Chapitre 11

Introduction

Tout le monde a entendu dire à un moment ou à un autre qu’Israël est le peuple élu, choisi par Dieu. Mais alors, comment expliquer que cette petite nation de rien du tout fait très souvent la une des journaux à cause d’attentats ou d’autres opérations militaires qui s’y déroulent ? En effet, il n’est jamais question de quelque chose de positif à l’exception des plans de paix qui se succèdent les uns après les autres, mais qui finissent toujours en queue de poisson. Il semble donc tout à fait évident que Dieu a abandonné Israël dans sa galère pour de bon ; surtout que non seulement les Juifs n’ont pas reconnu leur Messie, mais en plus ils l’ont fait crucifier. Pas si vite nous dit l’apôtre Paul et c’est là le thème des chapitres 9 à 11 de l’Épître aux Romains. Bien que dans son ensemble, le peuple juif a été rebelle à l’Éternel, Dieu ne l’a pas rejeté à tout jamais pour autant, car il demeure fidèle à ses choix souverains antérieurs. De plus, déjà sous l’Ancienne Alliance, ce n’était pas tout le peuple hébreu qui était le véritable Israël de Dieu, mais seulement un petit groupe choisi par grâce. Il en est de même aujourd’hui.

Verset 11

Je continue à lire dans le chapitre 11.

Je demande alors : si les Israélites ont trébuché, est-ce pour tomber définitivement ? Loin de là ! Par leur faux pas, le salut est devenu accessible aux païens, ce qui excitera leur jalousie (Romains 11.11).

La question que soulève l’apôtre concerne l’œuvre future que le Seigneur accomplira en faveur des descendants de ceux qui composent la nation juive et qui ont rejeté le Christ. Sont-ils écartés du plan de Dieu définitivement ? Pour la dixième et dernière fois dans cette Épître, Paul s’écrie avec force : « Loin de là, pas du tout ! ». Israël connait, non pas une chute permanente, mais un faux pas, un trébuchement qui sert au moins deux objectifs. D’abord, il permet à Dieu dans sa providence d’ouvrir toute grande la porte du salut aux non-Juifs et en second lieu, cette mise à l’écart du peuple élu au profit des païens va leur secouer les plumes, c’est-à-dire, nous dit Paul, cette situation va stimuler leur curiosité et exciter leur jalousie. Ils vont finir par se rendre compte qu’ils n’ont plus rien de particulier aux yeux de l’Éternel, et qu’ils ont été remplacés pour le moment par un autre peuple qui est l’Église.

Verset 12

Je continue.

Et si leur faux pas a fait la richesse du monde, et leur déchéance la richesse des non-Juifs, quelle richesse plus grande encore n’y aura-t-il pas dans leur complet rétablissement ? (Romains 11.12).

Contrairement au passé très riche entre la nation juive et l’Éternel, Dieu n’a plus de contact direct avec son peuple depuis qu’il la mis sur la touche. Dans la parabole des vignerons infidèles, Jésus a déclaré aux chefs du peuple juif :  « le royaume de Dieu vous sera enlevé et sera donné à un peuple qui en produira les fruits (Matthieu 21.43; comparez Actes 13.46) ». Mais avec le regard de la foi, Paul voit au-delà des conséquences immédiates de la chute provisoire d’Israël pour considérer son retour en grâce ainsi qu’une conversion en masse des Juifs à Jésus-Christ. Lorsque Dieu reprendra son programme spécifique avec les Juifs, alors ils n’auront plus de problèmes avec leurs voisins, les conflits se résoudront et ils ne vivront plus dans la crainte. Ce sera l’accomplissement de nombreuses prophéties, dont celle-ci que je compresse :

Dans l’avenir, il adviendra que de Jérusalem viendra la Parole de l’Éternel. Et il sera l’arbitre entre de nombreux peuples, oui, il sera le juge de puissantes nations, même lointaines. Plus aucune nation ne brandira l’épée contre une autre nation, et l’on n’apprendra plus la guerre. Chacun habitera en paix sous sa vigne et sous son figuier, il n’y aura personne qui puisse le troubler. C’est l’Éternel qui a parlé, le Seigneur des armées célestes (Michée 4.2-4).

