Chapitre 4

Introduction

La meilleure forme de gouvernement n’est pas la démocratie mais un roi bienveillant. D’accord, c’est un oiseau rare, mais ce fut le cas du bon Josias qui avec l’aide du prophète Jérémie a essayé de renverser la vapeur dans le royaume de Juda en déracinant l’idolâtrie et en remettant en vigueur le culte à l’Éternel.

Nous sommes dans la seconde série de messages que Jérémie donne au peuple avant qu’on ne découvre un exemplaire du livre de la Loi enfoui quelque part dans le Temple. Les efforts conjugués du roi et du prophète entraînent des réformes religieuses significatives, mais ce ne sera qu’un feu de paille parce que le retour du peuple à Dieu est très superficiel, ce que l’Éternel leur reproche d’ailleurs quand Jérémie dit :

Juda-la-perfide n’est pas revenue à moi de tout son cœur : son retour n’était qu’un leurre, l’Éternel le déclare (Jérémie 3.10).

Les Israélites restent donc indifférents à Dieu, alors même qu’il continue à les supplier en disant :

“ Revenez donc, enfants rebelles, et je vous guérirai de vos égarements ” (Jérémie 3.22).

Versets 1-4

Je commence de lire dans le chapitre 4 du livre de Jérémie.

“ Si tu reviens, ô Israël, si tu reviens à moi, l’Éternel le déclare, si tu ôtes de devant moi tes abominations, sans plus errer de çà, de là, si tu prêtes serment, disant : “L’Éternel est vivant”, si tu le fais en respectant la vérité dans la droiture et la justice, alors les nations, l’une l’autre, seront bénies par l’Éternel et tireront de lui leur gloire. Car voici ce que l’Éternel déclare aux hommes de Juda et à Jérusalem : Défrichez-vous un champ nouveau, ne semez plus parmi les ronces ! Purifiez-vous pour l’Éternel, circoncisez vos cœurs, ô hommes de Juda, habitants de Jérusalem, car sinon ma colère jaillira comme un feu, et elle brûlera sans que nul ne l’éteigne à cause de la perfidie de vos agissements ” (Jérémie 4.1-4).

Sous la menace de jugements sévères, Jérémie appelle les Israélites à un changement radical, à déraciner l’idolâtrie qui est dans leur cœur et à retourner à l’Éternel. Suite aux réformes religieuses entreprises par le roi Josias, les Juifs ont amendé leur conduite, mais c’est pour la forme, en attendant que l’orage passe ; c’est du rafistolage, un peu comme quand on donne un coup de peinture sur un plafond fissuré.

Jusqu’à présent, la prédication de Jérémie a eu le même effet qu’une semence qui tombe sur un sol dur non travaillé ; ça ne germe pas. À moins d’en avoir expressément reçu l’ordre, comme Jérémie, il est futile d’annoncer la Parole de Dieu à des moqueurs. Matthieu rapporte qu’un jour Jésus a dit :

Gardez-vous de donner aux chiens ce qui est sacré, et ne jetez pas vos perles devant les porcs (Matthieu 7.6).

Les personnes qui sont endurcies ont besoin que le Saint-Esprit fasse une œuvre en eux afin qu’ils éprouvent une conviction de péché. Alors seulement, ils se repentiront et deviendront réceptifs à la Parole de Dieu.

Versets 5-7

Je continue le texte.

Adressez un appel au peuple de Juda, et qu’on le fasse entendre dans tout Jérusalem ! Sonnez du cor à travers le pays ! Criez à pleine voix et dites : “ Rassemblez-vous, rallions les villes fortifiées ! ” Dressez un étendard du côté de Sion ! Mettez-vous à l’abri, et ne restez pas là, car je ferai venir un malheur du côté du nord, et une grande catastrophe. Un lion surgit de son fourré, celui qui détruit les nations s’est mis en route, il sort de son repaire pour ravager votre pays, pour dévaster vos villes et les laisser sans habitants (Jérémie 4.5-7).

Le lion représente probablement Nabuchodonosor. Le son du cor joue le même rôle que celui des cloches d’une église. Il est utilisé pour appeler les soldats au combat ou les fidèles pour les fêtes religieuses, ou encore pour donner un signal d’alarme. Les habitants de Juda ont assisté à la destruction du royaume des X tribus du Nord. Maintenant, ça va être leur tour. Jérémie annonce l’invasion babylonienne en avertissant les habitants des campagnes qu’ils doivent se réfugier dans les villes fortifiées.

