Chapitre 6

Introduction

Se lancer dans un conflit quelconque sur un coup de tête est une très mauvaise idée car ce genre d’aventure conduit presque toujours à la catastrophe. C’est vrai au niveau individuel et aussi pour les nations. Avant de commencer une guerre de longue haleine, il faut s’y préparer sérieusement si on veut triompher. Cela fait maintenant pas mal de temps que tous les Israélites ont franchi la porte du bon pays où coule le lait et le miel que Dieu avait promis de donner à leurs ancêtres. D’ailleurs, c’est probablement là qu’au début de la Création, l’Éternel avait établi le Jardin d’Eden dans lequel vivaient Adam et Éve jusqu’à ce qu’ils en soient expulsés. Le peuple d’Israël se trouve donc massé au bord mais à l’intérieur de la Terre promise depuis que Dieu lui a fait traversé le Jourdain à pied sec. Ce fut une vraie promenade dominicaine qui a prouvé que l’Éternel est présent à côté de son peuple et qui a causé une très grande panique parmi les peuples cananéens. Mais depuis ce miracle extraordinaire, qui est quasiment le même que celui qui a ouvert la Mer rouge, il ne s’est rien passé au niveau militaire parce que les Israélites se préparent mentalement et spirituellement à la guerre. Tous les hommes ont été circoncis selon l’ordre de l’Éternel et ils ont célébré la Pâque. Josué, leur général a envoyé des espions qui sont revenus faire leur rapport, puis il est lui-même parti en reconnaissance et a rencontré le chef des armées de l’Éternel. Mais maintenant que ces préliminaires sont terminés, les choses sérieuses vont commencer. et la guerre de conquête va débuter pour de vrai avec une attaque dirigée contre la ville-bastion de Jéricho. L’heure est venue pour l’Éternel de juger les populations qui habitent en Canaan à cause de leur méchanceté et de leur idolâtrie qui les entraînent à commettre des crimes odieux. Les deux villes fortifiées de Jéricho et d’Aï sont au centre-sud du pays. En les prenant, les Israélites vont couper cette région en deux. C’est la méthode préférée pour faire une percée en territoire ennemi, et une stratégie classique qui a été utilisée par  bon nombre de généraux depuis Josué jusqu’à nos jours.

Verset 1

Je commence maintenant à lire le chapitre 6 du livre de Josué.

La ville de Jéricho avait soigneusement fermé toutes ses portes et s’était barricadée derrière, par peur des Israélites. Plus personne n’entrait ni ne sortait par ses portes (Josué 6.1).

Le mot « Jéricho » veut littéralement dire « ville de la lune » parce que c’était le principal centre cananéen du culte lunaire. En la détruisant, Dieu s’attaque non seulement à un verrou stratégique, mais encore et surtout à un haut lieu de la fausse religion. En tout cas, ses habitants savent très bien qu’une grave menace pèse sur eux à cause des envahisseurs israélites. En conséquence, ils se sont réfugiés dans leur forteresse imprenable derrière leurs portes fermées à double tour.

L’emplacement de Jéricho s’appelle aujourd’hui « Tell-es-Sultan ». Cette colline est composée de plus de deux douzaines de cités antiques qui ont été construites les unes sur les autres. Plusieurs d’entre elles avaient des doubles-murailles. Les archéologues ont reconstitué les fortifications et ont découvert qu’effectivement, elles étaient souvent constituées de deux murailles : le mur extérieur se compose alors d’un sous-bassement de pierres de 4 m de haut sur lequel s’élève un mur de briques et de boue de 6 m, ce qui fait que la muraille extérieure fait 10 m de haut en tout. Celle qui est à l’intérieure est également faite de boue et de briques sur laquelle sont construites des petites maisons d’habitations. Cela dit, et en ce qui concerne Jéricho à proprement parler, on en a découvert aucune trace, pour la bonne raison qu’après sa destruction par Josué, ses ruines ont été soumises à l’érosion pendant plus de quatre siècles avant d’être reconstruite par un illustre inconnu pendant le règne d’Achab sur le royaume des X tribus du Nord (1Rois 16:34 ; 869 avant Jésus-Christ).

