Chapitre 110

Introduction

Pour bien saisir certaines maximes de La Rochefoucauld, il faut se cramponner aux ridelles. Un jour il a dit :

L’hypocrisie est un hommage que le vice rend à la vertu.

La vertu par exemple, c’est quand les Rabbins juifs reconnaissent que la prophétie du Psaume 110 concerne le Messie. Mais le jour où a éclaté la polémique entre Juifs et les chrétiens du 1er siècle sur l’identité de Jésus, ces mêmes rabbins embarrassés ont fait marche arrière en avant toute et se sont creusé la tête pour inventer d’autres explications, farfelues celles-là. Ça, c’est du vice ! Mais leur stupidité hypocrite prouve que leur interprétation initiale est la bonne.

Le Psaume 110 est le plus cité dans le Nouveau Testament. Son caractère messianique est tellement prononcé qu’il est impossible d’appliquer ce qu’il dit à un roi israélite ou à un autre être humain. Ce psaume au langage bref est un décret divin. Il commence sans introduction et se termine de même, subitement et de manière inattendue, en queue de poisson en quelque sorte. Le discours énergique et concis, coloré et riche en images, le ton royal et prophétique, et la pensée élevée sont des caractéristiques propres aux cantiques de David.

Verset 1

Je commence à lire le Psaume 110.

Psaume de David. Déclaration de l’Éternel. Il dit à mon Seigneur : “ Viens siéger à ma droite jusqu’à ce que j’aie mis tes ennemis comme un marchepied sous tes pieds ” (Psaumes 110.1).

Les trônes antiques étant très hauts, il faut des marches pour y accéder, ce qui permet au roi de poser son pied sur la nuque de ses ennemis vaincus (Josué 10.24 ; 1Rois 5.17). Cette prophétie est appliquée à Jésus par l’auteur de l’épître aux Hébreux qui écrit :

C’est par son Fils que Dieu nous a parlé. Il siège dans les cieux à la droite du Dieu suprême. Or, auquel des anges Dieu a-t-il jamais dit : Viens siéger à ma droite jusqu’à ce que j’aie mis tes ennemis comme un escabeau sous tes pieds ? (Hébreux 1.2, 3, 13).

Dans l’oracle : « L’Éternel dit à mon Seigneur », c’est Dieu qui s’adresse au Maître de David, un roi d’une très grande dignité qui se tient à la droite de l’Éternel, la place d’honneur par excellence (1Rois 2.19). Cette position signifie qu’il participe au règne de Dieu. L’Éternel associe donc le Seigneur de David, c’est-à-dire le Messie, à son pouvoir universel.

Quand Jésus était sur terre, ses ennemis ont tout essayé pour le piéger. Le parti politique des partisans d’Hérode tente sans succès de le forcer à dire une parole qui fait de lui un traître de Rome. Le parti religieux fantaisiste des Sadducéens essaie de le coincer avec des questions ridicules relatives à la loi de Moïse, questions auxquelles Jésus accepte quand même de répondre. Quant aux Pharisiens, des religieux rigoristes purs et durs, la réponse que Jésus donne à leur question, les jette dans la plus grande confusion. Pendant qu’ils recouvrent leurs esprits, le Seigneur leur pose à son tour la question suivante :

Que pensez-vous du Messie ? D’après vous, de qui descend-il ? — De David, lui répondirent-ils. — Alors, comment se fait-il que David, parlant sous l’inspiration de l’Esprit de Dieu, l’appelle Seigneur ? En effet, il déclare : Le Seigneur a dit à mon Seigneur : Viens siéger à ma droite, jusqu’à ce que j’aie mis tes ennemis sous tes pieds. Si David l’appelle son Seigneur, comment est-il possible qu’il soit aussi son fils ? Nul ne fut capable de lui donner un mot de réponse et à partir de ce jour-là, personne n’osa plus lui poser de question (Matthieu 22.42-46).

