Chapitre 7

Versets 1-5

Certains guérisseurs poussent la fumisterie jusqu’à prétendre qu’ils peuvent guérir à distance. Il suffit de leur envoyer une mèche de cheveux ou un mouchoir appartenant au malade et ils se chargent du reste. Mais il y a mieux encore, j’ai entendu des télé-évangélistes dire que la personne souffrante n’a qu’à mettre sa main sur l’écran du téléviseur et elle sera guérie. Bien sûr si elle envoie un chèque à l’adresse indiquée ce sera à la gloire de Dieu. Souvent, Jésus guérissait les gens qui venaient à lui en leur imposant les mains, mais c’était uniquement parce que c’est ce à quoi la personne s’attendait. On a déjà vu que le Seigneur a rendu la santé à un homme qui avait une main paralysée en lui demandant simplement de la tendre (Luc 6.10). Il n’a rien dit d’autre et n’a rien fait. Jésus est le Seigneur de l’univers, il lui suffit de vouloir quoique ce soit et cela arrive. Je commence maintenant le chapitre 7 de l’Évangile selon Luc.

Après avoir dit au peuple tout ce qu’il avait à lui dire, Jésus se rendit à Capernaüm. Un officier romain avait un esclave malade, qui était sur le point de mourir. Or, son maître tenait beaucoup à lui. Quand il entendit parler de Jésus, l’officier envoya auprès de lui quelques responsables juifs pour le supplier de venir guérir son esclave. Ils vinrent trouver Jésus et ils le prièrent instamment : — Cet homme, disaient-ils, mérite vraiment que tu lui accordes cette faveur. En effet, il aime notre peuple : il a même fait bâtir notre synagogue à ses frais (Luc 7.1-5).

Après avoir donné le Sermon sur la Montagne, Jésus retourne à Capernaüm, son quartier général. Cette ville comptait beaucoup de soldats romains et cet officier est un centurion, c’est à dire qu’il a une centaine d’hommes sous ses ordres. Il s’agit probablement d’un prosélyte qui s’est converti au judaïsme et qui honore donc l’Éternel, le Dieu d’Israël. Comme tout personnage important, cet  officier possède des esclaves qui font partie de sa maisonnée, une pratique courante dans l’antiquité. Etant donné que les officiers romains n’avaient pas pour habitude d’emmener leur famille avec eux pendant leur tour de service, ce serviteur est de la région et peut-être aussi la seule personne à laquelle le centurion est attaché, d’où sa supplique. De toute évidence, il sait que Jésus a le don de guérison et donc qu’il peut venir en aide à son esclave mourant. Cependant, il ne pense pas que le Seigneur acceptera de recevoir un soldat romain, alors il envoie des responsables juifs pour formuler sa requête.

Versets 6-10

Je continue.

Jésus partit avec eux. Il n’était plus qu’à une faible distance de la maison quand l’officier envoya des amis pour lui dire : — Seigneur, ne te donne pas tant de peine, car je ne suis pas qualifié pour te recevoir dans ma maison. C’est la raison pour laquelle je n’ai pas osé venir en personne te trouver. Mais, dis un mot et mon serviteur sera guéri. Car, moi-même, je suis un officier subalterne, mais j’ai des soldats sous mes ordres, et quand je dis à l’un : “ Va ! ”, il va. Quand je dis à un autre : “ Viens ! ”, il vient. Quand je dis à mon esclave : “ Fais ceci ! ”, il le fait. En entendant ces paroles, Jésus fut rempli d’admiration pour cet officier : il se tourna vers la foule qui le suivait et dit : — Je vous l’assure, nulle part en Israël, je n’ai trouvé une telle foi ! Les envoyés de l’officier s’en retournèrent alors à la maison où ils trouvèrent l’esclave en bonne santé (Luc 7.6-10).

