Chapitre 20

Introduction

Certains mots ont donné naissance à une quantité de dictons populaires. C’est le cas du vin à qui on prête beaucoup de vertus, mais dont il faut aussi se méfier. S’il est vrai que : « un verre de vin est une chaude fourrure ; le vin est bon qui en prend par raison, car trop boire noie la mémoire ». Il n’est donc pas étonnant que le maître de sagesse parle aussi sur ce sujet.

Verset 1

Je commence à lire le chapitre 20 du livre des Proverbes.

Le vin est un moqueur et la boisson forte est turbulente, celui qui s’en laisse griser ne pourra être sage (Proverbes 20.1).

C’est la première fois, mais non la dernière, qu’il est question de l’alcool dans ce livre. Ici, le vin et les boissons fortes sont personnifiés. Celui qui se livre à un usage immodéré d’alcool devient comme l’insolent qui se moque de Dieu et de sa Loi, et qui finit aussi par ne plus être maître ni de ses paroles, ni de ses actions. Plus loin, il est précisé que l’ivrognerie engendre la pauvreté (Proverbes 23.20-21), les querelles (Proverbes 23.29-30), et l’injustice (Proverbes 31.4-5). Cependant et assez curieusement, plusieurs passages des Écritures décrivent le vin en termes élogieux. Dans le psaume 104, on lit :

Le vin réjouit le cœur de l’homme et fait resplendir son visage, le rendant brillant plus que l’huile (Psaumes 104.15).

D’autres textes parlent de l’effet sédatif de l’alcool, par exemple au chapitre 31, on lit :

Que l’on donne plutôt les boissons enivrantes à celui qui va périr, et du vin à qui a le cœur malheureux (Proverbes 31.6).

Mais dans son ensemble, la Parole de Dieu met plutôt le lecteur en garde contre les excès d’alcool. Plus loin, au chapitre 23, un proverbe dit :

Ne couve pas de tes regards le vin vermeil quand il brille de son éclat dans la coupe : il descend si aisément (Proverbes 23.31).

Le vin a causé un gros problème aux patriarches Lot, neveu d’Abraham, et à Noé. Les deux filles de Lot ont enivré leur père, puis elles ont eu des relations sexuelles avec lui alors qu’il est dans le brouillard (Genèse 19.30-38) afin d’avoir un fils de lui pour que leur race ne disparaisse pas. Quant à Noé, il s’est enivré tout seul mais une fois dans un état second, il s’est mis tout nu dans sa tente. Le père de Canaan qui s’appelle Cham et qui est l’un de ses trois fils, a vu son père intoxiqué et s’est moqué de lui. Mais cette action a valu à Canaan d’être maudit par son grand-père (Genèse 9.20-25).

Aujourd’hui, l’alcoolisme est un sérieux problème presque partout dans le monde et en France en particulier. On pointe du doigt les drogués, mais leur nombre est insignifiant par rapport à ceux qui abusent des boissons fortes et qui deviennent violents ou dangereux sur la route, par exemple.

Il est vrai que ces dernières années les choses se sont améliorées grâce à des campagnes de sensibilisation au problème de l’alcool au volant avec des slogans du genre : « Boire ou conduire, il faut choisir ». Mais malgré tout, l’ivrognerie reste un fléau qui a détruit plus de foyers et tué plus de gens que tous les autres vices combinés.

Dans mon village natal, un parent éloigné qui était déjà à la retraite a un jour fait une bringue avec son meilleur ami lui aussi un homme âgé. Malheureusement, ce dernier avait « le vin méchant » comme on dit, et dans un accès de folie furieuse il a tué notre parent. Cette affaire a été jugée, mais si je me souviens bien l’assassin n’a eu que de la prison avec sursis parce qu’au moment du drame, il n’était pas lui-même mais sous le contrôle de l’alcool; en d’autres mots, son ivresse a excusé son meurtre.

Aux États-Unis, quand la cocaïne a commencé à se propager, les grands producteurs d’alcool ont contribué à sa répression, pas par générosité touchante, mais parce qu’ils craignaient cette concurrence déloyale et préféraient bien sûr qu’un jeune devienne accroché à l’alcool plutôt qu’à la drogue.

Versets 2, 8, 26, 28

Je continue avec les 4 proverbes de ce chapitre qui parlent du rôle du roi.

