi que des hiérarchies dans la société.

Le croyant qui veut avoir un bon témoignage en ce bas monde doit mener une vie irréprochable dans quatre domaines ordonnés par Dieu : la société en étant soumis à l’autorité civile (2.13-17), le monde professionnel en étant soumis au patron (2.18-25), mais également dans la famille (3.1-7) et dans l’Église (3.8, 9), deux domaines dont il va maintenant être question dans la première épître de Pierre.

Versets 1-2

Je commence de lire le chapitre trois.

Vous de même, femmes, placez-vous chacune sous l’autorité de son mari, pour que si certains d’entre eux ne croient pas à la Parole de Dieu, ils soient gagnés à la foi sans parole, par votre conduite, en observant votre attitude respectueuse et pure (1Pierre 3.1-2 ; Autre).

Les mouvements féministes ne doivent pas apprécier cette exhortation de Pierre, surtout qu’il consacre six versets aux responsabilités de l’épouse, et un seul verset aux devoirs du mari. Dans son épître aux Éphésiens, l’apôtre Paul donne le même enseignement que Pierre (Éphésiens 5.21-25).

Quand un homme et une femme envisagent de se marier, ils doivent s’assurer qu’ils sont sur la même longueur d’onde vis-à-vis du Seigneur, car si l’un est croyant et l’autre pas, la plupart du temps ils courent à la catastrophe. Dans le livre du Deutéronome, on lit :

Tu ne laboureras pas en attelant un bœuf et un âne ensemble à la même charrue (Deutéronome 22.10).

Plus sérieusement, Paul écrit :

Ne vous mettez pas avec des incroyants sous un joug qui n’est pas celui du Seigneur. En effet, ce qui est juste peut-il s’unir à ce qui s’oppose à sa loi ? La lumière peut-elle être solidaire des ténèbres ? (2Corinthiens 6.14 ; comparez 1Corinthiens 7.39).

Pierre s’adresse à des conjoints qui étaient païens quand ils se sont mariés, puis l’un d’eux, et c’est généralement la femme, s’est converti à Jésus-Christ, ce qui la place dans une situation difficile où elle ne sait pas trop que faire. Pierre lui donne ici des directives. Au premier siècle, quand une épouse devient chrétienne, cette conversion est souvent perçue par le mari, au mieux embarrassante et au pire comme un acte de rébellion propre à l’inciter à la violence, un comportement permis par le droit romain.

Bien qu’il ne le dise pas explicitement, il est clair que Pierre sous-entend que la femme ne doit pas chercher à divorcer, ce qui est également l’enseignement de l’apôtre Paul dans sa première épître aux Corinthiens (7.13).

En second lieu, et tout comme nous devons être soumis aux autorités et le serviteur à son maître, la femme doit « se placer sous l’autorité de son mari ». Pierre ne commande pas aux femmes de se soumettre aux hommes en général mais à leur conjoint, afin d’assurer qu’un ordre hiérarchique soit respecté dans le foyer. La femme doit donc accepter sa place sous la direction de son mari que Dieu a déclaré : chef de famille. Cette position subalterne de l’épouse n’implique aucune infériorité, mais correspond seulement au projet de Dieu qui répartit les rôles pour le bien-être commun. L’Éternel est un Dieu d’ordre et pour cette raison, quelqu’un doit prendre la décision finale. La soumission de la femme n’est pas celle d’un enfant mais d’un égal. Le policier n’est pas plus important que moi, mais s’il vient me demander de dégager ma bagnole parce qu’elle gêne un convoi qu’il accompagne, je me soumets.

