Chapitre 18

Introduction

Je me souviens qu’étant gosse, avec les copains, on s’est une fois battu à coups de lance-pierres contre une bande de garçons de notre age, simplement parce qu’ils étaient d’un autre village que le notre. Quelle bêtise ! Les hommes ont la fâcheuse tendance à se séparer les uns des autres et bien sûr à se battre, pour des raisons stupides. Les critères de division peuvent varier à l’infini, mais elles dénotent toujours une pseudo-supériorité de l’un sur l’autre du genre : « Je suis meilleur que toi à cause de ma condition sociale et économique, ma race, la couleur de ma peau, mon origine, etc. » Dans les quartiers populaires des grandes villes, c’est souvent simplement une rue qui établit la frontière entre des clans.

Verset 1

Je commence maintenant à lire le chapitre 18 du livre des Proverbes.

Celui qui se tient à l’écart suit son bon plaisir : il se déchaîne contre tout ce que les autres trouvent raisonnable (Proverbes 18.1).

Ce proverbe condamne le séparatisme arbitraire et égocentrique des nombrilistes. L’individualiste égoïste est centré sur lui-même et se tient à l’écart des autres parce qu’il ne cherche que la satisfaction de ses inclinations personnelles et la réalisation de ses propres désirs. Il va donc s’opposer aux points de vue et intérêts des autres, et montrer les dents à tout ce qui se dit ou se fait de louable autour de lui. Sa position est simple : il est contre tout ce qui est pour, et pour tout ce qui est contre. J’ai connu de telles personnes, et il est tout simplement impossible de raisonner avec ces gens parce qu’ils sont têtus comme des ânes rouges.

Devant Dieu, tous les hommes sont égaux, mais ils appartiennent à deux groupes distincts. Il y a ceux qui sont ses enfants et les autres. Cet état de fait justifie parfois certaines séparations, en particulier des êtres malfaisants. Ainsi, l’Éternel a ordonné à Israël :

Sortez du milieu païen, séparez-vous de l’idolâtrie, dit le Seigneur. N’ayez pas de contact avec ce qui est immoral, alors je vous accueillerai (2Corinthiens 6.17).

Et dans sa seconde épître à Timothée, l’apôtre Paul écrit :

Que celui qui invoque le nom du Seigneur, s’éloigne de toute forme du mal (2Timothée 2.19).

Verset 2

Je continue de lire dans le chapitre 18.

Le sot n’aime pas réfléchir, il ne demande qu’à faire étalage de son opinion (Proverbes 18.2).

Alors que le sage est réfléchi et donne un avis éclairé, l’insensé vaniteux est tout le contraire : il a l’esprit borné et il dit n’importe quoi. Ce fâcheux défaut a déjà été mentionné au moins trois fois (Proverbes 12.23 ; 13.16 ; 15.2). Celui qui réfléchit et qui tourne sa langue 7 fois dans sa bouche avant de parler, est maître de lui et n’aura pas à regretter ce qu’il aura dit.

Verset 3

Je continue.

Le méchant amène avec lui le mépris : une action déshonorante est suivie de la honte publique (Proverbes 18.3).

Le maître empile trois termes qui décrivent la conséquence honteuse et inévitable de la méchanceté. Une maxime précédente qui est le miroir de ce proverbe, exprime la même idée mais selon le point de vue positif; je la rappelle :

Tiens la sagesse en haute estime, et elle t’élèvera. Si tu t’attaches à elle, elle te mettra en honneur (Proverbes 4.8).

Quand un despote arrive au pouvoir, il commet des actions iniques qui révèlent son mépris des droits des autres et le bon peuple a peur et honte de lui. Il y a des gens qui sèment le bonheur partout où ils sont et d’autres seulement quand ils ne sont plus, quand ils ont disparu de la circulation. Bon débarras !

Verset 4

Je continue.

Les paroles de l’homme sont des eaux profondes ; la source de la sagesse est un torrent qui déborde (Proverbes 18.4).

Salomon fait l’éloge de l’éloquence d’un sage parce qu’il tient des discours percutants et bienfaisants qui proviennent d’une réflexion intérieure sérieuse. Sa sagesse jaillit et elle est toujours fraîche.

