Chapitre 16

Introduction

Quand j’étais jeune, je trouvais que mes aînés étaient vieux jeu. Mais maintenant que je fais partie des anciens, avec le recul je me rends compte que l’accumulation des années amène avec elle un certain savoir-vivre. Testé au creuset de la vie, l’expérience de ceux qui nous ont précédés a été codifié sous forme de dictons qu’on trouve chez tous les peuples.

En Israël, ce bagage de sagesse populaire s’appelle l’Ecclésiaste et surtout le Livre des Proverbes. Ces maximes expriment une pensée tirée d’une longue expérience, et qui a résisté à l’épreuve du temps et des difficultés. Les proverbes ont tous été rédigés sous le régime de la loi de Moïse et alors qu’Israël est une théocratie, mais ils ont une application qui transcende les époques, les us et les coutumes, et ils s’adressent à tous les hommes et femmes de toute race et de toute condition sociale parce qu’ils sont inspirés de Dieu. Les proverbes qui se réfèrent plus particulièrement au triomphe de la justice et du bien sur le mal expliquent comment la vie se déroule quand c’est Dieu et non pas l’homme qui tient les rênes. Les proverbes seront vraiment d’actualité pendant le Millénium lorsque Jésus sera sacré Roi des rois et Seigneur des seigneurs de ce monde.

Nous arrivons au chapitre 16 du livre des Proverbes qui continue simplement le précédent avec des sentences très courtes, qui, pour la plupart se composent de deux idées parallèles synonymes ou qui se complètent, et qui sont souvent reliées par la conjonction « et » ou « mais ». Je commence à le lire.

Verset 1

L’homme fait des projets, mais celui qui a le dernier mot, c’est l’Éternel (Proverbes 16.1).

Au chapitre 19 (21), ce proverbe est presque intégralement répété. En français, il a donné : « L’homme propose, Dieu dispose. », et le prophète Jérémie (10.23) écrit : « Je sais, ô Éternel, que le destin de l’homme n’est pas entre ses mains, et que celui qui marche n’est pas en mesure de diriger ses pas. »

Quand on y réfléchit, nul n’est maître de sa destinée et je ne suis pas le capitaine de ma barque. Je n’ai choisi ni mes parents ni ma langue maternelle, et même si j’ai une hygiène de vie parfaite, je ne peux pas me garantir contre la maladie. Quelquefois, je me demande comment je vais gérer une certaine situation. Je réfléchis et dans ma tête, je tourne et retourne les différents aspects du problème ; je pèse le pour et le contre de toutes les éventualités. Mais je fais fausse route parce que si au lieu de me prendre la tête, j’invoque Dieu, je mets davantage la chance de mon côté. Parfois mais pas toujours, j’arrive à une solution en ayant le sentiment très net que la réponse vient d’En-Haut.

Verset 2

Je continue le texte.

Vous pouvez penser que tout ce que vous faites est bien, mais c’est l’Éternel qui pèse les esprits (Proverbes 16.2).

Ce proverbe aussi est répété au chapitre 21 (v.2) et presque mot pour mot. Nous avons déjà lu que :

Bien des hommes pensent être sur le bon chemin, et pourtant, ils se trouvent sur une voie qui, finalement, mène à la mort (Proverbes 14.12).

L’homme peut gravement se tromper sur la qualité morale de sa conduite parce que son jugement n’est pas fiable tandis que Dieu pèse nos actions avec une balance infaillible. Voilà pourquoi dans le psaume 139, David demande :

Sonde-moi, ô Dieu, pénètre mon cœur, examine-moi, et pénètre les pensées qui me bouleversent ! Considère si je suis sur le chemin du mal et dirige-moi sur la voie de l’éternité ! (Psaumes 139.23-24).

Nous sommes généralement satisfaits de nous-même parce que nous croyons être sur la bonne voie, mais au final, ce qui compte est ce que le Seigneur pense de moi.

Souvent, quand on présente à quelqu’un le message du Christ, il dit : « Je suis aussi bien que les chrétiens que je connais, je n’ai pas besoin de sauveur ; ou alors : « je suis sincère et je suis prêt à comparaître devant Dieu », et d’autres réponses de ce genre.

