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04 juin 2025

Jérémie 20.1 – 22.30

Chapitre 20

Introduction

Quand on perd un être cher, un membre de sa famille ou un ami, la douleur peut-être très vive et durer longtemps. Le prophète Jérémie et le roi pieux Josias (640-609 av. J-C) sont des compagnons d’armes pour ainsi dire, parce qu’ils ont lutté ensemble contre l’idolâtrie afin de l’extirper du royaume de Juda. Mais le roi perd la vie dans une bataille stupide et Jérémie, bouleversé, compose une complainte funèbre pour ses funérailles (2Chroniques 35.25). Josias est succédé par trois de ses fils [Yoahaz (609) ; Yehoyaqim (609-598) ; Sédécias (597-586)] et un petit-fils (Yehoyakîn ; 598-597). Mais tous les quatre sont idolâtres. Jérémie prophétise pendant leur règne et il n’a pas froid aux yeux ; il est comme un jeune lion qui ne fait pas dans la dentelle, pourtant, personnellement, il a un grand cœur qui est brisé parce qu’il annonce que son peuple va être sévèrement châtié par l’Éternel. Je commence de lire le chapitre 20.

Versets 1-2

Le prêtre Pachhour, fils d’Immer, qui était le responsable en chef du Temple de l’Éternel, entendit Jérémie prophétiser de cette manière ; alors, il fit battre le prophète, puis le fit attacher au pilori à côté de la porte supérieure de Benjamin, qui donne accès au Temple de l’Éternel (Jérémie 20.1-2).

Paschhour signifie : « de toutes part c’est la sécurité ». Chef de la police du Temple, il est chargé de veiller au maintien de l’ordre à l’intérieur du Temple (Jérémie 29.26 ; comparez Actes 4.1). C’est ici la première fois qu’on lit que Jérémie subit des sévices corporels en raison de son obéissance à l’Éternel, et c’est un religieux qui le persécute, comme quoi l’Inquisition n’a rien inventé. Ce Paschhour n’a aucun problème avec les cultes idolâtres ; on peut brûler vifs les petits enfants, ça lui est tout à fait égal, mais le ministère de Jérémie est inacceptable parce qu’il réfute avec véhémence la croyance qu’en cas d’attaque babylonienne, l’Égypte viendrait au secours de Juda. Le prophète se retrouve donc attaché au pilori près de l’entrée nord du parvis, qui est l’une des cours extérieures au sanctuaire, lui-même étant constitué des Lieux saint et très saint.

Versets 3-6

Je continue.

Le lendemain, Pachhour détacha Jérémie du pilori. Celui-ci lui dit : — Ce n’est plus Pachhour que l’Éternel t’appelle, mais “ De toutes parts, c’est la terreur ” ! Voici, en effet, ce que déclare l’Éternel : Je vais t’abandonner à la terreur ainsi que tous tes amis ; ils tomberont sous l’épée de leurs ennemis, et tu en seras témoin. Je livrerai aussi tout le peuple de Juda au roi de Babylone, qui les déportera à Babylone et les fera périr par l’épée. Quant à toi, Pachhour, ainsi que tous ceux qui habitent chez toi, vous irez en captivité ; tu iras à Babylone, et c’est là que tu mourras, que tu seras enterré, ainsi que tous tes amis auxquels tu as prophétisé le mensonge (Jérémie 20.3-4, 6).

Jérémie donne à Paschhour un nouveau nom (Magor-Missabib) qui signifie : « De toutes parts, c’est la terreur ». C’est de très mauvaise augure c’est le moins qu’on puisse dire, car ce nom annonce le sort funeste qui attend ce sale bougre. Les Babyloniens sont nommés ici pour la première fois, et cette mention joue le rôle d’un décret divin scellé dans le béton ; leur invasion est tellement certaine que c’est comme si elle s’était déjà produite.

Quant à Paschhour, il fut déporté en même temps que le roi Yehoyaqim suite au premier siège de Jérusalem par Nabuchodonosor (598), ce qui correspond à sa deuxième attaque contre la ville. En effet, peu de temps après cette invasion, on apprend que son poste est occupé par Sophonie (Jérémie 29.25-26). C’est lors du second siège de la ville, sous le règne de Sédécias, que Jérusalem et le Temple sont entièrement détruits.

Versets 7-8

Je continue.

Tu m’as séduit, ô Éternel, et je me suis laissé séduire ! Tu t’es servi de la force avec moi et tu l’as emporté. À longueur de journée, je suis un objet de risée, tous se moquent de moi. Chaque fois que je parle, c’est pour crier très haut : J’annonce la violence et la dévastation. À longueur de journée, ta parole, Éternel, m’attire des outrages et des insultes (Jérémie 20.7-8).