Versets 2-4

Je continue.

L’Éternel dit alors à Josué : Regarde, je te livre Jéricho, son roi et tous ses guerriers. Pendant six jours, toi et tous tes soldats vous ferez chaque jour le tour de la ville, une fois par jour. Sept prêtres portant chacun un cor fait d’une corne de bélier précéderont le coffre de l’alliance. Le septième jour, vous ferez sept fois le tour de la ville, et les prêtres sonneront du cor (Josué 6.2-4).

Toute l’armée d’Israël qui fait le tour de la ville tous les jours est certes un spectacle impressionnant, mais militairement sans la moindre valeur. Les prêtres sonnaient aussi de ce cor pour la fête du Jubilé qui avait lieu tous les cinquante ans et qui rendait la liberté à tous ceux qui avaient dû vendre leur travail pour payer des dettes (Lévitique 25.8-10).

Le mot hébreu (yôbel) traduit par « cor » est littéralement « corne ». On ne le trouve que trois fois dans les Écritures et toujours dans un contexte cultuel comme ici où la sonnerie de ce cor a une valeur purement religieuse. Ce cor n’était utilisé que par les prêtres. En temps de guerre, les chefs militaires utilisaient un autre instrument. Les armées d’Israël qui font le tour de la ville de Jéricho ne constituent pas vraiment une attaque militaire mais bien plutôt religieuse, et la répétition du nombre 7 : « 7 jours, 7 prêtres, 7 trompettes, 7 tours », a pour but de mettre en valeur son caractère sacré.

Versets 5-7

Je continue.

Quand le peuple les entendra produire, avec leur cor, un son prolongé, tout le monde poussera un grand cri, et les remparts de la ville s’écrouleront sur place. Alors le peuple donnera l’assaut, chacun droit devant soi. Josué, fils de Noun, convoqua les prêtres et leur dit : Chargez le coffre de l’alliance sur vos épaules et que sept d’entre vous prennent sept cors faits de cornes de béliers et marchent devant le coffre de l’Éternel. Puis il dit au peuple : En avant : faites le tour de la ville, et que les hommes armés précèdent le coffre de l’Éternel (Josué 6.5-7).

Des cris tout en donnant l’assaut, comme d’ailleurs l’usage de cors retentissants, étaient des pratiques courantes dans les guerres de cette époque, et cela jusqu’au 20e siècle. On voit ça dans presque tous les vieux films à grand spectacle. Tous les régiments ont une section musique, et même les Indiens d’Amérique utilisaient le tam-tam pour s’encourager au combat.

Versets 8-14

Je continue.

Le peuple fit comme Josué l’avait ordonné : sept prêtres portant sept cors faits de cornes de béliers passèrent devant l’Éternel et se mirent à sonner de leur instrument tandis que le coffre de l’alliance suivait. Les hommes armés les précédaient ; une arrière-garde suivait aussi le coffre ; ils marchaient au son du cor. Josué avait donné cette consigne au peuple : “ Pas de cri ! Restez muets ! Ne dites pas une parole jusqu’au jour où je vous ordonnerai de pousser des cris ! ” Le coffre de l’Éternel fit une fois le tour de la ville, puis tous rentrèrent au camp pour la nuit. Le lendemain, Josué se leva de bon matin et les prêtres chargèrent le coffre de l’Éternel sur leurs épaules. Sept prêtres, portant sept cors faits de cornes de béliers, se remirent en route devant le coffre de l’Éternel, en sonnant de leur instrument. L’avant-garde les précédait et l’arrière-garde suivait le coffre de l’Éternel ; ils marchaient au son des cors. Ils refirent une fois le tour de la ville ce jour-là, avant de regagner le camp. Ils firent ainsi pendant six jours (Josué 6.8-14).