Cependant, ce n’est qu’à la lueur des Écritures, l’étalon mesure divin, qu’il est possible de s’évaluer correctement, et le résultat est toujours le même; je suis défaillant et loin du niveau exigé par Dieu.

Il se peut qu’on vous nomme l’homme de l’année ou la femme la plus distinguée de votre club, qu’on vous donne une plaque commémorant l’événement, qu’on dise toutes sortes de gentillesses à votre sujet comme ce sera le cas le jour de vos funérailles. Mais à la lumière des Écritures qui est la balance qui pèse les cœurs, les âmes et les esprits, nos motivations et nos dispositions, je suis du purin nauséabond.

Je peux me trouver juste à mes yeux, mais non pas vis-à-vis de Dieu. Le comble est qu’il y a même des gens qui usurpent sa place de juge; ils se prennent comme référence pour évaluer la conduite d’autrui. La Loi morale de Dieu est un parfait miroir qui reflète ce que je suis devant Dieu et malheureusement, ce n’est pas beau à voir, car la Loi demande une perfection dont je suis tout à fait incapable.

Celui qui prétend obéir aux commandements divins ou à l’enseignement de Jésus souffre de cécité. Il ne voit pas qu’il est corrompu, totalement dégénéré, et qu’il a donc besoin d’un sauveur. Aux Galates (3.24), l’apôtre Paul écrit que la loi de Dieu est comme un pédagogue qui nous prend par la main pour nous conduire à Jésus-Christ et « soyons déclarés justes devant Dieu par la foi ».

Verset 3

Je continue le texte.

Recommande tes œuvres à l’Éternel, et tes projets seront affermis (Proverbes 16.3).

Littéralement : « Roule tes affaires ou Décharge tes œuvres sur l’Éternel » celles qu’on veut accomplir. Pareillement, le pécheur doit décharger ses fautes sur Jésus-Christ afin de recevoir son pardon. La plupart des gens, moi inclus, et même les plus pieux, se font du souci pour une chose ou pour une autre. Il serait tellement plus sage de suivre les exhortations des Écritures. Dans le psaume 37 et dans la première épître de Pierre, on lit :

C’est à l’Éternel qu’il te faut remettre tout ton avenir. Aie confiance en lui et il agira (Psaumes 37.5). Déchargez-vous sur lui de tous vos soucis, car il prend soin de vous (1Pierre 5.7).

Verset 4

Je continue le texte.

L’Éternel a tout fait pour un but, même le méchant pour le jour du malheur (Proverbes 16.4).

Voici une affirmation fracassante. Ce proverbe déclare que Dieu est le maître absolu des circonstances et des événements sur terre, bons et mauvais. Tout et chaque être humain a un rôle à jouer qui correspond exactement à ce que Dieu a prévu, et le méchant n’échappera pas au malheur qui l’attend.

Si je vous demande pourquoi il y a des marées, vous répondrez : « À cause de la lune et des lois de la nature ». D’accord, mais d’où viennent-elles ces marées ? Du Créateur qui a décidé qu’il en serait ainsi. Si les océans sont salés, c’est parce qu’il y a d’immenses gisements de sel au fond des bassins océaniques, mais là encore, c’est Dieu qui l’a décidé. Même les inconditionnels du transformisme évolutionniste qui remontent dans le temps à coups de milliards d’années finissent par être coincés. Au tout début, un maître d’oeuvre a fait quelque chose pour démarrer l’univers. C’est l’Éternel et il a tout fait pour un but et pour lui-même.

Au catéchisme, on apprend que l’homme a été créé pour glorifier Dieu et passer l’éternité en sa présence. Qui que vous soyez et indépendamment de ce que vous croyez, Dieu vous a créé pour que vous lui rendiez gloire. Mais qu’en est-il de l’enfant qui naît anormal, défiguré ou malade ? Aussi choquant que cela puisse paraître, il est né ainsi, également pour glorifier Dieu. Je ne comprend pas vraiment pourquoi Dieu agi comme il le fait, mais je sais une chose : le Créateur fait comme bon lui semble sans me demander mon avis. Il a créé l’univers et tous les êtres humains, les fourmis et les baleines pour manifester sa gloire. Et bon an mal an, quoi que je fasse en bien ou en mal, d’une manière ou d’une autre, je contribue à faire éclater son immensité, sa sainteté et sa justice. Le royaume des cieux, le séjour des morts et l’abîme sont à sa gloire. Vu qu’il a tout fait pour un but qu’il atteindra de toute façon, il n’est pas nécessaire d’avoir fait les Grandes Écoles pour comprendre que j’ai tout intérêt à m’accorder avec lui.

