Chapitre 114

Introduction

Les festins de noce et les banquets sont souvent l’occasion de chanter et de se réjouir. C’est aussi ce que faisaient et font toujours les Israélites lors de leurs célébrations religieuses comme pour la fête de la moisson (Pentecôte), la fête des Cabanes ou Tabernacles, et surtout la Pâque qui commémore la libération d’Égypte. D’ailleurs, avant de manger l’agneau pascal, les Juifs chantent les Psaumes 113 et 114, puis après le repas, les Psaumes 115 à 118.

Les 6 cantiques du 113 au 118, constituent la série appelée : « Hallel » parce que et comme je l’ai déjà dit, ils commencent et finissent par Alléluia. Ces cantiques furent rédigés au retour de l’exil babylonien dans le but de louer la bonté et la fidélité de l’Éternel, le Dieu de la création et de la rédemption. Le Psaume 114 évoque de façon poétique et pittoresque les phénomènes naturels qui ont accompagné la sortie d’Égypte, le séjour de leurs ancêtres dans le désert, ainsi que leur entrée dans le pays de Canaan, la Terre promise.

Versets 1-2

Je commence à lire le psaume 114.

Quand Israël sortit d’Égypte, quand les descendants de Jacob quittèrent un peuple étranger, Juda devint le sanctuaire de l’Éternel et Israël son empire (Psaumes 114.1-2).

Pendant tout le temps qu’Abraham séjourne dans le pays de Canaan, c’est un immigré, un étranger. C’est pendant cette période que l’Éternel lui révèle que ses descendants iront en Égypte et deviendront une grande nation. Et effectivement, c’est là que les Hébreux devinrent très nombreux, ce qui leur valut aussi d’être persécutés. Le livre de l’Exode raconte en détail toutes leurs souffrances. Mais l’Éternel, qui arbitrairement a choisi Israël pour son peuple, est fidèle à l’alliance qu’il a conclue avec Abraham et délivre les esclaves Hébreux.

À l’origine, Dieu voulait que toute la nation, et pas seulement la tribu de Lévi, ait une vocation sacerdotale, devienne ses émissaires et fasse connaître le vrai Dieu au monde entier. Ce projet divin se réalisera enfin pendant le règne de 1 000 ans de Jésus-Christ sur terre.

Versets 3-6

Je continue.

La mer le vit et prit la fuite, le Jourdain reflua, et toutes les montagnes se mirent à bondir ainsi que des béliers. Et toutes les collines se mirent à sauter ainsi que des cabris. Qu’avais-tu, mer, pour fuir ainsi ? Et toi, Jourdain, pour refluer ? Et vous, montagnes, qu’aviez-vous pour bondir comme des béliers ? Et vous, collines, pour sauter comme des cabris ? (Psaumes 114.3-6).

Le psalmiste personnifie la Mer Rouge qui s’enfuit, le Jourdain qui recule, les montagnes, et les collines qui bondissent devant le passage d’Israël. Parce que ce peuple appartient en propre à l’Éternel, toute la création tremble devant lui.

Ce psaume est un grand encouragement pour le peuple revenu de Babylone parce qu’il est peu nombreux et doit faire face à d’énormes difficultés. Absolument impuissant par lui-même, Israël est vainqueur quand il fait confiance à son Dieu. L’Éternel, qui a frayé un passage dans les eaux de la Mer Rouge et du Jourdain, a fait des miracles extraordinaires que ne peut expliquer aucun phénomène naturel. Les Hébreux ont d’abord quitté l’Égypte suite à la mort de tous les premiers-nés, un jugement auquel ils échappent parce qu’ils ont enduit les montants de leur porte d’entrée du sang d’un agneau fraîchement égorgé. Ce rituel préfigurait la venue du Christ qui offrit son sang sur la croix pour le salut de ceux qui lui font confiance.

Versets 7-8

Je finis le psaume 114.

Ô terre, tremble devant le Maître, oui, devant le Dieu de Jacob : il change le roc en étang, la pierre en source jaillissante (Psaumes 114.7-8).

Le même Dieu qui a ébranlé la terre, a fait et fera encore jaillir les eaux vives et salutaires pour son peuple. On se rend compte combien ce petit psaume pouvait être un encouragement et combien il est approprié pour la célébration de la Pâque.

