Chapitre 19

Introduction

Quand j’étais en primaire, les copains m’appelaient « le gros ». Ce n’est pas très élogieux, mais malheureusement c’était conforme à la réalité. Souvent, les enfants se donnent des surnoms qui sont de véritables insultes. Puis avec le temps, ils s’assagissent jusqu’au jour où Junior, devenu grand, passe son permis de conduire et part en voiture. Et ne voilà pas qu’on lui coupe la route. Alors, il explose et insulte le transgresseur en l’accablant d’invectives qui ressemblent à des noms d’oiseaux rares, mais qui sont beaucoup moins flatteurs. C’est humain, me direz-vous ! Peut-être, mais dans ce qu’on a coutume d’appeler « le Sermon sur la Montagne », Jésus interdit qu’on appelle qui que ce soit « insensé », sous peine de tomber sous le jugement de Dieu (Matthieu 5.22). Cependant, le livre des Proverbes utilise cette épithète à tour de bras parce qu’il semble que la race de gens non sensés soit très nombreuse.

Verset 1

Je commence maintenant à lire le chapitre 19.

Mieux vaut un pauvre qui se conduit de façon intègre qu’un insensé aux lèvres menteuses (Proverbes 19.1).

Plus loin, au chapitre 28, il est dit :

Mieux vaut un pauvre qui se conduit de façon intègre qu’un riche qui suit des chemins tortueux (Proverbes 28.6).

Voilà la scène : un traîne-misère vient demander l’aumône à un notable fourbe et à l’esprit fourchu. Ce dernier acquiesce à la demande de l’indigent mais ne tient pas parole ce qui trompe évidemment l’espoir du pauvre homme. Le riche est un insensé parce qu’il ne tient aucun compte de l’Éternel qui est un Dieu généreux et de vérité.

Verset 2

Je continue.

Sans réflexion, le zèle n’est pas bon et qui précipite ses pas s’égare (Proverbes 19.2).

Plus loin au chapitre 21, une autre maxime dit :

Les projets d’un homme actif sont profitables, mais agir avec précipitation, c’est courir vers la disette (Proverbes 21.5).

En d’autres mots, l’ambition sans une préparation réfléchie est minutieuse conduit à la catastrophe.

Verset 3

Je continue.

La stupidité d’un homme cause son naufrage, et c’est contre l’Éternel qu’il s’irrite (Proverbes 19.3).

Celui qui agit selon sa folie ne doit s’en prendre qu’à lui-même, mais l’insensé accuse Dieu d’injustice ou d’infidélité.

Après avoir désobéi à l’Éternel, Adam pointe son doigt accusateur sur Ève et dit quelque chose comme : ce n’est pas moi, c’est elle », mais le pire est qu’il met également Dieu en cause puisqu’il lui dit : « C’est la femme que TU as placée auprès de moi qui m’a donné du fruit ». Ève, elle, a seulement dit : « C’est le serpent qui m’a trompée », ce qui est vrai mais l’excuse est irrecevable quand même. Quant au serpent, comme il est plus sage que nos premiers parents, il ne pipe pas mot (Genèse 3.12-13).

L’auteur Nicolas Boileau a écrit : « L’ignorance, toujours est prête à s’admirer (Art poétique) ». Et en effet, beaucoup révèlent leur stupidité en proclamant leur ignorance. J’ai entendu beaucoup de gens qui n’ont jamais étudié les Écritures et qui se permettent quand même de donner un avis qu’ils disent éclairé, mais qui est ponctué par des « on-dit et tout le monde sait que ».

Si Jules Ferry a instauré la laïcité à l’école, c’est parce qu’il a confondu le cléricalisme despotique et l’autorité des Écritures, ce qui est quand même une méprise et une confusion de taille.

Montaigne, auteur français du 16e siècle, écrit dans les Essais : « Mieux vaut une tête bien faite qu’une tête bien pleine ». Or, comme les Textes Sacrés sont le fondement et le tissu de notre culture judéo-chrétienne, notre système éducatif devrait, me semble-t-il, les intégrer dans l’enseignement de base.

Verset 4

Je continue de lire dans le chapitre 19.

Si vous êtes riche, vos amis se multiplient, mais le pauvre est abandonné par son ami (Proverbes 19.4; comparez Proverbes 14.20).