Quand Jésus comparait devant les juges de la Cour suprême d’Israël, il répond lui-même à la question qu’il a posée aux Pharisiens. Dans l’évangile selon Matthieu, on lit :

Alors le grand-prêtre dit : — Je t’adjure, par le Dieu vivant, de nous déclarer si tu es le Messie, le Fils de Dieu. Jésus lui répondit : — Tu l’as dit toi-même. De plus, je vous le dit : À partir de maintenant, vous verrez le Fils de l’homme siéger à la droite du Tout-Puissant et venir en gloire sur les nuées du ciel (Matthieu 26.63-64).

En affirmant qu’il sera désormais assis à la droite du Tout-Puissant, Jésus se déclare rien de moins que le Fils de Dieu, l’égal à l’Éternel et donc évidemment le Seigneur de David.

Verset 2

Je continue le Psaume 110.

L’Éternel étendra de Sion ton pouvoir royal, et tu domineras parmi tes ennemis (Psaumes 110.2).

Sur la colline de Sion est bâtie Jérusalem, la cité royale de David qui sera aussi la capitale du royaume du Messie lorsqu’il gouvernera le monde. Le prophète Ésaïe écrit :

Oui, des peuples nombreux viendront et se diront les uns aux autres : “ Venez, montons au mont de l’Éternel, au Temple du Dieu de Jacob (Ésaïe 2.3).

Verset 3

Je continue le psaume.

Ton peuple sera un peuple de franche volonté, au jour où ton armée sortira avec des ornements sacrés ; ta jeune milice sera devant toi (Psaumes 110.3).

Ce passage décrit une armée de fidèles qui obéissent au Messie par pure dévotion et qui sont revêtus des habits des prêtres les jours de grande fête. Je lis un passage parallèle du livre de l’Apocalypse :

Son nom est Fidèle et Véritable, la Parole de Dieu. Les armées célestes, vêtues de lin blanc et pur, le suivent sur des chevaux blancs (Apocalypse 19.11, 13, 14).

Verset 4

Je continue le Psaume 110.

L’Éternel l’a juré, il ne reviendra pas sur son serment : “ Tu seras prêtre pour toujours selon la ligne de Melchisédek ” (Psaumes 110.4).

Cette révélation est l’un des enseignements fondamentaux du Nouveau Testament. Au temps d’Abraham (Genèse 14.18-20), Melchisédek est prêtre de l’Éternel ainsi que roi de Salem, qui prit plus tard le nom de Jérusalem.

Ce passage annonce donc un roi qui cumulera la prêtrise et la fonction royale, non à titre temporaire, mais d’une manière définitive et pour toujours. Cette double charge n’était pas possible sous le régime de l’Ancienne Alliance qui établissait une séparation bien nette entre ces deux fonctions. Cette nouvelle idée est tellement révolutionnaire qu’elle est scellée par un serment de l’Éternel qui rend désormais ce décret extraordinaire irrévocable.

Zacharie (6.12-13), l’un des derniers prophètes de l’Ancien Testament, annonce pareillement et en termes très précis, la venue d’un roi qui sera élevé à la charge de grand-prêtre. Cette prophétie est citée dans le Nouveau Testament par l’auteur de l’épître aux Hébreux (5.6-10) qui désigne le roi-prêtre Melchisédek comme une préfiguration de Jésus-Christ. Le Messie est le nouveau Melchisédek qui remplit les deux offices de roi et de prêtre.

Jésus est le Fils éternel de Dieu et il est en même temps humain dans le plein sens du terme. Par cette double identité, il a un pied dans le ciel et un sur la terre ce qui lui permet d’être le médiateur, l’intermédiaire parfait entre la divinité et nous autres ici-bas.

Verset 5

Je continue le Psaume 110.

Le Seigneur, à ta droite, va écraser des rois au jour de sa colère (Psaumes 110.5).

Au début, le psalmiste décrit le Messie assis à la droite de l’Éternel, maintenant c’est le contraire. Ce jeu de scène sert à montrer que le Père et le Fils sont égaux dans la Trinité et occupent des positions interchangeables. Ensemble, ils exerceront un jugement sans précédent sur le monde afin d’en extirper tout le mal. Dans le psaume second on lit :

Avec un sceptre de fer, tu les soumettras ; comme des vases d’argile, tu les briseras (Psaumes 2.9).