La ville de Jéricho est prête : les défenseurs sont abrités derrière leurs fortifications et attendent en se rongeant les ongles tout en épiant l’horizon. Les responsables militaires font l’aller-venu entre le quartier général et la muraille où les sentinelles leur font un rapport du front. Soudain, quelqu’un s’écrie : « Les voilà ! » Les hommes de guerre israélites arrivent en bon ordre de marche. Certains précèdent et d’autres suivent le coffre sacré qui reçoit toute l’attention, car il est le centre vital d’Israël ; c’est là que réside l’Éternel qui dirige les opérations et donne la victoire. D’ailleurs, la place de l’arche, au milieu des hommes armés d’Israël montre bien que Dieu est au milieu de son peuple, et c’est ensemble qu’ils font le tour de la ville.

Devant les Cananéens éberlués, les Israélites ne jettent pas le moindre regard dans leur direction. Ils marchent droit devant eux sans dire un mot. Seuls les bruits de pas, de métal, et le son du cor déchirent le silence. Les défenseurs suivent la troupe des yeux sans comprendre. Ils se déplacent à l’intérieur de la ville accompagnant les Israélites qui tournent en rond à l’extérieur. Puis tout à coup, les Israélites font demi-tour et repartent; c’est fini pour aujourd’hui ; et soudain, c’est à nouveau le grand silence, pesant et inquiétant. Le roi et ses chefs militaires se congratulent, pensant qu’Israël n’a pas osé les attaquer. Le lendemain a lieu le même scénario, puis le troisième jour c’est encore pareil, jusqu’au sixième. La sonnerie continue des trompettes retentissantes ne sert pas seulement à rappeler au peuple que leur combat est spirituel ; elle sert aussi à épouvanter leurs adversaires car elles font un bruit terrifiant, obsédant, jour après jour.

Il se peut que certains Israélites trouvent ce manège gnangnan et commencent à en avoir marre de tourner en rond ; et puis ça ne fait pas sérieux pour un soldat de se comporter ainsi. À l’intérieur de la ville, on lit l’inquiétude sur le visage des défenseurs ; les chefs militaires ne comprennent pas la tactique des envahisseurs ; un jour d’accord, mais 6 jours de suite, ça n’a pas de sens. Ils implorent leurs dieux, mais sans succès.

Verset 15

Je continue le texte.

Le septième jour, ils se levèrent dès l’aurore et firent sept fois le tour de la ville de la même manière. C’est le seul jour où ils en firent sept fois le tour (Josué 6.15).

Le septième jour, les Israélites reviennent et recommencent leur manège; c’est désormais une affaire qui ronronne. Les défenseurs les suivent du regard alors qu’ils font comme les autres fois le tour de la ville. Et puis c’est fini, croient-ils. Surprise ! Les Israélites recommencent une seconde fois, une troisième, une quatrième. Ils font ainsi 7 tours de la ville, ce qui n’est pas une petite affaire. Ils en ont plein les bottes de marcher. À l’intérieur des murs, on s’interroge, qu’est-ce que cela signifie ?

Versets 16-19

Je continue.

La septième fois, lorsque les prêtres sonnèrent du cor, Josué ordonna au peuple : Poussez des cris, car l’Éternel vous livre la ville ! La ville avec tout ce qu’elle contient sera vouée à l’Éternel ; seule Rahab, la prostituée, sera laissée en vie avec tous ceux qui se trouveront dans sa maison, car elle a caché les hommes que nous avions envoyés. Mais attention ! Prenez bien garde à ce qui doit être voué à l’Éternel. Ne prenez rien de cela, sinon vous placeriez le camp d’Israël sous une sentence de destruction et vous lui attireriez le malheur. Tout l’argent et l’or, tous les objets de bronze et de fer seront consacrés à l’Éternel et on les mettra dans son trésor (Josué 6.16-19).

Selon la Loi de Moïse, les Cananéens doivent être dévoués par interdit (hébreu herem), ce qui est une malédiction particulière qui signifie que l’Éternel prend possession de tout et de quiconque, que la ville et ses habitants doivent être détruits comme punition à cause de leur idolâtrie et aussi pour sauvegarder la pureté d’Israël contre toute contamination. Cela veut aussi dire qu’il est interdit aux Israélites de s’approprier quoi que ce soit sauf si Dieu le dit expressément, ce qui n’est pas le cas ici. Ce qu’on ne peut brûler, c’est-à-dire tous les objets en métal, vont dans le trésor de Dieu qui est sous la responsabilité des prêtres. Aucun pillage n’est permis et si un seul soldat israélite transgressait l’ordre de Dieu et prenait en douce le moindre objet, il se placerait lui-même sous l’interdit et la nation d’Israël encourrait le jugement de Dieu.

