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03 févr. 2026

Joël 2.26 – 4.1

Chapitre 3

Introduction

Les textes de loi définissent les dommages et intérêts comme des indemnités dues par le responsable d’un délit en réparation du préjudice qu’il a causé ; ça n’a rien de bien mystérieux sauf quand c’est l’Éternel qui dit à son peuple repentant :

Oui, je vous dédommage pour les années qu’ont dévorées les sauterelles, criquets, grillons et vol de sauterelles ma grande armée que j’ai envoyée contre vous (Joël 2.25).

Ces paroles signifient que dans sa miséricorde, Dieu est comme le père de l’enfant prodigue de la parabole de Jésus ; il est constamment sur le qui-vive guettant le retour de son enfant désobéissant, prêt à lui pardonner. C’est le même Dieu qui frappe, qui panse et qui guérit.

L’annonce comme quoi l’Éternel va dédommager le royaume de Juda à cause de la destruction que les sauterelles ont semée, me fait penser à l’avant dernier chapitre du livre de l’Apocalypse qui met en scène ce qui se passera après le règne de mille ans de Jésus sur terre. L’apôtre Jean écrit :

Puis je vis un ciel nouveau et une terre nouvelle, car le premier ciel et la première terre avaient disparu, et la mer n’existait plus. Je vis la ville sainte, la nouvelle Jérusalem, descendre du ciel, d’auprès de Dieu, belle comme une mariée qui s’est parée pour son époux. Et j’entendis une forte voix, venant du trône, qui disait : Voici la Tente de Dieu avec les hommes. Il habitera avec eux ; ils seront ses peuples et lui, Dieu avec eux, sera leur Dieu. Il essuiera toute larme de leurs yeux. La mort ne sera plus et il n’y aura plus ni deuil, ni plainte, ni souffrance. Car ce qui était autrefois a définitivement disparu. Alors celui qui siège sur le trône déclara : – Voici : je renouvelle toutes choses. Il ajouta : – Écris que ces paroles sont vraies et entièrement dignes de confiance (Apocalypse 21.1-5).

Dieu dit : « Voici : je renouvelle toutes choses ». Et effectivement, un jour il fera beaucoup mieux que remettre cet univers à ses normes initiales, puisqu’il va en créer un autre qui sera très différent de celui que nous connaissons, car le mal sous toutes ses formes aura disparu. Tous les rachetés habiteront le royaume des cieux pour l’éternité et constitueront ce que le Nouveau Testament appelle « l’épouse ou fiancée de l’Agneau », c’est-à-dire de Jésus-Christ (Apocalypse 19.7 ; 21.9).

Je ne sais pas vous, mais moi je ne suis pas tellement satisfait de mes accomplissements ; je n’ai jamais vraiment été ce que j’aurais voulu être et cela dans tous les domaines de ma vie. J’ai même un dossier dans mes archives qui a pour titre « Échecs ». Quel que soit le chapeau que je porte et la fonction que j’occupe : enfant, voisin, ami, mari, père de famille, oncle, cousin, neveu, parrain, frère, membre d’église, serviteur, conseiller, enseignant, prédicateur, et j’en oublie, je laisse toujours à désirer. Ça me rappelle quand j’étais au collège, un souvenir pas très agréable parce que l’évaluation des profs était presque toujours la même : « peut mieux faire ». C’était sans doute vrai mais plus facile à dire qu’à faire. Déçu de mes résultats et frustré par mes limitations, c’est avec espérance que je regarde l’avenir quand Dieu remettra mon compteur à zéro et que je ne traînerai plus de boulets aux pieds. Alors, dans la présence du Seigneur, je serai enfin parvenu à la hauteur de ce que je devrais être. Cette félicité est déjà envisagée par le prophète Joël.

Versets 1-2

Je commence de lire le chapitre trois du livre de Joël.

Après cela, moi, je répandrai mon Esprit sur tout le monde : vos fils, vos filles prophétiseront. Vos vieillards, par des songes, vos jeunes gens, par des visions, recevront des révélations. Et même sur les serviteurs, sur les servantes, moi, je répandrai mon Esprit en ces jours-là (Joël 3.1-2).

