Chapitre 2

Introduction

Le romancier français Stendhal (Henry Beyle, 1783-1842) est nommé administrateur dans l’armée de Napoléon Ier. Il suit les armées impériales lors de la campagne d’Italie (1800) et assiste à la débâcle de l’armée française en Russie (1812). Dans son roman « Le rouge et le noir » (1830), il écrit : « J’ai assez vécu pour voir que différence engendre haine ». Cette constatation est toujours d’actualité, car être différent est encore perçu par les conformistes comme une tare et même une menace.

Ceux qui essaient de vivre conformément à leur foi en Jésus-Christ s’attirent parfois les foudres de leurs compatriotes justement parce qu’ils apparaissent et sont différents. Cependant, un croyant a le devoir de ne pas épouser certaines façons d’être et de faire, pourtant courantes, parce qu’elles sont contraires à l’enseignement des Écritures. Le choix d’un style de vie chrétien est mal compris et surtout mal accepté parce qu’il fait tache dans l’esprit des non-croyants. On m’a dit : « Mais pour qui te prends-tu, tu te crois meilleur que les autres ?

En France il existe encore une majorité de gens qui se disent de conviction chrétienne, mais pour ce qui est de définir ce que cela veut dire, les avis sont très partagés et ce ne sont pas les aberrations qui manquent. Beaucoup considèrent que la nature humaine n’est pas fondamentalement mauvaise et que pour mettre les hommes sur la bonne voie, il suffit simplement de leur faire connaître leur potentiel extraordinaire, de développer leurs capacités intellectuelles et d’éveiller en eux leur sens moral. En corrigeant leurs petits travers, en les orientant dans la bonne direction et en leur donnant un objectif, tout sera pour le mieux dans le meilleur des mondes.

Mais d’autres pensent au contraire qu’il faut mâter la bête humaine. Ils deviennent excessivement religieux et même ascètes dans leur vie de tous les jours ; ils s’enchaînent dans un légalisme pur et dur qui leur impose l’accomplissement régulier de certains rites et gestes et qui leur interdit toutes sortes de comportements, surtout dans le domaine alimentaire.

Une troisième erreur qui est en fait une autre forme de légalisme, consiste à se sentir culpabilisé si on n’est pas constamment en train de faire quelque chose pour Dieu, participer à toutes les activités chrétiennes et si on ne se trouve pas à l’église chaque fois que les portes sont ouvertes.

Une autre aberration qui est l’inverse de la précédente consiste à dire que celui qui croit en Jésus est sauvé de ses péchés et donc, sa façon de vivre est sans importance ; il peut faire ce qu’il veut quand il veut et comme il veut. Ce libertinage tous azimuts est honteux parce qu’il mêle la personne de Jésus aux déviances les plus grossières. Dans cette catégorie se trouve un certain Moïse David Berg, fondateur de la secte des enfants de dieu, qui fut pendant longtemps une source de scandales. Il exige de ses disciples qu’ils abandonnent toutes leurs relations préalables, et bien sûr qu’ils virent la totalité de leur compte bancaire sur le sien. On accuse cette secte de kidnapper régulièrement des jeunes et même de former des filles à la prostitution dans le but d’accrocher de nouveaux adeptes argentés. Du temps où j’arpentais les couloirs des cités universitaires, j’ai connu une étudiante qui, après avoir été racolée par les enfants de Dieu, a coupé tous les ponts avec sa famille puis a totalement disparu.

Une dernière fausse croyance, mais il y en a d’autres, consiste à penser qu’une fois qu’on a placé sa confiance en Jésus, on est arrivé au but. Tout ce qui reste à faire est d’attendre que les choses se passent parce que Dieu n’a besoin de personne et de toute façon il accomplira ses objectifs en temps voulu.

Dans le second chapitre de sa première épître, Pierre tire les conséquences logiques, un mot qu’il utilise et qui est traduit par « Parole » (au verset 2), du fait que le croyant est né de nouveau, qu’il a reçu une nouvelle nature qui est stimulée par l’action du Saint-Esprit, ce qui lui permet de produire des fruits à la gloire de Dieu. Celui qui place sa confiance en Jésus ne l’a jamais vu et pourtant il entretient une relation d’amour avec lui.

