Chapitre 8

Versets 1-2

Il y a quelques mois, mon frère m’a rappelé comme ça en passant, que quand j’apprenais les déclinaisons allemandes, il les connaissait avant moi rien que de m’entendre les répéter et c’est vrai. Quand enfant, je devais faire mes devoirs ou apprendre mes leçon ou que j’entreprenais quoique ce soit d’autre, c’était bien rare que j’y arrive tout de suite car le plus souvent je dois m’atteler à la même tâche plusieurs fois. Mes parents me répétaient alors que dans la vie, il faut persévérer. C’est aussi ce que les Israélites vont faire après avoir essuyé une cuisante défaite devant la petite ville d’Aï. L’expédition militaire lancée contre cette place forte minuscule a tourné en déroute à cause du péché d’Akân, de la tribu de Juda. Cette faute porta un tort considérable à tout le peuple. Heureusement, dans sa miséricorde, l’Éternel va donner aux Israélites une deuxième chance. Sous le régime de la grâce sous lequel nous sommes actuellement, Dieu pardonne à quiconque se repent de ses fautes, ce qui n’était pas le cas sous l’Ancienne Alliance. Je commence à lire le chapitre 8 du livre de Josué.

L’Éternel dit à Josué : N’aie pas peur, ne crains rien ! Emmène avec toi tous les soldats et va attaquer Aï ! Car je livre le roi d’Aï en ton pouvoir ainsi que son peuple, sa ville et tout son territoire. Tu traiteras Aï et son roi comme tu as traité Jéricho et son roi. Toutefois, vous pourrez prendre pour vous comme butin ses biens et son bétail. Place des guerriers en embuscade derrière la ville (Josué 8.1-2).

Maintenant que le peuple a fait justice, il est purifié du péché d’Akân qui avait rejailli sur lui et n’est plus sous l’interdit. Dieu exhorte donc Josué à aller de l’avant et donc de reprendre sa campagne militaire. Il doit utiliser tous les combattants, non pas que ce soit nécessaire, mais pour leur remonter le moral parce que comme chacun sait, la victoire ça grise. Contrairement à Jéricho, la ville n’est que partiellement vouée à l’Éternel et Israël a le droit de s’emparer des biens matériels et du cheptel. Akân aurait dû attendre.

Versets 3-7

Je continue.

Josué se mit en route avec toute son armée pour attaquer Aï. Il choisit trente capitaines d’élite et les fit partir de nuit en leur donnant les ordres suivants : Allez vous poster en embuscade derrière la ville, sans trop vous en éloigner, et tenez-vous tous prêts à intervenir. Je m’approcherai de la ville avec le gros de la troupe. Lorsque les gens d’Aï sortiront pour nous affronter comme la première fois, nous fuirons devant eux. Ils se lanceront à notre poursuite et nous les attirerons loin de la ville. En effet, ils penseront que nous fuyons encore devant eux, comme l’autre fois. À ce moment-là, vous surgirez de votre cachette et vous vous emparerez de la ville, car l’Éternel votre Dieu la livre en votre pouvoir (Josué 8.3-7).

La plupart des versions disent que Josué « choisit trente mille hommes », mais le mot hébreu pour mille (elep) peut aussi être traduit par « capitaine » et ça colle bien mieux avec le texte. Il faut aussi savoir que Josué à mis en place non pas une mais deux embuscades.

Versets 14-17

Je continue plus loin.

Quand le roi d’Aï vit la situation, il fit lever en hâte tous les hommes et se dépêcha de sortir de la ville pour se rendre sur le champ de bataille et affronter Israël en face de la plaine. Il ne se doutait pas qu’une embuscade avait été dressée contre lui derrière la ville. Josué et les Israélites firent semblant d’être battus par eux et s’enfuirent en direction du désert. Tous les gens qui étaient dans la ville furent appelés à grands cris pour les poursuivre. Ils se précipitèrent donc sur les pas de Josué et se laissèrent attirer loin de la ville. Il ne resta dans Aï (ni dans Béthel) pas un homme qui ne sortît à la poursuite d’Israël. Ainsi ils abandonnèrent la ville ouverte pour poursuivre les Israélites. (Josué 8.14-17).

