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15 oct. 2026

Zacharie 9.9-10

Chapitre 9

Verset 9

Faire une promesse est simple et facile, trop même car ça ne coûte rien, mais tenir une promesse est une autre affaire, une opération difficile parce qu’on peut changer d’avis ou alors des événements imprévus surgissent et voilà que les bonnes intentions fondent comme neige au soleil. Évidemment, il n’en est pas ainsi pour Dieu parce qu’il est le Tout-Puissant.

L’Ancien Testament est rempli à ras bord de promesses extraordinaires faites à la nation d’Israël et qui s’accompliront en temps voulu dans l’avenir. Mais encore faut-il que le peuple juif ne disparaisse pas de la surface de la terre comme c’est le cas pour de nombreux groupes ethniques qui se sont fait épurer par tel ou tel dictateur assoiffé de sang. Voilà pourquoi avant de donner une prophétie fabuleuse concernant la venue du Messie, l’Éternel offre une garantie en béton armé quand il dit :

Je monterai la garde autour de ma maison et je la défendrai contre les gens de guerre qui passent et repassent. Aucun tyran ne l’opprimera plus, car maintenant j’y veille de mes propres yeux (Zacharie 9.8 ; auteur).

Je continue de lire dans le chapitre neuf du livre de Zacharie.

Tressaille d’allégresse, ô Fille de Sion ! Pousse des cris de joie, ô Fille de Jérusalem ! Car ton roi vient vers toi, il est juste, protégé et sauveur (ancienne version grecque ; Septante), humble, monté sur un âne, sur un ânon, le petit d’une ânesse (Zacharie 9.9 ; auteur).

La protection que l’Éternel promet à son peuple a pour objectif de maintenir son existence jusqu’à la venue du Messie. Maintenant, le prophète le voit apparaître et il est à la fois « humble » et « sauveur » ce qui correspond à sa première venue dont le but était de donner sa vie et devenir le Sauveur.

Jérusalem est personnifiée en « fille de Sion, fille de Jérusalem » et représente toute la nation. Tous les Israélites des douze tribus, en réalité treize, sont exhortés à se réjouir comme on le fait en allant au-devant d’un monarque bien-aimé, dont on a attendu l’arrivée avec impatience et qui arrive enfin (Sophonie 3.14).

Jérusalem a eu beaucoup de rois, mais aucun d’entre eux n’a été son roi par excellence dans le sens de l’expression « ton roi vient à toi » et qui désigne le roi promis de tout temps par l’Éternel, celui dont le règne se confond avec le règne de Dieu. La locution hébraïque communique l’idée qu’il s’agit d’un roi de race israélite, pas un étranger, mais un roi qui leur est destiné. Les prophètes Ésaïe et Michée expliquent qui est ce roi quand ils écrivent :

Un enfant est né, un fils nous est donné. Et il exercera l’autorité royale ; il sera appelé Merveilleux Conseiller, Dieu fort, Père à jamais et Prince de la Paix (Ésaïe 9.5). Il paîtra son troupeau, revêtu de la force de l’Éternel, avec la majesté de l’Éternel, son Dieu. Et les gens de son peuple vivront dans la sécurité, car on reconnaîtra désormais sa grandeur jusqu’aux confins du monde (Michée 5.3).

Zacharie déclare que ce roi est « juste », un mot qu’il faut prendre au sens large et fort. Il est « juste » dans sa manière personnelle d’agir, mais comme il est puissant, il fait également régner la justice dans son royaume. Les prophètes Ésaïe et Jérémie écrivent respectivement :

Il étendra sa souveraineté et il instaurera la paix qui durera toujours au trône de David et à tout son royaume. Sa royauté sera solidement fondée sur le droit et sur la justice, dès à présent et pour l’éternité (Ésaïe 9.6). Il jugera les pauvres avec justice, et il arbitrera selon le droit en faveur des malheureux du pays. Il frappera la terre de sa parole comme avec un bâton ; le souffle de sa bouche battra le méchant. Il aura la justice pour ceinture à ses reins et la fidélité pour ceinture à ses hanches (Ésaïe 11.4-5). Voici venir le temps, l’Éternel le déclare, où je vais donner à David un germe juste. Il régnera avec sagesse et il exercera le droit et la justice dans le pays. […] on l’appellera : “ L’Éternel est notre justice ” (Jérémie 23.5-6 ; comparez Ésaïe 32.17 ; Jérémie 33.15-16 ; Psaumes 45.7 ; 72.1-4, 7).

Ce roi est aux antipodes d’un despote conquérant comme Alexandre le Grand. Bien que puissant, il est juste, affable, débonnaire et doux. Il se tient éloigné de la pompe royale et de toute forme de mondanité car il est « humble », humble d’esprit et humble dans ses comportements. C’est également ainsi que Jésus se décrit lui-même. Dans l’évangile selon Matthieu, on lit que le Seigneur dit à ses disciples :

Prenez mon joug sur vous et mettez-vous à mon école, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos pour vous-mêmes (Matthieu 11.29).

