Chapitre 14

Introduction

Avec les vagues d’attentats suicides qui devinrent monnaie courante dès le début de ce troisième millénaire et même déjà à la fin du précédent, force est de constater que certains n’hésitent pas à sacrifier leur vie pour proclamer avec éclat leurs convictions. Sans aller jusque-là, beaucoup seraient prêts à se battre pour défendre leur point de vue. Les chrétiens aussi ont leurs propres idées sur des points secondaires qui ne sont pas expressément traités dans les pages des Textes Sacrés. L’apôtre Paul a fait couler beaucoup d’encre pour dire et répéter que toute conviction en matière de libertés individuelles s’arrête là où commence un avis contraire de la part de celui qui est faible dans la foi. Ce ne sont pas mes opinions personnelles, mais l’amour du prochain qui doit dicter ma conduite chrétienne.

Verset 22

Je continue à lire dans le chapitre 14 de l’Épître de Paul aux Romains.

Garde tes convictions, pour ce qui te concerne, devant Dieu. Heureux celui qui ne se condamne pas lui-même par ce qu’il approuve (Romains 14.22).

À propos des convictions personnelles dans les domaines où il existe des points de vue divergents, Paul conclut son discours en disant : « Cette ferme conviction qui est la tienne, tu te la gardes devant Dieu ». En d’autres mots, un chrétien a le droit de penser comme il veut, mais il doit avoir des égards envers ceux qui ont des scrupules plus rigides que lui et donc, ne pas chercher à les convaincre que son point de vue est le bon et qu’eux devraient changer d’avis. Les convictions sont personnelles et doivent le rester. Mais comme elle viennent de Dieu, je n’ai vraiment pas la moindre raison de m’enorgueillir, de mépriser ou de scandaliser mes frères plus faibles et moins éclairés que moi. Et ce n’est pas parce que par amour pour un frère je renonce à certaines libertés que je les perd.

En second lieu, l’apôtre considère que celui, qui comme lui, a une bonne conscience dans tout ce qu’il fait, a bien de la chance ; il est heureux devant Dieu. Toutes mes actions devraient être faites pour le Seigneur, avec entrain, avec zéle et une pleine conviction. Cela dit, il me faut agir d’une manière telle que si je considère mon comportement en rétrospective, je dois avoir la conscience bien nette et ne pas éprouver de remord. Il existe plusieurs façons de se condamner soi-même. La première concerne ceux qui sont forts dans la foi, mais qui agissent sans tenir compte des faibles mal affermis dans ce qu’ils croient. Même dans des domaines secondaires comme le manger et le boire par exemple, les convictions personnelles se traduisent en comportements qui peuvent poser un gros problème à certains qui ont une mauvaise compréhension des Écritures. L’amour dicte au chrétien de s’abstenir de tout ce qui pourrait être une occasion de chute pour un frère, que ce soit un aliment ou un divertissement, même s’il a personnellement la liberté d’en user.

La deuxième situation dans laquelle je me condamne moi-même concerne une mauvaise action que je regrette amèrement quand j’y repense. Beaucoup de chrétiens croient qu’il n’y a aucun mal à boire un petit coup, mais qu’en est-il si je prend une grosse cuite ? Eh bien, un passage très coloré du livre des Proverbes adresse justement cette situation. Je le lis :

Pour qui les : “ Hélas, malheur à moi ! ” ? Pour qui les querelles sans raison et les coups sans cause ? Pour qui les yeux rouges ? Pour ceux qui restent jusque tard à boire du vin, pour ceux qui sont en quête de vin parfumé. Ne couve pas de tes regards le vin vermeil quand il brille de son éclat dans la coupe : il descend si aisément, mais finit par mordre comme un serpent et te piquer comme une vipère. Tes yeux verront alors des choses étranges et tu laisseras échapper des paroles incohérentes, tu auras l’impression d’être couché en pleine mer, ballotté comme un matelot en haut d’un mât (Proverbes 23.29-34).