Le texte traditionnel hébreu a quatre chapitres tandis que certaines traductions qui suivent la numérotation de l’ancienne version grecque, en ont trois. Par exemple, les cinq derniers versets du chapitre deux de la version Segond de Joël, constituent le troisième chapitre dans la Bible de Jérusalem, dans celle de Luther et du Semeur que j’utilise le plus souvent. Mais peu importe le découpage, le contenu reste le même.

Joël introduit donc ce passage, en disant : « Après cela, moi, je répandrai mon Esprit », une expression qui nous projette dans une période future indéterminée. Le mot hébreu pour « répandrai » (shaphak) porte en lui l’idée d’abondance. Sous le régime de l’Ancien Testament, l’Éternel donne son Esprit avec parcimonie, seulement à quelques individus et pour un temps limité. Mais selon la prophétie de Joël, un jour, l’Esprit sera donné avec libéralité, on pourrait presque dire sous forme d’une grosse averse. Cette promesse est l’accomplissement d’un souhait qu’un jour Moïse a exprimé quand il a dit à Josué son aide de camp :

Que l’Éternel (au contraire) accorde son Esprit à tous les membres de son peuple pour qu’ils deviennent tous des prophètes ! (Nombres 11.29).

Dans l’Ancien Testament, les révélations de Dieu se font fréquemment par le moyen de songes et de visions (Nombres 12.6).

Après les ténèbres de « la grande tribulation », ce qui correspond à la première phase du « Jour de l’Éternel », Dieu jugera le monde et Jésus-Christ établira son règne de mille ans sur terre. C’est à ce moment-là que Dieu répandra abondamment son Esprit sur le peuple élu, c’est-à-dire sur les Israélites, ce qui apparaît bien dans l’utilisation répétée de l’adjectif possessif « vos fils, vos filles, vos vieillards, vos jeunes gens ». Il s’agit donc des Juifs qui n’ont pas péri aux mains de l’Antichrist. L’Esprit qui les saisira opérera une transformation radicale dans leur cœur au point où ils auront l’esprit brisé en réalisant la culpabilité de leurs ancêtres dans la mise en croix de Jésus-Christ leur Messie. C’est aussi ce qu’écrivent les prophètes Osée et Zacharie. Je lis ces deux passages :

Après cela, ils reviendront à l’Éternel leur Dieu et se tourneront vers lui, ainsi que vers David leur roi. Dans la suite des temps, ils viendront tout tremblants à l’Éternel pour bénéficier de sa bonté (Osée 3.5). Je répandrai alors sur la famille de David et sur ceux qui habitent Jérusalem un Esprit de pitié et de supplication. Alors ils tourneront leurs regards vers moi, celui qu’ils auront transpercé. Ils porteront le deuil pour lui comme on porte le deuil pour un enfant unique ; ils pleureront sur lui tout comme on pleure amèrement pour son fils premier-né (Zacharie 12.10).

Les prophètes Ésaïe et Ézéchiel ont aussi prophétisé l’abondance de l’Esprit. Je lis ces passages :

Il en sera ainsi jusqu’à ce que l’Esprit soit répandu sur nous d’en haut, et alors le désert deviendra un verger, et le verger sera semblable à la forêt (Ésaïe 32.15). Je mettrai en vous mon propre Esprit et je ferai de vous des gens qui vivent selon mes lois et qui obéissent à mes commandements pour les appliquer. Vous demeurerez dans le pays que j’ai donné à vos ancêtres et vous serez mon peuple, et moi je serai votre Dieu (Ézéchiel 36.27-28). Je mettrai mon Esprit en vous et vous revivrez, et je vous établirai de nouveau dans votre pays ; alors vous reconnaîtrez que moi, l’Éternel, j’ai parlé et agi, l’Éternel le déclare (Ézéchiel 37.14). Et plus jamais je ne me détournerai d’eux quand j’aurai répandu mon Esprit sur la communauté d’Israël, c’est là ce que déclare le Seigneur, l’Éternel (Ézéchiel 39.29).

