Chapitre 2

Verset 17

A une certaine époque, le divorce était plutôt rare et vu comme une tare. Mais les temps ont bien changé et aujourd’hui, on se prête et on s’échange comme des biens de consommation. Sous le régime de l’Ancien Testament, les divorces sont semble-t-il une initiative du mari, et la loi de Moïse ne précise pas pour quelles raisons un homme peut répudier sa femme. Il s’ensuit qu’au cours des siècles, les rabbins et les écoles rabbiniques ont adopté des positions très diverses allant d’un extrême à l’autre. Certains autorisent le divorce uniquement en cas d’adultère (Shammai) tandis que d’autres le permettent pour presque n’importe quelle raison (Hillel) y compris une maladie qui rend la femme rituellement impure et qui donc interdit les rapports sexuels (Lévitique 15.25-33). Cependant, la loi de Moïse a le mérite d’obliger le mari à rédiger un document officiel et d’articuler ses griefs en écrivant noir sur blanc la raison pour laquelle il ne veut plus de sa femme.

Au premier siècle, le pharisien moyen croit normal de pouvoir se débarrasser de son épouse d’une façon arbitraire pour n’importe quelle raison. Les chefs religieux s’opposent d’ailleurs à Jésus sur ce sujet comme sur beaucoup d’autres. Si la loi de Moïse est vague, le Seigneur lui est précis et il met bien les points sur les « i ». Matthieu rapporte que :

Des pharisiens s’approchèrent de lui avec l’intention de lui tendre un piège. Ils lui demandèrent : – Un homme a-t-il le droit de divorcer d’avec sa femme pour une raison quelconque ? Il leur répondit : – N’avez-vous pas lu dans les Écritures qu’au commencement le Créateur a créé l’être humain homme et femme et qu’il a déclaré : C’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère pour s’attacher à sa femme, et les deux ne feront plus qu’un ? Ainsi, ils ne sont plus deux ; ils font un. Que l’homme ne sépare donc pas ce que Dieu a uni. Mais les pharisiens objectèrent : – Pourquoi alors Moïse a-t-il commandé à l’homme de remettre à sa femme un certificat de divorce quand il divorce d’avec elle ? Il leur répondit : – C’est à cause de la dureté de votre cœur que Moïse vous a permis de divorcer d’avec vos épouses. Mais, au commencement, il n’en était pas ainsi. Aussi, je vous déclare que celui qui divorce et se remarie, commet un adultère – sauf en cas d’immoralité sexuelle (Matthieu 19.3-8).

Jésus est très clair. Si Dieu a bien institué le mariage, il n’a jamais voulu le divorce, et s’il le permet c’est uniquement parce que l’homme et la femme sont méchants, des êtres malfaisants. De plus, la seule raison valable que Jésus invoque est l’adultère. Pourquoi donc ? Parce que la relation sexuelle, telle que Dieu l’a conçue dans le mariage, est le sacrement marital par lequel les deux époux deviennent un, mais l’adultère détruit l’alliance que les époux ont contractée. Par ailleurs, les rapports sexuels sont lourds de signification car ils ont des implications profondes. De plus, l’exultation que procure cet acte sacré est une image du ravissement spirituel que connaîtront les croyants dans leur union à Jésus-Christ dans les cieux.

Soit dit en passant qu’avec la croissance continuelle de la pornographie et les rencontres sur internet, il semble qu’on puisse aussi commettre l’adultère à distance. Cependant, même quand il y a eu trahison, l’époux lésé n’est pas obligé de se séparer de son conjoint infidèle ; il peut choisir de rester dans la relation et y mettre des conditions. Chaque cas est unique et les situations souvent épineuses. Comme elles sont très difficiles à gérer, surtout quand il y a de jeunes enfants, il est judicieux de faire appel à un conseiller spécialisé qui soit croyant.

Non seulement les pharisiens du premier siècle ont une vue très large du divorce, mais les disciples également, car après l’enseignement de Jésus sur ce sujet, ils lui disent :

Si telle est la situation de l’homme par rapport à la femme, il n’est pas intéressant pour lui de se marier (Matthieu 19.10).

En d’autres mots, si on ne peut pas se débarrasser de son épouse pour un oui ou pour un non, autant ne pas s’encombrer d’une femme. Mais Jésus leur répond que ne reste pas célibataire qui veut. Je lis ce passage :

– Tous les hommes ne sont pas capables d’accepter cet enseignement. Cela n’est possible qu’à ceux qui en ont reçu le don. Il y a ceux qui ne peuvent pas se marier parce que, de naissance, ils en sont incapables ; d’autres le sont devenus par une intervention humaine. D’autres, enfin, renoncent à se marier à cause du royaume des cieux. Que celui qui est capable d’accepter cet enseignement, l’accepte ! (Matthieu 19.11-12).

