Chapitre 3

Verset 2

Quand j’ai dû choisir un lycée, ma décision a été vite prise parce que je voulais aller avec l’un de mes meilleurs copains. Or, comme il choisit la filière qui à l’époque s’appelle « techniques mathématiques », c’est aussi là que je m’engouffre. Seulement, avec 8 heures de maths et 4 heures de dessin industriel avec géométrie descriptive par semaine, c’est une galère pas possible parce que ces matières sont loin d’être mes points forts.

Je suppose qu’il arrive à tout le monde de vouloir absolument obtenir quelque chose sans bien mesurer les conséquences si on l’obtient. C’est en tout cas au temps de Malachie, la situation de beaucoup d’Israélites qui désirent ardemment la venue de l’Éternel pour qu’il les débarrasse de leurs ennemis, mais ces mêmes Israélites ne réalisent alors pas qu’ils seront les premiers visés par le Dieu vengeur.

Je continue de lire dans le troisième chapitre du livre de Malachie.

(Le voici, il vient le Seigneur que vous attendez.) Mais qui supportera le jour de sa venue ? Ou qui tiendra quand il apparaîtra ? Car il sera semblable au brasier du fondeur, au savon de potasse des blanchisseurs (Malachie 3.2).

Ce passage est lourd de menaces parce qu’il annonce les événements terribles du « Jour de l’Éternel », jour qui se lèvera sur des châtiments d’une extrême sévérité, et qui frapperont le monde entier. Dieu ne retiendra plus son bras vengeur comme il le fait encore aujourd’hui, mais détruira tous ceux qui s’opposent à lui.

Les images qu’emploie Malachie ne sont pas nouvelles mais toujours aussi parlantes, un peu trop même car elles font froid dans le dos.

On obtient le « savon de potasse » dont il est question ici en brûlant une plante qui donne des cendres riches en carbonate de soude. Cette image signifie que le Seigneur brûlera puis nettoiera tout ce qu’il considère corrompu. Quant au « fondeur », il prend du minerais à l’état brut et le fait chauffer à blanc dans son creuset jusqu’à ce que le métal se sépare des scories, qui elles montent à la surface du magma et sont éliminées. C’est aussi par le feu des persécutions que Dieu séparera les boucs des brebis.

Les Juifs qui désirent la venue du Seigneur ne se rendent pas compte de ce que son apparition représente pour eux. Ils croient naïvement que le jugement ne tombera que sur les autres peuples. Il est vrai que les prophètes établissent souvent un lien entre « le Jour de l’Éternel » et le châtiment des nations païennes, mais Malachie ne les mentionne pas du tout. Au contraire, il ne parle que de la purification du peuple de Dieu, une idée bien présente chez plusieurs prophètes. Par exemple, Ésaïe dit :

Je tournerai ma main contre toi, ô Jérusalem, je fondrai tes scories, je te purifierai comme avec de la soude, et je vais supprimer tous tes déchets (Ésaïe 1.25 ; comparez Zacharie 13.9).

Et Amos et Joël écrivent :

Malheur à vous qui désirez que le jour de l’Éternel vienne ! Mais savez-vous ce qu’il sera pour vous, le jour de l’Éternel ? Ce sera un jour de ténèbres et non pas de lumière. Oui, ce sera un jour d’obscurité profonde sans aucune clarté (Amos 5.18, 20 b). Le jour de l’Éternel est grand et terrible à l’extrême ! Qui pourra l’endurer ? (Joël 2.11 ; comparez Ésaïe 2.12 ; Joël 4.11-12).

Seuls ceux dont la vie est droite échapperont au jugement. Mais qui sont-ils ? Il s’agit des Juifs et des païens qui ont placé leur foi en Jésus-Christ pendant cette période historique appelée « Tribulation », et qui sera l’heure de gloire de l’Antichrist.