Ce qui établit une véritable séparation entre un croyant et les valeurs de ce monde est que Dieu l’a fait naître dans sa famille et l’a fait passer des ténèbres à la lumière (comparez Éphésiens 5.8 ; Colossiens 1.13 ; 1Thessaloniciens 5.5 ; 1Pierre 2.9).

Verset 1

Je commence de lire le chapitre deux de la première épître de Pierre.

-Rejetez donc toutes les formes de méchanceté et de ruse, l’hypocrisie, la jalousie, et toute médisance (1Pierre 2.1).

« Donc » est une conjonction qui est utilisée pour introduire les conséquences de ce qui précède. En d’autres mots, Pierre dit : « parce que vous êtes nés à une vie nouvelle[…] la Parole vivante et éternelle de Dieu, rejetez ce qui est

 

mal ». « Donc » est un rappel de Pierre à ses lecteurs que la Parole de Dieu est la seule puissance qui leur permet de vivre la vie chrétienne. Matthieu rapporte que Jésus a dit aux foules :

L’homme n’a pas seulement besoin de pain pour vivre, mais aussi de toute parole que Dieu prononce (Matthieu 4.4).

Et Jean rapporte qu’il a dit à ses disciples :

Vous avez déjà été purifiés grâce à l’enseignement que je vous ai donné (Jean 15.3).

Et dans son épître aux Romains et sa seconde lettre à Timothée, l’apôtre Paul écrit :

Tout ce qui a été consigné autrefois dans l’Écriture l’a été pour nous instruire, afin que la patience et l’encouragement qu’apporte l’Écriture produisent en nous l’espérance (Romains 15.4). Toute l’Écriture est inspirée de Dieu et utile pour enseigner, réfuter, redresser et apprendre à mener une vie conforme à la volonté de Dieu. Ainsi, l’homme de Dieu se trouve parfaitement préparé et équipé pour accomplir toute œuvre bonne (2Timothée 3.16-17).

Quand Pierre dit : « Rejetez (apothemenoi) toute forme de méchanceté », il emploie un verbe qui signifie « se débarrasser de tout ce qu’on ne veut pas et en particulier de vêtements crasseux dont on veut se dépouiller ». L’apôtre Paul, Jacques et l’auteur de l’épître aux Hébreux utilisent également ce mot. Je lis quelques passages :

Dépouillez-vous de ce qui faisait votre vie passée, du vieil homme qui se corrompt par les convoitises trompeuses (Éphésiens 4.22 ; Autre). Débarrassons-nous de tout ce qui se fait dans les ténèbres (Romains 13.12). Renoncez à toutes ces choses, à la colère, à l’animosité, à la méchanceté, à la calomnie, aux paroles déshonnêtes (Colossiens 3.8 ; LSG). Débarrassez-vous donc de tout ce qui souille et de tout ce qui reste en vous de méchanceté (Jacques 1.21). Débarrassons-nous de tout fardeau, et du péché qui nous cerne si facilement (Hébreux 12.1 ; comparez Éphésiens 4.22, 25).

Pierre donne une liste de comportements à rejeter. Le premier est « la méchanceté » (kakia), un mot qui signifie « malice, malfaisance, désir de léser un tiers ». Le second est « la ruse » (dolon), un mot qui veut dire « tromperie, traîtrise, corruption, propos menteur, fraude ». L’apôtre Paul utilise ce mot pour décrire le magicien Élymas (Actes 13.10). Plus loin, Pierre l’emploie à nouveau quand il écrit de Jésus :

Ses lèvres n’ont jamais prononcé de mensonge (1Pierre 2.22).

Et encore :

Celui qui veut aimer la vie et voir des jours heureux doit veiller sur sa langue […] pour qu’aucun propos menteur ne passe sur ses lèvres (1Pierre 3.10).

Jésus aussi utilise ce mot quand il dit de Nathanaël :

Voici vraiment un Israélite dans lequel il n’y a pas de fraude (Jean 1.47 ; SER).