La mise à l’écart temporaire de la nation juive a permis à Dieu d’exercer sa miséricorde envers toute l’humanité. Le rétablissement d’Israël provoquera une multiplication sans précédent de la grâce divine envers le monde entier; ce sera un réveil spirituel inédit. Je rappelle une fois encore les paroles que Jacques a prononcées au concile de Jérusalem :

Après cela, dit le Seigneur, je reviendrai, et je rebâtirai la maison de David qui s’était effondrée, et j’en relèverai les ruines, je la redresserai. Alors, le reste de l’humanité se tournera vers le Seigneur, ainsi que toutes les nations sur lesquelles mon nom est invoqué (Actes 15.16-17).

Versets 13-14

Je continue le texte.

Je m’adresse particulièrement ici à vous qui êtes d’origine païenne : dans la mesure même où je suis l’apôtre des non-Juifs, je me fais une idée d’autant plus haute de mon ministère que je parviendrai peut-être, en l’exerçant, à rendre jaloux mes compatriotes et à en conduire ainsi quelques-uns au salut (Romains 11.13-14).

L’apôtre a tellement à cœur ceux de sa race qu’il se répète, comme s’il n’arrivait pas à passer outre le fait qu’Israël a été mis sur la touche. Paul désire ardemment que son ministère en faveur des païens ait aussi un retentissement parmi les Juifs, et ce qu’il dit est tout à fait plausible. Le souhait de l’apôtre est que les Israélites éclairés par le Saint-Esprit comprennent que l’Éternel s’est détourné de son peuple pour se tourner vers les païens. Alors, piqués au vif, ils éprouveront une jalousie spirituelle salvatrice et reviendront au Dieu de leurs ancêtres.

Paul avait un ministère qui n’écartait personne car il s’adressait à tous ceux qu’il rencontrait, petits et grands, Juifs ou païens. Que ce soit vis-à-vis des uns ou des autres, il se pliait en quatre et faisait tout ce qui était en son pouvoir pour les gagner à Jésus-Christ. Je lis un passage qui exprime bien la profondeur de la consécration de l’apôtre :

Bien que je sois un homme libre à l’égard de tous, je me suis fait l’esclave de tous, afin de gagner le plus de gens possible à Jésus-Christ. Lorsque je suis avec les Juifs, je vis comme eux, afin de les gagner. Lorsque je suis parmi ceux qui sont sous le régime de la Loi de Moïse, je vis comme si j’étais moi-même assujetti à ce régime, bien que je ne le sois pas, afin de gagner ceux qui sont sous le régime de cette Loi. Avec ceux qui ne sont pas sous ce régime, je vis comme n’étant pas non plus sous ce régime, afin de gagner au Christ ceux qui ne connaissent pas la Loi. Bien entendu, cela ne veut pas dire que je ne me soumets pas à la loi de Dieu ; au contraire, je vis selon la loi du Christ. Dans mes relations avec les chrétiens mal affermis dans la foi, je vis comme l’un d’entre eux, afin de les gagner. C’est ainsi que je me fais tout à tous, afin d’en conduire au moins quelques-uns au salut par tous les moyens (1Corinthiens 9.19-22).

Verset 15

Je continue le texte.

Car si la mise à l’écart du peuple Juif a entraîné la réconciliation du monde, quel sera l’effet produit par leur acceptation du Christ ? Rien de moins qu’une résurrection d’entre les morts ! (Romains 11.15).

Il n’est pas possible de spéculer sur ce qui se serait passé si Israël avait reconnu en Jésus-Christ son Messie. La réalité est que les Juifs l’ont violemment rejeté et fait crucifier. Mais cet événement apparemment fâcheux n’a évidemment pas pris Dieu de cours et lui a permis au contraire de réconcilier le monde avec lui-même. A la fin des temps, quand la nation d’Israël se tournera vers Jésus-Christ et l’acceptera comme Sauveur et Messie, ce sera comme un mort qui ressuscite (Ezéchiel 37). Il y a fort à parier que suite à ce revirement, suite à cette repentance d’Israël, une célébration sans précédent aura lieu sur terre, ce qui entraînera une bénédiction divine sur toute la race humaine. La conversion d’Israël sera le dernier acte et le point d’orgue de la mise en place du règne de Dieu. Elle sera suivie de la résurrection des morts et mettra fin à la manière dont Dieu gère actuellement les affaires humaines (Matthieu 24:14).