Rahab n’est pas oubliée. Josué annonce à tous les hommes de guerre qu’elle et sa famille seront épargnées ; qu’on se le dise !

Verset 20-21

Je continue.

On sonna donc du cor. Dès que le peuple l’entendit, il poussa un formidable cri, et le rempart s’écroula sur place. Aussitôt, les Israélites s’élancèrent à l’assaut de la ville, chacun droit devant soi, et ils s’en emparèrent. Ils exterminèrent par l’épée pour les vouer à l’Eternel hommes et femmes, enfants et vieillards, taureaux, moutons et ânes : tout ce qui vivait dans la ville.(Josué 6.20-21).

Les chercheurs, archéologues et commentateurs bibliques ont essayé d’avancer plusieurs hypothèses qui expliqueraient que les murs se soient soudainement effondrés comme ça d’eux-mêmes. Bien sûr, on pense tout de suite à la foudre ou à un tremblement de terre localisé. C’est vrai que cette muraille, aussi solide soit-elle, n’est pas construite en béton armé et qu’une secousse sismique d’amplitude moyenne aurait suffi à la fissurer et à la faire écrouler. Un tel tremblement de terre aurait également détruit ou gravement endommagé toutes les constructions à l’intérieur de la ville. En tout cas, selon le récit biblique, c’est l’Éternel qui est intervenu d’une manière ou d’une autre. Ce fut un prodige à l’image de celui qui arrêta le cours des eaux tumultueuses du Jourdain afin de permettre à tout le peuple d’Israël de le traverser à pied sec. Si je m’en tiens au texte, les murailles se sont écroulées toutes seules un point c’est tout. On a retrouvé des vestiges de villes semblables à Jéricho avec la partie basse de la muraille extérieure encore intacte; elles sont bien en pierres et font 4 m de haut comme je l’ai déjà dit.

On peut se demander comment les assaillants ont pénétré dans la ville. Le texte laisse entendre que les murs se sont écroulés vers l’extérieur et que cet amas de débris a joué le rôle de pont que les Israélites ont gravi afin de pénétrer à l’intérieur de la ville. C’est comme si Jéricho s’est ouverte aux assaillants comme une fleur au soleil. L’explication que donne le Nouveau Testament de cet événement n’est pas technique, mais je la cite :

Par la foi, les murailles de Jéricho se sont écroulées quand le peuple en eut fait le tour pendant sept jours. Par la foi, Rahab la prostituée n’est pas morte avec ceux qui avaient refusé d’obéir à Dieu, parce qu’elle avait accueilli avec bienveillance les Israélites envoyés en éclaireurs (Hébreux 11.30-31).

Versets 22-23

Je continue avec Rahab.

Josué dit aux deux hommes qu’il avait envoyés pour explorer le pays : Allez à la maison de Rahab, la prostituée, et faites-la sortir de là avec les siens, comme vous le lui avez juré. Les deux hommes y allèrent et firent sortir Rahab, son père, sa mère, ses frères, ses biens et toute sa parenté, et ils les installèrent en dehors du camp d’Israël (Josué 6.22-23).