La colère du roi est comme le rugissement d’un jeune lion : celui qui l’excite se nuit à lui-même. Lorsque le roi siège au tribunal, d’un coup d’œil, il dissipe tout ce qui est mal. Un roi sage chasse au loin les méchants et n’hésite pas à les vanner à la roue. La bonté et la fidélité du roi assurent sa protection ; oui, par sa bonté, il affermit son trône (Proverbes 20.2, 8, 26, 28).

La bonté et la fidélité au droit doivent être les caractéristiques premières d’un chef d’État, car elles font partie des traits de la sagesse. Dans le chapitre 3, on a lu :

Que l’amour et la fidélité ne te fassent jamais défaut ; attache-les autour de ton cou, grave-les sur les tablettes de ton cœur, et tu obtiendras la faveur de Dieu et des hommes, tu auras la réputation d’être un homme de bon sens (Proverbes 3.3-4).

Et dans un chapitre précédent, Salomon dit :

Faire le mal est une chose abominable pour un roi, car le pouvoir ne devient fort que s’il est juste (Proverbes 16.12).

Le trône de la justice est l’endroit à partir duquel sont proclamées des sentences qui défendent le droit. Un monarque juste est redoutable envers les impies; sa seule présence inspire la terreur aux artisans du mal et la confiance aux bonnes gens.

Devant Dieu, le roi d’Israël a pour devoir d’utiliser des moyens musclés afin de punir les malfaisants et ainsi extirper la méchanceté de son royaume. C’est pour cela que son action est comparée à la roue, qui à cette époque, sert à séparer le grain de son enveloppe, c’est à dire la balle (Ésaïe 28.27-28). Tous les dirigeants du monde feraient bien de s’inspirer des Proverbes, car en les mettant en pratique, ils assoiraient leur pouvoir et deviendraient une source de bénédiction pour le peuple qu’ils gouvernent.

Verset 3

Je continue le texte.

Rester loin des querelles fait honneur à l’homme, mais tout insensé s’y jette à corps perdu (Proverbes 20.3).

On évite les querelles en oubliant les offenses (Proverbes 12.16 ; 17.14) et en ne fréquentant pas les moqueurs (Proverbes 22.10). Les fortes têtes arrogantes par contre, ne savent pas se maîtriser, ce qui fait qu’ils foncent tête baissée dans une dispute sans tenir compte qu’ils risquent d’y laisser des plumes.

Celui qui a placé sa foi en Dieu doit manifester un comportement bienveillant envers tous et en toute circonstance. Aux Romains et aux Philippiens, l’apôtre Paul écrit :

Ne vous vengez pas vous-mêmes, bien-aimés, car il est écrit : À moi la vengeance, c’est moi qui rétribuerai, dit le Seigneur (Romains 12.19). Que votre douceur raisonnable soit connue de tous les hommes (Philippiens 4.5).

Verset 4

Je continue le texte.

À la saison froide, le paresseux n’a pas envie de labourer, au temps de la moisson, il cherche à récolter, mais ne trouve rien (Proverbes 20.4).

Au chapitre 10, le maître de sagesse à déjà dit :

Celui qui dort pendant la moisson est un fils qui fait honte (Proverbes 10.5).

En Israël qui jouit d’un climat favorable aux cultures, l’automne-hiver est l’époque des pluies et des semailles et donc le moment de retrousser les manches. Mais bien sûr, le fainéant trouve toujours une excuse pour fuir le travail. Ça me fait penser à l’individu dont le toit fuyait. Eh bien, il ne l’a jamais réparé parce qu’il ne voulait pas travailler sous la pluie et quand il fait beau, il n’y a pas de fuite.

Verset 5

Je continue.

Les projets que forme l’homme dans son cœur sont comme des eaux profondes, mais l’homme intelligent sait y puiser (Proverbes 20.5).

Un bon conseiller est intelligent et sage ce qui lui permet de pourvoir aider quelqu’un en difficulté, à démêler et voir clair dans ses pensées, intentions, priorités et mobiles les plus secrets.

Verset 6

Je continue.

Beaucoup font état de leur bonté, mais où trouver un homme loyal ? (Proverbes 20.6).

Il est facile de se jeter des fleurs, mais c’est au pied du mur qu’on voit le maçon. Ici-bas, un véritable ami sur lequel on peut vraiment compter dans les coups durs est une ressource très précieuse.