Verset 16

Je continue.

En effet, Si les prémices du pain offert à Dieu sont consacrées, toute la pâte l’est aussi. Si la racine est consacrée, les branches le sont aussi (Romains 11.16).

Paul explique pourquoi Israël a encore un avenir et que sa résurrection spirituelle est certaine. L’Ancien Testament raconte qu’une fois les Hébreux installés en Palestine, chaque année, toutes les familles devaient présenter à l’Éternel un pain confectionné et cuit avec la première mouture de l’année, c’est à dire la farine des premières céréales récoltées. Ces prémisses symboliquement offerts à Dieu étaient saints ce qui rendait toute la récolte sainte. Cette offrande signifie aussi que le peuple reconnaît que toute sa nourriture provient de Dieu. C’est un peu comme quand les croyants prient pour remercier le Seigneur avant de prendre un repas ; c’est une marque de respect pour la nourriture, et aussi une expression de gratitude, de reconnaissance envers Dieu. Ce geste, qui n’a pas de valeur morale, d’une certaine manière, sanctifie les aliments en les déclarant un don du Seigneur qui les a créés. En faisant cela, je reconnais humblement dépendre de Dieu pour ma survie.

L’offrande du premier pain sanctifiait toute la moisson parce que la consécration d’une partie d’un objet le consacre tout entier à Dieu. Après l’analogie des prémices du pain, Paul utilise celle d’un arbre. Ce qui vient en premier donne ses caractéristiques à tout le reste. Ainsi, la petite graine contient le code génétique qui va déterminer à quoi ressemblera l’arbre, le tronc, les branches, les feuilles, les fleurs et les fruits. Mise en terre, la graine pousse d’abord des racines qui vont pourvoir à tous les besoins de toutes les parties de l’arbre. Les prémices du pain et les racines d’un arbre représentent les patriarches Abraham, Isaac et Jacob qui sont à l’origine d’Israël, alors que toute la nation est symbolisée par la pâte et les branches. Paul dit en substance que puisque l’Éternel a choisi les ancêtres d’Israël, toute la nation lui est consacrée, mise à part pour lui. La bénédiction de Dieu sur les patriarches repose sur le peuple même après que la masse est déchue. Un arbre peut avoir des branches stériles mais ça ne l’empêche pas de porter encore du fruit. Dieu n’a pas rejeté son peuple à tout jamais et son rejet présent n’est que temporaire.

Verset 17

Je continue.

Ainsi en est-il d’Israël : quelques branches ont été coupées. Et toi qui, par ton origine païenne, étais comme un rameau d’olivier sauvage, tu as été greffé à leur place, et voici que tu as part avec elles à la sève qui monte de la racine de l’olivier cultivé (Romains 11.17).

L’olivier cultivé représente Israël, tandis que les branches coupées parce qu’inutiles sont les Juifs incrédules. Ce tri a commencé à être opéré lors de la Pentecôte. Les païens devenus croyants, représentés par les greffons sauvages, font maintenant partie du plant franc d’olivier. Tout comme les racines tirent la sève du sol et la répartissent dans tout l’arbre, les païens participent dorénavant à la sève divine, à toutes les promesses que l’Éternel a faites aux racines, c’est-à-dire aux patriarches d’Israël : Abraham, Isaac, Jacob et David.

Verset 18

Je continue.

Ne te mets pas, pour autant, à mépriser les branches coupées. Et si tu es tenté par un tel orgueil, souviens-toi que ce n’est pas toi qui portes la racine, c’est elle qui te porte ! (Romains 11.8).

Ce que nous appelons l’antisémitisme n’est pas nouveau car il se manifeste déjà dans la société païenne du premier siècle. Paul veut prémunir les chrétiens convertis du paganisme contre toute pensée d’orgueil car ils peuvent être tentés de mépriser les Juifs incrédules rejetés par Dieu. Au contraire, les païens ont une grosse dette envers les Juifs car c’est grâce à eux, que le salut s’est étendu à toutes les nations. C’est d’ailleurs aussi ce que dit Jésus à la femme samaritaine. Je le cite :

Vous les Samaritains, vous adorez celui que vous ne connaissez pas ; nous, les descendants d’Israël, nous adorons ce que nous connaissons, car le salut vient du peuple juif (Jean 4.22).