L’annonce par Malachie du jugement d’Israël est confirmée par Jean Baptiste qui est lui-même prophète. En effet, quand il proclame la venue de Jésus, il est animé de la même intuition que tous les prophètes qui annoncent le jugement de Dieu. Matthieu rapporte que Jean Baptiste dit :

Attention : la hache est déjà sur le point d’attaquer les arbres à la racine. Tout arbre qui ne produit pas de bon fruit sera coupé et jeté au feu. […] Quelqu’un vient après moi. […] Il tient en main sa pelle à vanner il va nettoyer son aire de battage et amasser le blé dans son grenier. Quant à la bale, il la brûlera dans un feu qui ne s’éteindra jamais (Matthieu 3.10-12 ; comparez Matthieu 25.32-33).

Verset 3

Je continue le texte de Malachie.

Il (le Seigneur) siégera pour fondre et épurer l’argent ; oui, les descendants de Lévi, il les purifiera, il les affinera comme l’or et l’argent, et ils seront alors, pour l’Éternel, des hommes qui lui présenteront l’offrande dans les règles (Malachie 3.3).

Le Seigneur est assis au tribunal pour « fondre, épurer, purifier, affiner », ce qui sous-entend que ce jugement ne sera pas instantané mais se prolongera, et pendant tout ce temps Dieu entretient le feu sous le creuset jusqu’à ce que les scories se soient toutes détachées du métal précieux et aient remonté à la surface. Or, ce jugement atteindra premièrement le peuple de Dieu. Dans sa première épître, l’apôtre Pierre écrit :

Maintenant a lieu la première étape du jugement : il commence par le peuple de Dieu. Et s’il débute par nous, quel sera le sort final de ceux qui refusent de croire à l’Évangile de Dieu ? Comme le dit l’Écriture, si le juste est sauvé à travers toutes sortes de difficultés, que vont devenir le méchant et le pécheur ? (1Pierre 4.17-18 ; comparez Ézéchiel 9.6).

Plus quelqu’un occupe une position élevée et plus sa responsabilité personnelle est engagée et s’il tombe c’est de haut et donc ça fait mal et beaucoup de grabuge. À tout seigneur tout honneur, le jugement commencera par les descendants de Lévi et d’abord par les prêtres pour deux raisons : à cause, d’une part, des fautes spécifiques qui leur sont reprochées (Malachie 1.6-2.9), et d’autre part, de leur position d’autorité à la tête de la nation. Ce sont eux, en effet, qui doivent donner l’exemple à suivre au peuple, qui enseignent la sainteté et l’obéissance à l’Éternel, qui s’occupent de son culte, et qui ont le privilège de s’approcher de lui. Le jugement purificateur ne consiste pas seulement à éliminer les impies mais aussi à corriger ceux qui peuvent encore l’être. Après avoir ainsi subi le creuset divin, les prêtres purifiés pourront remplir leur haute fonction et offrir des sacrifices conformes aux ordonnances de la Loi et aux désirs de Dieu.

Verset 4

Je continue le texte.

L’offrande de Juda et de Jérusalem plaira à l’Éternel, comme aux jours d’autrefois, aux années de jadis (Malachie 3.4).

« Juda et Jérusalem » représentent Israël et le royaume messianique. Cette façon de s’exprimer est courante aujourd’hui. En effet, quand on entend dire que « Paris » a décidé ceci ou cela, il s’agit de la France parce que « Paris » est le siège du gouvernement. Cependant, aux yeux de l’Éternel, « Juda et Jérusalem » sont beaucoup plus importants que toute autre nation ou capitale mondiale, parce que, d’une part, Jean rapporte que Jésus dit que « le salut vient du peuple juif » (Jean 4.22), et d’autre part, c’est dans les environs de Jérusalem qu’il a été crucifié, qu’il est ressuscité, et c’est à Jérusalem que la Bonne Nouvelle est proclamée pour la première fois.

