Chapitre 41

Introduction

Il y a déjà fort longtemps, je suis devenu ami avec un étudiant qui faisait du nettoyage pour survivre. Nous parlions souvent ensemble et refaisions le monde. Il a très bien réussi et est devenu un homme important avec de grandes responsabilités. Un jour, je me suis trouvé dans une situation difficile et j’ai sollicité son aide, mais il ne me connaissait plus. Ce fut pour moi une très grande déconvenue.

La trahison d’un ami fait partie de ces expériences particulièrement douloureuses qui peuvent arriver à n’importe qui, même à un grand roi comme David. Dans le Psaume 41, c’est un souverain puissant, mais entouré d’ennemis qui veulent sa perte. Il se trouve dans une passe difficile, miné par la maladie, et hanté par la culpabilité à cause des graves péchés qu’il a commis. Il se rend aussi compte qu’un complot contre lui se trame dans l’ombre, mais il n’a pas l’énergie nécessaire pour le conjurer. Cependant, ce qui afflige le plus David, est qu’un certain Ahithophel, son conseiller personnel qu’il considérait comme un ami sur qui il pouvait compter, s’est joint à la rébellion de son fils Absalom. Quand ce traître a vu que ses conseils judicieux pour en finir une fois pour toutes avec le roi n’étaient sont pas suivis, en fin stratège il comprend que la partie est perdue d’avance et va se pendre. Le Seigneur Jésus a cité une parole du psaume 41 (v.9,10) pour comparer l’expérience de David à la sienne (Jean 13.18).

Le psaume 41 clôt le premier livre du psautier. Il commence comme le psaume premier par le mot « Heureux ». Le verset 14, le dernier, ne fait pas partie du psaume. C’est une parole d’adoration ajoutée à la fin du premier livre des Psaumes par les scribes qui ont divisé le recueil en cinq livres.

Il y a déjà fort longtemps, je suis devenu ami avec un étudiant qui faisait du nettoyage pour survivre. Nous parlions souvent ensemble et refaisions le monde. Il a très bien réussi et est devenu un homme important avec de grandes responsabilités. Un jour, je me suis trouvé dans une situation difficile et j’ai sollicité son aide, mais il ne me connaissait plus. Ce fut pour moi une très grande déconvenue.

La trahison d’un ami fait partie de ces expériences particulièrement douloureuses qui peuvent arriver à n’importe qui, même à un grand roi comme David. Dans le Psaume 41, c’est un souverain puissant, mais entouré d’ennemis qui veulent sa perte. Il se trouve dans une passe difficile, miné par la maladie, et hanté par la culpabilité à cause des graves péchés qu’il a commis. Il se rend aussi compte qu’un complot contre lui se trame dans l’ombre, mais il n’a pas l’énergie nécessaire pour le conjurer. Cependant, ce qui afflige le plus David, est qu’un certain Ahithophel, son conseiller personnel qu’il considérait comme un ami sur qui il pouvait compter, s’est joint à la rébellion de son fils Absalom. Quand ce traître a vu que ses conseils judicieux pour en finir une fois pour toutes avec le roi n’étaient sont pas suivis, en fin stratège il comprend que la partie est perdue d’avance et va se pendre. Le Seigneur Jésus a cité une parole du psaume 41 (v.9,10) pour comparer l’expérience de David à la sienne (Jean 13.18).

Le psaume 41 clôt le premier livre du psautier. Il commence comme le psaume premier par le mot « Heureux ». Le verset 14, le dernier, ne fait pas partie du psaume. C’est une parole d’adoration ajoutée à la fin du premier livre des Psaumes par les scribes qui ont divisé le recueil en cinq livres.

Versets 1-5

Je commence à lire le psaume 41.

Au chef de chœur. Psaume de David. Heureux celui qui se soucie du pauvre. S’il est dans le malheur, l’Éternel le délivre, l’Éternel le protège et préserve sa vie : il le rend heureux sur la terre et ne le livre pas au pouvoir de ses ennemis. L’Éternel le soutient sur son lit de souffrance, et quand il est malade il le soulage sur sa couche. J’ai dit : “ Ô Éternel, par grâce, guéris-moi ! J’ai péché contre toi ” (Psaumes 41.1-5).

Un des devoirs du roi est de prendre la défense des plus démunis, des veuves et des orphelins en particulier. Dieu se soucie des pauvres et il devient le garde-malade de ceux qui leur viennent en aide. La Bible de Jérusalem dit : « Tu refais tout entière la couche où il languit. »

Versets 6-9

Je continue.