Comme je l’ai dit, la racine de l’arbre est la source de vie et de nourriture de toutes les branches, les fleurs et les fruits. Tout ce que je possède en tant que croyant puise sa source dans le fait que l’Éternel a choisi les patriarches Abraham, Isaac et Jacob, et que Jésus-Christ est issu d’Israël. C’est aussi ce qui explique pourquoi, dans un chapitre précédent, Paul a dit qu’Abraham est « le père de tous ceux qui croient », quelle que soit leur origine ethnique.

Versets 19-21

Je continue le texte.

Peut-être vas-tu dire : si des branches ont été coupées, c’est pour que je puisse être greffé. Bien ! Mais elles ont été coupées à cause de leur incrédulité ; et toi, c’est à cause de ta foi que tu tiens. Ne sois donc pas orgueilleux ! Sois plutôt sur tes gardes ! Car si Dieu n’a pas épargné les branches naturelles, il ne t’épargnera pas non plus (Romains 11.19-21).

Paul insiste lourdement dans sa mise en garde. Les chrétiens d’origine païenne ne doivent surtout pas adopter une attitude hautaine face aux Juifs qui subissent le châtiment de Dieu, car ils commettraient alors la même faute que ces derniers en pensant que leur situation résulte d’un quelconque mérite de leur part. Le premier effet que doit produire sur le croyant la vue du jugement de Dieu, est une crainte respectueuse, car celui qui professe d’être sauvé que par la foi, reconnaît qu’il est un misérable pécheur et qu’il ne subsiste que par la grâce de Dieu. Or, celui qui s’élève au-dessus de ses frères abandonne la sécurité de la grâce.

Si Dieu n’a pas épargné Israël, le peuple choisi, mais l’a jugé pour sa rébellion et mis de côté, il fera de même avec l’Église si elle se détourne de la vérité en Jésus-Christ. Or, c’est exactement ce qui arrive. L’immense majorité de la chrétienté a sombré dans l’apostasie. D’ailleurs dans le livre de l’Apocalypse, Jésus lui-même prononce un jugement cinglant contre ce christianisme corrompu par l’argent et l’idolâtrie. Je cite le passage :

Voici ce que dit celui qui s’appelle Amen, le témoin digne de foi et véridique, celui qui a présidé à toute la création de Dieu. Je connais ta conduite et je sais que tu n’es ni froid, ni bouillant… Mais puisque tu es tiède, je vais te vomir de ma bouche. Tu dis : Je suis riche ! J’ai amassé des trésors ! Je n’ai besoin de rien ! Et tu ne te rends pas compte que tu es misérable et pitoyable, que tu es pauvre, aveugle et nu ! (Apocalypse 3.14-17).

Verset 22

Je continue le texte.

Considère donc, à la fois, la bonté et la sévérité de Dieu : sévérité à l’égard de ceux qui sont tombés, bonté à ton égard aussi longtemps que tu t’attaches à cette bonté. Sinon, toi aussi, tu seras retranché (Romains 11.22).

Paul s’adresse aux païens en tant que groupe ethnique, et non à des individus. S’ils rejettent l’Évangile qui leur a été proclamé, ils seront traités avec la même sévérité qu’Israël l’a été ; ils seront punis et mis sur la touche eux aussi. Les gens acceptent assez facilement qu’on leur chatouille les oreilles en leur parlant d’un Dieu d’amour, mais ils se rebiffent dès qu’il est question de ses jugements. Pourtant qu’on les accepte ou pas, ces deux aspects sont aussi vrais l’un que l’autre. L’Éternel est un Dieu qui fait grâce à toute personne qui accepte Jésus comme son sauveur, mais aussi qui punit sévèrement tous ceux qui le rejettent. La doctrine de l’élection assure le croyant de son salut, mais elle laisse néanmoins subsister la responsabilité de l’homme à tous les degrés de la vie chrétienne; c’est une antinomie qu’on ne peut résoudre.