Le troisième comportement à rejeter est « l’hypocrisie » (hypokriseis) qui est presque le même mot en grec qu’en français. À l’origine, il désigne un acteur qui porte un masque. Puis il vient à décrire quelqu’un dont les prétendues convictions ne sont pas sincères. Ce mot est fréquent dans le Nouveau Testament (comparez Matthieu 23.28 ; Marc 12.15 ; Luc 12.1 ; Romains 12.9 ; Galates 2.13 ; 1Timothée 4.2 ; Jacques 3.17).

Le quatrième mot de la liste de Pierre est « la jalousie » (phthonos). Je suis jaloux si je suis contrarié par ce que possède quelqu’un d’autre. La jalousie peut conduire à l’amertume, voire à la haine et au meurtre.

Quand mon voisin s’est acheté une Porsche d’occasion, j’étais, disons, un peu envieux parce que j’aurais bien voulu avoir la même. Mais après avoir vu tout le temps qu’il passait à la réparer, sa bagnole, j’étais bien content de ma vieille Peugeot.

Finalement, Pierre mentionne « la médisance » (katalalia) ; ce mot est une onomatopée qui fait penser aux chuchotements d’une commère qui casse du sucre sur le dos de sa voisine. Il signifie également « calomnier, critiquer, dire du mal de quelqu’un ». Pierre l’utilise encore deux autres fois dans sa première épître (1Pierre 2.12 ; 3.16 ; comparez Jacques 4.11).

Verset 2a

Je continue le texte.

Comme des enfants nouveau-nés, désirez ardemment le lait pur de la Parole (1Pierre 2.2a).

Le « lait » est une métaphore pour les Écritures dans leur ensemble alors que l’apôtre Paul utilise le mot « lait » pour désigner les premiers éléments de la doctrine chrétienne (1Corinthiens 3.2). Pierre compare la Parole de Dieu au lait parce que c’est une nourriture indispensable à la vie et au développement du nourrisson et je crois de tous les mammifères.

Un croyant authentique et en bonne santé spirituelle est avide de la Parole de Dieu ; il l’aime et tire un réel plaisir à l’étudier et à lui obéir. Jean rapporte que

Jésus a dit aux Juifs qui avaient mis leur foi en lui : Si vous vous attachez à la Parole que je vous ai annoncée, vous êtes vraiment mes disciples. Vous connaîtrez la vérité, et la vérité fera de vous des hommes libres (Jean 8.31, 32).

Le livre des Psaumes ouvre avec :

Heureux l’homme qui ne marche pas selon le conseil des méchants […] Mais qui trouve son plaisir dans la loi de l’Éternel, et qui médite sa loi jour et nuit ! (Psaumes 1.1-2 RSM ; SER ; comparez 19.9-10 ; 40.8 ; Jérémie 15.16).

Et dans son épître aux Romains, l’apôtre Paul écrit :

Dans mon être intérieur, je prends plaisir à la Loi de Dieu (Romains 7.22).

« Comme des enfants nouveau-nés, désirez ardemment le lait pur de la Parole ». Le mot pour « enfants nouveau-nés » (artigenneta brephe) désigne spécifiquement le bébé qui vient tout juste de naître et qui hurle à tue-tête parce qu’il a faim et veut absolument téter le lait du sein maternel. Cette métaphore enseigne que le croyant devrait avoir le même désir impérieux pour la Parole de Dieu.

Le verbe pour « désirez ardemment » (epipothesate) est très fort ; c’est un soupir, un élan, une pulsion qu’il faut assouvir à tout prix. Et en plus, Pierre l’utilise au mode impératif ce qui en fait un ordre. L’apôtre Paul emploie ce même mot sept fois dans ses épîtres et lettres (Romains 1.11 ; 2Corinthiens 5.2 ; 9.14 ; Philippiens 1.8 ; 2.26 ; 1Thessaloniciens 3.6 ; 2Timothée 1.4).

Pierre compare aussi la Parole de Dieu à du lait qui est « pur » (adolon). Ce mot sert à décrire des produits agricoles propres à la consommation ; aujourd’hui on les appelle « aliments biologiques ».

