Chapitre 6

Introduction

Quand l’Allemagne nazie entre en guerre contre bon nombre de nations européennes, elle ne connaît que victoires sur victoires pendant presque un an, jusqu’à ce que la Luftwaffe, l’armée de l’air germanique, se casse les dents contre l’Angleterre. Josué va connaître une situation un peu similaire, je dis bien un peu. La prise de Jéricho a été une promenade, littéralement puisque les armées israélites ont tourné autour de la ville 13 fois avant que ses murailles s’effondrent d’elles-mêmes. Ce fut la première victoire israélite contre les villes-états Cananéens, des peuplades aux mœurs infâmes à cause de leur idolâtrie criminelle. Ayant refusé de se repentir, les Cananéens expérimentent le jugement divin qui est sans pitié à leur égard. Comme le dit un texte du Nouveau Testament : On ne se moque pas de Dieu ! (Galates 6.7); une pensée pleine de menaces qui donne à réfléchir. Cependant, Josué ne sait pas qu’il se cache un traître dans ses rangs, quelqu’un qui a sciemment désobéi à l’Éternel et qui place toute la nation sous l’interdit, sous le jugement de Dieu.

Versets 26-27

Je finis de lire le chapitre 6.

À la même époque, Josué prononça ce serment solennel : Maudit soit devant l’Éternel celui qui tentera de rebâtir cette cité, de reconstruire Jéricho. C’est au prix de son fils aîné qu’il posera ses fondations, et au prix de son fils cadet qu’il fixera ses portes. L’Éternel fut avec Josué, et sa renommée se répandit dans tout le pays (Josué 6.26-27).

Quand les Cananéens établissaient les fondations de leurs villes, celles-ci étaient souvent accompagnées de sacrifices d’enfants dont on a retrouvé les squelettes enterrés près des portes. La perversion de ces peuplades était telle qu’il n’y avait pas de limites dans l’horreur. C’est ce qui explique la parole prophétique menaçante de Josué, qui d’ailleurs s’est accomplie littéralement, comme le rapporte un texte de l’Ancien Testament que je lis :

C’est sous le règne d’Achab roi d’Israël, qu’un certain Hiel de Béthel rebâtit Jéricho. La pose des fondations coûta la vie à son fils aîné Abiram et lorsqu’on en posa les portes, son cadet Segoub mourut. Cela arriva conformément à la parole que l’Éternel avait prononcée par l’intermédiaire de Josué, fils de Noun (1Rois 16.34).

À cette époque, le décès des garçons, surtout lorsqu’ils avaient déjà atteint l’adolescence, était catastrophique, beaucoup plus que celui des filles. Dans le cas de ce Hiel de Béthel, ses deux fils ne furent pas offerts en sacrifice, mais ils périrent suite à un châtiment divin à cause de la prophétie émise par Josué. Cet homme, dont par ailleurs on ne sait rien, a évidemment fait peu de cas de la sentence de mort qui avait été prononcée contre quiconque reconstruirait cette ville ; mal lui en a pris.

Le récit de la première victoire d’Israël contre Jéricho souligne avec force qu’elle fut avant tout l’œuvre de l’Éternel lui-même. La destruction de cette ville, le verrou de la Terre promise, est présentée à la fois sous des traits guerriers mais surtout liturgiques avec cette procession qui dura 7 jours et le rôle primordial joué par les 7 prêtres qui transportent l’arche sacrée au milieu de la procession. Le texte enseigne aussi l’importance de l’obéissance et de la foi, que ce soit celle du peuple d’Israël ou de Rahab.

Chapitre 7

Verset 1

Nous arrivons maintenant au chapitre 7 du livre de Josué qui raconte la déroute d’Israël face à une ville ridiculement petite. Cette défaite a pour cause le méfait d’un homme du nom d’Akân qui n’a pas su dominer sa cupidité. À sa place, en aurais-je été capable ? Je commence à lire.