Hier, j’étais peut-être convaincu que je contrôlais la situation, que j’avais ce droit de faire ceci ou cela, mais je me suis laissé piéger. Et aujourd’hui je sens comme une énorme masse de plomb me peser sur l’estomac parce que j’ai terriblement honte de ma conduite d’hier. Je pourrais vous donner une longue liste de ce que vous et moi pourrions faire de mal avec conviction, et tout plein de bonnes excuses, mais je laisse à votre imagination le soin de vous éclairer. Paul nous dit : « Heureux celui qui ne se condamne pas lui-même par ce qu’il approuve ». Oui, mais que faire si je me condamne ? L’histoire du fils prodigue répond à cette question. Ce jeune homme a pris son héritage et a tout dépensé comme il lui semblait bon. Je ne vous fais pas un dessin. Puis il s’est retrouvé dans la dèche, sur la paille et dans le plus grand désarroi, au point où il a dû garder un troupeau de porcs afin de subsister. On pourrait se demander où est la différence entre ce fils prodigue et les cochons, car ils sont tous dans le même guêpier ? Eh bien figurez vous qu’aucune de ces bêtes ne va dire : « Ça pue ici, je vais me tirer de ce fumier », parce qu’ils sont trop contents de se baigner dans le purin, mais le fils, lui, a dit :

Je vais me mettre en route, j’irai trouver mon père et je lui dirai : Mon père, j’ai péché contre Dieu et contre toi (Luc 15.18).

Les non-chrétiens ne réalisent pas qu’ils sont dans le purin du mal jusqu’au cou, tandis que le croyant qui se laisse aller à ses penchants naturels mauvais en est très conscient. Cependant, il possède le moyen de remédier à sa situation. En effet, dans sa première épître, l’apôtre Jean écrit :

Si nous reconnaissons nos péchés, il est fidèle et juste et, par conséquent, il nous pardonnera nos péchés et nous purifiera de tout le mal que nous avons commis (1Jean 1.9).

Verset 23

Je finis le chapitre 14.

Mais celui qui mange tout en ayant des doutes à ce sujet est déjà condamné, car son attitude ne découle pas de la foi. Or tout ce qui ne découle pas de la foi est péché (Romains 14.23).

Jusqu’à présent, l’apôtre a plaidé la cause des faibles dans la foi, ceux qui sont mal affermis dans leurs convictions parce qu’ils connaissent mal l’enseignement des Écritures. Paul ne veut pas qu’à cause de leur immaturité, ils soient jugés ou méprisés par les forts. Cela dit, il n’a pas l’intention d’excuser ou d’encourager les hésitations et les variations d’un esprit indécis. Ici donc, l’apôtre nous indique une troisième manière de se condamner soi-même. Il exhorte chaque croyant, faible ou fort, à agir selon sa foi, sans hésiter et sans revenir en arrière, sans changer d’avis, ce qui revient comme je l’ai dit, à modeler sa conduite sur ce qu’on a compris de l’enseignement des Écritures et à s’y tenir en toute circonstance. La conduite de l’apôtre Pierre illustre ce qu’il ne faut pas faire. En effet, soudainement et à cause d’une circonstance nouvelle il a fait volte-face dans ses convictions et il en a entraîné d’autres, révélant ainsi leur hypocrisie. C’est Paul qui raconte cette histoire dans son épître aux Galates. Je lis le passage :

Mais, lorsque Pierre est venu à Antioche, je me suis opposé ouvertement à lui, car il avait tort. En effet, avant l’arrivée de quelques personnes de l’entourage de Jacques, il prenait part aux repas communs avec les frères non-juifs ; mais après leur venue, il s’est esquivé et s’est tenu à l’écart, parce qu’il craignait les croyants d’origine juive. Comme lui, les autres chrétiens d’origine juive se sont mis, eux aussi, à cacher leurs véritables convictions, au point que Barnabas s’est lui-même laissé entraîner par leur dissimulation(Galates 2.11-13)

Ce n’est pas ma persuasion personnelle changeante au gré de l’humeur du moment, qui doit être le moteur de ma vie chrétienne mais l’enseignement des Écritures. Cela dit, le croyant qui a des doutes dans son esprit, n’étant pas sûr par exemple, s’il peut manger du boudin ou aller danser, doit éviter l’un comme l’autre. Je dois croire à ce que je fais, sinon, et comme le dit si bien la sagesse populaire : « Dans le doute, abstiens-toi ! » Le danger pour le faible dans la foi est d’adopter la conduite du fort sans pour cela l’approuver, et donc d’aller contre sa conscience et ainsi se condamner lui-même. Le croyant affermi, quant à lui, est sommé de tout faire pour éviter par ses dires ou ses actions, d’offenser un frère mal affermi dans ce qu’il croit.