Le mot hébreu traduit par « humble » peut aussi être rendu par « affligé », ce qui correspond aussi au Seigneur Jésus puisque le prophète Ésaïe et David dans le psaume 22, écrivent de lui :

On l’a frappé, et il s’est humilié, il n’a pas dit un mot. Semblable à un agneau mené à l’abattoir, tout comme la brebis muette devant ceux qui la tondent, il n’a pas dit un mot (Ésaïe 53.7). Mais moi je suis un ver, je ne suis plus un homme, tout le monde m’insulte, le peuple me méprise, ceux qui me voient se rient de moi. Tous, ils ricanent (Psaumes 22.7-8).

Zacharie voit ce roi « monté sur un âne, sur un ânon, le petit d’une ânesse ». Les mots « âne » et « petit d’ânesse » ne décrivent pas deux animaux différents ; cette répétition est un parallélisme, une forme de poésie hébraïque.

Jésus monté sur un âne n’est pas une scène choquante parce que en Orient, l’âne n’est pas un animal méprisé comme chez nous. Dans les premiers temps de l’histoire d’Israël et jusqu’à l’époque du roi David, la mule ou l’âne est la monture des princes (Juges 10.4 ; 12.14 ; 2Samuel 16.2). Ce n’est que plus tard que ces animaux sont remplacés par le cheval introduit en Israël par Salomon (Jérémie 17.25 ; 22.4). Le cheval est tout d’abord utilisé à des fins militaires et pour les cérémonies officielles (Jérémie 17.25). D’ailleurs lorsque les colons juifs sont revenus en Terre promise, ils ont ramené avec eux des animaux et le nombre exact de chevaux, mulets, chameaux et ânes, nous est donné par le prêtre Esdras dans son livre (Esdras 2.66-67).

Dans le Proche-Orient ancien, quand un roi vient en paix, il monte un âne plutôt qu’un cheval. Dans la prophétie de Zacharie, la monture du Messie souligne son humilité et le caractère pacifique de sa première venue. Ce roi ne vient donc pas faire la conquête du monde comme un général l’épée flamboyante à la main, mais avec le secours de Dieu et en apportant la paix, du moins lors de sa première venue.

Cependant, lorsque Jésus reviendra pour la deuxième fois, ce sera tout le contraire ; il ne montera plus un âne mais un cheval de bataille, blanc, symbole de victoire, et il n’apparaîtra plus revêtu d’humilité mais de gloire et il sera ceint de l’épée d’un conquérant venu pour régner. Dans le livre de l’Apocalypse, l’apôtre Jean écrit :

Et je vis venir un cheval blanc. Son cavalier était armé d’un arc. Une couronne lui fut donnée, et il partit en vainqueur et pour vaincre (Apocalypse 6.2). Là-dessus, je vis le ciel ouvert et voici, il y avait un cheval blanc. Son cavalier s’appelle “ Fidèle et Véritable ”. Il juge avec équité, il combat pour la justice (Apocalypse 19.11).

Jésus apportera la paix mais au fil de l’épée du jugement de Dieu et il écrasera tous ses ennemis.

Dans le Nouveau Testament, Matthieu et Jean comprennent que Jésus accomplit la prophétie de Zacharie quand il entre dans Jérusalem monté sur un âne. Matthieu écrit :

En approchant de Jérusalem, ils arrivèrent près du village de Bethphagé, sur le mont des Oliviers. Jésus envoya deux de ses disciples en leur disant : – Allez dans le village qui se trouve là devant vous. Dès que vous y serez, vous trouverez une ânesse attachée et, près d’elle, son petit. Détachez-les et amenez-les moi. Si quelqu’un vous fait une observation, vous n’aurez qu’à lui dire : “ Le Seigneur en a besoin ”, et on vous les laissera prendre immédiatement. Tout cela arriva pour que se réalise la prédiction du prophète : Dites à la Fille de Sion : Voici ton Roi qui vient à toi ; humble, il vient monté sur une ânesse, sur un ânon, le petit d’une ânesse (Matthieu 21.1-5 ; auteur, comparez Jean 12.15).

Il vaut la peine de remarquer que Matthieu adapte les paroles de la prophétie de Zacharie pour qu’elle coïncide avec la première venue du Christ. Il écrit : « Dites à la Fille de Sion », et non pas : « Tressaille d’allégresse, ô Fille de Sion ! » parce que ces manifestations de joie sont celles des Juifs persécutés par l’Antichrist qui se réjouissent quand le Messie apparaît pour les délivrer de l’oppresseur.