Les Israélites commirent un acte d’infidélité à l’égard des objets voués à l’Éternel : Akân, fils de Karmi et descendant de Zabdi et de Zérah, de la tribu de Juda, prit pour lui certains de ces objets, et l’Éternel se mit en colère contre les Israélites (Josué 7.1).

Un seul homme a péché mais toute la nation en a pâti. Il faut dire que la faute qu’il a commise est grave car elle revient à une rupture de l’alliance entre l’Éternel et son peuple. Pourtant, cet homme n’a jamais eu l’intention de faire ce qui est mal, il s’est laissé tenté. On peut facilement imaginer la scène. Pendant le combat, c’est la grande confusion. Akân entre dans les ruines d’une habitation et cherche les occupants ici et là quand soudain dans une sorte de penderie, il voit un manteau magnifique, et par terre des sacs remplis de pièces en argent et en or. Il est tout seul ; personne ne saura rien ! Il enveloppe cet habit et met les sacs en bandoulière. Il sort de la ville incognito et les cache en lieu sûr. Il viendra les récupérer plus tard. Et voilà : ni vu ni connu, sauf de l’Éternel qui a pris note.

Versets 2-3

Je continue.

De Jéricho, Josué envoya des hommes à la ville d’Aï près de Beth-Aven à l’est de Béthel, en leur demandant d’explorer cette région. Ils allèrent explorer Aï. À leur retour, ils dirent à Josué : Il est inutile d’envoyer toute l’armée : deux ou trois mille hommes suffiront pour battre Aï. Ne donne pas de fatigue à tout le peuple, car l’adversaire est peu nombreux (Josué 7.2-3).

Aï a été identifié à « et-Tell » à une dizaine de kilomètres à l’ouest de Jéricho mais ça pose un gros problème parce que les fouilles ont révélé qu’au moment de la conquête cet endroit était en ruines, ce que le mot Aï veut d’ailleurs dire en hébreu. Il se peut donc que Aï soit en réalité Béthel, dont Josué ne mentionne pas la prise mais qu’il fait figurer dans sa liste de villes cananéennes détruites (Josué 12:16). Josué fait une distinction entre Aï et Béthel mais deux fois, il les réunit aussi sous un même toit pour ainsi dire (Josué 8:17;12:9), ce que font également les livres d’Estras (2.28) et de Néhémie (7.32) ce qui suggère une sorte de fédération surtout que la localisation et l’étendue exactes de Béthel sont des plus douteuses. Cette ville est souvent identifiée à Luz (Genès 28:19; 35:6 ; Josué 18:13), mais en est également distincte (Josué 16:1,2). Il faut aussi noter que quand Josué a attaqué Aï, il a pris des précautions car il s’attendait à une possible contre-attaque venant de Béthel (Josué 8.12 ss.). Tout ça pour dire qu’il semble qu’il ait existé deux villes différentes s’appelant Béthel, l’une Béthel tout court, et l’autre jumelée d’une certaine façon avec Aï.

Revenons à nos moutons. Grisés par la victoire qu’ils viennent de remporter, les Israélites pénètrent plus en avant à l’intérieur du pays. Les combattants sont un peu trop sûrs d’eux car ils commencent à croire qu’ils ont vaincu Jéricho en partie grâce à leur valeur guerrière. En conséquence, ils considèrent la prise d’Aï dans une perspective purement militaire. Sur l’avis des espions que Josué avait envoyés en reconnaissance, seule une partie de l’armée est lancée à l’attaque de la ville mais on voit plus tard cependant que ce ne fut pas la raison de la défaite.

Versets 4-5

Je continue.

Ainsi, environ trois mille soldats allèrent attaquer la ville, mais ils furent mis en fuite par les habitants d’Aï qui leur tuèrent environ trente-six hommes : ils les poursuivirent depuis la porte de la ville jusqu’à Chebarim et les battirent dans la descente. Alors le peuple atterré perdit tous ses moyens (Josué 7.4-5).

Voilà une défaite cuisante qui rabaisse le caquet des hommes de guerre israélites, et qui les laisse pantois parce qu’ils ont le pressentiment que l’Éternel s’est retiré d’eux. C’est la grosse douche froide pour Josué qui envisageait déjà une victoire facile et sans anicroche, quelque chose comme une petite partie de pétanque, un dimanche après-midi.