Chapitre 15

Introduction

Nous arrivons au chapitre 15 qui continue sur le thème de la conduite à tenir dans des domaines discutables, sur lesquels les Écritures ne prennent pas franchement position. Chacun doit agir selon ses convictions, sa conscience et surtout avec amour envers tous ceux qui sont présent, surtout s’ils sont mal affermis dans la foi. C’est ce dernier principe que l’apôtre va encore développer davantage. Il a déjà dit que les forts ne doivent pas mépriser ou juger la conduite des plus faibles. À partir d’ici, il exhorte les croyants à suivre l’exemple du Seigneur Jésus. En effet, le Christ est celui qui, plus que tout autre, a agi non pour lui-même, mais pour le bien de tous ceux qu’il a rencontrés. Il faut donc que ceux qui se disent chrétiens cherchent à l’imiter.

Verset 1

Je commence à lire.

Nous qui sommes forts dans la foi, nous devons porter les faiblesses de ceux qui ne le sont pas, sans chercher notre propre satisfaction (Romains 15.1).

L’apôtre Paul résume la discussion précédente en disant exactement : « Nous qui sommes forts, (sous-entendu dans nos convictions et notre conscience), nous devons continuellement supporter les faiblesses des non-forts ». Ceux qui ont de l’assurance dans la foi ont le devoir de montrer de la patience envers les autres, et à ne pas chercher à faire ce qui leur plaît. Au lieu de se complaire en lui-même, un croyant doit se soucier du bien-être spirituel de ses frères et porter patiemment leurs inconséquences, leurs scrupules et leurs préjugés. Ici encore, c’est la tolérance et l’amour du prochain qui prévalent. Par exemple en France, la plupart des chrétiens boivent du vin à table, mais ce n’est pas le cas des croyants issus d’une autre culture comme les Roumains par exemple. Eux ils sont convaincus que la consommation d’alcool ne devrait pas faire partie de la vie chrétienne. Si je vais en Roumanie, je ne vais pas me pointer chez mon hôte avec une bouteille de gros rouge dans ma sacoche et tenter de le convaincre qu’il faut qu’il se décoince. Je ne commanderais pas non plus une bière au restaurant si je suis en compagnie de croyants roumains car je les offenserais ainsi que Dieu.

Verset 2

Je continue à lire.

Que chacun de nous recherche la satisfaction de son prochain pour le bien de celui-ci, en vue de l’aider à grandir dans la foi (Romains 15.2; comparez Marc 7.12).

Je suis exhorté à rechercher avant tout le bien d’autrui. Aux Corinthiens, Paul écrit :

Que chacun de vous, au lieu de songer seulement à lui-même, recherche aussi les intérêts des autres (1Corinthiens 10.24).

Par sa vie, l’apôtre était un exemple de dévouement aux autres. Il se pliait en quatre pour le bien-être physique, moral et spirituel de tous ceux qu’il rencontrait afin de les aider dans leur marche chrétienne ou à trouver le salut. Je cite deux passages :

Agissez comme moi qui m’efforce, en toutes choses, de m’adapter à tous. Je ne considère pas ce qui me serait avantageux, mais je recherche le bien du plus grand nombre… je me suis fait l’esclave de tous, afin de gagner le plus de gens possible à Jésus-Christ (1Corinthiens 10.33).

Paul traite toujours des domaines flous sur lesquels les Écritures sont muettes, comme prendre l’apéro entre copains ou aller au cinéma, par exemple. Par contre, laissez-moi vous dire qu’aller en boîte de nuit serait une idée très malvenue à cause de la mauvaise réputation morale de ce genre d’endroit. Je cite une nouvelle fois l’apôtre Paul :

Gardez-vous de ce qui est mauvais, sous quelque forme que ce soit. En effet, nous avons à cœur d’avoir une conduite irréprochable, non seulement devant le Seigneur, mais aussi devant les hommes (1Thessaloniciens 5.22 ; 2Corinthiens 8.21).