Jésus fait ce qu’on lui demande. L’officier veut qu’il aille chez lui pour guérir son serviteur. Allez en route on y va. Pendant ce temps, le centurion qui pense que sa demande est osée et qu’il n’est pas digne d’offrir l’hospitalité au Seigneur, ne veut surtout pas exercer la moindre pression sur lui. Alors, par un intermédiaire, il fait dire à Jésus qu’en tant qu’officier romain, il jouit d’une grande autorité. Or, comme le Seigneur lui possède la souveraineté sur tout, il n’a même pas à se déplacer, il lui suffit d’ordonner à la maladie de quitter son serviteur. En entendant cela, Jésus s’étonne d’une telle foi de la part d’un non-Juif et l’utilise comme exemple pour instruire la foule qui le suit partout. Ici encore et comme toujours, les guérisons que Jésus opère servent à prouver son identité en tant que Messie et à authentifier sa parole qui de toute façon porte en elle-même la puissance de son autorité. Apparemment, quand Jésus a exprimé son admiration devant la foi du centenier, son serviteur a été instantanément guéri. Puis il a congédié les émissaires en leur disant probablement que la supplique de l’officier était accordée.

Versets 11-13

Après une guérison à distance, ce qui demande déjà un pouvoir considérable, Jésus va ressusciter un mort. Luc est le seul à nous rapporter ce miracle. Je continue le texte.

Ensuite, Jésus se rendit dans une ville appelée Naïn. Ses disciples et une grande foule l’accompagnaient. Comme il arrivait à la porte de la ville, il rencontra un convoi funèbre : on enterrait le fils unique d’une veuve. Beaucoup d’habitants de la ville suivaient le cortège. Le Seigneur vit la veuve et il fut pris de pitié pour elle ; il lui dit : — Ne pleure pas ! (Luc 7.11-13).

La ville de Naïn est à environ 40 km de Capernaüm. La foule qui suit Jésus en croise une autre qui va au cimetière. Ça fait beaucoup de monde au même endroit. Cette femme enterre son seul soutien. Elle se trouve désormais sans la protection d’un parent masculin. L’aide aux veuves est un thème important aussi bien dans l’Ancien que dans le Nouveau Testament. Jésus a pitié de cette pauvre femme. Il comprend bien sa situation, car lui-même a dû pourvoir aux besoins de sa mère et de ses frères et sœurs après la mort de son père. En effet, on n’entend jamais plus parler de Joseph après l’incident à Jérusalem lorsque le Seigneur avait 12 ans.

Versets 14-17

Je continue le texte.

Puis il s’approcha de la civière et posa sa main sur elle. Les porteurs s’arrêtèrent. — Jeune homme, dit-il, je te l’ordonne, lève-toi ! Le mort se redressa, s’assit et se mit à parler. Jésus le rendit à sa mère. Saisis d’une profonde crainte, tous les assistants louaient Dieu et disaient : — Un grand prophète est apparu parmi nous ! Et ils ajoutaient : — Dieu est venu prendre soin de son peuple ! Cette déclaration concernant Jésus se répandit dans toute la Judée et dans les régions environnantes (Luc 7.14-17).

Les porteurs doivent avoir entendu parler de Jésus car dès qu’il touche le cercueil, ils arrêtent le convoi. Comme dans d’autres cas semblables, le Seigneur s’adresse directement au mort et lui ordonne de revivre. La réponse du mort qui s’assoit et parle prouve qu’il est bien vivant. J’aurai bien aimé savoir ce qu’il a dit, mais le texte ne satisfait pas ma curiosité. Bien sûr, les assistants sont époustouflés. Cependant, il faut savoir que ce jeune homme mourra à nouveau et cette fois-là ce sera définitif. Les Écritures enseignent que tous ceux qui on placé leur foi en Jésus ressusciteront des morts pour la vie éternelle. Je lis l’un des passages :

Au signal donné, sitôt que la voix de l’archange et le son de la trompette divine retentiront, le Seigneur lui-même descendra du ciel, et ceux qui sont morts unis au Christ ressusciteront les premiers. Ensuite, nous qui serons restés en vie à ce moment-là, nous serons enlevés ensemble avec eux, dans les nuées, pour rencontrer le Seigneur dans les airs. Ainsi nous serons pour toujours avec le Seigneur (1 Thessaloniciens 4.16-17).

Versets 18-20

Je continue le texte.

Jean fut informé par ses disciples de tout ce qui se passait. Il appela alors deux d’entre eux et les envoya auprès du Seigneur pour demander : — Es-tu celui qui devait venir, ou bien devons-nous en attendre un autre ? Ces hommes se présentèrent à Jésus et lui dirent : — C’est Jean-Baptiste qui nous envoie. Voici ce qu’il te fait demander : “ Es-tu celui qui devait venir, ou bien devons-nous en attendre un autre ? ” (Luc 7.18-20).