 

Dans son évangile, Luc écrit (24.19) que Jésus est « puissant en œuvres et en paroles ». Mais on sait qu’il a transmis sa sagesse par le Saint-Esprit à tous ceux qui mettent en lui leur confiance. Il promet :

Si quelqu’un a soif, qu’il vienne à moi, et que celui qui croit en moi boive. Car, comme le dit l’Écriture, des fleuves d’eau vive jailliront de lui. En disant cela, il faisait allusion à l’Esprit que devaient recevoir ceux qui croiraient en lui (Jean 7.37-38).

Verset 5

Je continue le texte.

Il n’est pas bien de favoriser le méchant en déboutant le juste dans le jugement (Proverbes 18.5).

Comme je l’ai déjà dit, la justice tronquée est souvent condamnée dans les Proverbes (Proverbes 17.15, 26 ; 24.23 ; 28.21). Que ce soit à un niveau individuel ou national, si on passe l’éponge sur une action vile commise par un personnage influent, c’est au détriment de la justice et du parti lésé. Les chefs de nations n’ont ni état d’âme ni morale. Pour des raisons bassement matérielles, ils n’hésitent pas à faire alliance avec un dictateur. Ce comportement scandaleux est apparenté à vendre son âme au diable.

L’impartialité est une notion très pratique qui se joue dans nos vies de tous les jours, pas seulement au tribunal, mais à tout niveau de responsabilité, comme parent ou employeur par exemple.

Versets 6-8

Je continue.

Les paroles de l’insensé provoquent des querelles, et ses discours lui attirent les coups. La bouche de l’insensé cause sa ruine, et ses lèvres sont un piège qu’il se tend. Les médisances sont comme des friandises : elles pénètrent jusqu’au tréfonds de l’être (Proverbes 18.6-8).

L’insensé ferait bien de se taire, ça lui éviterait des tas d’ennuis. Il trouve un malin plaisir à dire du mal de son prochain et la plupart des gens se délectent de ses ragots. Les bruits les plus fâcheux, vrais ou faux, sont accueillis les oreilles grandes ouvertes, mais celui qui sème le vent risque fort de récolter la tempête. Si un ragot parvient jusqu’à moi, je l’ignore parce que plus loin, un proverbe dit :

Quand il n’y a plus de bois, le feu s’éteint ; quand il n’y a plus de calomniateur, la querelle s’apaise (Proverbes 26.20).

Parce que notre cœur est mauvais, il est plus naturel de critiquer que de faire un compliment. On ne remercie pas l’abeille pour son miel, mais on la blâme pour son dard.

Verset 9

Je continue.

Qui se relâche dans son travail est frère de celui qui détruit (Proverbes 18.9).

L’un et l’autre arrivent au même résultat, la misère. Ce proverbe rappelle ce qu’a déjà dit le maître : « la main nonchalante appauvrit » (Proverbes 10.4).

Verset 10

Je continue.

L’Éternel est comme un donjon bien fortifié : le juste y accourt et il y est en sécurité (Proverbes 18.10).

Les mots de ce proverbe évoquent la sécurité et le salut. Dieu se fait connaître par sa Parole et par son action dans la nature et dans l’histoire ; son nom condense tout ce qu’il représente. Jésus a dit aux Juifs :

En vérité, en vérité je vous le dis : Avant qu’Abraham fût, je suis (Jean 8.58).

C’est-à-dire qu’il a toujours été. Or c’est aussi ce que veut dire « Yaweh » traduit en français par « l’Éternel ». Pour ceux qui espèrent en lui, Dieu est un rocher inébranlable, un refuge, et une forteresse (Psaumes 18.3 ; 46.2 ; 48.4).

Verset 11

Je continue.

Pour le riche, ses biens sont sa ville forte, il s’imagine qu’ils sont un rempart inaccessible (Proverbes 18.11).

Les Écritures montrent souvent que le seul recours des pauvres est de se confier en la miséricorde divine, tandis que les riches misent sur leur fortune qui leur donne un sentiment de sécurité.