Chapitre 115

Introduction

Nous arrivons au Psaume 115, qui fait aussi partie de la série « Hallel ». Il était chanté en antiphonie par le chœur des Lévites, des prêtres et par le peuple qui se répondaient l’un à l’autre. Les disciples aussi l’ont chanté dans la Chambre Haute quand Jésus institua la cène en rompant le pain et en prenant la coupe de vin. Ce cantique célèbre la majesté de l’Éternel ainsi que sa bonté envers son peuple, tout en l’exhortant de placer en lui sa totale confiance.

Versets 1-2

Je commence à lire le psaume 115.

Non pas à nous, ô Éternel, non pas à nous la gloire, mais à toi seul, pour ton amour et ta fidélité ! Pourquoi les nations diraient-elles : “ Où est leur Dieu ? ” (Psaumes 115.1-2).

Ce sont les peuples païens qui posent cette question méprisante à Israël à cause de son abaissement. Mais elle devient pour le psalmiste l’occasion de proclamer haut et fort la toute-puissance de l’Éternel. Lorsqu’à la fin des temps, pendant la Grande Tribulation, les Juifs et les chrétiens seront persécutés par l’Antichrist, les nations se moqueront d’eux et demanderont : « Alors ce Dieu en qui vous croyez, pourquoi ne vous délivre-t-il pas ? »

Verset 3

Je continue le psaume 115.

Notre Dieu est au ciel, il fait tout ce qu’il veut (Psaumes 115.3).

Comme Dieu est souverain et dispose d’une liberté et d’une puissance sans limites, rien n’y personne ne peut contrecarrer ses projets. Cela veut dire que tout ce qui m’arrive, même les tragédies, est voulu par Dieu. C’est difficile à passer, j’en conviens.

Verset 4

Je continue.

Mais leurs idoles d’argent et d’or sont faites par des hommes (Psaumes 115.4).

Le Dieu d’Israël est un esprit éternel et le Créateur de l’univers, tandis que les idoles sont fabriquées de toutes pièces par des artisans. Même les matériaux les plus nobles comme l’or et l’argent sont inertes et sans vie. Donner un corps et une forme humaine à la statue emblème de la fausse divinité révèle une notion de Dieu grossière qui est à des années-lumière de la vérité.

Versets 5-6

Je continue.

Elles ont une bouche mais ne peuvent parler ! Elles ont bien des yeux, mais elles ne voient pas. Elles ont des oreilles, mais qui n’entendent rien ; elles ont des narines mais qui ne sentent rien (Psaumes 115.5-6).

Les idoles n’ont ni pensée ni intelligence et les organes des sens sont visibles mais inopérants.

Verset 7

Je continue.

Elles ont bien des mains, mais ne peuvent toucher ; elles ont bien des pieds, mais ne peuvent marcher. De leur gorge, jamais aucun son ne s’échappe (Psaumes 115.7).

En d’autres mots, les idoles sont inertes et donc d’aucun secours si on les appelle à l’aide. Le prophète Ésaïe donne des fausses divinités une excellente description satirique que je lis.

L’artisan a coupé des cèdres, ou bien il s’est choisi du cyprès ou du chêne qu’il a laissé devenir bien robuste parmi les arbres des forêts, ou bien il prend un pin qu’il a planté lui-même, que la pluie a fait croître. Or, l’homme se sert de ces bois pour les brûler, il en prend une part pour se chauffer, il allume le feu pour y cuire son pain. Avec le même bois, il fait un dieu, et il l’adore ; il fabrique une idole et se prosterne devant elle. La moitié de ce bois, il l’a livrée au feu ; grâce à cette moitié, il mange de la viande, il fait cuire un rôti, et il s’en rassasie. Il prend aussi une part de ce bois pour se chauffer et dit : Qu’il fait bon avoir chaud et voir la belle flamme ! Quant au reste du bois, il en fait une idole, il la prend pour son dieu, il se prosterne devant elle et il l’adore. Il l’invoque et lui dit : “ Délivre-moi car toi, tu es mon dieu ! ” (Ésaïe 44.14-17).