Nous retrouvons Jean-Baptiste, un homme très pittoresque. En tant que dernier prophète de l’Ancien Testament, il fait le pont entre l’ancienne et la Nouvelle Alliance. Mais maintenant il est en prison après avoir eu un ministère fulgurant mais qui a duré à peine un an. Il avait annoncé la venue du roi et exhorté le peuple à la repentance. Je résume son message :

Quelqu’un va venir, qui est plus puissant que moi. Lui, il vous baptisera dans le Saint-Esprit et le feu (Luc 3.16).

Jean-Baptiste s’attendait à ce que le Messie instaure le royaume, mais rien ne s’est passé et lui moisit dans une oubliette. Perplexe, il envoie deux de ses disciples pour s’informer auprès de Jésus et savoir si oui ou non il est celui qui doit venir, c’est à dire le Messie.

Versets 21-23

Je continue.

Or, au moment où ils arrivaient, Jésus guérit plusieurs personnes de diverses maladies et infirmités. Il délivra des gens qui étaient sous l’emprise d’esprits mauvais et rendit la vue à plusieurs aveugles. Il répondit alors aux envoyés : — Retournez auprès de Jean et racontez-lui ce que vous avez vu et entendu : les aveugles voient, les paralysés marchent, les lépreux sont guéris, les sourds entendent, les morts ressuscitent, la Bonne Nouvelle est annoncée aux pauvres. Heureux celui qui ne perdra pas la foi à cause de moi ! (Luc 7.21-23).

Alors que les disciples de Jean-Baptiste arrivent auprès de Jésus, celui-ci les fait cordialement attendre pendant qu’il guérit quelques personnes. Or, ces guérisons sont prophétisées dans l’Ancien Testament et attribuées au Messie. Je cite un passage.

Ce jour-là s’ouvriront les oreilles des sourds et les yeux des aveugles. Et alors le boiteux bondira comme un cerf, et le muet criera de joie. L’Esprit de l’Éternel, du Seigneur, est sur moi car l’Éternel m’a oint pour annoncer aux humiliés une bonne nouvelle. Oui, il m’a envoyé afin de panser ceux qui ont le cœur brisé, d’annoncer aux captifs leur délivrance (Ésaïe 35.5-6 ; 61.1).

La dernière parole de Jésus, « Heureux celui qui ne perdra pas la foi à cause de moi », est une exhortation à garder confiance en Dieu quand le vent est contraire, quand les circonstances sont adverses et quand je ne comprends pas ce qui m’arrive, ce qui était aussi le cas de Jean-Baptiste.

Versets 24-28

Je continue le texte.

Après le départ des messagers de Jean, Jésus saisit cette occasion pour parler de Jean à la foule : — Qu’êtes-vous allés voir au désert ? Un roseau agité çà et là par le vent ? Qui donc êtes-vous allés voir ? Un homme habillé avec élégance ? Ceux qui portent des habits somptueux et qui vivent dans le luxe habitent les palais royaux. Mais qu’êtes-vous donc allés voir ? Un prophète ? Oui, je vous l’assure, et même bien plus qu’un prophète. Car c’est celui dont il est écrit : J’enverrai mon messager devant toi, il te préparera le chemin. Je vous l’assure, parmi tous les hommes qui sont nés d’une femme, il n’y en a pas de plus grand que Jean. Et pourtant, le plus petit dans le royaume de Dieu est plus grand que lui (Luc 7.24-28).

Jésus profite de l’occasion que lui donne la requête de Jean-Baptiste pour instruire le peuple à son sujet et pour lui rendre un très grand hommage. Jean est plus qu’un prophète car il est le précurseur du Messie. Cependant, Jésus dit que même un grand prophète n’a pas une situation aussi prestigieuse que le moindre des bienheureux dans le royaume de Dieu.

Versets 29-35

Je continue.