Verset 6

Je continue.

Josué déchira ses vêtements, il se jeta, la face contre terre, devant le coffre de l’Éternel et resta là jusqu’au soir. Les responsables d’Israël firent de même. Et ils se jetèrent de la poussière sur la tête (Josué 7.6).

Déchirer ses vêtements consistait en réalité à les découdre sur une épaule en signe de grande consternation et de détresse ou de deuil ; même chose pour ce qui est de jeter de la poussière en l’air. Josué et les responsables du peuple sont en proie au découragement parce que Dieu n’est plus avec eux et ils ne comprennent pas pourquoi. Or, sans lui, la conquête de Canaan est impossible. Ce n’est pas la première fois que Josué vit des moments difficiles avec Israël, mais alors c’était Moïse qui portait le peuple à bout de bras devant l’Éternel. Maintenant par contre, tout repose sur ses épaules et tous les regards se portent dans sa direction. La défaite d’Israël risque fort d’animer un espoir de victoire des Cananéens et déshonorer le nom de Dieu.

Versets 7-9

Je continue.

Josué s’écria : Ah ! Seigneur Éternel, pourquoi donc as-tu fait traverser le Jourdain à ce peuple, si c’est pour nous livrer aux Amoréens et nous faire périr ? Si seulement nous étions restés de l’autre côté du fleuve ! Maintenant, je te prie, Seigneur, que puis-je dire après qu’Israël a pris la fuite devant ses ennemis ? Les Cananéens et les autres habitants du pays l’apprendront, ils nous encercleront et feront disparaître notre nom de la terre. Comment alors feras-tu reconnaître ta grandeur ? (Josué 7.7-9).

Sous le régime de la théocratie qui est alors la forme de gouvernement d’Israël, il n’y a pas de milieu. Avec l’Éternel, la guerre sera une suite de victoires, mais sans lui ce ne sera que des défaites jusqu’à la disparition pure et simple d’Israël. Donc, il faut redresser la barre au plus vite. Josué adopte la bonne attitude; il va pleurer devant le coffre sacré et implorer l’Éternel de la même manière que le faisait Moïse. Comme lui, Josué est préoccupé par l’honneur de son Dieu et la reconnaissance de sa gloire tant par Israël que par les nations païennes. Comme l’était Moïse, il est désormais l’intermédiaire, le médiateur entre l’Éternel et son peuple.

Versets 10-11

Je continue.

L’Éternel répondit à Josué : Lève-toi ! Pourquoi restes-tu prostré la face contre terre ? Israël a commis un péché. On a transgressé l’alliance que j’avais établie pour eux. On a pris des objets qui m’étaient voués, on en a dérobé, caché et mis dans ses propres affaires (Josué 7.10-11).

Arrête de gémir, lui répond l’Éternel, et remue-toi ; passe à l’action ! Josué apprend que la défaite de ses armées devant Aï a une cause précise. Maintenant à lui de la découvrir et d’y remédier. Dieu lui a révélé que des objets qui lui appartiennent sont actuellement dans le camp au lieu d’avoir été soit détruits soit remis aux prêtres. En second lieu, le coupable de ce crime court toujours pour ainsi dire; il est présent dans le sein d’Israël et lui attire malheur. L’ignorance n’est pas une excuse et le principe de solidarité entre les membres du peuple fonctionne pleinement. Il s’en suit que la nation tout entière est coupable de transgression et qu’il faut expier la faute.

Versets 12-14

Je continue.