Verset 7

Je continue.

Le juste vit de façon intègre ; quel bonheur pour ses enfants après lui ! (Proverbes 20.7).

Un certain Pierre de Launay a développé cette pensée; il a dit : « Quoiqu’il arrive, demeure ferme dans la piété et la crainte respectueuse de Dieu car le juste s’en trouvera bien, et après lui, le Seigneur étendra sa bénédiction à sa postérité. », et le prophète Ésaïe écrit :

Proclamez donc au juste qu’il aura du bonheur, car il profitera du fruit de ses actions (Ésaïe 3.10).

Verset 9

Je continue de lire dans le chapitre 20.

Qui osera dire : “ J’ai purifié mon cœur, je suis pur de toute faute ” ? (Proverbes 20.9).

Personne ne peut dire cela parce que nous sommes tous habités par le mal qui se manifeste dans nos mauvais penchants contraires à la loi morale de Dieu. Je rappelle ce passage du livre de Job qui dit :

Comment un être humain pourrait être pur ; c’est un être détestable, un homme corrompu qui commet l’injustice comme il boirait de l’eau ! (Job 15.14, 16).

Le jugement que prononce les Écritures sur la nature humaine est cinglant et sans appel. On a coutume d’appeler un enfant « innocent », mais il ne l’est absolument pas. C’est un gros égoïste qui ramène tout à lui. Il fait des caprices et manipule ses parents et frères et sœurs afin d’obtenir ce qu’il veut sans aucun égard pour les autres. Il est tout aussi dépravé qu’un adulte. J.-J. Rousseau a écrit que la société pervertit les personnes, mais c’est tout le contraire. Nous naissons dégénérés avec le désir de faire ce qui est mal, et pour cette raison, Jésus a dit à un homme pourtant très pieux :

Vraiment, je te l’assure : à moins de renaître d’en haut, personne ne peut voir le royaume de Dieu (Jean 3.3).

Chacun de nous a besoin de recevoir le pardon de ses fautes et d’être revêtu de la justice du Christ. Il n’empêche que selon l’enseignement des Textes Sacrés en général et des Proverbes en particulier, l’intégrité personnelle et la bonté envers les autres ont de la valeur devant Dieu. Ces vertus doivent donc établir une distinction entre les vrais croyants et les autres.

Versets 10, 23

Je continue le texte avec deux proverbes de ce chapitre qui concernent les transactions commerciales.

Ceux qui ont deux poids différents, et ceux qui utilisent deux mesures différentes sont l’un et l’autre en horreur à l’Éternel. Il a en horreur des poids truqués et les balances faussées lui déplaisent (Proverbes 20.10, 23; comparez Proverbes 11.1 ; 16.11 ; Lévitique 19.36 ; Deutéronome 25.13-16).

 

Comme je l’ai déjà dit, dans l’Israël ancien, les commerçants indélicats possèdent deux jeux de poids et de capacité, selon qu’ils achètent à un grossiste ou vendent à un client ; ils trompent l’un et l’autre.

Versets 11-12

Je continue.

Le jeune enfant manifeste qui il est par ses actes, on voit si sa conduite sera pure et droite. L’Éternel nous a donné des oreilles pour entendre et aussi des yeux pour voir (Proverbes 20.11-12).

Bien que le caractère de l’enfant ne soit pas encore forgé, on peut déjà deviner l’adulte qu’il sera. C’est par l’observation, en utilisant ses sens, les oreilles et les yeux en particulier, qu’on se rend compte si quelqu’un est vrai, si ses actions sont cohérentes avec ce qu’il laisse paraître de lui-même.

Nous naissons tous avec un sens moral et le désir de comprendre pourquoi nous sommes ici-bas. Je suis responsable de chercher l’explication de ma présence sur terre ; d’où je viens et où je vais aller après la mort. Les réponses à ces questions sont écrites noir sur blanc dans les Écritures; à moi de les consulter.

Verset 13

Je continue de lire dans le chapitre 20.

N’aime pas trop le sommeil, pour ne pas finir dans la pauvreté : garde tes yeux ouverts, et tu auras de quoi te rassasier (Proverbes 20.13).