Versets 8-9

Je continue.

C’est pourquoi, revêtez des habits de toile de sac, pleurez, lamentez-vous ! Car la colère ardente de l’Éternel ne se détourne pas de nous. “ Et il arrivera en ces jours-là, l’Éternel le déclare, que le roi perdra tout courage et les ministres avec lui ; les prêtres seront consternés et les prophètes stupéfaits ” (Jérémie 4.8-9).

Parce que les Israélites refusent de se repentir, Dieu les renie. Matthieu rapporte que suite au rejet officiel de Jésus par les dirigeants juifs, il a pleuré sur Jérusalem tout en disant :

Maintenant, votre maison va être abandonnée et restera déserte (Matthieu 23.38).

Il annonçait la destruction de la nation par les Romains, ce qui arriva en l’an 70 de notre ère. Dieu est patient et miséricordieux, mais ceux qui le repoussent seront jugés avec la plus grand sévérité. Le grand drame de notre temps est que les gens rejettent Dieu sans chercher à savoir qui il est. Or la seule façon de le connaître est d’étudier sa Parole. Seulement, les Écritures sont parfois difficiles à comprendre pour l’homme moderne parce qu’elles sont une collection de 66 livres écrits par une quarantaine d’auteurs sur une période de 3 000 ans. Voilà pourquoi j’essaie de mettre les Écritures à la portée de tous en les replaçant dans leur contexte historique et culturel et en les commentant.

Verset 10

Je continue le texte.

Alors je répondis : Ah, Seigneur Éternel, tu as vraiment trompé ce peuple et tout Jérusalem quand tu leur as promis : “ Vous vivrez dans la paix ”, alors que maintenant l’épée attente à notre vie (Jérémie 4.10).

Jérémie est horrifié par son message de jugement. En réalité, ce sont les faux prophètes qui ont trompé le peuple en leur faisant croire qu’il y aurait la paix. Mais l’Éternel qui est le Dieu souverain l’a voulu ainsi (1Rois 22.19-23) parce qu’il est décidé à châtier Juda pour son idolâtrie et sa rébellion contre lui.

Verset 14

Je continue le texte plus loin.

Nettoie ton cœur, Jérusalem, de sa méchanceté et tu seras sauvée. Jusques à quand seras-tu habitée de projets malveillants ? (Jérémie 4.14).

Comme le jugement à venir est directement lié à la conduite du peuple, Jérémie passe souvent des menaces aux exhortations. La nation n’est pas encore perdue si le peuple se repent sincèrement et retourne à l’Éternel.

Verset 15

Je continue.

Une proclamation se fait entendre depuis Dan, et l’on annonce le malheur sur les monts d’Éphraïm (Jérémie 4.15).

Dan est la tribu installée le plus au nord du pays d’Israël (Josué 19.47). Son territoire est donc toujours envahi le premier. Les monts Éphraïm sont une région montagneuse au centre de la Palestine, à une vingtaine de kilomètres au nord de Jérusalem. Jérémie décrit la progression des Babyloniens qui se dirigent vers Juda. Le prophète Ésaïe a usé du même mouvement oratoire quand il a évoqué étape après étape l’arrivée des Assyriens (comparez Ésaïe 10.27-33).

Verset 18

Je continue le texte plus loin.

Voilà ce que te valent ta conduite et tes actes ; tout cela est le fruit de ta méchanceté ! Oui, cela est amer, cela pénètre jusqu’en ton cœur (Jérémie 4.18).

Nouvelle exhortation au peuple à qui Jérémie rappelle les raisons d’ordre moral du désastre à venir.

Verset 19

Je continue.

Je suis bouleversé, je me tords de douleur, et mon cœur bat très fort ! C’est le tumulte en moi, je ne peux pas me taire car j’ai bien entendu le son du cor, le cri de guerre (Jérémie 4.19).

Jérémie décrit ce qu’il voit va arriver et exprime sa douleur. Son identification à son peuple est touchante. Les prophètes sont les premiers à souffrir de leurs messages de jugement (comparez Ésaïe 16.9-11 ; 21.3, 4).

Verset 22

Je continue plus loin.

“ Ah ! Mon peuple est stupide ! Il ne me connaît pas, ce sont des enfants insensés qui ne comprennent rien. Ils n’ont d’intelligence que pour faire du mal, mais ils ne savent pas faire ce qui est bien ” (Jérémie 4.22).