— Tous les gens du peuple et tous les collecteurs d’impôts qui ont écouté le message de Jean et se sont fait baptiser par lui ont reconnu que Dieu est juste. Mais les pharisiens et les enseignants de la Loi, qui ont refusé de se faire baptiser par lui, ont rejeté la volonté de Dieu à leur égard. À qui donc pourrais-je comparer les gens de notre temps ? À qui ressemblent-ils ? Ils sont comme des enfants assis sur la place du marché qui se crient les uns aux autres : Quand nous avons joué de la flûte, vous n’avez pas dansé ! Et quand nous avons chanté des airs de deuil, vous ne vous êtes pas mis à pleurer ! En effet, Jean-Baptiste est venu, il ne mangeait pas de pain, il ne buvait pas de vin. Qu’avez-vous dit alors ? “ Il a un démon en lui ”. Le Fils de l’homme est venu, il mange et boit, et vous vous écriez : “ Cet homme ne pense qu’à faire bonne chère et à boire du vin, il est l’ami des collecteurs d’impôts et des pécheurs notoires. ” Cependant, la sagesse de Dieu est reconnue comme telle par ceux qui la reçoivent (Luc 7.29-35).

Tous ceux qui sont passés par le baptême de repentance de Jean-Baptiste acceptent aussi les paroles de Jésus-Christ. Par contre, les religieux arrogants et hypocrites rejettent tout autant le message de Jésus que de Jean-Baptiste. En refusant de changer, ils s’opposent au projet de Dieu. Jésus les compare à une bande d’enfants gâtés et capricieux qui n’en font qu’à leur tête. Il veulent mener le bal et demandent que les autres suivent le rythme de leur musique. Les religieux trouvent que Jean-Baptiste était trop ascète et Jésus trop libertin par rapport aux règles sans fin qu’ils ont rajoutées à la loi de Moïse. Cependant, ceux qui ont accepté les messages de Jean-Baptiste et de Jésus reconnaissaient en eux des envoyés de l’Eternel.

Versets 36-38

Je continue.

Un pharisien invita Jésus à manger. Jésus se rendit chez lui et se mit à table. Survint une femme connue dans la ville pour sa vie dissolue. Comme elle avait appris que Jésus mangeait chez le pharisien, elle avait apporté un flacon d’albâtre rempli de parfum. Elle se tint derrière lui, à ses pieds. Elle pleurait ; elle se mit à mouiller de ses larmes les pieds de Jésus ; alors elle les essuya avec ses cheveux et, en les embrassant, elle versait le parfum sur eux (Luc 7.36-38).

Il est probable que l’invitation de Simon, n’est pas amicale, mais un piège pour essayer de coincer le Seigneur d’une manière ou d’une autre. Selon la coutume de l’époque, Jésus est étendu sur un divan appuyé sur un coude, les pieds vers l’extérieur du cercle que forment les invités. Il parle à son hôte qui est de l’autre côté de la table basse quand survient une prostituée de la ville tenant à la main un vase de parfum. Les visites impromptues de personnes non invitées sont courantes quand un rabbin  célèbre est l’hôte de quelqu’un. Les gens peuvent alors s’arrêter et écouter la conversation.

À cette époque, verser de l’huile ou du parfum sur la tête d’un invité de marque est un signe de respect. C’est ce que cette prostituée aurait voulu faire, mais comme elle se sent indigne, elle choisit d’oindre les pieds de Jésus. Ce parfum représente une fortune et cette femme a probablement dépensé jusqu’à son dernier denier pour l’acheter. Le temps des verbes indique qu’elle embrassait les pieds de Jésus d’une manière continue, ce qui est une marque de très grand respect, de soumission et d’affection. De toute évidence, elle reconnaît en Jésus le Messie. Ses larmes sont l’expression de sa repentance et de sa joie de se trouver aux pieds de celui qui a le pouvoir de lui pardonner tous ses péchés.

Versets 39-43

Je continue le texte.

En voyant cela, le pharisien qui l’avait invité se dit : Si cet homme était vraiment un prophète, il saurait quelle est cette femme qui le touche, que c’est quelqu’un qui mène une vie de débauche. Jésus lui répondit à haute voix : — Simon, j’ai quelque chose à te dire. — Oui, Maître, parle, répondit le pharisien. — Il était une fois un prêteur à qui deux hommes devaient de l’argent. Le premier devait cinq cents pièces d’argent ; le second cinquante. Comme ni l’un ni l’autre n’avaient de quoi rembourser leur dette, il fit cadeau à tous deux de ce qu’ils lui devaient. À ton avis, lequel des deux l’aimera le plus ? Simon répondit : — Celui, je suppose, auquel il aura remis la plus grosse dette. — Voilà qui est bien jugé, lui dit Jésus (Luc 7.39-43).