Il faut remarquer que les hommes de Béthel, ville située à trois kilomètres d’Aï, ont aussi poursuivi les Israélites. Comme je l’ai déjà dit, Josué s’attendait à cela et s’y était préparé. La défaite du roi de Béthel est mentionnée par Josué (12:16) mais il ne dit pas quand cela a eu lieu. La suite du texte nous apprend que tout se passa comme Josué l’avait prévu. Le piège fonctionna parfaitement et Aï fut prise et détruite.

Versets 30-35

Je continue plus loin jusqu’à la fin du chapitre 8 en compressant.

Alors Josué bâtit un autel à l’Éternel, le Dieu d’Israël, sur le mont Ébal. On y offrit des holocaustes à l’Éternel et des sacrifices de communion. Josué grava sur des pierres une copie de la Loi que Moïse avait mise par écrit sous les yeux des Israélites. Josué lut ensuite tout le texte de la Loi, les paroles de bénédiction comme de malédiction, telles qu’elles se trouvaient dans le livre de la Loi. Devant toute l’assemblée d’Israël, y compris les femmes, les enfants et les étrangers qui vivaient au milieu du peuple, il lut tout ce que Moïse avait ordonné, sans en rien omettre (Josué 8.30-35).

Après cette victoire sur Aï, tout le peuple a fait un périple de plusieurs dizaines de kilomètres en direction du nord jusqu’aux deux monts Ébal et Garizim, qui sont dans le centre-sud du pays de Canaan. Les Israélites ont traversé une région dépeuplée à cause du manque d’eau et de toute façon ils inspiraient une telle terreur que personne n’avait envie de les taquiner. Arrivé aux monts Ébal et Garizim, Josué a lu à haute voix la loi de Moïse à la totalité du peuple et on proclama à haute voix ses bénédictions et ses malédictions. Six tribus sur le Garizim dirent « Amen » aux bénédictions et six sur Ébal dirent « Amen » aux malédictions. Par cette lecture, les Israélites reconnaissaient la souveraineté de l’Éternel sur tout ce pays avant même qu’ils ne l’aient conquis. Israël a découvert une vérité fondamentale : il ne pourra mener à bien la conquête du Pays promis que s’il se montre totalement fidèle et obéissant à l’Éternel qui combat pour lui. L’histoire de l’humanité ne fournit guère de scène aussi grandiose par sa valeur morale que celle de la nation d’Israël qui accepte solennellement la loi de Dieu pour diriger sa vie et assurer sa prospérité.

Il est utile d’établir un parallèle entre les destinées d’Akân et de Rahab. Cette prostituée reconnaît la souveraineté de l’Éternel, abandonne Canaan et ses faux dieux, est épargnée avec tous les siens et est reçue dans le peuple de Dieu. À l’opposé, un Israélite ne tient aucun compte de l’ordre de l’Éternel et s’approprie des richesses interdites, rejetant sa souveraineté. Mais cette attitude désinvolte lui vaut l’exclusion du peuple élu ainsi que la perte de son héritage et de sa vie.

Chapitre 9

Versets 1-2

Nous arrivons maintenant au chapitre 9 de ce livre que je commence à lire.

La nouvelle de ces événements parvint à tous les rois des pays situés à l’ouest du Jourdain, dans la région des montagnes, dans la plaine côtière et sur tout le littoral de la Méditerranée jusqu’en face du Liban : les rois des Hittites, des Amoréens, des Cananéens, des Phéréziens, des Héviens et des Yebousiens. Alors ils s’assemblèrent pour combattre Josué et les Israélites sous un commandement unique (Josué 9.1-2).

Tous ces rois, qui s’entendent plus ou moins bien et qui de temps en temps se font la guerre, ont une bonne raison d’oublier leurs différences et de créer une ligue pour faire front à Israël.

Versets 3-6

Je continue.

Par contre, les habitants de Gabaon, en apprenant comment Josué avait traité Jéricho et Aï, décidèrent de recourir à la ruse : ils partirent déguisés et chargèrent leurs ânes de sacs usés et d’outres à vin usées, trouées et rapiécées. Ils chaussèrent de vieilles sandales raccommodées et endossèrent des vêtements en lambeaux ; ils prirent en guise de provision du pain dur et tout moisi. Ils se rendirent ainsi au camp de Guilgal et vinrent trouver Josué auquel ils dirent en présence des hommes d’Israël : Nous arrivons d’un pays lointain pour vous prier de conclure une alliance avec nous (Josué 9.3-6).