Jérémie rappelle une fois encore les causes morales du jugement de la nation. Cette accusation portée contre les Israélites est applicable aujourd’hui encore à toute la population de notre planète.

Verset 27

Je continue plus loin.

Car ainsi parle l’Éternel : Toute la terre est dévastée, mais je ne la détruirai pas entièrement (Jérémie 4.27).

La différence entre le peuple de Dieu et les autres nations (Sodome, Édom, Moab, l’Assyrie, Babylone) est que l’Éternel se réserve toujours en Israël un petit reste auquel se rattachent toutes les promesses faites aux ancêtres ; c’est de cette façon que Dieu fait concorder sa justice avec sa fidélité.

Versets 30-31

Je finis de lire le chapitre 4 en compressant.

Que fais-tu, ville dévastée ? Tu te vêts d’écarlate, tu mets des bijoux d’or, tu fardes tes paupières avec de l’antimoine, c’est en vain que tu te fais belle : tes amants te méprisent, ils veulent te tuer. J’entends comme la plainte d’une femme en travail, ce sont les cris que pousse la fille de Sion : elle suffoque et elle tend les mains : “ Malheur à moi ! Je suis à bout de souffle face aux tueurs ” (Jérémie 4.30-31).

L’antimoine est une poudre noire qui sert à farder les paupières. Les amants sont tour à tour l’Égypte ou l’Assyrie, les nations avec lesquelles Jérusalem cherche à s’allier. Ces magouilles politiques sont comparées aux artifices d’une courtisane, mais elles échoueront parce que l’ennemi est décidé à détruire Juda.

Chapitre 5

Verset 1

Nous arrivons au chapitre 5 du livre de Jérémie que je commence à lire.

Allez de çà, de là, dans les rues de Jérusalem, observez donc et constatez, et cherchez sur ses places, si vous trouvez un homme, s’il y en a un seul qui pratique le droit, et qui s’efforce d’être fidèle ; dans ce cas, je pardonnerai à cette ville (Jérémie 5.1).

Selon la petite histoire, Diogène (412-323 av. J-C), le fondateur du cynisme, parcourait la ville d’Athènes en plein jour muni d’une lanterne à la recherche, disait-il, d’un honnête homme. Et à ce qu’il paraît, il n’en a jamais trouvé un seul.

Alors que l’Éternel demande dix justes pour pardonner à Sodome (Genèse 18.1-33), il n’en demande qu’un à Jérusalem, mais il n’y a pas un seul homme qui puisse en toute légitimité (comparez Ésaïe 59.16), par son attitude droite et juste, plaider la cause de Juda et obtenir son pardon. Jérémie n’étant pas originaire de Jérusalem, il ne compte pas.

Versets 2-3

Je continue.

Car quand ils jurent : “ L’Éternel est vivant ! ” leurs serments sont trompeurs. Ô Éternel, tes yeux ne peuvent s’attacher qu’à la fidélité ! Tu as frappé ces hommes, mais ils n’ont pas été touchés ; tu les as écrasés, mais ils ont refusé d’accepter la leçon. Ils ont rendu leur face plus dure que le roc, et ils ont refusé de changer de comportement (Jérémie 5.2-3).

Jérémie mentionne plusieurs fois que le peuple est endurci, qu’il refuse d’écouter la parole de Dieu et de changer d’attitude. Plus Jérémie est ferme dans ses remontrances au peuple et plus ce dernier tient tête à Dieu.

Versets 5-6

Je continue le texte plus loin en compressant.

Tous, ensemble (petits et grands), ils ont brisé le joug, ils ont rompu les liens. C’est pourquoi surgira le lion de la forêt pour les frapper, et le loup de la steppe viendra les décimer, la panthère est tapie près de leurs villes, et tous ceux qui en sortiront se feront déchirer. Parce que leurs révoltes se sont multipliées et leurs trahisons ne cessent de s’accroître (Jérémie 5.5-6).

Le lion, le loup et la panthère sont trois animaux habitués à déchirer et dévorer leurs victimes. ils représentent l’envahisseur babylonien et le châtiment brutal que va subir Juda.

Versets 7-8

Je continue.

Avec cela pourrais-je encore te pardonner ? Tes enfants m’ont abandonné et ils prêtent serment par ce qui n’est pas Dieu. Moi, je les ai comblés et ils sont adultères ; ils vont en foule aux maisons des prostituées. Ce sont des étalons bien repus et pleins de désirs, et chacun d’eux hennit après la femme du prochain (Jérémie 5.7-8).