Selon les règles rituelles de la Loi, être touché par quelqu’un de souillé comme cette femme rend impur. Simon le sait et en bon pharisien, il n’aurait jamais adressé la parole à une telle pécheresse ni permis qu’elle s’approche à moins de deux mètres de lui. Or, gros scandale, Jésus l’a laissée le toucher. C’est ce qui fait que Simon se dit que si ce faiseur de miracles n’est pas capable de discerner le genre d’occupation de cette pécheresse, c’est qu’il ne peut pas être prophète. Mais soudainement, Simon a des sueurs froides parce que Jésus répond à haute voix à ses pensées au moyen d’une parabole. Jusque-là, le Seigneur n’a pas prêté attention à cette femme; il attendait le moment propice qui est maintenant arrivé et il parle d’elle. Il enseigne qu’une personne qui a commis beaucoup de transgressions aimera davantage celui qu’elle a offensé et qui lui aura pardonné, que quelqu’un d’autre qui n’a que peu de fautes à se reprocher. Jésus a dû irriter le pharisien, car en gros il lui a dit qu’il s’est mis le doigt dans l’œil, qu’il est complètement dans l’erreur au sujet de cette prostituée.

Jésus considère la bonne action de cette femme à son égard comme une demande de pardon ainsi que l’expression de son amour pour lui parce qu’elle croit qu’il va lui accorder sa requête. Tout comme Jésus guérit à distance, il a effacé l’ardoise de cette pauvre femme. Elle le sait et en pleure de joie. Il faut dire qu’elle est venue avec son vase d’albâtre rempli de parfum dans le but exprès de se faire pardonner, sachant d’avance que si elle fait cette démarche, Jésus lui remettra sa dette au même titre qu’il guérit les malades.

Versets 44-48

Je continue.

Puis, se tournant vers la femme, il reprit : — Tu vois cette femme ? Eh bien, quand je suis entré dans ta maison, tu ne m’as pas apporté d’eau pour me laver les pieds ; mais elle, elle me les a arrosés de ses larmes et les a essuyés avec ses cheveux. Tu ne m’as pas accueilli en m’embrassant, mais elle, depuis que je suis entré, elle n’a cessé de couvrir mes pieds de baisers. Tu n’as pas versé d’huile parfumée sur ma tête, mais elle, elle a versé du parfum sur mes pieds. C’est pourquoi je te le dis : ses nombreux péchés lui ont été pardonnés, c’est pour cela qu’elle m’a témoigné tant d’amour. Mais celui qui a eu peu de choses à se faire pardonner ne manifeste que peu d’amour ! Puis il dit à la femme : — Tes péchés te sont pardonnés (Luc 7.44-48).

À cette époque, tout le monde marche en sandales et les chemins sont très poussiéreux. Alors quand quelqu’un organise une soirée, il demande à ses serviteurs de laver les pieds des hôtes avant le repas. Mais Simon ne l’a pas fait; il n’a pas jugé nécessaire de traiter Jésus d’une façon honorable ce qui est une entorse aux bonnes manières et qui exprime son mépris à son égard. Il ne l’a pas non plus embrassé et il n’a pas parfumé sa tête. Par contre dans son hypocrisie et dans son cœur, il a condamné la prostituée alors que bien sûr il se considère juste. Mais maintenant, Simon est humilié et il doit pâlir de rage mais il n’a eu que ce qu’il mérite. Cette fille de la rue, par contre, a reçu le pardon de ses fautes qu’elle était venue chercher auprès du Seigneur.

Versets 49-50

Je finis le chapitre 7.

Les autres invités se dirent en eux-mêmes : “ Qui est donc cet homme qui ose pardonner les péchés ? ” Mais Jésus dit à la femme : — Parce que tu as cru en moi, tu es sauvée ; va en paix (Luc 7.49-50).

Comme dans l’histoire de la guérison du paralytique, les sainte-ni-touche objectent. Mais Jésus est le Fils de Dieu et il a tout pouvoir dont celui d’effacer nos dettes envers Dieu. Il s’adresse donc à la femme pour lui dire que sa foi en lui, qu’elle a prouvée avec le parfum, lui vaut le pardon de ses péchés.