Je lis le journal qui est plein de mauvaises nouvelles et je me demande comment les choses vont tourner. Peu importe, car au final, elles iront exactement comme Dieu l’a décidé et pour sa gloire. « Même la fureur des hommes tourne à la gloire de l’Éternel », écrit le psalmiste (Psaumes 76.11). Les événements de ce monde suivent à la lettre son plan et ses objectifs.

Les Grecs ont un drôle de proverbe que j’aime bien et qui dit : « Les dés que jettent les dieux sont pipés ». Eh bien, c’est exactement ce que dit la maxime : « L’Éternel a tout fait pour un but. » En d’autres mots, le but final de toute chose n’est jamais laissé au hasard ou au petit bonheur de la chance.

Dieu me dit : « Ne joue pas avec moi, tu vas perdre, car de toute façon c’est toujours mon numéro qui sort ». La sagesse me dicte donc de me conformer aux règles du jeu que Dieu a instituées.

Versets 5-6

Je continue de lire dans le chapitre 16 du livre des Proverbes.

Tout homme orgueilleux est en horreur à l’Éternel ; soyez-en certain : il ne restera pas impuni. La faute est expiée par l’amour et la fidélité envers Dieu et celui qui vénère l’Éternel se détourne du mal (Proverbes 16.5-6; auteur).

Sous l’Ancienne Alliance, les fautes sont couvertes par le sacrifice d’animaux en attendant la croix où Jésus a versé son sang qui seul a le pouvoir d’expier les péchés. Celui qui éprouve une crainte respectueuse envers Dieu commence autant que possible par éviter de pécher contre lui, mais pour l’orgueilleux c’est quasi impossible parce que l’orgueil est non seulement à l’origine des querelles, mais aussi de pratiquement tous les autres vices. Par contre, aimer Dieu et lui être fidèle sont deux attitudes qu’il veut voir en chacun de nous. Alors, je suis aussi vrai avec moi-même, je reconnais mes torts ce qui me permet de me réconcilier avec Dieu et avec les autres.

Verset 7

Je continue.

Quand la conduite d’un homme est agréable à l’Éternel, il lui concilie même ses ennemis (Proverbes 16.7).

Dieu bénit celui qui est intègre et c’est ce qui est arrivé à Isaac. Dans le livre de la Genèse, on lit :

Isaac demanda à Abimélec : — Pourquoi êtes-vous venus me trouver, alors que vous me détestez et que vous m’avez chassé ? Ils lui répondirent : — Nous avons bien vu que l’Éternel est avec toi, et nous nous sommes dit : Nous devrions nous engager, nous et toi, par serment ! Nous voudrions donc faire alliance avec toi (Genèse 26.27-28).

Je continue de lire le chapitre un peu plus loin.

Versets 10-13

Quand le roi se prononce, ses paroles ont valeur de déclaration divine : que sa bouche n’aille donc pas à l’encontre du droit. Faire le mal est une chose abominable pour un roi, car le pouvoir ne devient fort que s’il est juste. Un roi prend plaisir à ceux dont les paroles sont justes, et il aime ceux qui parlent avec droiture (Proverbes 16.10, 12-13).

En Israël, le roi est tenu d’observer la loi de Dieu tout comme ses sujets. Ses fonctions principales sont, d’une part, de rendre une justice qui reflète la justice de Dieu, et d’autre part de défendre le droit des faibles, de la veuve, de l’orphelin et des pauvres (Daniel 4.24) que les puissants cherchent à croquer. La charge du trône n’est donc pas une tâche à prendre à la légère. Saül, premier roi d’Israël, et Roboam, successeur de Salomon, se sont laissés chatouiller les oreilles par leurs courtisans et sont devenus des tyrans qui s’étant élevés au-dessus de la Loi, ont provoqué la chute de leur régime.