Il semble en effet que les maisons des gens aisés sont pleines d’invités ou de pique-assiette. Ils ont beaucoup d’amis, du moins tant que le frigo est plein, la cave bien remplie et qu’on s’amuse.

Même les croyants sont fascinés par ce qui brille et l’attrait des richesses. Dans son épître, l’apôtre Jacques dénonce l’attitude hypocrite de certaines assemblées chrétiennes. Je le cite :

Supposez, en effet, qu’un homme vêtu d’habits somptueux, portant une bague en or entre dans votre assemblée, et qu’entre aussi un pauvre en haillons. Si, voyant l’homme somptueusement vêtu, vous vous empressez autour de lui et vous lui dites : “ Veuillez vous asseoir ici, c’est une bonne place ! ” tandis que vous dites au pauvre : “ Tenez-vous là, debout, ou asseyez-vous par terre, à mes pieds ”. Si vous vous laissez influencer par des considérations humaines et que vous agissez différemment suivant les personnes, vous commettez un péché (Jacques 2.2-3, 9).

Verset 5

Je continue le texte.

Le faux témoin ne restera pas impuni, et le menteur n’échappera pas au châtiment (Proverbes 19.5).

Plus loin, cette affirmation est répétée puisque le maître dit : « le menteur périra » (Proverbes 19.9). Si quelqu’un m’accuse faussement devant un tribunal, il n’est pas mon ami, mais celui de mon adversaire sans doute bien plus riche que moi. Les faux témoins font un mal terrible, mais même s’ils échappent à la justice officielle des hommes, tôt ou tard les malheurs de la vie régleront leurs comptes avec eux, et ce qui est sûr c’est qu’ils n’emporteront pas leurs méfaits au paradis.

Dans le premier livre des Rois, on a le récit du couple maudit Jézabel et Achab qui règnent un temps sur le royaume des X tribus d’Israël Nord. Cette femme, qui est méchante comme une teigne, emploie le stratagème des faux témoins pour s’emparer de la vigne de Naboth, parce qu’il refuse de la vendre au roi son mari. Jézabel écrit aux responsables de la ville où habite Naboth, une lettre ainsi rédigée :

Faites asseoir Naboth en face de deux vauriens qui l’accuseront d’avoir maudit Dieu et le roi ! Puis menez-le en dehors de la ville et tuez-le à coups de pierres (1Rois 21.10).

Malheureusement, l’ordre de la reine est exécuté à la lettre et Naboth aussi. Alors que le roi Achab va prendre possession de la vigne, Dieu lui envoie son prophète qui lui dit qu’à l’endroit même où les chiens errants ont léché le sang de Naboth, ils lécheront le sien. Trois ans plus tard, Achab part à la guerre, mais se déguise en simple soldat pour passer incognito. Ça marche comme sur des roulettes sauf qu’un soldat syrien qui s’ennuie tire au hasard une flèche en l’air. Or comme par le plus grand hasard, celle-ci va se ficher sur Achab qui est mortellement blessé. Son sang se répand alors dans son chariot de combat et quand, après la bataille, on le nettoie, les chiens errants accourent et boivent à grosses goulées cette eau mêlée du sang d’Achab (1Rois 22.34-38). Tout dans ce récit est répugnant, et pour Dieu aussi, nos péchés, le mal, les faux témoins et le meurtre des innocents sont répugnants.

Verset 6

Je continue de lire dans le chapitre 19.

Beaucoup briguent la faveur d’un prince, et tous sont amis de qui fait des cadeaux (Proverbes 19.6).

L’homme généreux a vite fait de rassembler autour de lui du monde qui le caresse dans le sens du poil. C’est bien connu : « Tout flatteur vit aux dépens de celui qui l’écoute (La Fontaine, Le corbeau et le renard). »

Verset 7

Je continue.

Le pauvre n’est pas aimé par ses frères, à plus forte raison ses amis s’écartent-ils de lui. En vain il les poursuit de ses paroles : ils ne sont déjà plus là (Proverbes 19.7).

C’est le seul proverbe de Salomon qui en hébreu a trois lignes.