Suite au jugement de Dieu qui purifiera son peuple et en particulier les descendants de Lévi, les Israélites rendront à l’Éternel l’honneur et la crainte révérencielle qui lui sont dus, comme dans les plus beaux jours de la pratique du culte lévitique sous Moïse, David et Salomon. Cette adoration sera d’abord et surtout « en esprit et en vérité » en accord avec ce que dit Jésus à la femme samaritaine (Jean 4.23). Il se peut que la mention de « l’offrande » serve ici à décrire le culte que l’Éternel agrée dans un langage que les Israélites comprennent et qui leur est familier.

Verset 5

Je continue.

Et je viendrai à vous en vue du jugement, et je me hâterai d’être un témoin à charge contre les magiciens, contre les adultères, et contre les parjures, contre ceux qui dépouillent l’ouvrier de son gain, contre ceux qui oppriment la veuve et l’orphelin, et contre ceux qui violent le droit de l’immigré, ceux qui ne me révèrent pas, déclare l’Éternel, le Seigneur des armées célestes (Malachie 3.5).

Combien terrible est le jugement où Dieu est à la fois témoin à charge et juge ! Ce passage confirme bien la menace précédente, c’est à dire que la venue du Seigneur « sera semblable au brasier du fondeur, au savon de potasse des blanchisseurs » (Malachie 3.2).

Par ailleurs, on est surpris par l’étendue des péchés du peuple élu. Toutes ces fautes correspondent à une interdiction de la loi de Moïse. Dans les livre du Lévitique et du Deutéronome, on lit :

Qu’on ne trouve chez vous personne qui […] pratique la divination, qui recherche les présages, consulte les augures ou s’adonne à la magie (Deutéronome 18.10). Quand un homme commet adultère avec une femme mariée, cet homme adultère et la femme adultère seront mis à mort (Lévitique 20.10). Vous ne prononcerez pas de faux serment par mon nom, car en faisant cela, vous profaneriez le nom de votre Dieu. Je suis l’Éternel (Lévitique 19.12). Tu n’exploiteras pas l’étranger qui vit dans ton pays et tu ne l’opprimeras pas, car vous avez été vous-mêmes étrangers en Égypte (Exode 22.20 ; comparez Deutéronome 24.15). Tu ne fausseras pas le cours de la justice au détriment d’un immigré, ni d’un orphelin, et tu ne prendras pas en gage le vêtement d’une veuve (Deutéronome 24.17 ; comparez Exode 22.22 ; Deutéronome 27.19).

« Les magiciens et les adultères » sont directement liés aux mariages des hommes israélites avec des femmes païennes idolâtres des peuples voisins. À l’époque de Malachie, la Judée, et Jérusalem en particulier abondent en étrangers. Il y a des Phéniciens qui ont pignon sur rue, qui font du commerce et des tonnes de fric. Mais comme l’argent attire les démunis, ils viennent de partout pour tenter leur chance. Seulement bien sûr, ils sont exploités un maximum et comme ils n’ont aucun recours, ils s’enfoncent toujours plus dans la misère. Cet état de fait correspond bien à ce qu’on peut lire de nos jours dans un quotidien quelconque, car ce qui se passait au 5e siècle avant notre ère en Palestine est toujours d’actualité.

Aujourd’hui, ceux qui fuient leur pays pour raison économique ou à cause d’une guerre sont très nombreux. Ils viennent des pays de l’Est en roulotte, ou d’Afrique en barque et se déversent sur les plages. Ils fuient la Syrie qui est déchirée par la guerre civile ou alors ils vont dans les pays du golfe où ils travaillent comme des bœufs d’attelage mais sont moins bien traités. Et puis bien sûr, on a toujours les jeunes filles auxquelles un passeur fait miroiter une vie de rêve et qui finissent esclaves sexuels dans les bas-fonds, sur le trottoir ou dans les maisons closes d’une quelconque métropole.

Les péchés condamnés par Malachie se retrouvent chez la plupart des prophètes parce qu’ils font partie de la carte d’identité de tous les peuples de Palestine et d’ailleurs, y compris Israël. L’origine de ces fautes est clairement indiquée à la fin de la liste quand l’Éternel dit : « je viendrai à vous en vue du jugement […] contre ceux qui ne me révèrent pas ».