Ici encore, le maître s’adresse au paresseux (Proverbes 6.9-11 ; 10.4-5 ; 19.15 ; 21.25), mais le Nouveau Testament aussi. Dans sa seconde épître aux Thessaloniciens, l’apôtre Paul écrit :

“ Que celui qui refuse de travailler renonce aussi à manger ! ” Au nom du Seigneur Jésus-Christ, travaillez dans la paix et gagnez vous-mêmes votre pain (2Thessaloniciens 3.10, 13).

Verset 14

Je continue le texte.

L’acheteur dit toujours : “ C’est une bien mauvaise affaire ”, mais dès qu’il est parti, il se félicite de ce qu’il a obtenu (Proverbes 20.14).

Une fois, un ami marocain nous invite chez lui dans son pays et bien sûr nous faisons les souks ensemble. Il marchande à notre place car il sait bien s’y prendre. Pour chaque babiole, il fait remarquer les défauts au vendeur qui doit baisser le prix. Puis une fois l’objet acheté, il nous dit en douce : « Là on a fait une super affaire ». C’est très humain d’agir ainsi.

Verset 15

Je continue.

Il existe quantité de perles et de bijoux en or, mais les joyaux les plus précieux sont des lèvres qui dispensent la connaissance (Proverbes 20.15; Proverbes 3.14 ; 8.11).

 

Notre sens des valeurs est inversé ; on juge quelqu’un en fonction de ses possessions matérielles et non pas selon sa sagacité, sa capacité à dire la bonne parole au bon moment.

Verset 16

Je continue.

Prends son vêtement, car il a cautionné autrui ; Exige de lui des gages, à cause des étrangers (Proverbes 20.16).

Se porter garant pour un ami n’est déjà pas très judicieux, mais alors pour un inconnu c’est franchement de la folie. Voilà pourquoi le juge se tourne vers le créancier, et d’un ton sec, l’autorise à s’emparer des possessions mêmes les plus nécessaires du débiteur (comparez Proverbes 6.1-5 ; 11.15 ; 17.18 ; 27.13). Celui qui veut aider quelqu’un dans le besoin doit bien réfléchir à ce que son geste risque de lui coûter.

Verset 17

Je continue le texte.

Au premier abord, le pain mal acquis est savoureux, mais, par la suite, ta bouche se trouvera pleine de cailloux (Proverbes 20.17; comparez Proverbes 9.17).

Ce proverbe est similaire au dicton : « Bien mal acquis ne profite jamais ».

L’auteur contraste la satisfaction immédiate d’une action moralement mauvaise à ses conséquences à long terme, dues aux remords, au jugement des hommes et de Dieu.

Verset 18

Je continue.

Lorsque tu fais des projets, prends conseil, et ne te lance pas dans une bataille sans une stratégie bien conçue (Proverbes 20.18).

Une réflexion sérieuse et la recherche de conseils avisés doit précéder une prise de décision importante (Proverbes 11.14 ; 15.22) et faire la guerre en est une qui est particulièrement grave (Luc 14.28-32).

Verset 19

Je continue.

Celui qui va colportant des racontars trahit des secrets ; n’aie donc pas de relations avec un bavard (Proverbes 20.19).

En d’autres mots, ne fréquentez pas celui qui vous flatte par devant et vous casse du sucre sur le dos par derrière (Proverbes 11.13 ; 16.28 ; 18.8 ; 26.20).

Verset 20

Je continue.

Si quelqu’un maudit son père ou sa mère, sa lampe s’éteindra en pleines ténèbres (Proverbes 20.20).

En d’autres mots, il mourra. Selon les livres de l’Exode (21.17) du Lévitique (20.9) et du Deutéronome (27.16), celui qui maudit ses parents est puni de mort. Si vous n’appréciez pas vos parents, ne dites rien. Quand Noé s’est saoulé, son fils Cham s’est moqué de lui alors qu’il aurait dû faire celui qui n’a rien vu.

Verset 21

Je continue.

Il n’y a pas de bénédiction durable sur une propriété acquise trop rapidement (Proverbes 20.21).

C’est le cas d’un fils dénaturé qui trouvant que l’héritage se fait trop longtemps attendre, dépossède ses parents par ruse ou même par violence (Proverbes 19.26 ; 28.24). Celui qui commet un acte aussi ignoble ne l’emportera pas au paradis comme on dit, parce que : « Bien mal acquis ne profite jamais ».

Verset 22

Je continue.

Ne dis pas : “ Je me vengerai ! ” Confie-toi en l’Éternel et il te délivrera (Proverbes 20.22; comparez Proverbes 24.29 ; 25.21).