L’apôtre Paul confirme les paroles du Seigneur quand dans sa première épître aux Corinthiens, il écrit :

J’aimerais […] dire aux veufs et aux veuves que c’est une bonne chose de continuer à vivre seul, comme moi. Toutefois, s’ils ne peuvent pas se maîtriser en ce domaine, qu’ils se marient, car mieux vaut se marier que de se consumer en désirs insatisfaits (1Corinthiens 7.8-9).

Nous arrivons maintenant au quatrième oracle de Malachie. Depuis la vision d’Abdias (Abdias 15-21), tous les prophètes qui le suivent parlent de la venue de ce grand jour où la volonté des hommes sera soumise à la volonté de Dieu. Alors il exercera sa souveraine justice pour punir les uns et accorder le salut aux autres.

Au temps de Malachie, mais c’est également vrai à toutes les époques, les Israélites ont une vision du monde qui est très simpliste; ils le divisent en deux, appliquent le jugement aux païens et le salut à eux-mêmes. Et comme les anciens prophètes ont rattaché le retour de l’exil babylonien aux tableaux majestueux du « Jour de l’Éternel » qu’ils décrivent, les Israélites veulent tout, tout de suite, et surtout la prospérité promise. Mais cette perspective du monde ne correspond pas à la réalité des Juifs qui au 5e siècle avant notre ère habitent la Palestine. En effet, ils voient les années passer sans que l’avenir glorieux qu’ils anticipent se réalise, ce qui fait qu’ils sont gagnés par l’impatience. Ne voyant pas plus loin que le bout de leur nez, ils choisissent d’ignorer d’autres paroles prophétiques comme celles d’Ésaïe qui écrit :

L’Éternel attend le moment de vous faire grâce et il se lèvera pour vous manifester sa compassion, car l’Éternel est un Dieu juste. Heureux tous ceux qui se confient en lui ! (Ésaïe 30.18).

Devenus cyniques, ces Juifs regardent l’Éternel leur Dieu d’un mauvais œil et vont jusqu’à le calomnier. Cependant, tous les Israélites ne sont pas pleurnichards car les hommes pieux sont expressément nommés, distincts (Malachie 3.16, 20) de ceux qui murmurent.

Je finis maintenant de lire le chapitre deux de Malachie.

Vous lassez l’Éternel par vos discours, et puis vous demandez : – En quoi te lassons-nous ? C’est parce que vous dites : – Quiconque fait le mal est bien vu de l’Éternel. Il a plaisir à ces gens-là. Ou bien encore : – Où est le Dieu de la justice ? (Malachie 2.17).

Ici encore, la question, « en quoi te lassons-nous », montre combien certains Israélites sont insensibles à leur état de péché (comparez Malachie 1.6-7 ; 2.14). Ils fatiguent l’Éternel à force de contester son action dans le monde, et dans leur arrogance ils osent l’accuser d’injustice en disant qu’il favorise les mécréants et oublie son peuple. Par leurs paroles, ils montrent combien leur culpabilité est grande car non seulement ils ne font pas confiance en Dieu et n’ont pas foi en ses promesses, mais ils l’outragent.

Cependant, l’Éternel va répondre aux accusations que les Israélites lui lancent en annonçant la venue de son jugement (Malachie 3.1-5) et ce sont ceux qui mettent en doute sa justice qui le subiront en premier.

Les Juifs qui se plaignent sont ceux qui envient la prospérité que l’Éternel accorde aux peuples païens qui les entourent, et c’est cette jalousie, cette profonde insatisfaction de leur part, qui est le point de départ du quatrième oracle de Malachie

Les impies qui prospèrent malgré ou à cause de leur conduite ignoble, alors que ceux qui essaient de mener une vie juste sont dans la détresse, est un problème vieux comme le monde mais très sérieux, et pour cette raison il revient plusieurs fois dans les Textes Sacrés. Il est plus prononcé pour les Israélites que pour les croyants aujourd’hui parce que l’Éternel a promis des bénédictions matérielles à son peuple s’il lui obéit (Deutéronome 28). C’est vrai, mais ces promesses sont essentiellement adressées à la nation tout entière. Or, comme celle-ci est divisée et se compose d’un mélange d’hommes pieux et de personnages ignobles, Dieu ne peut pas étendre sa bénédiction sur la nation et le Juif moyen est dans la plus grande confusion.

Le problème se complique encore et nous concerne également, quand on sait que tôt ou tard, nous sommes tous victimes de tares génétiques, de maladies ou d’accidents sans que nous soyons personnellement responsables de ce qui nous arrive. D’une part, comme témoignage de sa bonté, Dieu étend sa bénédiction autant sur le juste que sur le méchant (Matthieu 5.45 ; Actes 14.17), mais d’autre part, tous les hommes subissent les conséquences du péché universel et meurent (Genèse 3.16-19 ; Ecclésiaste 2.17-23). Et pour amplifier encore davantage le dilemme de la souffrance du juste, il faut y rajouter une dimension spirituelle qui est la lutte de Satan contre Dieu, qui si elle a lieu dans le monde céleste invisible nous affecte plus ou moins directement comme le montre bien le livre de Job.