Un certain couple va régulièrement au culte. Un jour, la femme demande un entretien avec le pasteur et lui dit : « J’amène mon mari à l’église tous les dimanches, et tous les matins et soirs à table je pleure et je le supplie d’accepter Jésus, mais il est têtu comme un âne rouge ». Le pasteur lui répond : « En ce qui me concerne, je n’aimerais guère prendre le petit déjeuner et le souper en face d’un saule pleureur. Je vous suggère d’arrêter votre campagne de harcèlements et de ne plus parler de la foi à votre mari. Commencez à lui prêcher un sermon sans paroles et par la même occasion mettez de l’ordre dans votre propre vie ; il paraît que vous êtes une commère et que vos colportages génèrent des querelles ». Mais ce discours fait l’effet d’une bombe sur cette épouse qui se redresse piquée dans son orgueil. Cependant, comme c’est une brave femme et qu’elle a réellement à cœur le salut de son mari, elle accepte les conseils du pasteur. Son mari continue de venir à l’église parce que ça fait maintenant partie de ses habitudes. Après six mois de ce nouveau régime, il décide de lui-même d’accepter Jésus dans sa vie. Le sermon sans paroles de sa femme l’a gagné au Seigneur.

Afin d’amener son mari non-croyant à la foi, l’épouse doit adopter une attitude exemplaire et lui être soumise ; elle ne doit pas le harasser et le manipuler en le menaçant de l’enfer par exemple. Sa prédication doit d’abord être silencieuse et son sermon sans mots jusqu’à ce que son mari lui pose des questions. Alors, elle pourra lui répondre en utilisant la Parole de Dieu (comparez 1Pierre 1.23 ; Romains 10.17). Pierre souligne nettement que l’objectif de cette conduite de l’épouse est l’évangélisation de son mari incrédule. Il s’avère qu’un tel comportement est le plus puissant outil de témoignage pour l’ouverture du cœur d’un mari à la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ.

L’épouse, ajoute Pierre, doit avoir une « attitude respectueuse et pure ». Le mot pour « respectueuse » (phobos) signifie « révérer, craindre ». C’est aussi le comportement qu’adoptent envers Dieu ceux qui aiment le Seigneur (comparez Éphésiens 5.21). La Parole de Dieu est exigeante à l’égard de l’épouse qui veut être fidèle à Jésus-Christ.

Verset 3-4

Je continue le texte.

Recherchez non pas la beauté que donne une parure extérieure : cheveux habilement tressés, bijoux en or, toilettes élégantes, mais celle qui émane de l’être intérieur : la beauté impérissable d’un esprit doux et paisible, à laquelle Dieu attache un grand prix (1Pierre 3.3-4).

Il n’y a décidément rien de nouveau sous le soleil. Déjà dans la culture gréco-romaine et même bien avant, les femmes attachent une grande importance à leur apparence. Celles qui en ont la possibilité dépensent sans compter en temps, en énergie et en argent en produits de beauté, portent des tresses élaborées, et se parent de bijoux coûteux pour mettre en valeur leurs élégantes tenues vestimentaires. De nos jours, ces considérations superficielles sont plus que jamais très en vogue.

Pierre ne dit pas qu’une femme ne doit pas porter de bijoux ni de belles robes (comparez Cantique des cantiques 1.10 ; 4.11 ; 7.1), mais plutôt que les croyantes ne doivent pas considérer la parure extérieure et tape-à-l’œil comme la source de la véritable beauté ; c’est aussi l’enseignement de l’apôtre Paul dans sa première lettre à Timothée (2.9-10).

Assez curieusement, l’expression « la beauté qui émane de l’intérieur » est littéralement « l’homme caché dans le cœur » ; c’est l’un des rares exemples où le genre masculin est appliqué à la femme.

Versets 5-6

Je continue.

Car c’est ainsi que se paraient autrefois les saintes femmes qui plaçaient leur espérance en Dieu, et elles étaient soumises à leur mari. Tel était, par exemple, le cas de Sara : dans son obéissance à Abraham, elle l’appelait : mon seigneur. C’est d’elle que vous êtes les filles, si vous faites le bien sans vous laisser troubler par aucune crainte (1Pierre 3.5-6).

L’Ancien Testament donne beaucoup d’exemples de femmes pieuses. Par exemple, Ruth est une Moabite, une étrangère en Israël, et pourtant Boaz, un homme puissant de la tribu de David, tombe amoureux d’elle parce qu’il a entendu dire qu’elle est de caractère doux et paisible (Ruth 3.11). Cette beauté intérieure résiste aux assauts du temps qui par ailleurs détruit inexorablement l’apparence extérieure. Je pense que si vous examinez de près votre visage dans un miroir, vous serez de mon avis.