Mes adversaires parlent méchamment contre moi : “ Quand donc va-t-il mourir ? Quand donc l’oubliera-t-on ? ” Si l’un d’eux vient me voir, il se met à mentir : il amasse en lui-même un tas de médisances et sort pour les répandre. Mes ennemis chuchotent tous ensemble à mon sujet, méditant mon malheur : “ Cette maladie qui le frappe, quelle mauvaise affaire ! Il a dû s’aliter, il ne se relèvera plus ! ” (Psaumes 41.6-9).

Certains de ceux qui lui rendent visite sur son lit éprouvent une joie méchante de le voir couché et mentent effrontément en lui souhaitant un prompt rétablissement. Mais David discerne la vérité sous les faux semblants. Il lit les pensées secrètes de ces visiteurs de malheur, il discerne les complots de ses ennemis et leur hâte de colporter la rumeur d’une maladie incurable.

Verset 10

Je continue.

Et même mon ami en qui j’avais mis ma confiance, et qui partageait mon pain, lève le talon contre moi (Psaumes 41.10 ; Auteur).

Ahithophel préfigure Judas. « Lever le talon » signifie une ruade brutale. Jésus s’est approprié cette plainte quand il a dit :

Il faut que l’Écriture s’accomplisse. Celui qui mange avec moi le pain, a levé son talon contre moi. Oui, vraiment, je vous l’assure : l’un de vous me trahira (Jean 13.18, 21).

L’apôtre Pierre aussi fait référence à cette trahison quand il dit :

Il fallait que les prophéties de l’Écriture s’accomplissent : car le Saint-Esprit, par l’intermédiaire de David, a parlé à l’avance de Judas, qui a servi de guide à ceux qui ont arrêté Jésus (Actes 1.16).

Jésus a personnifié la consécration à Dieu et les souffrances aussi bien physiques que morales les plus douloureuses des hommes pieux de tous les temps.

Verset 11

Je continue le psaume.

Mais toi, ô Éternel, aie donc pitié de moi, et viens me relever : je leur rendrai leur dû (Psaumes 41.11).

Le roi d’Israël est le ministre de l’Éternel. Il doit faire justice. Cependant, il semble bien que David exprime ici un désir de vengeance personnel. Quelle différence avec Jésus qui pleura, tellement il était attristé parce qu’il savait d’avance qu’un châtiment terrible s’abattrait sur ses meurtriers et sur Jérusalem (Luc 19.41).

« aie donc pitié de moi, et viens me relever » annonce déjà la résurrection du Christ. Cette victoire sur la mort est la substantifique moelle de la Bonne Nouvelle. Si Jésus n’est pas ressuscité, comment savoir si sa mort était sacrificielle et s’il nous a acquis la rédemption ? L’apôtre Paul écrit aux Corinthiens :

Mes frères, je vous rappelle la Bonne Nouvelle que je vous ai annoncée… le Christ est mort pour nos péchés, conformément aux Écritures ; il a été mis au tombeau, il est ressuscité le troisième jour, comme l’avaient annoncé les Écritures (1Corinthiens 15.1, 3-4).

La mort de Jésus nous sauve par sa résurrection. Presque tous les films sur la vie du Christ s’attardent sur son enseignement moral et sur sa crucifixion. Par contre, sa résurrection est traitée à la va-vite. Dans le film : « la passion du Christ », Mel Gibson a fait preuve d’un voyeurisme sordide en décrivant en détail le supplice de Jésus, mais il a à peine effleuré la résurrection, ce qui est très préjudiciable au message de la Bonne Nouvelle.

Verset 14

Je finis le psaume 41

Loué soit l’Éternel, le grand Dieu d’Israël, depuis toujours et pour toujours. Amen, Amen ! (Psaumes 41.14).

Comme je l’ai dit, cette doxologie ne fait pas partie du psaume. Le double « Amen, Amen » fait penser à une œuvre qui est entièrement et bien terminée. Il s’applique aussi à tout ce que Jésus a accompli ; il s’est offert en sacrifice, il est ressuscité des morts, il est monté aux cieux, il s’est assis à la droite de Dieu. Nul ne doit ni ne peut y ajouter quoi que ce soit, car son œuvre est parfaite.