Versets 23-24

Je continue.

En ce qui concerne les Israélites, s’ils ne demeurent pas dans leur incrédulité, ils seront regreffés. Car Dieu a le pouvoir de les greffer de nouveau. En effet, toi, tu as été coupé de l’olivier sauvage auquel tu appartenais par ta nature, pour être greffé, contrairement à la nature, sur l’olivier cultivé : à combien plus forte raison les branches qui proviennent de cet olivier seront-elles greffées sur lui ! (Romains 11.23-24).

L’illustration que Paul utilise est contraire « à la nature » car d’habitude on greffe une branche d’olivier franc sur un plant sauvage et pas l’inverse. Dans sa majorité, la nation d’Israël a été coupée de ses racines et l’Église greffée à sa place sur les racines qui sont Abraham et les patriarches. Mais un jour, Dieu va regreffer Israël sur son plant d’origine. Des prophéties annoncent très clairement la future restauration du peuple d’Israël. J’en lis une :

Je répandrai alors sur la famille de David et sur ceux qui habitent Jérusalem un Esprit de pitié et de supplication. Alors ils tourneront leurs regards vers moi, celui qu’ils auront transpercé. Ils porteront le deuil pour lui comme on porte le deuil pour un enfant unique ; ils pleureront sur lui tout comme on pleure amèrement pour son fils premier-né (Zacharie 12.10).

Dans un esprit de profonde repentance, les Juifs reconnaîtront leur péché terrible d’avoir rejeté le Messie et se tourneront en masse vers lui. Ils seront alors greffés à nouveau sur leur tronc spirituel d’origine. Aujourd’hui, tous les croyants en Jésus-Christ font partie de l’Église, sont au bénéfice de l’alliance de l’Éternel avec Abraham, et sont ses enfants spirituels.

Verset 25

Je continue.

Frères, je ne veux pas que vous restiez dans l’ignorance de ce mystère, pour que vous ne croyiez pas détenir en vous-mêmes une sagesse supérieure : l’endurcissement d’une partie d’Israël durera jusqu’à ce que l’ensemble des non-Juifs soit entré dans le peuple de Dieu, et ainsi, tout Israël sera sauvé (Romains 11.25).

La mise temporaire sur la touche d’Israël est appelée un mystère. C’est une vérité qui n’avait pas encore été révélée mais qui l’est désormais. Ce mystère est l’aveuglement d’Israël à l’égard de Jésus-Christ son Messie. Cependant, il n’est que partiel, il ne concerne qu’une partie de la nation, et il est temporaire. Mais cette rébellion d’Israël durera aussi longtemps que l’Église sera présente sur terre. Entre-temps, Dieu a décidé que certaines personnes issues de toutes les nations, ainsi que des Juifs, recevraient par la foi la justice offerte par Jésus-Christ. Le plan souverain de l’Éternel de mettre Israël de côté à cause de son incrédulité, et de manifester sa grâce aux païens ne veut pas dire que ceux-ci lui sont supérieurs.

Versets 26-27

Je continue.

Et ainsi, tout Israël sera sauvé. C’est là ce que dit l’Écriture : De Sion viendra le Libérateur ; il éloignera de Jacob toute désobéissance. Et voici en quoi consistera mon alliance avec eux : c’est que j’enlèverai leurs péchés (Romains 11.26-27).

À la fin des temps aura lieu le jugement terrible de la grande tribulation décrite dans le livre de l’Apocalypse. Durant ces événements dramatiques, l’endurcissement d’Israël prendra fin et dans un élan collectif, toute la nation reconnaîtra en Jésus de Nazareth son Messie et son Sauveur. Les Israélites seront alors délivrés des persécutions qu’ils subissent. Paul cite une partie d’une prophétie qui dit :

Voici quelle alliance je vais conclure avec le peuple d’Israël : Après ces jours, déclare l’Éternel, je placerai ma Loi au plus profond d’eux-mêmes, je la graverai dans leur cœur ; moi, je serai leur Dieu, eux, ils seront mon peuple… L’Éternel le déclare, car je pardonnerai leurs fautes, je ne tiendrai plus compte de leur péché (Jérémie 31.33-34).

Avec Dieu, il y a toujours un espoir.