Rétribuer le mal est une prérogative divine (Deutéronome 32.35 ; Psaumes 5.10-11 ; Romains 12.19).

Verset 24

Je continue plus loin.

C’est l’Éternel qui trace la voie d’un homme ; comment un humain pourrait-il comprendre par quel chemin il passe ? (Proverbes 20.24; Comparez Proverbes 16.1, 9 ; 19.21).

Non seulement je n’ai aucune prise ferme sur l’avenir, mais dans le présent, ma liberté est toute relative. Mes conditions et mes circonstances sont l’œuvre de Dieu. Il est donc exact de dire que les pas de l’homme sont tracés par l’Éternel. Le sage invoque Dieu à chaque tournant de vie et croisement de route et il s’en remet à lui dans toutes ses difficultés. C’était la démarche quotidienne de Moïse qui devait porter le peuple hébreu sur ses épaules.

Verset 25

Je continue de lire dans le chapitre 20.

Il est dangereux pour l’homme de consacrer précipitamment quelque chose à l’Éternel et de ne se mettre à réfléchir qu’après avoir fait son vœu (Proverbes 20.25).

Ce principe est tiré du livre du Deutéronome (23.22-24). Salomon le répète dans l’Ecclésiaste où il dit :

Il vaut mieux ne pas faire de vœu qu’en faire et ne pas s’en acquitter (Ecclésiaste 5.4).

Dieu n’apprécie pas nos élans religieux sentimentaux ; il veut une décision bien réfléchie et ferme.

Verset 27

Je continue plus loin.

La lampe de l’Éternel est l’esprit de l’homme qui sonde les profondeurs de l’être (Proverbes 20.27).

Dieu a donné à l’homme de son esprit et c’est ce qui le différencie des animaux. Dans Job, Elihou dit :

En l’homme, c’est l’Esprit, l’inspiration du Tout-Puissant qui lui donne l’intelligence (Job 32.8).

L’esprit sert de lampe, car c’est grâce à elle que je peux pénétrer jusqu’aux tréfonds de mon être, prendre conscience de moi-même et évaluer ma conduite. Cette lumière morale illumine les recoins sombres de mon cœur. Jésus a raconté une parabole où il est justement question de lampes. Je le cite :

Ce jour-là, il en sera du royaume des cieux comme de dix jeunes filles qui prirent leurs lampes et s’en allèrent à la rencontre du marié. Cinq d’entre elles étaient insensées, les cinq autres étaient avisées : les jeunes filles insensées prirent leurs lampes sans penser à emporter de réserve d’huile, mais celles qui étaient avisées prirent, avec leurs lampes, des flacons contenant de l’huile (Matthieu 25.1-4).

L’huile représente le Saint-Esprit ; il est la lumière de l’Éternel donnée aux croyants, qui leur permet de discerner la vérité de l’erreur et le bien du mal. Pour cette raison, celui qui ne possède pas le Saint-Esprit est encore dans les ténèbres et donc incapable de comprendre correctement les Écritures.

Verset 29

Je continue plus loin.

La fierté des jeunes gens, c’est leur force, mais l’honneur des vieillards, ce sont leurs cheveux blancs (Proverbes 20.29; comparez Proverbes 16.31).

Dans la culture juive, les anciens jouissent d’une réputation de sagesse qui se reconnaît aux cheveux blancs, tandis que les jeunes ont pour ornement leur apparence, leur vigueur et la bonne santé. À chacun d’agir en fonction de son âge. Pour les sports extrêmes ou de haute voltige, place aux jeunes, et pour un bon conseil, je consulte quelqu’un qui a l’expérience de la vie.

Verset 30

Je finis de lire le chapitre 20.

Les plaies d’une blessure sont un remède contre le mal, et les coups que l’on reçoit purifient l’être intérieur (Proverbes 20.30).

Lorsque les avertissements et les remontrances ne suffisent pas à corriger une mauvaise conduite, il faut changer son fusil d’épaule et appliquer aux grands maux les grands remèdes. Le but des châtiments corporels est de redresser un comportement tordu et de rectifier les mauvaises inclinations du cœur. On a banni les coups de trique à l’école et on les interdit même à la maison, mais qu’avons-nous à leur place ? Une délinquance en constante augmentation. Pour une belle réussite, c’en est une !