S’il arrive qu’une personne souffre à cause de son propre péché, ou de celui de ses ancêtres dans les cas d’occultisme, dans la plupart des cas, il est impossible de savoir exactement pourquoi une tragédie arrive à telle personne ou pourquoi le malheur frappe telle autre. Nous connaissons tous des cas de détresse pour lesquels il n’y a aucune réponse au pourquoi ; personnellement, j’en ai toute une liste. Je ne sais pas s’il existe une situation plus poignante que celle de quelqu’un qui se tient la tête et en pleurant dit : « Mais qu’est-ce que j’ai donc fait au Bon Dieu ? » J’ai vu ça chez un membre de ma famille et d’y repenser, ça me tord encore les boyaux.

La vie n’est pas juste et la situation du méchant qui prospère paraît tellement injuste qu’elle rend perplexe le meilleur des hommes. Cette grave question est abordée par au moins cinq livres de l’Ancien Testament : Job 21.7-26 ; 24.1-17 ; les Psaumes 37 ; 73.1-14 ; l’Ecclésiaste 8.14 ; Jérémie 12.1-4 ; et Habaquq 1. Bien qu’aucun de ces livres ne donne de réponse, dans chaque cas, la question de la justice de Dieu est traitée en la désolidarisant du présent et en la projetant dans l’avenir lointain. C’est à la fin de l’histoire humaine que tout un chacun devra rendre des comptes au Juge suprême. Alors, toutes les pendules seront remises à l’heure car la justice triomphera. Dieu jugera les impies et récompensera les justes dans son royaume.

Maintenant, quelqu’un dira peut-être : « Je ne suis pas croyant mais je n’ai rien contre Dieu ». Entre les bons et les justes d’un côté et les mécréants et les impies de l’autre, il y a effectivement une zone grise très étendue où se trouvent la plupart des gens, qu’ils soient indifférents à l’égard de Dieu, bien-pensants ou religieux. Cependant, pour le Seigneur, cette majorité qu’on pourrait qualifier de « silencieuse », parce qu’elle ne fait pas de vagues, est du mauvais côté de la barrière. Matthieu rapporte que Jésus dit :

Celui qui n’est pas avec moi, est contre moi, et celui qui ne se joint pas à moi pour rassembler, disperse (Matthieu 12.30 ; comparez Luc 11.23).

En d’autres mots, ne pas s’engager pour le Seigneur et à ses côtés, est équivalent à prendre position contre lui. Voilà des paroles à méditer !

Chapitre 3

Verset 1 a

Nous arrivons maintenant au chapitre trois qui continue le quatrième oracle de Malachie. Je commence de le lire.

Et bien je vais envoyer mon messager pour aplanir la route devant moi (Malachie 3.1 a).

La venue de l’Éternel sera précédée de « un messager » qui préparera la voie, qui déblaiera le terrain en quelque sorte, ce que le prophète Ésaïe a déjà annoncé quand il dit :

On entend une voix qui crie dans le désert : “ Dégagez un chemin pour l’Éternel, nivelez dans la steppe une route pour notre Dieu ! ” (Ésaïe 40.3).

Malachie s’inspire des paroles d’Ésaïe et l’apôtre Jean les cite également (Jean 1.23).

Plus loin dans l’oracle de Malachie, « le messager » qui doit précéder la venue de l’Éternel est appelé « Élie le prophète » (Malachie 3.23). Il ne s’agit pas de Élie qui a exercé un ministère dans le royaume israélite des X tribus du Nord à l’époque du roi Achab (1Rois 17.1), mais d’un « Élie » comme lui, « un nouvel Élie » en quelque sorte.

Les évangiles citent le texte de Malachie et font de Jean Baptiste « le messager » précurseur annoncé ainsi que « le nouvel Élie » (Matthieu 11.10 ; Marc 1.2 ; Luc 1.76). On sait que Jean Baptiste a préparé la voie de Jésus (Matthieu 3.3 ; Luc 3.4 ; Jean 1.23) en prêchant la repentance et en annonçant que l’obstacle entre l’Éternel et son peuple est son péché. Trois années plus tard, Jésus ôta le péché du monde en l’expiant sur la croix.

C’est l’Éternel qui déclare : « je vais envoyer mon messager pour aplanir la route devant moi », mais comme ce messager-précurseur est Jean Baptiste, celui qui parle ne peut être que Jésus. Ici, il est donc clairement identifié à l’Éternel lui-même qui vient pour établir son règne sur terre.

Verset 1 b

Je continue le texte.