Chapitre 42

Introduction

Nous arrivons au 2e livre des psaumes, qui va du 42e au 72e. Des commentateurs ont comparé les 5 divisions du psautier aux 5 livres écrits par Moïse. Les psaumes de cette seconde partie sont d’abord le vécu personnel des psalmistes, mais ils peuvent aussi s’appliquer à ce qui restera de la nation d’Israël à la fin des temps car on y voit fréquemment un peuple qui souffre, loin du pays promis et à la merci de ses ennemis. Mais finalement, les cris du psalmiste sont entendus et l’Éternel se lève pour délivrer son peuple opprimé tout comme il l’a souvent fait au cours de son histoire depuis leur sortie d’Égypte. D’ailleurs, la souffrance décrite dans les Psaumes 42 à 48 rappelle celle des Israélites au début de l’Exode. Cependant, les psaumes regardent surtout vers l’avenir et anticipent déjà la future détresse de la Grande Tribulation quand Israël sera dispersé loin de Jérusalem, du lieu saint, et de l’Éternel.

Il est intéressant de remarquer combien les deux premières sections du psautier diffèrent dans l’utilisation des noms de Dieu. En effet, des Psaumes 1 à 41, Yaweh apparaît 272 fois et Élohim seulement 15 fois. Dans le deuxième livre des psaumes, c’est le contraire. Élohim est utilisé 164 fois et Yaweh seulement 30 fois. Cette différence est due au fait que ces deux noms ont une signification différente. Élohim exprime la toute-puissance du Dieu créateur, tandis que Yaweh est associé à la rédemption et au Dieu personnel d’Israël. Alors que la quasi-totalité du premier livre est l’œuvre de David, seuls 19 ou 20 psaumes du deuxième lui sont attribués.

Les prières de ces psaumes sont applicables à tous les croyants qui peuvent y trouver un grand réconfort dans la détresse. Cependant, il faut d’abord penser à la nation d’Israël, car elle a encore un avenir. S’il est vrai que pour l’instant l’Éternel a mis les Juifs de côté, il ne les a pas oubliés et il reprendra son programme avec eux. Quand le psalmiste mentionne Israël, ce n’est généralement pas la totalité de la nation qui est en vue, mais seulement les Juifs pieux qui ont foi en l’Éternel. Soit dit en passant que le même principe s’applique à la chrétienté. Ce n’est pas un rite ou un comportement religieux qui fait de quiconque un chrétien. Seuls ceux qui ont personnellement accepté Jésus comme Sauveur font partie de son troupeau, de son Église.

Le deuxième livre du psautier s’ouvre par un groupe de huit cantiques arrangés par les fils de Qoré. Cette famille de Lévites est issue de Qoré qui s’opposa à Moïse et subit un terrible jugement de Dieu. Mais les fils qui n’avaient pas participé à la rébellion de leur père (Nombres 26.11) ne périrent pas. Par la suite, ils semblent avoir eu à cœur de faire oublier la faute de leur ancêtre en redoublant de zèle au service de l’Éternel, comme quoi, parfois, le malheur a du bon. Les fils de Qoré sont tout d’abord les gardiens du sanctuaire, mais c’est surtout dans l’organisation et la direction de la musique sacrée qu’ils jouent un rôle important. Leurs œuvres sont empreintes d’une grande piété et de fidélité à l’Éternel, et d’un profond attachement à Jérusalem. L’un d’entre eux, Héman, dont le nom figure en tête du psaume 88, fut l’un des trois maîtres chantres revêtus de cette fonction par David. Ses fils furent parmi les responsables des 24 classes de chantres qui officiaient dans les solennités religieuses.

Dans les Psaumes 42 et 43, le psalmiste est loin du sanctuaire, symbole de la présence de Dieu où le ramènent sans cesse ses pensées et ses désirs. Il fait partie d’un groupe de déportés, exilés en terre étrangère et persécuté. Ce scénario se reproduira dans les derniers temps pendant la Grande Tribulation, quand Israël sera pourchassé sans relâche par l’Antichrist.

À cause de l’intensité du sentiment religieux présent dans les psaumes 42 et 43, de tout temps les âmes pieuses leur ont associé leurs propres soupirs ; les Huguenots les chantaient avec dévotion.

Ces deux psaumes forment un seul cantique car la même complainte et le même refrain y sont répétés. Le psaume 43 est la 3e strophe du psaume 42. Au fil de ce cantique l’accent de la prière devient plus assuré car l’exaucement est déjà pressenti. En effet, à la fin de la première strophe, le psalmiste parle simplement de Dieu. Dans la seconde, il est « le Dieu qui me fait vivre », et dans la 3e, il l’appelle « Dieu de ma joie et mon allégresse ».