Sous le régime de l’Ancienne Alliance, la prospérité matérielle dépend de l’obéissance à la Loi de Dieu, mais sous le régime actuel de la grâce, il n’en est pas ainsi car l’Église ne s’inscrit pas dans le prolongement d’Israël et le christianisme n’est pas une amélioration du judaïsme. Pour nous, et comme le dit l’apôtre Paul, les promesses de Dieu ne sont pas d’ordre temporel, mais spirituel (Éphésiens 1.3).

Voilà pourquoi les croyants doivent étudier et méditer les Écritures, et les adopter comme seule règle de vie, car c’est par elles et leur enseignement que le sot devient intelligent au sens spirituel du terme et qu’il trouve la sagesse, le savoir-faire, et aussi le réconfort dont il a besoin durant son passage sur terre.

Versets 12-13

Je continue le texte.

Quand l’orgueil remplit le cœur d’un homme, sa ruine est proche. Avant d’être honoré, il faut savoir être humble. Qui répond avant d’avoir écouté manifeste sa sottise et se couvre de confusion (Proverbes 18.12-13; comparez proverbes 15.33; 16.18).

 

Revoilà l’orgueil. Une personne humble ne cherche pas à étaler sa science à la première occasion, car elle sait tenir sa langue en bride. Précédemment, au chapitre 12, le maître a dit :

L’homme avisé cache son savoir, mais l’insensé proclame bien haut sa sottise (Proverbes 12.23).

Avant de donner un avis éclairé, il est indispensable de connaître tous les faits, mais le vantard qui croit tout savoir s’empresse de donner une opinion et parle sans réfléchir.

Verset 14

Je continue.

Un bon moral permet de supporter la maladie, mais si le moral est abattu, qui le relèvera ? (Proverbes 18.14).

Deux proverbes précédents expriment la même idée :

Un cœur joyeux rend le visage aimable, mais quand le cœur est triste, l’esprit est abattu. Un cœur joyeux est un excellent remède, mais l’esprit déprimé mine la santé (Proverbes 15.13 ; 17.22).

Si je me casse une jambe, on la plâtre et les os finissent par se ressouder, mais si c’est mon esprit qui est brisé, il manque à sa mission, car c’est lui qui a pour fonction de maintenir un bon moral et une attitude optimiste, qui contribuent beaucoup à la santé du corps. Mais comment guérir une profonde tristesse ?

Après l’exil babylonien, quand Néhémie est gouverneur de la Judée, il fait lire la loi de Moïse aux Juifs mais cette lecture les afflige grandement car elle révèle leurs fautes et leurs manquements. Alors pour les consoler, il leur a donné une excellente recette; il leur a dit :

Allez, mangez des viandes grasses et buvez des liqueurs douces, et envoyez des portions à ceux qui n’ont rien de préparé, car la joie l’Éternel sera votre force. Tout le peuple s’en alla pour manger et boire, pour envoyer des portions et pour se livrer à de grandes réjouissances. Car ils avaient compris les paroles qu’on leur avait expliquées (Néhémie 8.10, 12).

Verset 15

Je continue de lire dans le chapitre 18.

L’homme intelligent acquiert la connaissance, et l’oreille des sages est tendue vers elle (Proverbes 18.15; comparez Proverbes 17.16).

Les sages désirent toujours mieux comprendre la vie selon le point de vue de Dieu. Mais pour faire cette démarche, il faut déjà posséder un fond de sagesse. Or, c’est précisément ce qui manque à l’insensé.

Verset 16

Je continue.

Les cadeaux d’un homme lui ouvrent la voie et le font arriver jusqu’en présence des gens importants (Proverbes 18.16).

Le mot hébreux traduit par « cadeaux » ne signifie jamais « dessous de table » (Proverbes 14.27 ; 17.8, 23). Il ne s’agit donc pas ici de pots-de-vin glissés en douce à un juge pour le gagner à sa cause, mais de présents offerts en bonne conscience pour bénéficier d’un coup de piston. Le maître rapporte ce qu’il a observé sans prendre position pour ou contre cette façon d’agir, cependant, les Textes Sacrés reconnaissent avec réalisme le pouvoir d’un cadeau tout en condamnant le favoritisme et l’injustice qu’il peut entraîner. En tout cas, c’est bien ainsi que tous les politiciens se propulsent sur le devant de la scène publique. Au Moyen-Âge, on pouvait carrément acheter une haute fonction au gouvernement ou dans l’Église ce qui est plus que scandaleux.