Verset 17

Je continue plus loin.

Les hommes droits cheminent sur des routes qui évitent le mal, celui qui surveille sa conduite préserve sa vie (Proverbes 16.17).

Celui qui évite de mal faire se préserve aussi de bien des tourments et même une mort prématurée.

Versets 18-19

Je continue.

L’orgueil précède la ruine ; un esprit fier annonce la chute. Mieux vaut avoir un esprit humble et frayer avec les gens de condition modeste que de partager le butin avec les orgueilleux (Proverbes 16.18-19).

Les proverbes reviennent souvent sur le péché d’orgueil qui est en tête du hit-parade des vices, les choses que Dieu déteste, parce qu’il soutient le principe du mal, étant à l’origine de la chute de Lucifer. D’abord chef des anges et la plus glorieuse de toutes les créatures, Lucifer possède le libre-arbitre; c’est donc en toute connaissance de cause qu’il fomente un coup d’état contre l’Éternel. Une telle action ne peut pas arriver avec une hirondelle parce qu’elle ne fait que suivre son instinct. En hiver, elle part dans le sud, et au printemps elle revient chez nous. L’homme est lui aussi libre de choisir, ce qui sous-entend la possibilité de se rebeller contre son Créateur. Les Écritures sont remplies d’exemples d’hommes et de femmes qui sont enflés d’orgueil comme la grenouille proverbiale de La Fontaine.

Verset 20

Je continue.

Celui qui est attentif à la Parole trouvera le bonheur. Heureux celui qui met sa confiance en l’Éternel ! (Proverbes 16.20).

L’observance de la Parole divine produit la confiance en Dieu lui-même (Romains 10.17), et c’est ce qui est la source du vrai bonheur.

Versets 21-23

Je continue.

Celui qui a le cœur sage sera reconnu comme intelligent, et les paroles aimables sont d’autant plus persuasives. Le discernement est une source de vie pour celui qui en est pourvu ; les sots trouvent leur châtiment dans leur sottise même. Si le cœur d’un homme est pénétré de sagesse, il parlera de façon avisée, et ses paroles seront d’autant plus persuasives (Proverbes 16.21-23).

Le vrai sage jouit d’une réputation d’intelligence spirituelle. Ceux qui ont du discernement se mettent donc volontiers à son école, et s’il sait s’exprimer avec éloquence et clarté, son enseignement n’en sera que davantage apprécié. L’homme avisé se sert de son bon sens pour diriger sa vie et pour éviter les embûches, mais les mauvaises actions des insensés se retournent généralement contre eux.

Verset 24

Je continue.

D’aimables paroles sont comme un rayon de miel : douces pour l’âme et bienfaisantes pour le corps (Proverbes 16.24).

Ce proverbe est le miroir d’un précédent qui dit :

Savoir donner la bonne réponse est une source de joie, et combien est agréable une parole dite à propos (Proverbes 15.23).

Nous aimons tous entendre des paroles encourageantes et qui réconfortent parce qu’elles ont un effet thérapeutique ; on se sent mieux dans tout le corps. Comme le journal qu’on nous balance est toujours déprimant, un régime sec, sans mauvaises nouvelles, me fera le plus grand bien.

Verset 25

Je continue.

Bien des hommes pensent être sur le bon chemin, et pourtant, ils se trouvent sur une voie qui, finalement, mène à la mort (Proverbes 16.25).

Ce proverbe déjà cité (Proverbes 14.12) est répété mot pour mot parce que le maître de sagesse tient absolument à nous le faire rentrer dans le crâne.

Verset 26

ous le faire rentrer dans le crâne.

Verset 26

Je continue.

C’est la faim qui fait travailler le travailleur, c’est sa bouche qui l’y pousse (Proverbes 16.26).

« Nécessité fait loi ». Un ventre qui crie famine motive même la plupart des paresseux. Aujourd’hui, beaucoup de gens travaillent pour payer les traites que leur coûte la vie de château qu’ils mènent.

Verset 27

Je continue.

Le vaurien mijote le mal, et ses paroles sont comme un feu dévorant (Proverbes 16.27).