Matthieu ne dit pas non plus que le roi est juste parce que la justice a une qualité d’implacabilité qui demande que les coupables soient jugés sur-le-champ. Or, ce n’est pas en juge que Jésus est venu la première fois mais comme l’Agneau sacrificiel qui s’offre sur l’autel pour la rédemption de l’humanité.

Tous ceux qui tentent de réfuter le caractère messianique de ce verset tout à fait extraordinaire de Zacharie se cassent les dents. Les théologiens d’obédience libérale prétendent que les derniers chapitres du livre de Zacharie ont été écrits à une toute autre époque de l’histoire qu’au moment du retour de l’exil babylonien.

Pourtant, ces théologiens libéraux reconnaissent, d’une part, que ce verset regorge d’allusions au Messie, et d’autre part, que ces allusions ne peuvent correspondre à aucun héros de l’histoire du peuple juif. Il n’existe aucun roi d’Israël autre que celui qui doit venir à qui s’applique cette prophétie.

Jusqu’à cette entrée en fanfare dans Jérusalem, Jésus est discret ; il va et vient en catimini. Autant que possible, il reste en marge des foules et ne veut surtout pas attirer l’attention sur lui. Le prophète Ésaïe écrit :

Il ne criera pas, il n’élèvera pas la voix, il ne la fera pas entendre dans les rues (Ésaïe 42.2).

Jésus ne fait jamais de miracles pour épater la galerie mais dans un but pédagogique, pour établir son autorité, pour que ceux qui l’écoutent croient en lui et acceptent son enseignement. Jésus ne cherche pas non plus à croiser le fer avec les autorités religieuses juives, mais quand celles-ci le harcèlent, il défend courageusement l’honneur de Dieu son Père.

Tout au long de son ministère, Jésus est discret mais le jour des rameaux, comme on l’appelle, il  renverse la vapeur et change de stratégie. Il sait que ses jours sont comptés, en fait sur les doigts d’une main, alors il décide de se présenter comme le roi prophétisé par Zacharie parce qu’il veut que le peuple et toute la nation d’Israël le reconnaissent comme le Messie promis. On connaît la suite.

Pendant toute sa vie, Jésus réalise l’idéal du Roi pacifique tracé à l’avance par Zacharie. Si Jésus veut, à un moment particulier, accomplir littéralement la prophétie du roi monté sur un ânon, c’est dans le but d’ouvrir les yeux à ceux qui sont spirituellement aveugles. Cette entrée dite « triomphale » de Jésus à Jérusalem est alors retentissante et tape-à-l’œil ; elle surprend le peuple et choque les chefs religieux (Matthieu 21.15-16). Elle a lieu le dimanche avant son exécution ce qui en fait un triomphe de bien courte durée.

Non seulement Jésus se fait remarquer quand il se proclame le Messie, mais ce même jour il va également dans le Temple et y fait le ménage. Matthieu écrit :

Jésus entra dans la cour du Temple. Il en chassa tous les marchands, ainsi que leurs clients. Il renversa les comptoirs des changeurs d’argent, ainsi que les chaises des marchands de pigeons, et il leur dit : – Il est écrit : On appellera ma maison une maison de prière, mais vous, vous en faites un repaire de brigands (Matthieu 21.12-13).

Ce jour-là, monté sur un ânon, Jésus se comporte comme un roi, puis dans le Temple comme un prêtre, parce qu’un de leurs rôles est de s’assurer que le sanctuaire demeure dans un état de sainteté permanente.

L’entrée triomphale de Jésus dans Jérusalem n’est ni triomphale ni même une entrée mais plutôt un passage en coup de vent car le soir même il retourne à Béthanie chez ses amis. Il envoie ses disciples pour qu’ils préparent la fête de la Pâque mais ils ne reçoivent pas l’ordre de lui trouver un logement car Jésus sait fort bien qu’il va quitter ce monde d’une manière brutale sur une croix.

Mais on peut aussi dire que son départ de cette terre n’est qu’un « au revoir » car il reviendra en force et cette fois-ci ce sera pour rester car il établira son royaume de mille ans et sera le Roi des rois et le Seigneur des seigneurs.

Verset 10

Je continue de lire le chapitre neuf de Zacharie.

Je ferai disparaître du pays d’Éphraïm tous les chariots de guerre et, de Jérusalem, les chevaux de combat ; l’arc qui sert pour la guerre sera brisé. Ce roi établira la paix parmi les peuples, sa domination s’étendra d’une mer jusqu’à l’autre, et depuis le grand fleuve jusqu’aux confins du monde (Zacharie 9.10).

« Jérusalem » représente le royaume du Sud, c’est-à-dire la tribu de Juda et de Benjamin ainsi que les descendants de Siméon absorbés par Juda. Quant à « Éphraïm », il désigne les 10 tribus du Nord ; c’est le terme qu’Ézéchiel utilise quand il prophétise pendant la captivité babylonienne (Ézéchiel 37.15-28).