Ce proverbe peut aussi être traduit : « le don d’un homme lui fait une place » ; c’est-à-dire qu’un talent ou une capacité particulière lui ouvre les bonnes portes. Ça veut dire que si j’arrive à marcher sur la tête, je pourrai me faire embaucher dans un cirque.

Pour les croyants, ce proverbe s’applique aussi au domaine spirituel. En effet, comme ils possèdent tous au moins un don qui leur vient du Saint-Esprit, dans sa première épître, Pierre écrit :

Comme de bons intendants des diverses grâces de Dieu, que chacun de vous mette au service des autres le don qu’il a reçu (1Pierre 4.10).

Voilà donc une responsabilité qui incombe à chacun de nous dans l’Église universelle de Jésus-Christ.

Verset 17

Je continue de lire dans le chapitre 18.

Celui qui plaide sa cause en premier paraît toujours avoir raison, vient la partie adverse, et l’on examine ce qu’il a dit (Proverbes 18.17).

Ce proverbe se rapporte directement à un conflit juridique, mais il a une application plus étendue. Dans un procès, le juge doit examiner chaque partie contestataire avant de prendre sa décision, et les parents doivent faire de même quand leurs enfants se disputent car c’est la seule manière d’être équitable. Dans la sagesse populaire, on dit : « Qui n’entend qu’une cloche, n’entend qu’un son ! », et dans ce même chapitre, on a déjà lu que :

Qui répond avant d’avoir écouté révèle sa sottise et se couvre de confusion (Proverbes 18.13).

Verset 18

Je continue.

Le sort met fin aux contestations et tranche même entre des puissants (Proverbes 18.18).

Sous l’Ancienne Alliance, dans l’Antiquité et au Moyen-Âge, on a recours au tirage au sort pour décider qui dit vrai. Cette façon de gérer les conflits ou d’exécuter la justice était répandue dans tout le Proche-Orient mais ne convient qu’en Israël parce que c’était une théocratie et l’Éternel en était le vrai roi.

Depuis toujours l’être humain incrédule est crédule ce qui le rend extrêmement superstitieux. Il croit que tous les événements de sa vie sont dictés par le sort. C’est encore vrai aujourd’hui au vu du nombre considérable de gens qui mettent leur foi dans les diseuses de bonne aventure, l’astrologie et les signes du zodiaque, et qui chaque matin lisent leur horoscope, bien que souvent ils disent ne pas y croire.

Verset 19

Je continue avec un verset qui est très difficile à comprendre, mais le sens semble être le suivant.

Un frère offensé est plus inaccessible qu’une ville fortifiée, et les discordes sont comme les barres d’un château (Proverbes 18.19).

Celui qui a été froissé par son ami ou un membre de sa famille est souvent profondément meurtri. Plus la relation est intime et plus les dissensions sont graves.

Verset 20

Je continue.

Chacun goûtera à satiété les fruits de ses paroles et se rassasiera de ce que ses lèvres ont produit (Proverbes 18.20).

Littéralement :

Du fruit de la bouche d’un homme, son ventre sera rassasié.

Ce proverbe est le miroir de deux autres qu’on a déjà vus et qui disent que par ses paroles, on peut se nourrir de bonnes choses (Proverbes 12.14 ; 13.2). Le suivant va dans le même sens car il dit :

Verset 21

La mort et la vie sont au pouvoir de la langue : vous aurez à vous rassasier des fruits que votre langue aura produits (Proverbes 18.21).

Les paroles peuvent être neutres mais aussi avoir un effet heureux ou fâcheux sur celui qui les entend (Proverbes 12.18 ; 15.4), mais aussi sur celui qui les prononce; elles ont alors un effet boomerang. Les personnes qui aiment s’entendre parler se mettent en situation délicate par rapport à Dieu, aux autres et à eux-mêmes, ce que plusieurs autres proverbes affirment (Proverbes 10.19 ; 18.2 ; 20.19). Le sage, lui, fait très attention à ce qu’il dit ; il suit en cela l’enseignement de Jésus qui a dit :

Ce qui rend un homme impur, ce n’est pas ce qui entre dans sa bouche, mais ce qui en sort (Matthieu 15.11).