Les sanctuaires des idoles sont d’habitude des lieux de débauche. Les hommes ne s’y rendent plus à la dérobée mais ouvertement pour recourir aux services des prostituées sacrées ou alors ils séduisent la femme du voisin. Cette immoralité sans scrupule montre que la nation est mûre pour le jugement.

Verset 10

Je continue plus loin.

Escaladez ses murs et détruisez ma vigne, mais ne l’achevez pas ! Arrachez ses sarments : ils n’appartiennent pas à l’Éternel (Jérémie 5.10).

La vigne de l’Éternel est livrée aux Babyloniens afin d’émonder les sarments qui ne lui appartiennent pas (comparez Jérémie 2.21 ; Jean 15.2, 6), mais la souche n’est pas extirpée (Comparez Jérémie 4.27 ; 5.18).

Verset 13

Je continue plus loin.

Quant aux prophètes ils ne sont que du vent, ils n’ont aucun message. Les malheurs qu’ils annoncent, qu’ils leur soient infligés ! (Jérémie 5.13).

Ici, ce sont les Israélites qui parlent. Comme ils ne croient pas à la menace d’un châtiment divin, ils rejettent en bloc le message des prophètes authentiques envoyés par l’Éternel, et dont Jérémie fait évidemment partie.

Versets 15-25

Je continue plus loin en compressant.

Je vais amener contre vous une nation de loin, ô peuple d’Israël, l’Éternel le déclare. C’est une nation très ancienne, une nation impérissable, dont tu ne connais pas la langue et dont tu ne comprends pas les propos (comparez Deutéronome 28.49 ; Ésaïe 28.11). Ils (mon peuple) ne disent pas dans leur cœur : “ Révérons l’Éternel, lui qui est notre Dieu, il nous donne les pluies, chacune en sa saison, les pluies d’automne et celles du printemps. C’est lui qui nous réserve les semaines fixées pour faire la moisson. ” Mais ce sont vos péchés qui ont tout dérangé, ce sont vos fautes qui vous ont privés de ces biens (Deutéronome 11.14-17) (Jérémie 5.15, 24-25).

C’est Dieu qui donne la pluie par le moyen des forces naturelles (comparez Matthieu 5.45). Les semaines pour faire la moisson vont de Pâques à la Pentecôte, la dernière étant appelée la fête des semaines (Deutéronome 16.9-10).

À l’époque où ces messages sont données par Jérémie, le pays traverse une période d’intense sécheresse (Jérémie 3.3 ; 14.1) qui est un premier jugement, mais le pire est encore à venir. Dieu va châtier Juda avec les Babyloniens dont la civilisation remonte alors déjà à plus de 2 000 ans.

Versets 30-31

Je finis de lire le chapitre 5.

Des choses stupéfiantes, des abominations, ont lieu dans le pays. Dans leurs prophéties, les prophètes ne disent que mensonges, et les prêtres dominent au nom de leur autorité. Mon peuple, lui, trouve cela très bien. Mais que ferez-vous donc après ce qui va arriver ? (Jérémie 5.30-31).

Tout Juda est coupable, des plus petits aux plus grands : les faux prophètes trompeurs, les prêtres qui ont soif de pouvoir, et le peuple dans sa totalité qui est friand de toute cette mascarade.

Chapitre 6

Verset 1

Je commence à lire le chapitre 6.

Fuyez, Benjaminites, quittez Jérusalem ! Sonnez du cor à Teqoa ! Élevez un signal au-dessus de Beth-Hakkérem. Car du nord arrive un malheur et une grande catastrophe (Jérémie 6.1).

Jérémie, lui-même de la tribu de Benjamin, s’adresse à ses compatriotes parce qu’étant attaqués par le nord, ils cherchent tout naturellement refuge à Jérusalem qui est située sur leur territoire (Josué 15.8 ; 18.16). Mais le prophète leur dit que c’est plus au sud qu’il leur faut fuir car Jérusalem elle-même sera conquise.

Versets 2-3

Je continue.

La belle et la voluptueuse, la fille de Sion, je la réduis au silence (Autre). Des bergers monteront vers elle, suivis de leurs troupeaux. Ils planteront tout autour d’elle leur campement de tentes et chacun fera paître ses bêtes sur son lot (Jérémie 6.2-3).

La destruction de Jérusalem va punir les raffinements de son luxe. À toutes les délicatesses d’une génération corrompue, succéderont les brutalités du conquérant babylonien, qui est comparé à des troupeaux qui dévorent tout, et dont les bergers sont des chefs de guerre (Deutéronome 28.54-57).