Ce chapitre 3 du texte hébreu traditionnel de Joël ne contient que cinq versets mais ils sont particulièrement riches. En effet, non seulement cette prophétie s’accomplira à la lettre à la fin de « la grande tribulation », mais elle est aussi citée en grande partie par l’apôtre Pierre à la Pentecôte. À cette occasion, et suite au don du Saint-Esprit, les disciples du Seigneur se sont mis à proclamer la Bonne Nouvelle de Jésus dans les différentes langues représentées par les Juifs de la diaspora qui sont à Jérusalem pour célébrer la fête juive de Pentecôte, une solennité à laquelle doivent participer tous les hommes valides, ceux qui en sont physiquement capables. Mais apparemment, les Juifs n’ont guère fait attention aux paroles qui leur étaient dites car ils se sont moqués des disciples en les accusant d’être ivres. C’est alors que Pierre intervient et dans son discours, après avoir fait la remarque qu’il est bien trop tôt pour être saoul, il leur dit en substance que ce qui est en train de se passer sous leurs yeux est un accomplissement de la prophétie de Joël. En effet, Pierre leur dit :

Mais c’est ce qui a été dit par le prophète Joël (Autre) : Voici ce qui arrivera, dit Dieu, dans les jours de la fin des temps : Je répandrai de mon Esprit sur tous les hommes. Vos fils, vos filles prophétiseront, vos jeunes gens, par des visions, vos vieillards, par des songes, recevront des révélations (Actes 2.16-17).

Il faut remarquer que Pierre supprime « Après cela » de Joël et le remplace par « c’est ce qui a été dit par le prophète Joël ». Pierre ne sait alors pas trop que penser de ce qui se passe devant lui, mais il sait que c’est en rapport avec la prophétie de Joël et pour cette raison il dit aux Juifs : « c’est ce qui a été dit par le prophète Joël ». Nous savons parfaitement que ce qui s’est passé à la Pentecôte n’est pas l’accomplissement final et définitif de la prophétie de Joël mais seulement un avant-goût de ce qui arrivera un jour dans l’avenir. En effet, quand le Saint-Esprit est descendu sous la forme de langues de feu, il ne s’est posé que sur les disciples du Seigneur (Actes 2.3), et ce jour-là, dit le texte, « environ 3 000 personnes furent ajoutées au nombre des croyants » (Actes 2.41). Or, la prophétie de Joël dit que le Saint-Esprit sera donné à tous les Israélites, ce qui ne s’est évidemment pas passé à la Pentecôte. Par contre, ce qui a eu lieu sera reproduit des milliers de fois dans les jours de la fin, au moment où le royaume du Christ sera proclamé.

En attendant ce grand jour glorieux, nous sommes toujours sous le régime de la Nouvelle Alliance et la présence en ce monde des fidèles à Jésus-Christ est une continuation de l’accomplissement initial et partiel à la Pentecôte de la prophétie de Joël, parce que tous les croyants reçoivent l’Esprit de Dieu en eux (Actes 2.32-33). De plus, ils exercent un ministère prophétique quand ils annoncent la Bonne Nouvelle de Jésus, c’est-à-dire sa mort et sa résurrection pour le salut de tout être humain — sa présence dans les cieux assis à côté de la majesté divine — son retour, une première fois pour chercher les siens, puis une seconde fois pour juger le monde et instaurer son règne de mille ans sur terre.

Versets 3-4

Je continue selon le texte traditionnel hébreu.

Je produirai des signes prodigieux dans le ciel, sur la terre : du sang, du feu et des colonnes de fumée. Et le soleil s’obscurcira, la lune deviendra de sang avant que vienne le jour de l’Éternel, ce jour grand et terrible (Joël 3.3-4).

Le sang, le feu et la fumée d’une ville qui brûle, accompagnent souvent les actes de guerre.

Dans son discours de la Pentecôte, l’apôtre Pierre reproduit textuellement ce passage (Actes 2.19-20) ; c’est pratiquement du copie/coller sauf qu’au lieu de l’hébreu, c’est du grec. Cette prophétie ne s’est évidemment pas accomplie à la Pentecôte qui fut certes un grand jour, mais au lieu de terrible il fut merveilleux. Par contre, aux dires des historiens (juif) Flavius Josèphe (37-100) et (romain) Tacite (55-120), quand le général Titus (39-81) a fait le siège de Jérusalem en l’an 70 de notre ère, les assiégés et les assaillants ont été les témoins de tels phénomènes cosmiques. En tout cas, on sait qu’ils auront vraiment lieu quand Dieu déchaînera sa colère le « Jour de l’Éternel grand et terrible ».