Tant qu’il est prospère, cet homme riche fourmille d’amis, mais ce sont des amis des beaux jours, car une fois sa fortune disparue, ces faux amis disparaissent aussi. Alors, il les poursuit pour leur rappeler les paroles d’affection qu’ils lui prodiguaient naguère au temps des vaches grasses, mais ses amis ne le connaissent plus. Et il y a tout à parier qu’il est même devenu un embarras pour sa famille. Dès que son frère le voit rappliquer, il dit à sa femme : « Fermons vite la porte à clé et ne faisons aucun bruit jusqu’à ce que ce casse-pied s’en aille. »

C’est aussi l’attitude des pays riches envers le tiers-monde. Ils font bien quelques essais timides pour essayer d’enrayer la pauvreté, mais c’est toujours plus de la même chose; les riches s’enrichissent encore plus et les indigents s’appauvrissent toujours davantage.

Notre monde connaît des problèmes que personne ne semble pouvoir ou vouloir résoudre. Il faudra attendre la venue de Jésus-Christ, le Roi des rois pour que ça change vraiment. Alors, il mettra de l’ordre dans ce monde, car dans le psaume 2 (9) on lit qu’il fera paître les nations avec une verge de fer.

Verset 8

Je continue le texte.

Acquérir du bon sens, c’est s’aimer soi-même, Qui reste attaché à l’intelligence fait ce qu’il faut pour trouver le bonheur (Proverbes 19.8).

Pour le sage, le bon sens consiste à savoir bien vivre ici-bas et surtout à préparer l’éternité, c’est-à-dire un coin de paradis en se mettant en règle avec Dieu. Celui qui est vraiment intelligent obéit à l’enseignement de la Parole de Dieu, ce qui est la seule recette du vrai bonheur.

Verset 10

Je continue plus loin.

Il ne convient pas qu’un sot mène une vie de luxe, et moins encore qu’un esclave commande aux princes (Proverbes 19.10).

Comme richesses et honneurs récompensent la sagesse (Proverbes 3.16 ; 8.18), il est paradoxal pour des insensés de la posséder. Quand un roi est faible, il arrive qu’un eunuque devienne la figure de proue et l’autorité du royaume, ou qu’un esclave prenne le pouvoir par la force, mais ce sont des aberrations.

Verset 11

Je continue.

La raison de l’homme lui fait retenir sa colère, et sa gloire est de passer par-dessus l’offense (Proverbes 19.11).

Le sage est maître de lui-même (Proverbes 12.16 ; 14.29 ; 15.18) et ne tient pas rancune parce que :

L’amour couvre toutes les fautes (Proverbes 10.12).

Quelqu’un a écrit : « Le sage n’est ni pointilleux, ni délicat, ni vindicatif, ni trop sensible. Si l’on ne passe pas beaucoup de choses, même à ses amis, on court le danger de ne jamais vivre en paix et de ne jamais avoir d’amis (Calmet) ».

Verset 13

Je continue plus loin.

Un fils insensé fait le malheur de son père, et les récriminations d’une femme sont comme une gouttière qui ne cesse de couler (Proverbes 19.13).

Un autre proverbe adresse le thème de la femme-gouttière (Proverbes 27.15). Une maxime arabe dit qu’il y a trois choses qui rendent une maison inhabitable :

  • les gouttières,
  • les punaises
  • la mauvaise humeur de la maîtresse.

Ici-bas, l’enfer pour un homme, c’est de vivre avec une femme qui se plaint sans arrêt ou un enfant cabochard. Quand on a les deux, on a tiré le gros lot.

Le thème du fils maudit qui fait le malheur de ses parents revient plusieurs fois dans les Proverbes (Proverbes 10.1 ; 15.20 ; 17.21, 25; 19.26).

Nous n’avons pas eu ce genre de problème avec nos enfants, mais certains de nos amis ont vécu un véritable calvaire avec les leurs ; le pire est quand ils commettent un crime ou se suicident.

Verset 14

Je continue le texte.

Un homme peut hériter maison et richesse de ses pères, mais seul l’Éternel peut lui donner une femme qui sache agir avec sagesse (Proverbes 19.14; comparez Proverbes 18.22).

C’est autant vrai pour une femme car c’est aussi l’Éternel qui lui donne un bon mari. Ces proverbes sont très pratiques, et celui qui veut se marier doit demander à Dieu de l’orienter vers le conjoint approprié.

Verset 15

Je continue.

La paresse plonge dans la torpeur, et l’indolent souffrira de la faim (Proverbes 19.15).