Verset 6

Je continue le psaume 110.

Il juge les nations ; les cadavres s’entassent, il écrase le chef qui domine sur un grand pays (Psaumes 110.6).

L’armée qui a été mentionnée (v 3) est entrée en action. Le chef qui est écrasé c’est l’Antichrist aussi appelé « la bête ». Cette guerre est décrite dans le livre de l’Apocalypse (ch. 19).

Verset 7

Je finis le Psaume 110.

En chemin, il s’abreuve, il boit l’eau d’un torrent, c’est pourquoi il relève la tête (en triomphateur) (Psaumes 110.7).

Le Messie, héros vainqueur, a livré un combat intense durant lequel lui et ses troupes ne se sont accordé aucun repos. La bataille terminée, en passant il puise dans sa main de l’eau du torrent. Cette image sert à rappeler l’humanité du Christ qui l’a conduit à l’humiliation de la croix, ainsi que sa victoire complète sur les hommes rebelles.

Chapitre 111

Introduccion

Nous arrivons au Psaume 111, le premier d’une série de 3 dont le titre est « Alléluia », qui veut dire : « Louez l’Éternel ». Ce cantique est alphabétique, c’est à dire que ses vers débutent par les lettres successives de l’alphabet hébreu. Il célèbre les œuvres et le salut de l’Éternel envers son peuple. Destinées à être apprises par cœur, ses versets sont brefs.

Verset 1

Je commence à lire le psaume 111.

Louez l’Éternel vous tous ! Je mettrai tout mon cœur à louer l’Éternel, dans le conseil des justes et dans l’assemblée (Psaumes 111.1).

Le conseil des justes est un cercle plus restreint et moins officiel que l’assemblée du peuple. Où que le psalmiste se trouve, son désir est de louer l’Éternel.

Versets 2-4

Je continue.

Les œuvres de l’Éternel sont grandes, recherchées de tous ceux qui y prennent plaisir. Ses actes manifestent sa gloire et sa splendeur. Pour toute éternité, subsiste sa justice. Il a établi un mémorial de ses merveilles. Oui, l’Éternel est bon et il fait grâce (Psaumes 111.2-4).

Les fêtes juives fonctionnent comme un mémorial qui perpétue le souvenir des délivrances de l’Éternel. Les premiers chrétiens chantaient ce cantique quand ils célébraient la sainte cène avec le pain et le vin.

L’homme moderne, qui attribue l’univers et tout ce qui s’y trouve au hasard, vole à Dieu sa gloire. Cette croyance athée est tout aussi grave que de rejeter Jésus-Christ comme Sauveur.

Versets 5-9

Je continue en compressant.

Il pourvoit aux besoins de ceux qui le révèrent. Il se souvient toujours de son alliance. Tout ce qu’il fait témoigne qu’il est vérité et juste, tous ses commandements sont dignes de confiance. Il envoie le salut pour délivrer son peuple, il conclut avec lui une alliance éternelle. C’est un Dieu saint et redoutable (Psaumes 111.5-9).

Tout ce que Dieu fait est conforme aux principes éternels de sainteté, vérité et de justice grâce auxquels il dirige l’univers. Il juge ceux qui le méprisent et qui veulent contrecarrer ses plans.

Verset 10

Je finis le psaume 111.

La clé de la sagesse, c’est de révérer l’Éternel. Ceux qui s’y tiennent ont une saine intelligence. Qui observe ses lois est vraiment avisé. Sa louange subsiste jusqu’en l’éternité (Psaumes 111.10).

Le devoir de l’homme est de révérer son Créateur, de lui vouer une crainte respectueuse parce que ses œuvres parlent pour lui. La création manifeste sa toute-puissance, sa gloire, sa beauté et sa sagesse. La rédemption accomplie en Jésus-Christ révèle sa sainteté, sa justice et son amour pour l’homme. Un jour, toute créature lui sera soumise et chantera ses louanges.