Ce jugement encore à venir rappelle ce qu’a dit Joël précédemment concernant les sauterelles :

La terre tremble devant eux, le ciel est ébranlé, le soleil et la lune sont plongés dans l’obscurité. Les astres perdent leur éclat (Joël 2.10).

Et plus loin, mais en parlant des événements de la fin des temps, Joël dit encore :

Le soleil et la lune sont obscurcis, les astres perdent leur éclat (Joël 4.15).

Dans l’esprit du prophète, le jugement des sauterelles est un précurseur, un signe avant-coureur, ou une sorte de répétition générale du « Jour de l’Éternel » de la fin des temps.

Le prophète Ézéchiel dit à peu près la même chose que Joël quand, sur l’ordre de l’Éternel, il prononce une complainte sur le roi d’Égypte qui symbolise l’Antichrist. Je lis le passage :

J’arroserai la terre du sang qui coulera de toi sur les montagnes et qui remplira les lits des torrents. Lorsque tu t’éteindras, je voilerai le ciel, j’obscurcirai ses astres et je recouvrirai le soleil de nuages, la lune cessera de donner sa clarté. J’obscurcirai à cause de toi tous les astres qui luisent dans le ciel, et j’envelopperai ton pays de ténèbres. C’est là ce que déclare le Seigneur, l’Éternel (Ézéchiel 32.6-8).

Ces phénomènes cosmiques déclencheront l’anéantissement des ennemis du peuple de Dieu, mais pour les croyants ils seront le signe de leur délivrance imminente. Matthieu rapporte que Jésus a dit à ses disciples :

Quand vous verrez tous ces événements, sachez que le Fils de l’homme est proche, comme aux portes de la ville (Matthieu 24.33 ; comparez Matthieu 24.27-31 ; Marc 13.24-27 ; Luc 21.25-28).

Verset 5a

Je continue le texte.

Alors tous ceux qui invoqueront l’Éternel seront sauvés (Joël 3.5a).

Le seul moyen d’échapper au terrible jugement qui, au grand « Jour de l’Éternel », s’abattra sur les habitants de la terre, est de crier à lui. D’une certaine manière, ce sera alors du « chacun pour soi et Dieu pour tous ceux qui l’invoquent ». Ceux qui chercheront leur refuge en l’Éternel sont aussi ceux qui recevront l’Esprit.

La petite phrase, « tous ceux qui invoqueront l’Éternel seront sauvés », est citée par Pierre (Actes 2.21) le jour de la Pentecôte et est reprise par l’apôtre Paul dans son épître aux Romains (10.13). Tous deux appliquent la prophétie de Joël au régime de la Nouvelle Alliance, et « le Seigneur » est Jésus-Christ.

Le don du salut au travers du Fils de Dieu et par l’action de l’Esprit de Dieu est pour tous ceux qui l’acceptent à titre personnel. Dans son épître aux Colossiens, et parlant de l’Église universelle, l’apôtre Paul déclare :

Dans cette nouvelle humanité, il n’y a plus de différence entre Juifs et non-Juifs, entre circoncis et incirconcis, barbares, Scythes, esclaves, hommes libres : il n’y a plus que le Christ, lui qui est tout et en tous (Colossiens 3.11 ; Autre).

Le salut en Jésus-Christ est proposé à tous les êtres humains, à chaque individu en particulier ; c’est une offre tous azimuts et gratuite, sans distinction d’âge, de race, de statut social ou de sexe ; elle ne dépend ni de l’appartenance religieuse, ni du niveau d’éducation puisque même « les Scythes », le niveau le plus bas des barbares, peuvent être sauvés. Alors que dans l’Ancien Testament il n’existe pas d’exemple où l’Esprit de Dieu est accordé à un esclave, aujourd’hui, les habitants des bidons villes, les membres des castes inférieures, les intouchables et les parias, sont conviés à recevoir le salut en Jésus-Christ et le don de l’Esprit.

Sous le régime de l’Ancienne Alliance, le salut est d’abord collectif ; il est attribué au peuple choisi bien que chaque individu peut le rejeter en commettant un acte à main levée contre l’Éternel, c’est-à-dire en choisissant délibérément de désobéir à la Loi (Deutéronome 29.20-21). Sous le régime de la Nouvelle Alliance, le salut est uniquement une affaire personnelle. Même si vous avez un ancêtre qui était très pieux, ou qui soit devenu martyr pour sa foi, eh bien la consécration de votre ancêtre à Jésus-Christ n’était pas inscrite dans ses gènes pour pouvoir descendre jusqu’à vous. Chacun d’entre nous doit prendre sa propre décision vis-à-vis de Jésus.