Versets 1-3

Je commence maintenant à lire le Psaume 42.

Au chef de chœur. Méditation des Qoréites. Comme un cerf qui soupire après l’eau des ruisseaux, de même je soupire après toi, ô mon Dieu. J’ai soif de Dieu, du Dieu vivant ! Quand pourrai-je venir et me présenter devant Dieu ? (Psaumes 42.1-3).

Ce sont les membres de la famille de Qoré qui ont mis ce psaume en musique, mais on ne sait pas qui l’a composé. En tout cas, le psalmiste est en exil loin de Jérusalem. On peut cependant l’imaginer surplombant une petite vallée. Il entend des bruits furtifs qui attirent son attention. Il aperçoit alors une biche effrayée qui hume l’air. Puis, il la voit s’approcher du ruisseau qui coule à proximité et plonger son museau dans l’eau qu’elle boit à grande goulée. Elle relève la tête pour écouter puis reprend une gorgée de cette eau qui désaltère. C’est peut-être un scène semblable qui a donné l’idée au psalmiste de composer ce cantique. L’image de la biche timide et assoiffée qui soupire, exprime de façon vive l’impression intense de dessèchement et de disette qu’éprouve le psalmiste. Ce soupir après Dieu est de la vraie dévotion.

Bien des gens pensent que le jour du jugement, une vie à peu près droite additionnée de quelques rites fera l’affaire devant Dieu. Eh bien non ! Parce que nous sommes fondamentalement rebelles, il est impossible de plaire à Dieu en essayant d’obéir à ses commandements. C’est la raison pour laquelle l’Évangile affirme la nécessité pour tout homme de naître de nouveau. Alors, possédant une nouvelle nature bien disposée à l’égard de Dieu, comme le psalmiste, le croyant  désire ardemment la communion avec son Seigneur.

Verset 4

Je continue.

Mes larmes sont le pain de mes jours comme de mes nuits. Sans cesse, on me répète : “ Ton Dieu, où est-il donc ? ” (Psaumes 42.4).

Dans cette première strophe, le psalmiste exprime sa souffrance. Sa condition est semblable à celle des Hébreux esclaves en Égypte ou déportés à Babylone. Eux aussi ont versé des torrents de larmes. La douleur du psalmiste est double parce que ses ennemis font de sa misère un argument pour ridiculiser Dieu et sa foi. « Où est ton Dieu ? », demandait-on aux Huguenots lorsqu’on les mettait à mort.

Versets 5-6

Je continue.

Avec quelle émotion je me souviens du temps où, avec le cortège, je m’avançais, en marchant à sa tête vers le temple de Dieu, au milieu de la joie et des cris de reconnaissance de tout un peuple en fête. Pourquoi donc, ô mon âme, es-tu si abattue et gémis-tu sur moi ? Mets ton espoir en Dieu ! je le louerai encore, car il est mon Sauveur (Psaumes 42.5-6).

La tristesse de sa situation présente rappelle au psalmiste les fêtes auxquelles il prenait part. Il avait alors un rôle religieux important puisqu’il conduisait le cortège qui allait au Sanctuaire pour célébrer l’Éternel. Peut-être même était-il chef de chœur. Mais cette rétrospective nostalgique ravive sa foi. Il se ressaisit et une voix s’élève en lui qui l’exhorte à espérer au Dieu de son salut.

Versets 7-8

Je continue.

Mon Dieu, mon âme est abattue, Voilà pourquoi, je pense à toi du pays du Jourdain, des cimes de l’Hermon et du mont Mitséar. Un abîme en appelle un autre : tu fais gronder tes chutes ; tous tes flots et tes lames ont déferlé sur moi (Psaumes 42.7-8).

Avec la deuxième strophe, commence une nouvelle plainte. Le psalmiste nous apprend maintenant qu’il est dans l’extrême nord où l’Hermon couvert de neige regarde, à ses pieds, l’eau du Jourdain qui prend sa source dans la chaîne de montagnes appelée anti-liban. L’exilé ne nous dit pas comment il est arrivé ici, mais la profonde tristesse de son poème suggère fortement qu’il fait partie de l’une des nombreuses colonnes de captifs qu’emmène un roi envahisseur, probablement Nabuchodonosor.