« Le vaurien » est en hébreu « L’homme de Bélial » ou encore : « Celui qui a le diable au corps ». Ce personnage est méchant comme une teigne et utilise la parole pour faire tomber autrui dans un piège. C’est peut-être de ce proverbe dont s’est inspiré l’apôtre Jacques quand il écrit :

La langue aussi est un feu ; c’est tout un monde de mal. Allumée au feu de l’enfer, elle enflamme toute notre existence (Jacques 3.6).

Verset 28

Je continue.

Le fourbe sème la discorde, et le rapporteur jette la brouille entre des amis (Proverbes 16.28).

« Diviser pour régner », telle est la devise et la triste besogne du fourbe, appelé en hébreu « l’homme des perversions ». Au chapitre 6, un autre proverbe dit de lui :

Il n’y a que des pensées perverses dans son cœur, il manigance du mal et passe son temps à susciter des querelles (Proverbes 6.14).

Les diffamateurs ont encore de beaux jours devant eux parce que les gens incrédules sont crédules, prêts à croire tous les ragots.

Verset 29

Je continue.

L’homme violant circonvient son prochain et l’entraîne sur une mauvaise voie (Proverbes 16.29).

Ce proverbe résume un passage du début du livre où il est dit :

Mon fils, si des gens malfaisants veulent t’entraîner, ne leur cède pas. Ne te mets pas en route avec ces gens-là, évite d’emprunter les mêmes chemins qu’eux, car leurs pieds se précipitent vers le mal, ils ont hâte de répandre le sang (Proverbes 1.10, 15-16).

Dans certaines parties du monde, la violence est la seule façon de vivre de toute une catégorie de la population. Ces gens ne savent pas qu’ils font le mal parce que leur conscience est cautérisée par tout le mal qu’ils ont eux-mêmes subi et vécu depuis leur tendre enfance.

Verset 30

Je continue.

Celui qui ferme les yeux pour méditer des desseins pervers et qui serre les lèvres a déjà commis le mal (Proverbes 16.30).

L’homme impie qui réfléchit à de sombres projets ne veut pas être dérangé et il évite de parler afin de ne rien révéler de ses machinations. Sa culpabilité réside dans l’intention.

Verset 31

Je continue.

Les cheveux blancs sont une couronne honorifique : elle s’obtient par une vie droite (Proverbes 16.31).

Plus loin, au chapitre 20, il est dit :

La fierté des jeunes gens, c’est leur force, mais l’honneur des vieillards, ce sont leurs cheveux blancs (Proverbes 20.29).

Et dans la loi de Moïse, il est écrit :

Tu te lèveras devant ceux qui ont des cheveux blancs, tu honoreras la personne du vieillard, c’est ainsi que tu révéreras ton Dieu. Je suis l’Éternel (Lévitique 19.32).

Dans l’ancien Israël, mourir vieux est considéré comme une bénédiction et la récompense d’une vie pieuse (Proverbes 9.6 ; 10.27). Ici, comme ailleurs, l’auteur pose une règle générale sans se préoccuper des exceptions qui sont pourtant nombreuses.

Verset 32

Je continue.

Mieux vaut être lent à la colère que puissant, mieux vaut savoir se dominer que de conquérir des villes (Proverbes 16.32).

Comme je l’ai déjà fait remarquer, beaucoup de proverbes mettent l’accent sur l’importance de la maîtrise de soi (Proverbes 14.17, 29 ; 25.28 ; 29.11).

Verset 33

Je finis de lire le chapitre 16.

On jette le sort dans les pans du vêtement, mais c’est de l’Éternel que dépend toute décision (Proverbes 16.33).

En Israël, pour connaître la volonté de Dieu, le grand-prêtre a dans la poche de sa tunique, deux petits objets, l’Ourim et le Toummim, qui ont respectivement valeur de oui et de non. Les païens aussi jettent le sort. Le livre d’Esther raconte l’histoire d’Haman, un homme particulièrement méchant, qui, pour assouvir une vengeance personnelle, décide d’exterminer tous les Juifs disséminés dans l’Empire perse. Pour cela, il tire au sort le jour du massacre. Mais ses machinations se retournent contre lui parce que l’Éternel, le Dieu d’Israël, est souverain et comme disent les Grecs : « tous les dés sont pipés ».