C’est pourquoi les Israélites ne pourront plus résister à leurs ennemis, ils fuiront devant eux car ils sont sous le coup d’une sentence de destruction. Je ne continuerai pas à être avec vous si vous ne détruisez pas ce qui est au milieu de vous. Maintenant, lève-toi, Josué, convoque le peuple et purifie-le. Dis-leur : “ Purifiez-vous pour demain, car voici ce que déclare l’Éternel, le Dieu d’Israël ! Vous avez au milieu de vous, Israélites, ce qui m’est voué. Vous ne pourrez pas résister à vos ennemis tant que vous n’aurez pas ôté cela du milieu de vous. Demain matin, vous vous présenterez devant moi, par tribus. Puis la tribu que l’Éternel désignera par le sort se présentera, groupe familial par groupe familial, et le groupe familial que l’Éternel désignera s’avancera famille par famille. Dans la famille que j’aurai désignée, les hommes se présenteront un par un ” (Josué 7.12-14).

Les Israélites apprennent la nouvelle. Quelqu’un dans leurs rangs a offensé l’Éternel et c’est pour cela que leur armée a été vaincue. Tous sont appelés à se soumettre à une série d’actes rituels de purification nécessaire avant toute manifestation divine. D’après un autre texte, ce sera le grand-prêtre qui désignera le coupable, au moyen de deux petits objets, l’ourim et le toummim. Personne ne sait vraiment à quoi ils ressemblaient, si c’étaient des bâtonnets ou une sorte de dés. Le grand-prêtre interroge l’Éternel puis tire de sa poche soit l’ourim, soit le toummim, l’un ayant valeur de oui et l’autre de non. Ils sont utilisés pour faire un choix entre plusieurs possibilités et connaître ainsi la réponse de Dieu. C’est un tirage au sort sacré en quelque sorte. Si seulement on bénéficiait de ce procédé pour déterminer le coupable dans toutes les affaires qui vont en justice. Mais il faudra attendre le règne du Christ pour cela, car nous ne sommes pas pour le moment sous un régime théocratique.

Versets 15-18

Je continue.

“ Celui qui sera désigné comme coupable d’avoir pris ce qui m’était voué sera brûlé avec tout ce qui lui appartient, parce qu’il a transgressé l’alliance de l’Éternel et qu’il a commis une infamie en Israël. ” Le lendemain, Josué se leva de bon matin et fit avancer les Israélites et Akân, fils de Karmi, descendant de Zabdi et de Zérah de la tribu de Juda, fut désigné par le sort (Josué 7.15-18).

C’est donc à la suite de toute une procédure que le coupable est désigné. Cet Akân aurait mieux fait d’avouer sa faute la veille, mais pour lui c’est de la superstition cette histoire de tirage au sort; et puis personne ne l’a vu, ça il en est sûr, alors on ne peut pas l’accuser.

Versets 19-21

Je continue.

Josué lui dit : Mon fils, je te prie solennellement, au nom de l’Éternel, le Dieu d’Israël, de l’honorer en m’avouant ce que tu as fait, sans rien me cacher. Akân lui répondit : C’est vrai, j’ai commis une faute envers l’Éternel, le Dieu d’Israël. Voici ce que j’ai fait : J’ai vu dans le butin un magnifique manteau de Babylone, deux cents pièces d’argent et un lingot d’or d’une livre. J’en ai eu fortement envie, alors je m’en suis emparé. Ces objets sont enterrés au milieu de ma tente, et l’argent est en dessous (Josué 7.19-21).

C’est pathétique ! Akân est son pire ennemi mais je ne vais pas lui jeter la pierre parce que je suis pareil que lui car en moi habite aussi le principe du mal. Le péché occupe le même corps que moi, utilise le même cerveau, les mêmes mains et surtout la même langue pour accomplir ses mauvaises actions. Dans son épître, Jacques écrit :

Mais la langue… est pleine d’un venin mortel. Nous nous en servons pour louer le Seigneur, notre Père, et nous nous en servons aussi pour maudire les hommes, pourtant créés pour être ceux qui lui ressemblent. De la même bouche sortent bénédiction et malédiction (Jacques 3.8-10).