Dans son épître aux Romains (4.16 ; comparez Galates 3.7-9), l’apôtre Paul déclare que tous ceux qui ont la même foi qu’Abraham sont ses fils spirituels. Dans le même ordre d’idée, Pierre dit que les épouses vertueuses qui obéissent à leurs maris sont filles de Sara. Oui, mais si une telle femme partage la couche d’un non-croyant qui est du genre grossier personnage et brute épaisse, elle peut éprouver quelques soucis à l’idée de ce qu’il va lui faire subir. Pourtant, Pierre leur dit : « faites le bien sans vous laisser troubler par aucune crainte ». Le mot pour « crainte » (ptoêsin) n’est utilisé qu’ici dans le Nouveau Testament et signifie « terreur ». Au lieu de succomber à une crainte peut-être légitime mais improductive (Psaumes 27.1 ; Proverbes 1.33 ; 29.25 ; 2Timothée 1.7 ; 1Jean 4.18), l’épouse qui est fidèle au Seigneur dans la soumission à son mari peut être utilisée par Dieu pour le salut de son conjoint.

Verset 7

Je continue le texte.

Vous de même, maris, vivez chacun avec votre femme en faisant preuve de discernement : elles ont une nature plus délicate. Traitez-les avec respect : elles doivent recevoir avec vous la vie que Dieu accorde dans sa grâce. Agissez ainsi afin que rien ne vienne faire obstacle à vos prières (1Pierre 3.7).

« Le mari doit vivre avec sa femme en faisant preuve de compréhension ». Le mot pour « vivre » (sunoikountes) signifie « partager la demeure, vivre dans l’intimité ». Le mari doit se montrer prévenant et avoir de la considération envers son épouse en tenant compte de ses besoins émotionnels et physiques. Son devoir est de chérir son épouse parce qu’il lui est uni par le lien profond de l’intimité conjugale. Dans son épître aux Éphésiens (5.28), l’apôtre Paul exhorte les maris à « prendre soin de leur femme comme de leur propre corps et comme Christ le fait pour son Église » (Éphésiens 5.28).

Le mari doit prendre en considération le fait que son épouse a « une nature plus délicate » que lui, une faiblesse qui est avant tout physique. Cela dit, les femmes ne sont en rien inférieures aux hommes au niveau intellectuel, du caractère ou de la spiritualité, bien au contraire.

Le mari croyant doit traiter sa femme « avec respect » parce qu’elle est son égale. Tous deux ont été créés par Dieu et sont les bénéficiaires de « la vie que Dieu accorde dans sa grâce ». La vie ici-bas et la vie éternelle sont des dons de la grâce divine. Le mari partage la même vie terrestre que sa femme, et par la foi ils hériteront de la même vie céleste. Le mari croyant aimant et attentionné verra Dieu répondre à ses prières et plus particulièrement à celles où il demande que son épouse non-croyante se convertisse à Jésus-Christ. Par contre, si les conjoints se disputent comme chiens et chats, Dieu n’écoute pas ceux qui se conduisent comme des animaux.

Le sixième jour de la création, Dieu créa l’homme puis il l’a laissé mijoter jusqu’à ce qu’il se rende compte qu’il lui manquait quelque chose ou plutôt quelqu’un. « Alors, l’Éternel Dieu dit : Il n’est pas bon que l’homme soit seul, je lui ferai une aide qui soit son vis-à-vis. […] Alors l’homme s’écria : Voici bien cette fois celle qui est os de mes os, chair de ma chair. Elle sera appelée “ femme ” (isha) car elle a été prise de l’homme (ish) » (Genèse 2.18, 23). En tant qu’épouse, la femme est le complément de son mari, sa seconde moitié. Avant de connaître Ève, Adam était la moitié d’un homme en quelque sorte. Le rôle de l’épouse est de faire de son mari un homme complet. Elle doit se soumettre à lui et l’aimer, et le mari doit protéger et aimer sa femme.