À force de ne rien faire, le fainéant sombre dans un état semi-comateux dépressif qui le rend incapable du moindre effort. Plus loin dans ce chapitre et au chapitre 26 (15), le maître dit :

Le paresseux plonge sa main dans le plat, mais il ne la ramène pas à sa bouche (Proverbes 19.24).

En Orient, on n’utilise pas de couverts et chaque convive met sa main dans le plat commun pour y prendre ce qu’il veut (Ruth 2.14 ; Matthieu 26.23). Mais le paresseux est tellement ankylosé qu’il ne peut même pas faire l’effort de se nourrir. Ça, c’est vraiment un gros cas de « flémingite » aiguë.

Plusieurs proverbes dénoncent la paresse, comme par exemple :

La main nonchalante appauvrit, mais la main active enrichit. N’aime pas trop le sommeil, pour ne pas finir dans la pauvreté : garde tes yeux ouverts, et tu auras de quoi te rassasier (Proverbes 10.4 ; 20.13).

Verset 16

Je continue le texte.

Obéir aux commandements, c’est veiller sur sa propre vie ; ne pas veiller sur sa conduite, c’est courir à la mort (Proverbes 19.16).

Celui qui accepte d’obéir aux préceptes de Dieu aura une conduite qui est conforme à l’enseignement des Textes Sacrés et donc des Proverbes. Ce thème a déjà été évoqué à plusieurs reprises (Proverbes 6.23 ; 13.13 ; 16.17). Ici, le texte hébreu est plutôt virulent, car le maître de sagesse ne fait pas référence à une mort naturelle. Il met sévèrement en garde celui qui agit mal, sans scrupule de conscience, comme bon lui semble et qui se moque bien de la morale. Le châtiment de celui qui méprise ainsi Dieu est la peine capitale.

Verset 17

Je continue le texte.

Il prête à l’Éternel celui qui a pitié du misérable (Proverbes 19.17).

En hébreu aussi, « Il prête à l’Éternel » est en tête du proverbe pour en accentuer la portée. Dieu fait plus que rendre le capital à celui qui est généreux envers les indigents, il y ajoute des intérêts. Saint Augustin a dit : « Riches, si vous avez un débiteur pauvre, vous avez un garant riche ». Précédemment, Salomon a dit :

Opprimer le pauvre, c’est outrager son Créateur, mais avoir de la compassion pour les indigents, c’est l’honorer (Proverbes 14.31).

Et plus loin, il ajoute :

Celui qui donne aux pauvres ne sera pas dans le besoin, mais celui qui se bouche les yeux à la misère d’autrui se charge de beaucoup de malédictions (Proverbes 28.27).

Beaucoup d’autres proverbes adressent la situation des indigents (Proverbes 14.21 ; 17.5 ; 22.9 ; 21.13 ; 22.16 ; 28.3).

Verset 18

Je continue le texte.

Corrige ton fils tant qu’il y a encore de l’espoir, mais ne va pas jusqu’à désirer sa mort (Proverbes 19.18).

Contrairement à la majorité des proverbes qui sont des déclarations, ici Salomon utilise l’impératif afin de donner un avertissement solennel aux parents qui adoptent l’attitude passive du laissez-faire à l’égard des enfants. La correction fait partie de l’éducation (Proverbes 13.24 ; 22.15 ; 23.13-14). En effet, aussi rebelle que soit un enfant, il est généralement possible de le redresser en lui imposant une discipline de fer, mais comme une telle démarche demande beaucoup de temps, d’énergie et de patience, beaucoup de parents renoncent.

Il va sans dire qu’il ne faut pas être brutal ou désirer se débarrasser d’un enfant difficile. Selon un texte du livre du Deutéronome (21.18-21), les responsables de la communauté doivent servir d’intermédiaires entre père et fils. Aujourd’hui, sous le régime de la grâce, ce sont les anciens, les responsables de l’église qui doivent assumer cette tâche. Dans son épître aux Éphésiens (6.1), l’apôtre Paul ordonne aux enfants d’obéir à leurs parents, et il dit aux parents :

N’aigrissez pas vos enfants mais élevez-les en les corrigeant et en les avertissant devant le Seigneur (Éphésiens 6.4).

Versets 19-20

Je continue de lire dans le chapitre 19.