Tous les péchés mentionnés justifient le jugement annoncé qui va donc tomber non seulement sur les descendants de Lévi, mais aussi sur tous les Israélites. Les hommes pieux qui attendent la venue de l’Éternel seront purifiés et les rebelles éliminés. Ézéchiel qui prophétise en Babylonie parmi les exilés israélites dit :

J’interviendrai en déployant ma force et ma puissance et en déchaînant ma colère, pour vous faire sortir du milieu des peuples, et je vous rassemblerai des pays étrangers où vous avez été dispersés. Je vous amènerai au désert à l’écart des autres peuples, et là, je vous jugerai face à face. Tout comme j’ai jugé vos ancêtres dans le désert d’Égypte, je vous jugerai vous aussi, le Seigneur, l’Éternel, le déclare. Je vous ferai passer sous ma houlette, et je vous ramènerai dans le lieu de mon alliance. J’éliminerai du milieu de vous ceux qui se sont révoltés et qui se sont rendus coupables envers moi. Je les ferai sortir des pays étrangers où ils habitent, mais ils n’entreront pas dans le pays d’Israël, et vous reconnaîtrez que je suis l’Éternel (Ézéchiel 20.34-38).

Verset 6

Je continue le texte du chapitre 3 de Malachie.

Moi, je suis l’Éternel et je ne change pas. À cause de cela, fils de Jacob, vous n’êtes pas exterminés (Malachie 3.6 ; auteur).

La pérennité d’Israël contraste avec ce qui est arrivé au royaume d’Édom au sujet duquel l’Éternel a dit :

J’ai fait de ses montagnes un pays désolé, et j’ai livré son patrimoine aux chacals du désert (Malachie 1.3).

En dépit des infidélités répétées du peuple élu, il ne disparaît pas parce que l’amour de Dieu pour lui est immuable.

L’expression « fils de Jacob » fait référence à l’alliance que l’Éternel a conclue avec les ancêtres de la nation, Abraham, Isaac et Jacob. Bien que Israël soit indigne de la bienveillance divine, parce que l’Éternel ne change pas, il ne cesse jamais de considérer les Israélites comme les fils de la promesse. Pareillement, la grâce de Dieu, sa bonté, sa miséricorde sont toujours disponibles pour celui ou celle qui s’humilie devant lui, qui reconnaît sa culpabilité et qui accepte le sacrifice de Jésus comme paiement de sa dette de pécheur.

Les Israélites seront certes jugés et purifiés, mais ils continueront toujours d’exister. Dans le livre du Deutéronome, on lit que à la seconde génération d’Hébreux sortis d’Égypte, Dieu dit :

L’Éternel votre Dieu est un Dieu compatissant, il ne vous abandonnera pas, ni ne vous détruira, il n’oubliera pas l’alliance qu’il a conclue par serment avec vos ancêtres (Deutéronome 4.31 ; comparez Ézéchiel 36.22-32).

Bien plus tard, à la fin du 7e siècle avant Jésus-Christ, les dernières paroles du prophète Michée sont :

Oui, tu témoigneras de la fidélité au peuple de Jacob. Tu manifesteras ta grâce aux enfants d’Abraham comme tu l’as promis aux temps anciens, à nos ancêtres (Michée 7.20).