Et, soudain, il viendra pour entrer dans son Temple, le Seigneur que vous attendez (Malachie 3.1 b).

Cette prophétie s’insère dans un ensemble de plusieurs autres. Zacharie dit que l’Éternel viendra habiter Jérusalem (Zacharie 8.3). Ésaïe voit les pans du vêtement du Seigneur remplir le Temple (Ésaïe 6.1). Ézéchiel annonce le retour de la gloire de Dieu dans le Temple (Ézéchiel 43.1-5) qui est donc rebâti car nous sommes au début du millénium. Jésus vient prendre possession de sa maison où est son trône et à partir duquel il gouvernera les nations.

L’expression de Malachie : « le Seigneur que vous attendez ou désirez » est quelque peu ironique car le prophète semble dire : « Vous n’avez aucune idée de ce que sera cette venue tant réclamée, car elle ne répondra pas du tout à votre attente ».

Cette prophétie de la venue du Seigneur dans son Temple s’est déjà accomplie une première fois en catimini, lors de la présentation de l’enfant Jésus au Temple de Jérusalem, car selon la loi de Moïse, « tout garçon premier-né sera consacré au Seigneur » (Luc 2.23). La seconde fois que Jésus est entré dans son Temple fut le contraire de la discrétion puisque c’est avec grand tapage qu’il a chassé les marchands ambulants à coups de fouet (Matthieu 21.13).

Verset 1 c

Je continue le texte.

Le Seigneur que vous attendez c’est l’Ange de l’alliance, appelé de vos vœux. Le voici, il vient, déclare l’Éternel, le Seigneur des armées célestes (Malachie 3.1 c ; auteur).

En hébreu, le même mot est traduit par « ange ou messager ».

L’expression « l’Ange de l’alliance ou Messager de l’alliance », n’apparaît qu’ici dans l’Ancien Testament. Ce « messager » est différent du premier qui le précède et qui est Jean-Baptiste. Ce second « messager » ou ange n’est pas une créature céleste, mais quelqu’un qui non seulement porte un titre divin, mais qui a aussi une dignité et une puissance divines ; il s’agit évidemment de Jésus. Dans l’Ancien Testament, il est souvent identifié à « l’Ange de l’Éternel » qui est la manifestation de la seconde personne de la Trinité.

Les phrases parallèles « le Seigneur que vous attendez et l’Ange de l’alliance appelé de vos vœux » ne sont pas seulement ironiques. En effet, même si beaucoup d’Israélites désirent que le Seigneur vienne pour des raisons égoïstes, pour qu’il écrase leurs ennemis et les rende prospères, peu importe, sa venue est absolument certaine parce que les prophètes l’annoncent.

Jésus est appelé « l’Ange de l’alliance » parce qu’il a pour mission d’établir le contrat d’alliance entre Dieu et son peuple (Lévitique 26.9-13). Ésaïe l’appelle littéralement « l’ange de sa face », c’est-à-dire « la face de l’Éternel » (Ésaïe 63.9). Dans les livres de Moïse et dans celui de Zacharie, il porte le nom de « Ange de l’Éternel », un être qui est à la fois identifié à l’Éternel et distinct de lui. En Jésus se réalisent toutes les promesses faites sous l’Ancienne Alliance, et dans le livre des Hébreux du Nouveau Testament, il est appelé « le médiateur d’une alliance nouvelle » (Hébreux 9.15).

L’annonce : « Le voici, il vient », signifie qu’il s’approche et non pas qu’il est à la porte. Depuis Abraham et jusqu’à Jésus, tous les jours, Dieu fait un pas de plus en vue de sa venue et de son union parfaite avec l’humanité en la personne du Messie.

« Le voici, il vient » est le point d’orgue des prophéties messianiques de l’Ancien Testament, dont l’idée fondamentale est le rapprochement progressif de Dieu avec l’homme.

Parce que l’Éternel est miséricordieux, il a envoyé Jésus sur terre une première fois comme Sauveur. Mais tous ceux qui ne l’acceptent pas comme tel, peu importe la raison, devront le rencontrer comme juge. Dans son évangile, l’apôtre Jean écrit :

Ce n’est pas le Père qui prononce le jugement sur les hommes ; il a remis tout jugement au Fils, afin que tous les hommes honorent le Fils au même titre que le Père. Ne pas honorer le Fils, c’est ne pas honorer le Père qui l’a envoyé (Jean 5.22-23).

Jésus sera assis sur « le grand trône blanc » et tous les hommes de tous les temps qui ne l’ont pas accepté comme leur sauveur seront jugés et punis selon la façon dont ils auront vécu. Puis ils seront tous jetés dans l’étang de feu pour y subir la peine qui leur aura été infligée en fonction de leurs mauvaises œuvres (Apocalypse 20.11-15). Voilà bien des paroles qui font réfléchir.