Il faut remarquer que Pierre n’ordonne pas aux croyants de lire, d’étudier ou de méditer la Parole de Dieu ; il adresse un concept beaucoup plus fondamental, celui du désir d’intégrer ces pratiques dans sa façon de vivre. Mais comme on a finalement peu d’emprise sur ses sentiments, il faut que ce soit le Saint-Esprit qui crée en nous ce besoin spirituel de la Parole (Matthieu 4.4 ; comparez Deutéronome 8.3).

Verset 2b

Je continue de lire le second chapitre de la première épître de Pierre.

(Désirez le lait de la Parole) afin qu’il vous fasse grandir en vue du salut (1Pierre 2.2b).

A la télé, quand on voit des gens souffrant de malnutrition, le spectacle est affligeant. C’est pareil dans le domaine spirituel.

Le mot traduit par « fasse grandir » (auxéthéte) est à la forme passive, parce que même si la responsabilité du croyant est engagée, au final, c’est l’action de Dieu dans sa vie qui produit sa maturité (comparez Philippiens 2.12-13). Dans sa seconde épître aux Corinthiens, l’apôtre Paul écrit que « ceux qui contemplent la gloire du Seigneur dans les Écritures sont transformés en son image dans une gloire dont l’éclat ne cesse de grandir. C’est là l’œuvre du Seigneur, c’est-à-dire de l’Esprit » (2Corinthiens 3.18).

La Parole de Dieu fait croître le croyant « en vue du salut » ; il ne s’agit pas de la conversion à Jésus-Christ mais de la pleine expression du salut depuis la foi initiale du croyant suivie du processus de sanctification sur terre, jusqu’à la phase finale qui est la gloire dans les cieux. Cependant, le Saint-Esprit ne me donnera l’élan dont j’ai besoin pour grandir en vue du salut que dans la mesure où je me sens insatisfait de mon présent état spirituel.

Verset 3

Je continue le texte.

(Désirez le lait de la Parole) puisque, comme dit l’Écriture, vous avez goûté combien le Seigneur est bon (1Pierre 2.3).

Pierre cite le psaume 34 où on lit :

Goûtez et constatez que l’Éternel est bon ! Oui, heureux l’homme qui trouve son refuge en lui (Psaumes 34.9).

Quand quelqu’un accepte Jésus comme son Sauveur, il naît dans la famille de Dieu et avec cette nouvelle naissance vient le désir impérieux de se nourrir de la Parole de Dieu exactement comme l’enfant nouveau-né qui veut son lait tout de suite et sans plus attendre.

Quand les lecteurs de Pierre ont entendu la Parole de Dieu et plus précisément la Bonne Nouvelle de la grâce de Dieu en Jésus, ils l’ont acceptée. Ayant expérimentés la grâce et la bonté de Dieu sous forme de bénédictions diverses comme la paix, le réconfort, la joie et l’amour, il est normal qu’ils veuillent retourner à la source qui est la Parole de Dieu pour puiser davantage de bénédictions. Le prophète Jérémie écrit :

Dès que j’ai trouvé tes paroles, je les ai dévorées. Elles ont fait ma joie et mon bonheur (Jérémie 15.16).

Jusqu’à présent, l’apôtre Pierre a exhorté ses lecteurs d’abord à la sainteté (1.13-21), puis à s’aimer entre eux (1.22-25) et enfin, à brûler du désir de connaître la Parole de Dieu (3.1-3) pour être béni en la mettant en pratique (comparez Jacques 1.22). Dans le psaume 119, David écrit :

Oui, ta parole est éprouvée, c’est pourquoi ton serviteur l’aime (Psaumes 119.140).

Verset 4

Je continue le texte.

Il (le Seigneur) est la pierre vivante que les hommes ont rejetée mais que Dieu a choisie et à laquelle il attache une grande valeur. Approchez-vous donc de lui (1Pierre 2.4).

Pierre a déjà parlé d’une espérance vivante (1.3) et d’une Parole vivante (1.23). Maintenant, après la métaphore du nourrisson, il fait usage d’une figure de rhétorique très particulière où il appelle Jésus : « pierre vivante ». Nous ne nous approchons pas du petit Jésus dans sa crèche mais du Christ ressuscité. Par contre, notre attitude doit être celle de l’enfant : candide, soumis et révérencieux.