Gabaon, située à une dizaine de kilomètres au nord de Jérusalem, était alors une ville importante. En outre, elle comporte des villages vassaux habités par les Héviens, une sous-branche des Amoréens. Les Gabaonites ont le mérite d’avoir compris que leur arrêt de mort est signé s’ils combattent Israël, alors ils jouent la ruse. Le problème est que l’ordre de l’Éternel est de détruire tous les Cananéens, dont les Gabaonites font partie; Il est donc interdit aux Israélites de conclure une alliance avec eux de peur d’être contaminés par leur idolâtrie.

Versets 7-15

Je continue en compressant.

Les Israélites répondirent à ces Héviens : Qui sait si vous n’êtes pas des habitants du voisinage ? Dans ce cas, nous ne pouvons pas conclure une alliance avec vous. Ils lui répondirent : Tes serviteurs viennent d’un pays très éloigné à cause du renom de l’Éternel ton Dieu : nous avons entendu parler de lui et de tout ce qu’il a fait en Égypte, et comment il a traité les deux rois des Amoréens qui régnaient de l’autre côté du Jourdain. Alors nos responsables et tous les habitants de notre pays nous ont dit : “ Emportez des provisions pour le voyage, allez trouver les Israélites et dites-leur : Nous voulons être vos serviteurs, concluez une alliance avec nous. ” Regardez notre pain, il était encore tout chaud quand nous l’avons pris pour nos provisions dans nos maisons, quand nous nous sommes mis en route pour venir vous trouver et le voilà maintenant dur et tout moisi ! Regardez nos outres de vin : elles étaient neuves quand nous les avons remplies, les voilà maintenant déchirées ; voyez comme nos vêtements et nos sandales se sont usés à cause du long voyage que nous avons fait. Les hommes d’Israël prirent de leurs provisions, mais ils ne consultèrent pas l’Éternel à ce sujet. Josué fit la paix avec eux et conclut une alliance leur garantissant la vie sauve par un serment des responsables de la communauté (Josué 9.7-15).

Les Israélites se sont fait berner comme des petits enfants. La supercherie est d’autant plus grande que les Gabaonites donnent l’impression de n’avoir entendu parler que de ce qui s’est passé en Egypte et au-delà du Jourdain et de tout ignorer au sujet de Jéricho et Aï. Les Israélites garantissent donc la sécurité et la défense des Gabaonites qui sont désormais leurs vassaux. Les Israélites ont commis une faute qui est bien soulignée : ils n’ont pas consulté l’Éternel. La leçon d’Aï n’a donc pas suffi car ils continuent à commettre des bourdes.

Versets 16-21

Je continue en compressant.

Trois jours après avoir conclu cette alliance avec eux, les Israélites apprirent qu’ils avaient eu affaire à de proches voisins qui demeuraient dans la région même. À cause du serment que les responsables du peuple leur avaient prêté au nom de l’Éternel, le Dieu d’Israël, ils ne les tuèrent pas. Tout le peuple se mit à critiquer les responsables, mais ceux-ci répondirent : Nous avons prêté serment par l’Éternel, le Dieu d’Israël, nous ne pouvons donc pas faire de mal à ces gens. Mais voici comment nous les traiterons : nous allons leur laisser la vie sauve, pour ne pas nous attirer la colère divine en violant le serment que nous leur avons fait. Donc ils vivront ! leur dirent les responsables. Mais ils seront astreints à couper du bois et à puiser l’eau pour toute la communauté. Telle fut la décision des responsables (Josué 9.16-21).

Le contrat d’alliance est sacré et ne peut pas être annulé. Tout ce qu’Israël peut faire est de condamner les Gabaonites aux travaux forcés. Le culte du tabernacle demandait beaucoup de bois pour les sacrifices et beaucoup d’eau pour les lavages rituels. Pour ce qui est de l’eau, ces gens étaient experts en la matière car des fouilles ont révélé qu’au cœur de la ville de Gabaon se trouvait une grande fontaine avec une rampe circulaire d’escaliers intérieurs, conduisant à la source, trente mètres plus bas. Quoi qu’il en soit, ce seront les Aragonites qui feront le travail pénible réservé aux esclaves.