Encore une fois, je dois agir par conviction, en bonne conscience et pour le bien des autres.

Verset 3

Je continue le texte.

Car le Christ n’a pas cherché sa propre satisfaction, mais il a dit, comme le déclare l’Écriture : Les insultes de ceux qui t’insultent sont retombées sur moi (Romains 15.3).

Paul utilise Jésus-Christ comme l’exemple suprême à imiter. Il cite un texte d’un Psaume (69.10) qui décrit un homme subissant l’outrage et le déshonneur à cause de son dévouement à Dieu. Comme lui, le croyant est appelé à renoncer à ses droits pour le bien de ses frères. Dans les évangiles, on découvre que Jésus était constamment en train d’obéir à Dieu son Père dans tout ce qu’il faisait et disait; jamais il ne pensait à lui-même. Je lis deux passages :

Je ne cherche pas à réaliser mes propres désirs, mais à faire la volonté de celui qui m’a envoyé. Oui, celui qui m’a envoyé est avec moi ; il ne m’a pas laissé seul, car je fais toujours ce qui lui est agréable (Jean 4.34 ; 8.29).

Verset 4

Je continue le texte.

Or tout ce qui a été consigné autrefois dans l’Écriture l’a été pour nous instruire, afin que la patience et l’encouragement qu’apporte l’Écriture produisent en nous l’espérance (Romains 15.4).

Cette espérance que mentionne l’apôtre concerne la gloire future du chrétien dans le royaume céleste. En conséquence, Paul exhorte tous les croyants à la sagesse, c’est à dire à ne pas tout miser sur le présent, mais à vivre continuellement avec l’éternité en vue, à restreindre l’exercice de leur liberté afin d’accommoder les faibles scrupuleux. Du temps de Paul, les Écritures sont constituées par les écrits de l’Ancien Testament et l’enseignement apostolique. Tout ce qui a été inspiré par le Saint Esprit est une source divine d’instruction pour tous les hommes de tous les temps parce que les besoins des âmes, auxquelles les Écritures répondent, sont toujours les mêmes. L’expérience des croyants des siècles passés a pour but d’encourager ceux d’aujourd’hui à persévérer dans l’épreuve, à demeurer ferme dans l’adversité et à trouver la consolation dans l’affliction. En effet, au travers de la vie des personnages bibliques qui ont marqué leur époque, on distingue toujours la grâce de Dieu. Or cette même miséricorde divine est encore et toujours disponible dans le temps présent, car aujourd’hui est un jour de grâce pour quiconque veut bien se donner la peine de la demander. Au 4e chapitre du livre de la Genèse, il y a un tout petit passage que j’aime énormément et qui dit :

C’est alors que l’on commença à invoquer le nom de l’Éternel (Genèse 4.26).

Quel privilège extraordinaire qui nous est donné à vous comme à moi de pouvoir invoquer le Dieu créateur du ciel et de la terre, d’avoir le droit de l’appeler à son secours. Mais encore faut-il prendre le temps de le faire, ainsi que de lire, étudier et méditer les Écritures qui apportent la consolation. Or une rengaine continuelle qu’on entend est : « je n’ai pas le temps ». Et pourtant, on a tous le temps pour ce qu’on veut faire, n’est-ce pas ? Et un jour, je serai bien obligé de prendre le temps d’être malade et même de mourir même si cela ne me convient pas. De plus, ce n’est pas dans les gros titres du matin ou dans le journal télévisé du soir que je vais trouver la solution à mes problèmes, la consolation, l’encouragement dont j’ai besoin, et une espérance pour l’avenir. Au contraire, les nouvelles sont comme des jours de pluie déprimants qui n’en finissent plus, toujours mauvaises. Et puis le malheur des autres ne fait pas mon bonheur. Quand je prends l’avion un jour maussade et sombre, à peine a-t-on décollé que déjà nous volons au-dessus des nuages et de la grisaille, jouissant du soleil le plus radieux. Voilà ce que sont les Écritures parce qu’elles nous rapprochent de Dieu.