Une fois l’idole fabriquée, quelqu’un doit l’emmener jusqu’à son temple puisqu’elle ne peut pas marcher. Un homme porte dieu sur son dos alors que dans le premier chapitre du livre du Deutéronome, l’Éternel a dit à son peuple :

Tu as vu que ton Dieu t’a porté, comme un homme porte son fils (Deutéronome 1.31).

On peut donc se poser la question : « Est-ce que Dieu me porte ou est-ce moi qui le porte ? »

Pour la plupart des gens religieux, leurs dévotions et pratiques liturgiques sont à la fois un lourd fardeau qui les écrase et un boulet qu’ils traînent aux pieds. Cette façon de concevoir Dieu est très proche de l’idolâtrie parce qu’elle est similaire à la vision païenne d’une divinité qu’on peut manipuler, mais qu’il faut aussi apaiser.

Verset 8

Je continue le psaume 115.

Ils leur ressembleront, tous ceux qui fabriquent les idoles, et tous ceux qui leur font confiance (Psaumes 115.8).

Ceux qui se soumettent à des rites en croyant que ceux-ci vont leur procurer quelque bienfait, prouvent qu’ils n’ont aucune intelligence spirituelle.

Versets 9-11

Je continue.

Habitants d’Israël, faites confiance à l’Éternel ! Il est pour vous un secours et un bouclier. Descendants d’Aaron, faites confiance à l’Éternel ! Il est pour vous un secours et un bouclier. Vous qui le révérez, faites confiance à l’Éternel ; il est pour vous un secours et un bouclier (Psaumes 115.9-11).

Les bonnes gens demandent : « Mais que peut-on faire face à l’athéisme, au matérialisme, et à l’immoralité ? » La réponse est simple, trop même pour l’homme moderne sophistiqué. Faites confiance à l’Éternel, approchez-vous de lui et reposez-vous sur lui, voilà ce qu’il faut faire ! Le psalmiste s’oppose à l’idolâtrie en répétant 3 fois : « Faites confiance à l’Éternel ! »

Tout le peuple et encore plus les prêtres israélites, doivent avoir foi en l’Éternel. L’expression : « Vous qui révérez l’Éternel », englobe tous les êtres humains, mais surtout les non-Juifs qui font confiance au vrai Dieu plutôt qu’aux idoles. Pour la dédicace du Temple, quand le roi Salomon a prié, il a dit :

Et même si un étranger qui ne fait pas partie de ton peuple Israël entend parler de toi et vient d’un pays lointain, veuille l’écouter depuis le ciel, et lui accorder tout ce qu’il t’aura demandé. De cette manière, tous les peuples du monde te connaîtront, ils te révéreront comme le fait ton peuple Israël… (1Rois 8.41, 43).

Versets 12-13

Je continue le psaume 115.

L’Éternel pense à nous : il bénira ; il bénira le peuple d’Israël. Il bénira les descendants d’Aaron. Il bénira ceux qui révèrent l’Éternel, du plus petit jusqu’au plus grand (Psaumes 115.12-13).

Quand on y réfléchit, il est étonnant que l’Éternel pense à nous, à chacun d’entre nous. Il n’oublie personne, vous et moi sommes sur sa liste. Je ne connais ni le nom ni l’adresse de la plupart de ceux qui écoutent ou lisent les commentaires de « chemins de vie » et encore moins ce qui les touche de près dans leur vie de tous les jours. Mais Dieu sait absolument tout de vous, de moi, nos faits et gestes et chacune de nos pensées, et il en est ainsi depuis qu’il nous a créés. Il me vient à l’esprit ces paroles de David qui dans le psaume 139 (v.6) dit :

Merveilleux savoir hors de ma portée, savoir trop sublime pour que je l’atteigne.

Quand je voyage en avion et qu’on s’approche de l’aéroport, je peux voir distinctement tous les quartiers de la ville, chaque rue des villages et tous les lotissements. J’embrasse du regard des dizaines ou des centaines de milliers de personnes. Qui connaît tous ces gens et combien sont laissés pour compte ? Dans notre société individuelle et impersonnelle, vous et moi sommes un numéro partout, là où nous vivons, travaillons, et pour les services administratifs bien sûr.

Dieu me connaît bien et il m’aime. La preuve est qu’il se tient auprès de tous ceux qui se confient en lui. Est-ce que j’y crois, et vous ? Si oui alors la foi structurera toute votre vie.