A partir du verset 8 du chapitre 3, nous arrivons à un nouveau paragraphe de la première épître de Pierre. Après avoir donné une série d’exhortations concernant les relations civiles (2.13-17), professionnelles (2.18-20) et conjugales (3.1-7), Pierre donne maintenant à ses lecteurs des conseils pratiques. S’ils obéissent à ces directives, ils recevront les bénédictions que Dieu leur destine et pourront prospérer et être heureux même dans une culture païenne qui leur est hostile.

On peut dire sans exagérer que chaque être humain est en quête du bonheur. Certains hommes célèbres ont tout vu et ont tout fait. Ernest Hemingway (1899-1961) est un auteur à succès avec « L’adieu aux armes » ou « Le vieil homme et la mer », que j’ai dévorés en me rongeant les ongles tellement j’étais pris par le récit. Mais Hemingway fait fi de toute morale, se jette à corps perdu dans la recherche du plaisir et mène grande vie. Grâce à sa renommée mondiale et à l’argent que lui procure ses talents littéraires, il parcourt le monde, organise des expéditions de chasse et de pêche, ainsi que des soirées copieusement arrosées. Il est correspondant de guerre et participe même à des révolutions. Marié quatre fois, et bien avant que l’idée soit popularisée par James Bond, alias 007, il couche avec toutes les femmes qu’il rencontre ou presque. Mais tout ça se termine mal. Malade et à moitié fou, et après avoir toute sa vie blâmé son père qui s’était suicidé, il fait de même en se logeant une balle dans la tête.

Salomon possède des richesses inimaginables, des terres, des palais, des chariots et des chevaux, de l’or et de l’argent en quantité. Son harem se compose de sept cents princesses et de trois cents concubines (1Rois 11.3) qui sont à sa disposition jour et nuit ; il a de quoi faire. Sa royauté lui confère un pouvoir et une influence extraordinaires. Il a plus que tout ce qu’un homme peut posséder et il dit lui-même qu’il ne s’est rien refusé (Ecclésiaste 2.10). Et pourtant, vers la fin de sa vie, il écrit :

Je me suis mis à haïr la vie, car tout ce qui se fait sous le soleil m’est apparu détestable, parce que tout est dérisoire : autant courir après le vent (Ecclésiaste 2.17).

Verset 8

Je continue l’épître de Pierre.

Enfin, soyez tous animés des mêmes pensées et des mêmes sentiments, pleins d’amour fraternel, de compassion, d’humilité (1Pierre 3.8 ; LSG).

Pierre passe des relations conjugales particulières aux relations plus générales entre croyants. Ces derniers doivent être « tous animés des mêmes pensées » (homophrones) c’est-à-dire adopter la bonne attitude pour vivre harmonieusement les uns avec les autres. Aux Philippiens, l’apôtre Paul écrit :

[…] tenez bon, unis par un même esprit, luttant ensemble d’un même cœur pour la foi fondée sur la Bonne Nouvelle (Philippiens 1.27).

Deuxièmement, les croyants doivent être « animés des même sentiments » (sympatheis), un mot qui a donné « sympathie » en français et qui signifie « compatir à la douleur d’autrui » (comparez Hébreux 13.3 ; Jacques 1.27). Ensuite, les croyants doivent être « pleins d’amour fraternel » (philadelphoi), un mot qui exprime « l’affection mutuelle » de personnes unies par un lien étroit comme ça devrait être le cas dans une famille normale, même si de nos jours cela se fait de plus en plus rare. Puis ils doivent être « pleins de compassion » (eusplagchnoi), un mot qui veut dire « entrailles » parce que les émotions sont tellement fortes qu’on les ressent jusque dans ses tripes. Les croyants doivent pouvoir compatir à la souffrance des autres (comparez Éphésiens 4.32 ; 2Corinthiens 7.15 ; 1Thessaloniciens 2.8). Le dernier mot de cette liste est « l’humilité » (tapeinophrones). Aux Philippiens, l’apôtre Paul écrit :

Ne faites donc rien par esprit de rivalité, ou par un vain désir de vous mettre en avant ; au contraire, par humilité, considérez les autres comme plus importants que vous-mêmes (Philippiens 2.3).