Chapitre 112

Introduction

Nous arrivons au Psaume 112 qui comme le 111 est alphabétique. Le psalmiste y décrit le bonheur de ceux qui révèrent l’Éternel, ce qui rend son contenu très proche du précédent, le 111 ainsi que du psaume premier qui commence par : « Heureux l’homme (Psaumes 1.1) ».

Verset 1

Je commence à lire le psaume112.

Louez l’Éternel ! Heureux l’homme qui révère l’Éternel et qui trouve un grand plaisir à mettre en pratique ses commandements (Psaumes 112.1).

Les ordonnances divines sont comme un miroir qui reflète ce que je suis vraiment. Elles révèlent aussi que même si je désire leur obéir, j’en suis totalement incapable et par conséquent j’ai besoin d’un sauveur.

Verset 2

Je continue.

Sa postérité sera forte sur la terre et Dieu bénira les enfants du juste (Psaumes 112.2).

La bénédiction du juste s’étend à ses descendants. Bien sûr, il y aura toujours des Lazare qui, tout en espérant en Dieu, manquent de tout, et des impies prospères. Mais, en règle générale, celui qui révère l’Éternel est béni, du fait qu’il possède une ressource d’origine divine qui lui permet de mieux faire face aux situations difficiles que celui qui est athée ou pratique le vice.

Verset 3

Je continue.

L’abondance et la richesse seront dans sa maison, et sa justice subsiste à toujours (Psaumes 112.3).

Dans le psaume 111 (3), on lit que « pour l’éternité la justice de Dieu subsiste à toujours », ce qui est d’ailleurs la raison pour laquelle Dieu doit juger les fautes des hommes. Mais ici, c’est la justice du fidèle qui subsiste toujours. Parce qu’il révère Dieu et désire se conformer à sa volonté, son attitude, ses priorités et ses valeurs reflètent celles de Dieu. Le psalmiste répète cette même pensée un peu plus loin (112.9).

Versets 4-5

Je continue.

Au cœur des ténèbres, la lumière s’est levée pour les hommes droits, pour ceux qui sont compatissants, bons et justes. L’homme qui exerce la miséricorde et prête généreusement s’en trouvera bien. Il aura gain de cause en jugement (Psaumes 112.4-5).

La compassion, la bonté et la justice sont les qualités de l’Éternel mentionnées dans le psaume précédent. Ici, ce sont des vertus attribuées au fidèle. C’est comme si Dieu déteint sur celui qui lui voue une crainte respectueuse. De plus, face à l’adversité, le croyant sera secouru et il aura gain de cause s’il est en procès avec ses adversaires.

Verset 7

Je continue le psaume 112 plus loin.

Il n’a pas à craindre de bruits malveillants. Son cœur est tranquille : il s’appuie sur l’Éternel (Psaumes 112.7).

La confiance en Dieu est la meilleure parade aux calomnies, aux menaces de toutes sortes et aux mauvaises nouvelles.

Verset 9

Je continue plus loin en compressant.

On le voit donner largement aux indigents. Il demeure pour toujours approuvé par Dieu (Psaumes 112.9).

Ce verset est cité par l’apôtre Paul dans sa seconde épître aux Corinthiens (9.9). Dans tous les pays du monde et quel que soit le système politique, les pauvres sont exploités à tour de bras au même titre que les puits de pétrole ou les mines de charbon. Tous les programmes mis en place pour les aider ne sont souvent que des vitrines qui permettent aux politiciens de bien paraître et de se donner bonne conscience. Dieu, par contre, s’intéresse vraiment aux miséreux, à ceux qui souffrent, ainsi qu’aux bons Samaritains qui du fond du cœur leur viennent aide sans rien espérer en retour.

Verset 10

Je finis le psaume 112.

Le méchant en est témoin : il s’enrage et il s’aigrit, il en grince de dépit, il en est tout abattu. Oui, les désirs des méchants seront réduits à néant (Psaumes 112.10).