Versets 4-6

Je continue.

Préparez-vous pour le combat contre elle ! Debout ! Donnons l’assaut à l’heure de midi ! Hélas, malheur à nous car, déjà, le jour baisse, et les ombres du soir s’allongent Debout, attaquons-la de nuit, détruisons ses palais ! Voici ce que déclare l’Éternel, le Seigneur des armées célestes : Abattez donc ses arbres et dressez des terrassements contre Jérusalem, cité qui doit être punie, cité où règne la violence ! (Jérémie 6.4-6).

Les ennemis arrivent devant les portes de la ville sainte à midi, et dans leur ardeur combative ils donnent immédiatement l’assaut malgré la chaleur du jour. Mais ils sont repoussés. Alors, ils donnent un second assaut nocturne celui-là, mais ils rencontrent une résistance opiniâtre qui les oblige à commencer un siège en règle. Ils coupent donc des arbres pour fabriquer des rampes d’accès aux remparts de la ville.

Versets 13-14

Je continue plus loin.

Car tous, petits ou grands, sont avides de gains. Tous, du prophète au prêtre, pratiquent la duplicité. Ils guérissent superficiellement mon peuple du désastre en disant : “ Tout va bien ! Tout va vraiment très bien ! ” alors que rien ne va (Jérémie 6.13-14).

Les responsables d’Israël trompent le peuple en proclamant la paix, ne lui procurant qu’une piètre et éphémère fausse sécurité. Par contre, les prophètes de l’Éternel qui disent la vérité sont taxés d’ennemis de la patrie.

Versets 16-17

Je continue plus loin.

Voici ce que dit l’Éternel : Tenez-vous sur les routes, regardez ! Informez-vous des sentiers d’autrefois : “ Quel est le bon chemin ? ” Et puis, suivez-le donc et vous y trouverez du repos pour vous-mêmes. Mais ils ont répondu : “ Nous n’y marcherons pas ! ” Alors j’ai établi des sentinelles parmi vous qui vous ont dit : “ Prêtez donc attention au son du cor ! ” Mais ils ont répondu : “ Nous n’écouterons pas ” ! (Jérémie 6.16-17).

Le peuple de Juda a choisi de s’endurcir à l’égard de l’Éternel ; il a rejeté les préceptes de la Loi et les avertissements des sentinelles, c’est-à-dire des prophètes authentiques.

Versets 20-26

Je continue plus loin.

Qu’ai-je à faire de l’encens importé de Saba et du roseau aromatique venant d’un pays éloigné ? Je n’aime pas vos holocaustes, et je n’apprécie pas vos sacrifices. Ô communauté de mon peuple, revêts ton habit de toile de sac, roule-toi dans la cendre et prends le deuil comme pour un enfant unique ! Répands-toi en lamentations amères car le dévastateur fondra soudain sur nous ! (Jérémie 6.20, 26).

Situé au sud-ouest de l’Arabie, Saba fournit de l’encens à l’ensemble du monde antique. Mais ce ne sont pas des cérémonies religieuses qui apaiseront la colère de Dieu contre son peuple qui lui est rebelle. Ce qu’il désire est la repentance et une contrition sincère.

Versets 27-30

Je continue plus loin et finis de lire le chapitre 6 de Jérémie.

Voici, je t’ai placé comme celui qui teste les métaux au milieu de mon peuple pour que tu examines, que tu éprouves leur conduite. Ce sont tous des rebelles qui refusent d’entendre, qui vont, semant la calomnie. Ils sont endurcis comme bronze et fer. Et ce sont tous des destructeurs. Le soufflet souffle, et le plomb est dévoré par le feu, c’est en vain qu’on insiste pour faire fondre les scories : les mauvais éléments ne se détachent pas. Ils seront appelés de l’argent de rebut parce que l’Éternel les a mis au rebut (Jérémie 6.27-30).

Le plomb était autrefois utilisé pour l’épuration de l’argent. Le prophète est comparé à celui qui éprouve les métaux afin d’évaluer la valeur du minerai qu’il a devant lui, c’est-à-dire les habitants de Juda. Comme ils sont amalgamés au mal qu’on ne peut extirper, ils sont uniquement bons à être mis au rebut comme de vulgaires scories. Ça paraît sévère, mais il faut garder à l’esprit que l’Éternel est Dieu et toute désobéissance envers lui est un crime de lèse-majesté.