Les croyants optimisent leur joie en Jésus lorsqu’ils sont vrais les uns avec les autres, lorsqu’ils sont aimables envers ceux qui ont besoin de l’Évangile, lorsqu’ils sont sensibles à la douleur de ceux qui souffrent, lorsqu’ils se mettent au service des autres avec amour, et lorsqu’ils endossent par-dessus tout, la même humilité que leur Sauveur.

Verset 9

Je continue le texte.

Ne rendez pas le mal pour le mal, ni l’injure pour l’injure. Répondez au contraire par la bénédiction, car c’est à cela que vous avez été appelés, afin de recevoir vous-mêmes la bénédiction (1Pierre 3.9).

Pierre cite un passage du psaume 34 où il est écrit :

Détourne-toi du mal, et fais ce qui est bien (Psaumes 34.15).

L’apôtre se fait l’écho de l’enseignement de Jésus que rapporte Matthieu quand il a dit :

Ne résistez pas à celui qui vous veut du mal ; au contraire, si quelqu’un te gifle sur la joue droite, tends-lui aussi l’autre (Matthieu 5.39 ; comparez 38-48 ; Romains 12.14-21 ; 1Corinthiens 4.12-13 ; 1Thessaloniciens 5.15).

« Ne rendez pas […] l’injure pour l’injure » (loidorian), un mot qui signifie « raillerie, imprécation, ou médisance ». À l’injure, le croyant doit répondre par « la bénédiction » (eulogountes), un mot qui a donné « éloge » en français et qui veut dire « louer, dire du bien d’autrui ». Dans sa première épître aux Corinthiens, l’apôtre Paul écrit :

On nous insulte ? Nous bénissons (1Corinthiens 4.12).

Il existe un abîme qui sépare d’une part, la petitesse du croyant et les outrages qu’il subit, et d’autre part, la grandeur de Dieu et l’énormité de l’offense qui lui a été faite. Or, les croyants ont été acquittés gratuitement de la dette du péché, et gratifiés du don de la vie éternelle. Ils doivent donc, en toute logique, pouvoir bénir ceux qui les maudissent (comparez Matthieu 18.23-35). Luc rapporte que Jésus a dit :

Appelez la bénédiction divine sur ceux qui vous maudissent ; priez pour ceux qui vous calomnient (Luc 6.28).

Et aux Romains, l’apôtre Paul écrit :

Demandez à Dieu de faire du bien à ceux qui vous persécutent : oui, demandez du bien pour eux, ne demandez pas du mal ! (Romains 12.14).

Les croyants qui pardonnent gracieusement à leurs offenseurs recevront une bénédiction particulière de la part de Dieu.

Verset 10

Je continue le texte.

Car, Celui qui veut aimer la vie et voir des jours heureux doit veiller sur sa langue pour ne faire aucun mal par ses paroles, et pour qu’aucun propos menteur ne passe sur ses lèvres (1Pierre 3.10).

Pierre cite le psaume 34 (13-17). Il se focalise sur la langue parce que c’est le bec verseur du cœur. Matthieu (12.34) rapporte que Jésus a dit : « Ce qu’on dit vient de ce qui remplit le cœur », et Jacques écrit :

Celui qui ne commet jamais de faute dans ses paroles est un homme parvenu à l’état d’adulte, capable de maîtriser aussi son corps tout entier (Jacques 3.2).

Si je veux obtenir une parfaite maîtrise de moi, il suffit de me taire même si je dois serrer les dents. La langue est en effet le talon d’Achille de la plupart des gens et elle a souvent été une épine dans mon pied, mais je fais des progrès. Dernièrement, dans un magasin, un ours mal léché s’en est pris à moi sans que je comprenne pourquoi. Surpris, mon sang n’a fait qu’un tour, mais je n’ai pas dit un mot.