Versets 14-15

Je continue le psaume 115.

Que l’Éternel vous fasse prospérer, et vous et vos enfants ! Soyez bénis par l’Éternel qui a fait le ciel et la terre ! (Psaumes 115.14-15).

Le psalmiste demande la multiplication numérique du peuple d’Israël, mais aussi une bénédiction abondante tous azimuts sur ceux qui font confiance à l’Éternel. Dans son épître aux Éphésiens, l’apôtre Paul écrit :

Par la puissance qui agit en nous, Dieu peut réaliser infiniment au-delà de ce que nous demandons ou même pensons (Éphésiens 3.20).

Verset 16

Je continue.

Le ciel ? Il appartient à l’Éternel, quant à la terre, il l’a donnée aux hommes (Psaumes 115.16).

Le psalmiste rappelle l’origine et la vocation de l’être humain. Il a été créé par le Dieu du ciel et il est chargé de bien gérer cette terre sur laquelle il vit. Les astronautes qui voyagent dans l’espace ne sont plus chez eux, mais dans le territoire de Dieu.

Verset 17

Je continue le psaume 115.

Les morts ne louent pas l’Éternel, ni aucun de ceux qui descendent au pays du silence (Psaumes 115.17).

Sous la Nouvelle Alliance, l’espérance de ceux qui ont placé leur foi en Jésus-Christ est individuelle et dans les cieux, mais sous l’Ancienne Alliance, l’espérance d’Israël était nationale et sur la terre. Au moment de la mort, la mission de l’Israélite fidèle à Dieu était terminée. Il allait au paradis, mais comme Jésus-Christ n’était pas encore mort et ressuscité, il n’avait pas accès à la gloire en présence de Dieu. Le psalmiste rappelle à ses contemporains que l’œuvre qu’ils doivent accomplir ici-bas ne peut pas se faire dans l’au-delà.

Verset 18

Je finis le psaume 115.

Mais nous, nous louons l’Éternel, dès maintenant et à jamais. Oui, louez l’Éternel (Psaumes 115.18).

Ceux qui ont fait un bout de chemin avec Dieu ont un petit aperçu de sa magnificence, de sa grandeur et de sa bonté, qui fait que devant ses œuvres, ils éclatent en actions de grâces.

Chapitre 116

Introduction

Nous arrivons maintenant au psaume 116 qui fait beaucoup penser au psaume 18 écrit par David parce que le psalmiste vient tout juste d’échapper à la mort. C’est encore sous le coup de l’émotion, avec des phrases entrecoupées et des pensées inachevées qu’il exprime sa reconnaissance à l’Éternel.

Ce cantique tout simple fait partie du « Hallel », de ceux que Jésus a chanté avec ses disciples à la veille de son exécution. Cette soirée fut pour lui comme une veillée d’armes qui lui donna du courage. Ce psaume lui rappela qu’au-delà de cette lourde tâche de porter les péchés du monde, il aurait ensuite raison de se réjouir. L’auteur de l’épître aux Hébreux écrit :

Parce qu’il avait en vue la joie qui lui était réservée, Jésus a enduré la mort sur la croix, en méprisant la honte attachée à un tel supplice (Hébreux 12.2).

Le psaume 116 regarde aussi vers l’avenir lorsque, pendant la Grande Tribulation, le reste fidèle d’Israël sera délivré pat l’Éternel. En troisième lieu, ce psaume soulage l’angoisse et dissipe les doutes de celui qui est dans la détresse.

Versets 1-2

Je commence à lire le psaume 116.

J’aime l’Éternel car il entend ma voix lorsque je le supplie : il m’a prêté l’oreille, je l’invoquerai tous les jours de ma vie (Psaumes 116.1-2).

Le texte hébreu dit « J’aime » et « J’invoquerai » sans donner de complément, mais il s’agit bien sûr de l’Éternel. Dans sa première épître (4.9), l’apôtre Jean écrit : « nous aimons Dieu parce qu’il nous a aimés le premier ». Parce qu’il est amour, Dieu aime ses créatures, mais nous, de nature nous le haïssons. Dans sa miséricorde, Dieu a délivré le psalmiste qui en retour lui exprime sa gratitude et son amour. Ceux qui ont compris que Jésus veut être leur Sauveur l’aiment aussi en retour. Les apôtres Jean et Pierre écrivent respectivement :

Il nous aime, il nous a délivrés de nos péchés par son sacrifice. Jésus, vous ne l’avez pas vu, et pourtant vous l’aimez… parce que vous obtiendrez le salut de vos âmes pour prix de votre foi (Apocalypse 1.5 ; 1Pierre 1.8-9).