L’homme qui se met dans une grande colère doit en porter la peine, si tu l’en exemptes, tu l’incites à recommencer. Écoute les conseils et accepte les critiques et, finalement, tu deviendras sage (Proverbes 19.19-20; comparez Proverbes 15.18; 22.24; 29.22).

Certains ne comprennent que les coups, mais il est bien préférable et plus sage de tenir compte des reproches qui nous sont adressés plutôt que de faire la forte tête.

Verset 21

Je continue.

Un homme forme de nombreux projets, mais c’est le dessein de l’Éternel qui se réalise (Proverbes 19.21).

Ce proverbe a déjà été cité (Proverbes 16.1, 3, 9). La volonté de Dieu n’est pas facile à comprendre surtout qu’elle s’accomplira quoi qu’on fasse, et pourtant il tient compte de nos actions et de nos prières.

Verset 22

Je continue.

Ce qu’on apprécie chez un homme, c’est sa bonté, et mieux vaut un pauvre qu’un menteur (Proverbes 19.22).

Certains sont bienveillants et généreux et font tout ce qu’ils peuvent pour aider les démunis avec leur peu de ressources. Ils invitent un miséreux à dîner et l’hébergent. Tel autre pourtant comblé des biens de ce monde fait le beau avec de belles paroles, mais c’est un menteur qui n’est jamais venu en aide au pauvre qui a frappé à sa porte.

Verset 23

Je continue.

Révérer l’Éternel mène à la vie, et, comblé, on passe même la nuit à l’abri du malheur (Proverbes 19.23).

La crainte respectueuse de Dieu (Proverbes 1.7 ; 10.27) consiste à le révérer, le respecter, à s’attendre à lui, et à obéir à ses commandements. L’homme qui se comporte ainsi peut chaque soir dormir sur ses deux oreilles, satisfait et l’esprit tranquille; il n’a rien à redouter.

Verset 25

Je continue plus loin.

Punis le moqueur, et le simple d’esprit acquerra de l’intelligence, mais reprends simplement l’homme intelligent : il comprendra la leçon (Proverbes 19.25; comparez Proverbes 21.11).

Parce qu’il est rebelle de nature (Proverbes 13.1 ; 15.12), le moqueur doit être puni même si cela ne le change pas. Par contre, cette correction profite au simple d’esprit moralement ignorant qui en tient compte (Proverbes 21.11) car il apprend alors à bien se comporter. Quant au sage, il lui suffit d’un simple avertissement pour le remettre sur le droit chemin.

Verset 27

Je continue plus loin.

Mon fils, cesse d’écouter l’instruction, si c’est pour te détourner des paroles de la connaissance (Proverbes 19.27).

Il y a des enseignements qui sont faits pour tromper. C’est vrai dans les domaines philosophique, moral, théologique ou scientifique. La sagesse est précieuse parce qu’elle permet de discerner le bien du mal et la vérité de l’erreur.

Verset 28

Je continue.

Qui se moque du droit est un témoin qui ne vaut rien ; la bouche des méchants dévore l’iniquité (Proverbes 19.28).

Les proverbes tirent souvent à boulets rouges sur les faux témoins (Proverbes 6.12, 19 ; 14.5 ; 19.5, 9), parce qu’ils ont un appétit insatiable pour le mensonge. Mais ne sommes-nous pas tous un peu ainsi ? Dans le livre de Job, on lit une description de l’homme naturel qui n’est pas très élogieuse. Je la lis :

Comment un être humain pourrait être pur ; c’est un être détestable, un homme corrompu qui commet l’injustice comme il boirait de l’eau ! (Job 15.14, 16).

Verset 29

Je finis de lire le chapitre 19 du livre des Proverbes.

Les châtiments sont prêts pour les moqueurs, et les coups de bâton pour l’échine des sots (Proverbes 19.29).

Le mot hébreu, traduit par « châtiments », désigne toujours un jugement divin. Par contre, « les coups » sont des punitions humaines. Il ne fait pas bon de faire la forte tête, car celui qui n’accepte pas de se laisser redresser par la société aura à faire à Dieu. Aux Romains, l’apôtre Paul écrit :

Le salaire du péché est la mort éternelle (Romains 6.23).

Et plus loin, au chapitre 29, nous avons le proverbe :

Un homme qui mérite d’être repris, et qui raidit le cou, sera brisé subitement et sans remède (Proverbes 29.1).

Voilà le sort qui attend tout homme rebelle à Dieu.