Verset 5b

Je finis le chapitre 3 du livre de Joël.

Selon ce qu’a dit l’Éternel, il y aura des rescapés sur le mont de Sion et à Jérusalem, les survivants que l’Éternel appellera (Joël 3.5b).

La formule, « selon ce qu’a dit l’Éternel », signifie que Joël cite un texte antérieur. Il s’agit d’un verset du prophète Abdias qui dit :

Mais sur le mont Sion il y aura des rescapés : ce sera un lieu saint. Le peuple de Jacob reprendra possession de ce qui lui revient (Abdias 17 ; comparez Ésaïe 37.32).

La phrase, « il y aura des rescapés… les survivants que l’Éternel appellera », met l’accent sur la souveraineté de Dieu. C’est lui qui prend l’initiative d’accorder le salut à ceux qu’il choisit d’avance (Daniel 12.1 ; Romains 8.29 ; Éphésiens 1.4 ; Philippiens 4.3 ; Apocalypse 17.8).

Le jour de la Pentecôte et citant les paroles de Joël, Pierre dit aux Juifs :

La promesse est pour vous, pour vos enfants, et pour ceux qui vivent dans les pays lointains, tous ceux que le Seigneur notre Dieu fera venir à lui (Actes 2.39).

D’une part, le salut est un décret divin, mais d’autre part et en même temps pour ainsi dire, la responsabilité personnelle de l’homme est engagée, car il faut qu’il invoque Dieu en Jésus-Christ pour être sauvé.

La Pentecôte qui a aussi marqué le commencement de l’Église universelle du Christ, est un événement inaugural parce que c’est la première fois que l’Esprit de Dieu est versé en abondance sur une portion de l’humanité : d’abord sur les disciples, et ensuite sur tous ceux qui ont cru à la prédication de Pierre, après quoi l’Esprit est donné à toutes les personnes qui sont appelées par Dieu et qui placent leur confiance en Jésus comme leur Sauveur ; elles reçoivent personnellement l’Esprit promis (Actes 2.38) et la vie éternelle.

Chapitre 4

Verset 1

Nous arrivons maintenant au chapitre 4 de Joël selon le texte traditionnel hébreu et je commence de le lire.

Car voici qu’en ces jours-là, en ce temps-là, quand je ferai revenir les captifs de Juda et de Jérusalem, je rassemblerai toutes les nations (Joël 4.1 ; SER).

« En ces temps-là » fait référence à la fin de la première phase du « Jour de l’Éternel », celle qui est « grande et terrible » à cause des jugements dont il déjà été question, mais que Joël va préciser davantage dans la suite du texte.

Certains théologiens utilisent ce verset pour dire que la prophétie de Joël a été écrite après le retour de la déportation des habitants de Juda par Nabuchodonosor au 6e siècle avant notre ère (587-586). Mais en réalité, tout au long de l’histoire d’Israël il y a eu des exils forcés avant celui à Babylone (2Chroniques 21.16-17 ; Amos 1.6, 9 ; Abdias 11). En outre, Moïse avait déjà dit que de telles déportations auraient lieu. En effet, en cas de désobéissance à l’Éternel, Moïse a dit aux Hébreux :

L’Éternel vous exilera avec le roi que vous aurez établi sur vous chez une nation que ni vous, ni vos ancêtres n’auront connue ; et là, vous serez asservis à d’autres dieux qui ne sont que du bois et de la pierre… Vous donnerez naissance à des fils et des filles, mais vous ne les garderez pas avec vous, car ils s’en iront en captivité (Deutéronome 28.36, 41 ; comparez Lévitique 26.33-35 ; 29.22-28).

Aujourd’hui, on trouve des Juifs absolument partout dans le monde, ce qui montre bien que les menaces de Dieu sont à prendre très au sérieux.

Commentaire biblique radiophonique écrit par le pasteur et docteur en théologie : Vernon McGee (1904-1988) et traduit par le pasteur Jacques Iosti.

janv. 27 2023

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