Jésus est une « pierre vivante » parce qu’il possède la vie en lui-même ; il est source de vie et il la communique à tous ceux qui viennent à lui. Jean rapporte que Jésus a donné à ses disciples une bonne raison de s’approcher de lui quand il leur a dit :

C’est moi qui suis le pain qui donne la vie. Celui qui vient à moi n’aura plus jamais faim, celui qui croit en moi n’aura plus jamais soif (Jean 6.35).

Le verbe traduit par « Approchez-vous donc de lui » (proserchomenoi) est emphatique et exprime une intimité relationnelle. Il signifie « s’approcher de lui avec l’intention de rester en sa compagnie ». L’auteur de l’épître aux Hébreux utilise plusieurs fois ce verbe dans ses discours (Hébreux 4.16 ; 7.25 ; 10.22).

Jésus est « pierre vivante » (lithos), un mot qui désigne une pierre de construction. Plus loin, l’apôtre précise qu’il s’agit de « la pierre d’angle » (v. 6), un bloc taillé qui sert de base, de soutien et de fondation à tout un édifice, c’est-à-dire à l’Église universelle. Dans sa première épître aux Corinthiens, l’apôtre Paul écrit :

Pour ce qui est du fondement, nul ne peut en poser un autre que celui qui est déjà en place, c’est-à-dire Jésus-Christ (1Corinthiens 3.11).

Pourtant, dit encore Pierre, cette « pierre vivante a été rejetée par les hommes » ; il s’agit des chefs religieux juifs, car ce furent les premiers à s’opposer à Jésus et à vouloir et finalement obtenir sa mise à mort. Dans son évangile, l’apôtre Jean écrit :

Il est venu chez lui, et les siens ne l’ont pas accueilli (Jean 1.11).

Dans sa première défense contre les chefs religieux que nous rapporte le livre des Actes, Pierre a dit :

Jésus est la pierre rejetée par les constructeurs par vous et qui est devenue la pierre principale, à l’angle de l’édifice (Actes 4.11).

Cependant, les religieux juifs ne sont pas les seuls coupables, Jésus est également rejeté par tous ceux qui refusent de l’accepter comme leur Sauveur quelle que soit la raison ou l’excuse qu’ils invoquent.

Jésus est « la pierre vivante que les hommes ont rejetée ». Le mot pour « rejetée » (apodedokimasmenon) veut dire « rejeté après examen ». Aveuglés par leur orgueil et considérant Jésus comme un rival, un adversaire et donc un obstacle à leur pouvoir de domination sur le peuple, les chefs religieux n’ont pas pu voir qu’il est le Messie et l’ont assassiné avec haine, une haine féroce.

Bien entendu, ce rejet avait été prophétisé et ses conséquences aussi. Dans le temple, alors qu’il enseignait, Jésus a croisé le fer avec les chefs religieux, puis suite à une parabole, il a cité deux passages de l’Ancien Testament. Le premier est tiré du psaume 118 et le second du livre d’Ésaïe. Je les lis :

N’avez-vous jamais lu dans les Écritures : La pierre rejetée par les constructeurs est devenue la pierre principale, à l’angle de l’édifice. C’est le Seigneur qui l’a voulu ainsi et c’est un prodige à nos yeux… Celui qui tombera sur cette pierre-là, se brisera la nuque, et si elle tombe sur quelqu’un, elle l’écrasera (Matthieu 21.42, 44 ; comparez Psaumes 118.22-23 ; Ésaïe 8.14-15).

Cette « pierre » est celle du jugement de la fin des temps. Le prophète Daniel rapporte qu’il « vit qu’une pierre se détacha sans l’intervention d’aucune main, vint heurter la statue au niveau de ses pieds de fer et d’argile, et les pulvérisa » (Daniel 2.34).

Jésus est « la pierre vivante […] rejetée mais que Dieu a choisie et à laquelle il attache une grande valeur ». Matthieu rapporte qu’au début du ministère de Jésus, Dieu le Père a déclaré :

Celui-ci est mon Fils bien-aimé, celui qui fait toute ma joie (Matthieu 3.17).

C’est donc auprès de cette « pierre vivante incomparable » que vous et moi devons-nous approcher afin de croître « en vue du salut ».