Akân n’est pas seul à se laisser tenter; il est en bonne ou plutôt en mauvaise compagnie. Combien de ces grands hommes qu’a connu notre monde ont été conquis par un vice ou par un autre ? Absolument tous ! Ceux qui ont fait un peu de latin et même les autres ont certainement entendu l’expression « Veni vidi vici, Je suis venu, j’ai vu, j’ai vaincu ! » C’est par ces mots que Jules César quand il était encore général, annonça au Sénat sa victoire sur le roi du Pont, dans l’actuelle Turquie. Mais dans la réalité, que ce soit une ville, une femme ou n’importe quoi d’autre, César était le conquis. Il voyait, convoitait et prenait. Comme tous les despotes, il était l’esclave de ses vices ce que l’histoire confirme.

Peut-être que cet Akân qui a fait chuter Israël est un homme de grande valeur militaire, mais dans sa vie personnelle et spirituelle, c’est une vraie misère ; il a vu, convoité et pris ce qui lui était absolument interdit par l’Éternel. Moi, je ne volerais pas mille euros, mais devant un million, la tentation serait épouvantable.

Versets 22-26

Je continue jusqu’à la fin du chapitre 7.

Josué envoya des hommes à la tente d’Akân, ils se dépêchèrent d’y aller et retrouvèrent effectivement le manteau enfoui dans la tente et l’argent en-dessous. Ils prirent le tout et l’apportèrent à Josué et à tous les Israélites, puis on le déposa devant l’Eternel. Josué, aidé de tous les Israélites, saisit Akân avec l’argent, le manteau et le lingot d’or, ainsi que ses fils, ses filles, ses bœufs, ses ânes, ses brebis, sa tente, bref, tout ce qui lui appartenait, et ils les menèrent dans la vallée d’Akor. Josué dit à Akân : « Pourquoi nous as-tu attiré le malheur ? Que l’Eternel fasse ton malheur aujourd’hui ! » Alors tous les Israélites le tuèrent à coups de pierres. Ils lapidèrent aussi tous les siens et brûlèrent les cadavres. Puis on éleva sur lui un grand tas de pierres qui existe encore aujourd’hui. Après cela, l’Eternel abandonna sa colère. C’est à cette occasion que l’endroit fut appelé vallée d’Akor (vallée du Malheur), nom qui lui est resté jusqu’à ce jour (Josué 7.22-26).

En touchant les objets « dévoués par interdit » et en s’en emparant, Akân s’est délibérément identifié à ce que Dieu a maudit; il a été contaminé et par conséquent il est lui aussi frappé d’interdit. Akân a fait le contraire de la prostituée Rahab qui s’est identifiée aux deux espions et donc au peuple d’Israël ce qui lui a valu la grâce de Dieu.

De notre point de vue, le châtiment d’Akân semble particulièrement sévère. Le texte nous apprend aussi que les membres de sa famille qui se sont rendus complices de ce méfait, ne serait-ce que par connivence, l’ont également payé de leur vie. Une loi du livre du Deutéronome (24:16) interdit de faire mourir les parents du fautif, sauf, évidemment, s’ils ont connaissance du péché, ce qui les rend responsables. Ici, ceux qui partageaient la tente d’Akân ne pouvaient pas ignorer sa faute. Par la mort de cet homme, l’acte sacrilège est expié et donc la colère ardente de l’Éternel se détourne d’Israël, et le peuple peut reprendre sa progression en Terre promise.

C’est sûr qu’au jour d’aujourd’hui, au 21e siècle, et surtout en Occident, un jugement comme celui d’Akân ne fait pas bonne presse et on aime pas trop en parler non plus dans les églises. Cela provient du fait que les gens qui vont jusqu’à croire en Dieu se le sont fabriqués à leur propre image. Or, ce n’est que par l’enseignement des Écritures qu’il est possible de connaître le seul Dieu, le vrai Seigneur du ciel et de la terre, mon créateur, celui à qui je dois respect, révérence et adoration. Si je le trouve trop sévère, c’est mon problème, pas le sien. C’est à moi d’ajuster la vision que j’ai de lui pour la rendre conforme à sa Parole. Bien sûr, je peux choisir de le rejeter parce qu’il n’est pas à mon goût, et c’est exactement ce qu’Akân et certains membres de son clan ont fait. Mais cette attitude les a menés au désastre. À bon entendeur, salut !