Le jour viendra où le mal et la méchanceté ne seront plus. Alléluia !

Chapitre 113

Introduction

Nous arrivons au Psaume 113 qui a été nommé le « Magnificat » de l’Ancienne Alliance parce qu’il exalte la majesté suprême de l’Éternel comme le fait le cantique d’Anne (1Samuel 2) et celui de Marie (Luc 1). Bien que plus élevé que les cieux, Dieu s’abaisse jusqu’au plus chétif et tout petit pour le prendre sous sa protection.

Le Psaume 113 est le 3e de la mini-série qui a pour titre « Alléluia », et c’est lui qui introduit la série des Psaumes 113 à 118 qui sont appelés : « Hallel ». Ces 6 cantiques de louange sont chantés lors des grandes fêtes juives, pour la Pâque (Matthieu 26.30), la Fête des Moissons ou Pentecôte, et pour la fête des Cabanes ou Tabernacles.

Verset 1

Je commence à lire le Psaume 113.

Vous ses serviteurs, louez l’Éternel ! Louez le nom de l’Éternel ! (Psaumes 113.1).

Si vous entrez dans n’importe quel bistro, vous entendez quelqu’un prendre le nom de Dieu en vain, c’est chose courante et tellement banal qu’on y fait pas attention. Par contre, les gens qui lui rendent gloire et honneur ne courent pas les rues. Pourtant, l’Éternel mérite notre louange parce qu’il est le Seigneur de la création et le rédempteur de l’homme.

Versets 2-6

Je continue.

Que l’Éternel soit loué dès maintenant et toujours ! De l’Orient jusqu’à l’Occident, que l’Éternel soit loué. L’Éternel est élevé au-dessus de tous les peuples. Sa gloire est plus haute que le ciel. Qui est comparable à l’Éternel notre Dieu ? Il a sa demeure dans les lieux très-hauts, mais il s’abaisse pour voir le ciel et la terre (Psaumes 113.2-6).

Cette image de l’Éternel, qui doit se baisser pour regarder le ciel et la terre, est destinée à donner une idée à la fois de l’immensité de Dieu et de sa bonté. Rien n’est grand à ses yeux. L’univers et ses milliards de galaxies ont pour lui la dimension d’un poster au mur, et c’est par pure condescendance qu’il s’occupe de ses créatures. Il est tellement élevé que rien n’est trop petit ni trop humble pour lui. Comme le dit l’apôtre Paul dans sa première épître aux Corinthiens (15.28), il faut qu’il en soit ainsi : « afin que Dieu soit tout en tous. »

Versets 7-8

l en soit ainsi : « afin que Dieu soit tout en tous. »

Versets 7-8

Je continue le psaume 113.

Il arrache à la poussière l’homme misérable, il relève l’indigent et le tire de la boue pour le faire asseoir parmi les notables, les notables de son peuple (Psaumes 113.7-8).

A partir d’ici, nous avons la reproduction du cantique d’Anne dans lequel l’abaissement et la misère des humbles sont bien soulignés. Dans les grandes villes, celles du tiers monde en particulier, on voit des malheureux qui font leur gîte dans des dépotoirs, les décharges publiques ou les cimetières comme au Caire. Et c’est sans compter ceux qui croupissent entassés dans des camps de réfugiés. Joseph aussi a touché le fond, mais il fut élevé grâce à sa foi et sa dévotion à l’Éternel.

Verset 9

Je finis le psaume 113.

Il installe en sa maison la femme stérile, et elle y connaît la joie d’être mère de nombreux enfants. Louez l’Éternel ! (Psaumes 113.9).

Dans la société antique, la stérilité d’une femme était une malédiction car sans fils pour s’occuper d’elle, une fois âgée ou veuve, elle était exposée à la plus grande précarité. Le psalmiste pense sans doute à Anne qui donna naissance au prophète Samuel, à Sara, femme d’Abraham qui enfanta Isaac, et à Rébecca son épouse de qui naquit Jacob. Toutes ces femmes étaient stériles, mais elles supplièrent l’Éternel qui les exauça.