Versets 22-24

Je continue et finis le chapitre 9 en compressant.

Josué convoqua les Gabaonites et leur demanda : Pourquoi nous avez-vous trompés en prétendant que vous habitiez très loin de nous, alors que vous demeurez tout près ? Les Gabaonites lui répondirent : Nous avons agi de la sorte parce qu’on nous a bien informés que l’Éternel ton Dieu a ordonné à son serviteur Moïse de vous donner tout le pays et de vous demander d’exterminer tous ses habitants au fur et à mesure de votre avance. Alors nous avons eu très peur pour notre vie à votre arrivée ; c’est pourquoi nous avons agi de la sorte (Josué 9.22-24).

Les Gabaonites continueront de servir au Temple à Jérusalem. Ils seront exilés avec Israël; ils en reviendront et aideront à reconstruire les murailles de la ville sainte. Au fil des siècles, ils seront totalement intégrés aux Israélites et on les appela les serviteurs « consacrés » du temple (nethinim; Esdras 2:43; 8:20).

Chapitre 10

Versets 1-2

Nous arrivons au chapitre 10 qui traite des campagnes militaires de Josué. Je commence à lire.

Adoni-Tsédeq, roi de Jérusalem, apprit que Josué s’était emparé d’Aï et l’avait totalement détruite pour la vouer à l’Éternel, en faisant subir à cette ville et à son roi le même sort qu’à Jéricho et à son roi. Il entendit également que les habitants de Gabaon avaient fait la paix avec les Israélites et qu’ils vivaient au milieu d’eux. Alors il fut saisi d’une grande peur, car Gabaon était une ville importante, comme les villes royales, plus grande qu’Aï, et tous ses hommes étaient de vaillants guerriers (Josué 10.1-2).

Le roi de Jérusalem a de bonnes raisons de mal dormir la nuit parce qu’Israël contrôle désormais le centre du pays, coupant Canaan en deux. De plus, Josué dispose dorénavant des ressources de la ville de Gabaon pour la conquête de tout le pays. Le roi de Jérusalem exerçait un droit de suzeraineté sur Gabaon qui l’a trahi en faisant un pacte avec Israël. Alors, il est furieux, et se sentant menacé, il veut punir cette ville rebelle et liguer au plus vite les forces du sud du pays contre les envahisseurs.

Versets 5-6

Je continue plus loin.

C’est ainsi que cinq rois des Amoréens, ceux de Jérusalem, d’Hébron, de Yarmouth, de Lakich et de Églôn formèrent une coalition et marchèrent à la tête de toutes leurs armées contre Gabaon. Ils établirent leur camp devant la ville et engagèrent les hostilités. Les habitants de Gabaon envoyèrent des messagers à Josué au camp de Guilgal pour lui faire dire : N’abandonne pas tes serviteurs. Viens vite à notre secours, sauve-nous, car tous les rois amoréens de la région montagneuse se sont ligués contre nous (Josué 10.5-6).

Après avoir retourné sa veste, Gabaon appelle à son secours son nouveau maître. L’alliance conclue avec Josué impliquait effectivement l’assistance militaire de la nation suzeraine à ses vassaux. Les villes mentionnées, très proches les unes des autres, étaient avec Jérusalem, les plus importantes de la région montagneuse du sud du pays.

Versets 7-9

Je continue.

Josué vint depuis Guilgal avec toute son armée et ses plus vaillants guerriers. L’Éternel dit à Josué : N’aie pas peur de ces rois, car je te donne la victoire sur eux ; aucun d’eux ne pourra te résister. Après avoir marché toute la nuit depuis Guilgal, Josué tomba sur eux à l’improviste (Josué 10.7-9).

Pas moyen d’avoir la paix quelques jours. Les Israélites sont tranquillement sous leurs tentes en train de mettre leur pyjama se préparant ainsi pour une bonne nuit de sommeil bercé par le chant des cigales quand tout à coup le son de cors retentissants parcourt le camp. Tous les hommes de guerre en tenue de combat sont appelés immédiatement à se rassembler sous leurs bannières respectives. Décidément, ces nouveaux alliés forcés de Gabaon sont lourds à porter.