Les expressions, « d’une mer jusqu’à l’autre (c’est-à-dire de la Méditerranée à la mer Rouge), et depuis le grand fleuve (c’est-à-dire l’Euphrate ; Psaumes 72.8) jusqu’aux confins du monde », signifient « dans toutes les directions, partout, jusqu’aux extrémités de la terre et dans ses moindres recoins ».

« L’arc qui sert à la guerre » représente « les armes en général ». Quant aux « chariots de guerre », selon un passage du premier livre des Rois, sous le règne de Salomon, Israël en possède 1 400 (1Rois 10.26).

Le jour où Jésus-Christ le Messie reviendra, il apparaîtra en Palestine pour écraser tous ses adversaires qui sont aussi les ennemis de son peuple. Une fois la victoire acquise et elle sera quasi instantanée, il instaurera son royaume et régnera à partir de Jérusalem. Dans les psaumes 110 et 22 de David et le psaume 72 de Salomon, on lit :

L’Éternel étendra de Sion ton pouvoir royal, et tu domineras parmi tes ennemis (Psaumes 110.2). Aux confins de la terre, tous les peuples du monde se souviendront de l’Éternel. Tous, ils se tourneront vers lui, et toutes les nations se prosterneront devant lui. Car l’Éternel est roi, il domine sur les nations (Psaumes 22.28-29). Devant lui se prosterneront ceux qui habitent le désert, et tous ses adversaires lécheront la poussière. Tous les rois lui rendront hommage. Tous les pays le serviront (Psaumes 72.9, 11 ; comparez Ésaïe 52.10 ; 66.18).

Dès que Jésus aura pris le pouvoir il établira la paix sur toute la terre. Il n’y aura plus le moindre conflit ici ou là comme c’est le cas aujourd’hui, plus de tension entre les nations. Mais comme l’homme est belliqueux par nature, Jésus-Christ enseignera aux peuples de la terre à vivre en paix les uns avec les autres et à régler leurs différences par des moyens pacifiques, par la négociation.

C’est déjà ce que produit l’Évangile de paix, la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ parmi les croyants. L’Église est composée d’êtres humains de toute culture et de niveau social allant du bas de l’échelle à son sommet. Mais en Jésus-Christ, tous les croyants sont frères et sœurs. Dans son épître aux Éphésiens, l’apôtre Paul écrit :

Ainsi il est venu annoncer la paix à vous qui étiez loin et la paix à ceux qui étaient proches (Éphésiens 2.17).

Pour s’assurer que les hommes ne se feront plus la guerre, le Messie fait disparaître toutes les armes, qu’elles soient ordinaires, conventionnelles ou à destruction massive comme on les appelle aujourd’hui. Tous les complexes militaires industriels de la planète absorbent des quantités d’argent et de ressources considérables et leur seul but est de tuer. Sous la houlette du Messie, elles seront complètement éliminées, brûlées, fondues ou recyclées. Le prophète Ésaïe écrit :

Il (Le roi-Messie) sera l’arbitre des peuples. Oui, il sera le juge de nombreuses nations. Martelant leurs épées, ils forgeront des socs pour leurs charrues, et, de leurs lances, ils feront des faucilles. Plus aucune nation ne brandira l’épée contre une autre nation, et l’on n’apprendra plus la guerre (Ésaïe 2.4). Toute chaussure de guerrier qui martèle le sol, et tout manteau que l’on a roulé dans le sang seront livrés aux flammes, pour être consumés (Ésaïe 9.4 ; comparez Michée 4.3).

La nation d’Israël est minuscule mais elle fait très souvent « la une » des journaux parce que c’est une écharde dans le flanc des nations. Ce petit bout de terre ne représente rien mais son peuple a miraculeusement été préservé, aussi bien avant la première venue de Jésus-Christ, qu’après ; avant sa venue pour que le Messie puisse naître en son sein, et après sa première venue, c’est-à-dire jusqu’à la fin des temps, pour que les Juifs puissent être présents de façon à bénéficier des promesses que l’Éternel a faites à leurs ancêtres Abraham, Isaac, Jacob et David.

Si aujourd’hui, Israël est entouré d’ennemis et ne jouit pas des promesses de Dieu, c’est entièrement de sa faute car celles-ci sont soumises à condition et ils n’ont pas respectées ces conditions. Ce n’est pas pour rien que dans la prophétie précédente, l’Éternel dit à son peuple :

Soyez épris de vérité et de paix (Zacharie 8.19 ; comparez Zacharie 7.9 ; 8.16).

Commentaire biblique radiophonique écrit par le pasteur et docteur en théologie : Vernon McGee (1904-1988) et traduit par le pasteur Jacques Iosti.

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