Et l’apôtre Pierre écrit :

Celui qui veut aimer la vie et voir des jours heureux doit veiller sur sa langue pour ne faire aucun mal par ses paroles, et pour qu’aucun propos menteur ne passe sur ses lèvres (1Pierre 3.10).

Comme je l’ai déjà dit, dans son épître, l’apôtre Jacques développe longuement le thème de la langue (Jacques 3.1-10) car c’est une puissance pour le bien ou pour le mal. Ainsi, par ses paroles, un témoin peut faire acquitter un prévenu ou l’envoyer à l’échafaud, façon de parler bien sûr. De même, et selon ce qu’écrit l’apôtre Paul dans sa second épître aux Corinthiens (2.15,16), l’annonce de la Bonne Nouvelle en Jésus-Christ a un pouvoir de vie sur ceux qui l’acceptent, mais de mort sur ceux qui la refusent

Verset 22

Je continue de lire dans le chapitre 18.

Qui trouve une vraie femme trouve le bonheur : c’est une faveur que l’Éternel lui a accordée (Proverbes 18.22).

On raconte l’histoire de ce célibataire endurci parce qu’il trouve que toutes les femmes parlent trop, jusqu’au jour où il en a rencontré une qui est très discrète. Il en tombe amoureux et lui demande : « Veux-tu être ma femme ? » Alors soudainement, sa langue s’est comme déliée et elle parle sans arrêt pendant une heure sur tous les projets qu’elle a en tête pour eux deux. Puis comme il reste silencieux, elle lui demande : « Mais dis donc quelque chose ! », ce à quoi il répond : « J’ai déjà trop parlé ! »

Certains ont fait l’amère expérience que Salomon décrit dans l’Ecclésiaste et que je lis :

J’ai découvert quelque chose de plus amer que la mort : c’est une femme dont le cœur est un guet-apens et un piège, et dont les bras sont des chaînes. Celui qui jouit de la faveur de Dieu échappera à ses griffes, mais le pécheur s’y laissera prendre (Ecclésiaste 7.26).

Mais ici, en disant : « Qui trouve une vraie femme trouve le bonheur : c’est une faveur que l’Éternel lui a accordée », Salomon considère le bon côté du mariage qui est une institution ordonnée par Dieu. Ce proverbe a son corollaire qui dit :

Un homme peut hériter maison et richesse de ses pères, mais seul l’Éternel peut lui donner une femme qui sache agir avec sagesse (Proverbes 19.14).

Verset 23

Je continue le texte.

Le pauvre parle en suppliant, mais le riche répond durement (Proverbes 18.23).

Ce verset en rappelle un autre qu’on a déjà vu et qui est :

La fortune du riche lui tient lieu de place forte, alors que la pauvreté des petites gens fait leur ruine (Proverbes 10.15).

C’est ce que le maître de sagesse a constaté. Le pauvre ne doit pas s’étonner s’il est reçu comme un chien dans un jeu de quilles et le riche doit se méfier afin de ne pas se confier dans son argent.

Verset 24

Je finis de lire le chapitre 18.

Celui qui a beaucoup de compagnons les a pour son malheur, mais un véritable ami est plus attaché qu’un frère (Proverbes 18.24).

On peut s’entourer de tas de soi-disant amis, et en cas de coup dur ne pas en avoir un seul qui soit digne de confiance. À ses disciples, Jésus a dit :

Vous êtes mes amis, si vous faites ce que je vous commande. Je vous appelle mes amis, parce que je vous ai fait part de tout ce que j’ai appris de mon Père (Jean 15.14-15).

Jésus est l’ami qui nous est plus attaché qu’un frère. Il a prouvé son amour en mourant sur la croix afin de nous racheter de nos péchés. Il a aussi déclaré :

Je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde (Matthieu 28.20). Je ne te laisserai pas : non, je ne t’abandonnerai jamais (Hébreux 13.5). Lorsque je vous aurai préparé une place, je reviendrai et je vous prendrai avec moi, afin que vous soyez, vous aussi, là où je suis (Jean 14.3).