Dès que les guerriers ont pénétré dans la ville, ils obéissent aux ordres de Josué et évitent de se rendre à l’endroit où se trouve ce fameux cordon écarlate que Rahab s’était empressée d’attacher à sa fenêtre. Ce sont les espions qui vont la chercher, elle avec toute sa famille ainsi que toutes ses possessions. Le texte ne dit pas si elle est quelque part dans les décombres ou si sa maison est restée debout. Mais comme apparemment, les deux espions n’ont eu aucun mal à la trouver et que toute la famille est en bonne santé, c’est que personne n’a souffert de l’écroulement des murailles bien que sa maison soit construite dessus. C’est aussi dans le mur extérieur de pierres qu’est la fenêtre où est attaché le cordon écarlate. De toute façon, peu importe mon explication, plausible ou pas, ce qui compte vraiment dans cette histoire est que cette femme et tous les siens sont toujours en vie et furent installés dans une tente à l’extérieur du campement israélite parce que les païens, à cause de leur idolâtrie, sont impurs (nombres 5.3) et ne peuvent donc pas être admis à l’intérieur du camp. Cependant, ils n’ont pas été traités comme des prisonniers mais comme des étrangers. Une fois que les hommes seront circoncis et les femmes purifiées, ils seront tous intégrés au peuple juif, ce qui est confirmé par la suite du texte et comme je l’ai déjà dit, par le fait que Rahab fait partie des aïeules du Christ. En la personne de Rahab, on voit fonctionner le principe inverse de l’interdit ; la foi sauve de la malédiction et permet l’identification au peuple de Dieu. Plus tard, l’apôtre Paul écrira :

Par leur union avec Jésus-Christ, les non-Juifs reçoivent le même héritage que nous, les Juifs, ils font partie du même corps et ont part à la même promesse, par le moyen de la Bonne Nouvelle (Éphésiens 3:6).

Versets 24-25

Je continue.

Puis ils brûlèrent la ville avec tout ce qui s’y trouvait, excepté l’argent, l’or et les objets de bronze et de fer que l’on déposa dans le trésor du sanctuaire de l’Éternel. Josué laissa la vie sauve à Rahab, la prostituée, ainsi qu’aux membres de sa famille, et il épargna tous ses biens parce qu’elle avait caché les hommes que Josué avait envoyés en reconnaissance à Jéricho. Elle a habité parmi les Israélites jusqu’à aujourd’hui (Josué 6.24-25).

Comme je l’ai déjà dit, à l’emplacement de Jéricho, une succession de villes ont été construites les unes sur les autres. Or, des fouilles ont mis à jour une grande quantité de céréales conservées dans des vases en argile. Cette découverte montre qu’elles furent assiégées peu de temps avant d’être détruites, mais Jéricho a probablement battu tous les records puisqu’il n’a fallu que sept jours d’attente avant de la conquérir et elle est tombée comme un fruit mûr.

Non seulement Rahab et sa famille ont la vie sauve, mais ils peuvent conserver tout ce qui leur appartient, ce qui inclut des objets personnels et les produits de la récolte qui vient d’avoir lieu, des instruments financiers comme de l’argent et de l’or, ainsi que des animaux domestiques. À côté de la polyculture, les Cananéens pratiquaient l’élevage. En conservant leurs biens, Rahab et sa famille ont de quoi commencer une nouvelle vie sans être à charge aux Israélites ; leur situation, bien que stressante, est nettement meilleure que celle des réfugiés du 21e siècle qui errent ici et là de par le monde surtout à cause des guerres. Comme ils sont démunis de tout, ils dépendent des organisations caritatives pour subsister quoique misérablement. Rahab a placé sa confiance en l’Éternel, le Dieu d’Israël, comme le mentionne le texte du Nouveau Testament que j’ai lu précédemment (Hébreux 11.31), et c’est grâce à cette foi qu’elle et tous les siens ont la vie sauve. Maintenant, on pourrait rétorquer que les membres de sa famille n’ont pas eu à croire en Dieu. En réalité, eux aussi ont dû choisir, soit de croire Rahab et quitter leur propre habitation pour se réfugier sous son toit, soit de considérer ses avertissements comme des balivernes et mettre leur confiance dans les murailles de la ville qui comme chacun sait la rendaient imprenable, un peu comme le Titanic était supposé insubmersible. Donc en déménageant chez Rahab, les membres de sa famille ont prouvé qu’ils croyaient ses paroles et donc qu’ils avaient bien une certaine foi en l’Éternel; elle n’était certes pas aussi profonde que celle de Rahab, mais c’était une foi quand même. Maintenant que les événements qui viennent de se produire prouvent que l’Éternel est le seul vrai Dieu, il ne fait guère de doute que leur foi va s’épanouir. Selon le livre de Josué, les membres de la famille de Rahab n’ont rien dit, mais leurs actions parlent plus fort que des paroles.