Versets 5-6

Je continue le texte.

Que Dieu, source de toute patience et de tout réconfort, vous donne de vivre en plein accord les uns avec les autres, conformément à l’enseignement de Jésus-Christ. Ainsi, d’un même cœur et d’une seule voix, vous célébrerez la gloire du Dieu et Père de notre Seigneur Jésus-Christ (Romains 15.5-6).

L’objectif que poursuit Paul est l’unité des croyants ce qui est une grâce de Dieu la source suprême de toutes les grâces. Ce passage fait écho à un autre, que j’ai déjà cité plusieurs fois, toujours sous la plume de l’apôtre Paul, et dans lequel il invoque l’exemple du Christ comme source d’unité entre les croyants. Je le lis :

Tendez à vivre en accord les uns avec les autres. Et pour cela, ayez le même amour, une même pensée, et tendez au même but. Ne faites donc rien par esprit de rivalité, ou par un vain désir de vous mettre en avant ; au contraire, par humilité, considérez les autres comme plus importants que vous-mêmes ; Que chacun de vous, au lieu de considérer ses propres intérêts, considère aussi ceux des autres. Ayez en vous la pensée qui était en Jésus-Christ (Philippiens 2.2-5).

Le but de l’unité des croyants est qu’unis par les mêmes sentiments, ils rendent gloire à Dieu d’une seule et même voix.

Verset 7

Je continue.

Accueillez-vous donc les uns les autres, tout comme le Christ vous a accueillis, pour la gloire de Dieu (Romains 15.7).

Paul fait de la gloire de Dieu le but ultime des relations interpersonnelles entre chrétiens. Il a commencé cette discussion en disant aux forts : « Accueillez celui qui est mal affermi dans la foi, sans vous ériger en juges de ses opinions (Romains 14.1) », il l’a termine de la même manière mais en élargissant son exhortation à tous les croyants, qui doivent s’accueillir les uns les autres chaleureusement selon le modèle que Jésus nous a donné quand il a dit aux foules :

Venez à moi, vous tous qui êtes accablés sous le poids d’un lourd fardeau, et je vous donnerai du repos (Matthieu 11.28).

La condescendance, la bienveillance de Jésus envers nous doit nous pousser à manifester les mêmes sentiments envers nos frères. L’apôtre Paul a déjà enseigné que le Seigneur nous accepte tels que nous sommes, bien que nous soyons faibles, impies, pécheurs et ennemis de Dieu. À la lumière de l’exemple du Seigneur, les croyants doivent accueillir ceux qui n’ont pas la même opinion qu’eux sur des questions secondaires, et c’est la moindre des choses. Pourtant, au premier siècle, les chrétiens étaient déjà pleins de préjugés et de favoritisme. Les tensions entre les croyants juifs et ceux d’origine païenne étaient vives et dans certaines assemblées chrétiennes, les meilleures places étaient données aux riches. Dans son épître, Jacques écrit :

Supposez, en effet, qu’un homme vêtu d’habits somptueux, portant une bague en or entre dans votre assemblée, et qu’entre aussi un pauvre en haillons. Si, voyant l’homme somptueusement vêtu, vous vous empressez autour de lui et vous lui dites : “ Veuillez vous asseoir ici, c’est une bonne place ! ” tandis que vous dites au pauvre : “ Tiens-toi là, debout, ou assis-toi par terre, à mes pieds ”, ne faites-vous pas des différences parmi vous, et ne portez-vous pas des jugements fondés sur de mauvaises pensées ? (Jacques 2.2-4).

Tout être humain, croyant ou pas, riche ou pauvre, jeune ou vieux, infirme ou en bonne santé, a droit à mon respect parce qu’indépendamment de son état présent et de son statut social, il a une valeur infinie aux yeux de Dieu parce que, d’une part, il a été créé à son image, et d’autre part, Jésus-Christ est descendu sur terre afin de le sauver en mourant pour lui.