Et encore un peu plus d’un siècle plus tard, alors que la fin du royaume de Juda est toute proche (en 587), le prophète Jérémie dit :

“ Et toi, Jacob mon serviteur, sois donc sans crainte, déclare l’Éternel, non, n’aie pas peur, ô Israël ! Oui, car je vais te délivrer, de la terre lointaine, toi et tes descendants, du pays de l’exil. Car Jacob reviendra, il jouira de la tranquillité et d’une vie paisible ; personne ne l’inquiétera. Car je suis avec toi, l’Éternel le déclare, et je te sauverai. Je ferai table rase de toutes les nations parmi lesquelles je t’ai dispersé. Mais je ne ferai pas table rase de toi. Cependant, je te châtierai selon ce qui est juste, je ne te laisserai certainement pas impuni (Jérémie 30.10-11). Voici ce que dit l’Éternel : Si vous réussissez à rompre mon alliance avec le jour et mon alliance avec la nuit, de sorte que le jour et la nuit ne paraissent plus en leur temps, alors sera aussi rompue l’alliance que j’ai faite avec mon serviteur David (Jérémie 33.20-21).

Il est intéressant de noter que l’apôtre Paul s’appuie sur le même argument que Malachie pour affirmer qu’Israël possède un avenir. Dans son épître aux Romains, il écrit :

Que faut-il dire alors si certains ont été infidèles aux Paroles de Dieu ? Leur infidélité anéantira-t-elle la fidélité de Dieu ? Loin de là ! (Romains 3.3-4). Je demande donc : Dieu aurait-il rejeté son peuple ? Assurément pas. Car les dons et l’appel de Dieu sont irrévocables ! (Romains 11.1, 29 ; comparez Romains 9.31 ; 11.25-28).

Verset 7 a

Nous arrivons maintenant au cinquième oracle de Malachie que je commence à lire.

Depuis le temps de vos ancêtres, vous vous détournez de mes lois et vous n’y obéissez pas (Malachie 3.7 a).

Dieu émet une condamnation tous azimuts du peuple d’Israël parce que tout au long de son histoire il a systématiquement désobéi aux ordonnances de la Loi. L’apostasie des Juifs a des racines très profondes. Alors que Moïse est encore sur le mont du Sinaï pour recevoir les tables de l’alliance, les X Commandements, dans la vallée, la première génération d’Hébreux sortis d’Égypte se fabrique une idole et fait une java à tout casser. Alors, l’Éternel dit à Moïse :

Je constate que ce peuple est un peuple rebelle (Exode 32.9).

Plus tard, avant d’entrer dans le pays promis, Moïse dit à la seconde génération d’Israélites que ce sont des rebelles invétérés (Deutéronome 9.6-8, 23, 27-29) ; il les regarde droit dans les yeux et leur dit :

Depuis que je vous connais, vous êtes désobéissants à l’Éternel (Deutéronome 9.24).

Et les paroles que l’Éternel avait prononcées à l’encontre de la première génération d’Hébreux sortis d’Égypte, il les répète une seconde fois à Moïse mais concernant la seconde génération; il lui dit :

J’ai observé ce peuple : c’est un peuple rebelle (Deutéronome 9.13).

Verset 7 b

Je continue le texte du chapitre 3 de Malachie.

Revenez donc à moi, et moi, je reviendrai à vous, déclare l’Éternel, le Seigneur des armées célestes (Malachie 3.7 b).

Si les Israélites obéissent à l’exhortation de Malachie, s’ils se repentent et s’amendent, Dieu promet de leur accorder les bénédictions qui correspondent aux termes de l’alliance de la Loi (Deutéronome 4.30-31 ; 31.1-10).

Verset 7 b

Je continue le texte de Malachie.

Et vous dites : “ Comment devons-nous revenir ? ” (Malachie 3.7 b).

Ici encore, Malachie place une réplique arrogante dans la bouche des Israélites qui sont satisfaits d’eux-mêmes et mécontents de Dieu.

Seul celui qui est conscient d’être sur la mauvaise voie peut retracer ses pas. Mais les Israélites récalcitrants prétendent une innocence blessée, et ne pas comprendre que Dieu puisse les soupçonner de désobéissance. À l’époque de Malachie, cet esprit de propre-juste qui consiste à méconnaître ses fautes existe sous forme de larve, mais au fil des siècles il se développe et donne naissance au monstre pharisaïque avec lequel Jésus doit croiser le fer tout au long de son ministère.