Verset 3

Je continue le Psaume 116.

Les pièges de la mort m’avaient enveloppé, les terreurs du séjour des morts m’avaient déjà saisi, et j’étais accablé de tristesse et d’angoisse (Psaumes 116.3).

Le psalmiste utilise le même vocabulaire que David. Comme lui, il est dans une situation désespérée et sans l’intervention de Dieu, il aurait péri. Les psalmistes personnifient souvent la mort ou le séjour des morts qui enveloppe ou qui saisit sa victime. Mais Jésus a choisi de prendre sur lui la sentence de mort qui pesait sur nos têtes afin de nous en délivrer.

Versets 4-5

Je continue.

Alors j’ai appelé l’Éternel au secours : Je t’en prie, Éternel, viens me sauver la vie ! L’Éternel nous fait grâce et notre Dieu est juste. Il est plein de bonté (Psaumes 116.4-5).

Les auteurs des Textes Sacrés répètent souvent que Dieu est bon et qu’il fait grâce. Mais il est aussi juste et saint, et en tant que juge moral de l’univers, il est obligé de punir les pécheurs. C’est la raison pour laquelle il a envoyé Jésus pour être notre substitut, notre Sauveur.

Versets 6-7

Je continue.

L’Éternel garde ceux qui sont sans détours ; c’est lui qui m’a sauvé quand j’étais misérable. Retrouve donc ta paix, mon âme, car l’Éternel t’a fait du bien (Psaumes 116.6-7).

Dieu vient en aide à ceux qui sont sans duplicité et qui se confient en lui.

Verset 10

Je continue plus loin le psaume 116.

J’ai cru, c’est pourquoi j’ai parlé (Psaumes 116.10).

Dans sa seconde épître aux Corinthiens (94.13), l’apôtre Paul cite ces paroles. La prière du psalmiste est à la fois la preuve de sa foi et sa foi en action.

Verset 13

Je continue plus loin.

J’élèverai la coupe du salut, et je m’adresserai à l’Éternel lui-même (Psaumes 116.13).

Cette coupe est l’une de celles qu’on sert pendant le repas de Pâque. Elle circule parmi les convives en souvenir de la délivrance d’Égypte. Dans sa première épître aux Corinthiens (10.16), l’apôtre Paul l’appelle « la coupe de bénédiction ». C’est à ce moment que Jésus a dit :

Prenez cette coupe et partagez-la entre vous, car je vous le déclare, dorénavant, je ne boirai plus du fruit de la vigne jusqu’à ce que le royaume de Dieu soit établi (Luc 22.17-18).

Verset 15

Je continue plus loin le psaume 116.

Elle a du prix aux yeux de l’Éternel la vie de ses fidèles (Psaumes 116.15).

Le psalmiste vient de faire l’expérience qu’il en coûte à Dieu de laisser mourir ses fidèles. La mort de Jésus ainsi que celle des martyrs passés, présents et à venir est précieuse aux yeux de l’Éternel.

Versets 16-19

Je finis le psaume 116.

Oui Éternel, je suis ton serviteur ? Oh, oui, ton serviteur, le fils de ta servante ; tu as brisé mes chaînes. Je t’offrirai un sacrifice, pour marquer ma reconnaissance, et je m’adresserai à toi, ô Éternel (Psaumes 116.16-17).

En répétant : « Je suis ton serviteur », le psalmiste affirme un droit et un devoir. « Serviteur de l’Éternel » est le titre le plus honorifique qui existe dans tout l’univers. Nous n’avons rien à offrir à Dieu sinon notre service et notre reconnaissance. L’auteur de l’épître aux Hébreux exhorte les croyants en ces termes :

Par Jésus, offrons donc en tout temps à Dieu un sacrifice de louange qui consiste à célébrer son nom (Hébreux 13.15).