C’est Josué qui a ordonné la mobilisation générale après avoir reçu le SOS des Gabaonites. Tout d’abord, il n’est pas très content ; puis après que Dieu l’ait encouragé, en réfléchissant, il se dit que les rois du sud viennent de commettre une grave erreur. Ils sont sortis de leurs villes fortifiées et sont en rase campagne comme des lapins. Voilà une opportunité à saisir ! Et puis il y a ce traité qu’il a conclu et qui l’oblige à voler au secours de ses nouveaux alliés. Alors, il fonce, surtout qu’il connaît d’avance l’issue du combat puisque l’Éternel lui promet la victoire. Toute l’armée marche toute la nuit sur un terrain très escarpé vers l’ouest pour couvrir les 35 km qui la séparent du champ de bataille, et à peine le soleil levé, Josué sonne la charge.

Versets 10-11

Je continue en compressant.

L’Éternel les mit en déroute devant Israël et leur fit essuyer une grande défaite devant Gabaon ; les Israélites les battirent en les poursuivant. Pendant que les Amoréens s’enfuyaient devant Israël, l’Éternel fit tomber sur eux du ciel d’énormes grêlons qui firent encore plus de victimes que les épées des Israélites (Josué 10.10-11).

Le texte met bien en avant le fait que c’est l’Éternel qui a donné la victoire à son peuple. L’Ancien Testament mentionne plusieurs fois que Dieu utilise les forces de la nature contre les ennemis de son peuple.

Versets 12-15

Je continue.

Ce jour-là où l’Éternel donna aux Israélites la victoire sur les Amoréens, Josué s’écria devant tout Israël : Soleil, arrête-toi sur Gabaon ! Et toi, lune, fais halte sur la vallée d’Ayalôn. Et le soleil s’arrêta, la lune suspendit son cours jusqu’à ce que la nation d’Israël eût réglé ses comptes avec ses ennemis. C’est bien ce qui est écrit dans le livre du Juste. Le soleil s’immobilisa au milieu du ciel et différa son coucher pendant environ un jour entier. Jamais auparavant et jamais depuis lors, il n’y eut de jour comparable à celui-là, où l’Éternel a écouté la voix d’un homme. C’est qu’il combattait lui-même pour Israël. Après cela, Josué et toute l’armée d’Israël regagnèrent le camp de Guilgal (Josué 10.12-15).

Le livre du Juste est un recueil de poèmes épiques relatant les guerres d’Israël; il ne nous est pas parvenu. Il était midi quand Josué demanda au soleil d’arrêter son cours dans le ciel. Ce passage a fait couler beaucoup d’encre et une interprétation métaphorique et poétique ne ferait pas justice au texte. Il faut donc le prendre dans son sens littéral même si cela soulève des controverses et des problèmes. Avant de dire que c’est impossible, il faut se rappeler que le Dieu créateur fait ce qu’il veut et quand il veut. En réponse à la requête de Josué, il accomplit donc un miracle spectaculaire en freinant la course de tout le système solaire. Il est donc possible que ce jour-là, la rotation de la terre dura 48 h au lieu de 24, ce qui donna aux Israélites le temps nécessaire pour exterminer les armées de la ligue des rois du sud.

Cela dit, il existe aussi une autre traduction possible de cet événement et qui est : « le soleil cessa de briller au milieu du ciel, et ne se hâta pas de venir, (de sorte que c’était) comme à la fin du jour ». Dans ce cas, le miracle est dû aux ténèbres persistantes à cause de l’orage de grêle.

De toute façon, les Cananéens qui adoraient le soleil et la lune ont dû être très perturbés car ils sont obligés d’admettre la dure réalité que leurs dieux se sont rangés aux côtés de leurs ennemis. C’est donc par la mort que les Cananéens apprennent à connaître l’Éternel, en lui résistant par leur persévérance à faire le mal et en étant détruits. Dieu nous propose deux manières très différentes de le connaître. Personnellement, je préfère de loin la méthode douce, celle qui consiste à me confier en Jésus-Christ, qui était lui-même doux et humble de cœur.