Les torrents qui se précipitent des montagnes rappellent au psalmiste les coups terribles et répétés qui l’ont frappé.

Verset 9

Je continue le texte.

Que le jour, l’Éternel me montre son amour : je passerai la nuit à chanter ses louanges et j’adresserai ma prière au Dieu qui me fait vivre (Psaumes 42.9).

Parallèlement à ses larmes, le psalmiste possède au fond de son âme une espérance solide en son Dieu qui le soutient. Le sentiment de la toute-puissance de l’Éternel l’encourage.

Verset 10

Je continue.

Car je veux dire à Dieu, lui qui est mon rocher : “ Pourquoi m’ignores-tu ? Pourquoi donc me faut-il vivre dans la tristesse, pressé par l’ennemi ? ” (Psaumes 42.10).

Ce n’est pas le pourquoi du doute. D’ailleurs sur la croix, Jésus lui-même a demandé :

Eli, Eli, lama sabachthani ? ce qui veut dire : Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ?(Matthieu 27.46).

Le croyant dans le malheur peut facilement s’identifier au psalmiste qui demande à Dieu, son rocher et son seul appui, jusques à quand il devra subir cette épreuve. Pourquoi ce contraste entre la bonté de Dieu et les malheurs qui ont fondu sur lui ?

Versets 11-12

Je finis la deuxième strophe du cantique et le Psaume 42.

Mes membres sont meurtris, mes ennemis m’insultent, sans cesse, ils me demandent : “ Ton Dieu, où est-il donc ? ” Pourquoi donc, ô mon âme, es-tu si abattue, et gémis-tu sur moi ? Mets ton espoir en Dieu ! Je le louerai encore, mon Sauveur et mon Dieu (Psaumes 42.11-12).

Malgré sa situation épouvantable de déporté, le psalmiste s’exhorte à nouveau à garder confiance en l’Éternel. Dans sa seconde épître aux Corinthiens, l’apôtre Paul écrit :

Nous sommes accablés par toutes sortes de détresses et cependant jamais écrasés. Nous sommes désemparés, mais non désespérés, persécutés, mais non abandonnés, terrassés, mais non pas anéantis (2Corinthiens 4.8-9).

Chapitre 43

Verset 1

Je continue avec le Psaume 43 qui est la 3e strophe de ce cantique.

Fais-moi justice, ô Dieu, et prends en main ma cause contre le peuple infidèle ! Sauve-moi de ces gens sans piété ni pitié ! (Psaumes 43.1).

« sans piété ni pitié » est un seul mot en hébreu. Le peuple infidèle est la nation païenne où le psalmiste est déporté. Son intercession est un modèle de prière pour les croyants persécutés.

Versets 2-4

Je continue.

Ô Dieu, tu es ma forteresse, pourquoi donc me rejettes-tu, et pourquoi me faut-il vivre dans la tristesse, pressé par l’ennemi ? Fais-moi voir ta lumière, avec ta vérité pour qu’elles m’accompagnent et qu’elles soient mes guides vers ta montagne sainte jusque dans ta demeure. Alors j’avancerai jusqu’à l’autel de Dieu, vers toi, Dieu de ma joie et de mon allégresse. Alors je te louerai en m’accompagnant de la lyre. Ô Dieu : tu es mon Dieu ! (Psaumes 43.2-4).

La lumière et la vérité dissipent les ténèbres. Ce sont les deux guides infaillibles qui dirigent le fidèle vers le Sanctuaire du Dieu vivant, source de toute sa joie. La lumière et la vérité ont été personnifiées par Jésus-Christ qui a dit :

Je suis la lumière du monde. Celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres : il aura la lumière de la vie. — Je suis le chemin, la vérité et la vie. Personne ne va au Père sans passer par moi (Jean 8.12 ; 14.6).

Verset 5

Je finis le Psaume 43.

Pourquoi donc, ô mon âme, es-tu si abattue et gémis-tu sur moi ? Mets ton espoir en Dieu ! Je le louerai encore, mon Sauveur et mon Dieu (Psaumes 43.5).

C’est ici la troisième fois que le psalmiste sur le chemin de l’exil reprend le même refrain (42.6,12). Il est toujours profondément triste, mais parlant à son âme, il se reprend car il sait en son for intérieur que Dieu est son Sauveur et répondra à ses prières. Le ton de ce troisième refrain est probablement différent des deux premiers ce qui fait de ces paroles une déclaration triomphante de la foi.