Jérémie va mettre son âme complètement à nue. La persécution dont il fait l’objet provoque en lui une nouvelle tempête intérieure et une nouvelle confession. On l’insulte, et on se moque aussi de lui parce que ces prophéties ne s’accomplissent pas. Le pauvre homme est au plus bas. Alors, il porte des accusations osées contre l’Éternel, se plaignant d’avoir été forcé à devenir prophète, ce qu’il n’a jamais désiré, surtout qu’il n’a aucune autorité personnelle pour assumer sa mission. Cependant, la réponse du Seigneur reste un ordre de marche péremptoire.

Verset 9

Je continue.

Et lorsque je me dis : “ Je veux oublier sa parole et je ne parlerai plus en son nom ”, il y a, dans mon cœur, comme un feu qui m’embrase enfermé dans mes os, je m’épuise à le contenir et n’y arrive pas ! (Jérémie 20.9).

Jérémie est prêt à jeter l’éponge et abandonner un ministère qu’il considère au-dessus de ses forces, qui lui brise le cœur et lui attire la foudre de ses contemporains. Mais ça lui est impossible, car la Parole de Dieu est en lui comme un feu intérieur qui le consume jusqu’à ce qu’il cède à la pression et prophétise. Voilà bien une inspiration sacrée véritable. L’apôtre Paul aussi se sent obligé de prêcher. Aux Corinthiens, il écrit :

Malheur à moi si je n’annonce pas la Bonne Nouvelle ! (1Corinthiens 9.16).

Versets 11-18

Je continue plus loin en compressant et finis de lire le chapitre 20.

Mais l’Éternel est avec moi comme un puissant guerrier ; ceux qui me persécutent vont trébucher, et ils ne l’emporteront pas. Ils seront tout honteux car ils ne réussiront pas. Leur honte sera éternelle, on ne l’oubliera pas. Chantez à l’Éternel ! Oui, louez l’Éternel car il sauve le pauvre de la main des méchants. Maudit soit à jamais le jour où je suis né ! Que ce jour où ma mère m’a fait naître en ce monde ne soit jamais béni ! Maudit soit l’homme qui porta la nouvelle à mon père, en disant : “ Il t’est né un garçon ” et qui lui a causé une très grande joie. À quoi bon être sorti de son sein si c’est pour faire l’expérience de la souffrance, de la détresse, pour consumer ma vie dans le mépris ? (Jérémie 20.11-18).

Après avoir dit sa souffrance, Jérémie se ressaisit, exprime sa confiance en l’Éternel, lui rend gloire puis plonge à nouveau. Ses sentiments font du yoyo et lui jouent des tours. Un tel découragement se retrouve chez plusieurs hommes de Dieu de l’Ancien Testament comme Job, Élie ou Jonas qui ont eux aussi voulu mourir plutôt que de continuer leur ministère. Les prophètes ne sont pas des sur-hommes. Jérémie est un serviteur de Dieu aux prises avec sa destinée, mais qui reste néanmoins soumis et loyal.

Chapitre 21

Verset 1

Nous arrivons au chapitre 21 ainsi qu’au neuvième message de Jérémie. Il raconte un incident qui s’est passé pendant la phase initiale du siège de Jérusalem par les Babyloniens. Sédécias, 3e fils de Josias et dernier roi de Juda, est sur le trône, mais plus pour longtemps. Je commence à lire ce chapitre.

Voici ce que l’Éternel dit à Jérémie quand le roi Sédécias envoya vers lui Pachhour, fils de Malkiya, et le prêtre Sophonie, fils de Maaséya, pour lui dire (Jérémie 21.1).

Pachhour est un nom courant à ne pas confondre avec la sale brute précédente du même nom, qui lui est fils d’Immer. Si on n’est pas rigoureux dans l’interprétation des Écritures, on peut facilement tout mélanger. Sédécias est un roi faible et idolâtre, mais maintenant qu’il a de graves ennuis, au lieu de se tourner vers les faux prophètes, il s’adresse à Jérémie.

Verset 2

Je continue.

Veuille consulter l’Éternel pour nous, car Nabuchodonosor, roi de Babylone (605-562 av. J-C), nous attaque. Peut-être l’Éternel fera-t-il encore pour nous un de ses grands prodiges, pour le faire partir (Jérémie 21.2).

L’Empire babylonien s’étend alors du golfe Persique jusqu’à l’est de la Méditerranée. C’est ici la première mention de Nabuchodonosor. Sédécias est attaqué parce que vassal de Babylone il s’est révolté. Il s’imagine que Dieu fera un prodige comme lors du siège de Jérusalem par les Assyriens (en 701 av. J-C ; 2Rois 19.35-36 ; Ésaïe 37.33-38). Seulement à cette époque, c’était Ézéchias, un roi bon et pieux qui régnait.

Versets 3-7

Je continue en compressant.

Voici ce que déclare l’Éternel : moi-même, je combattrai contre vous en déployant ma puissance, avec colère, avec fureur, et une grande indignation. Je frapperai tout ce qui habite dans cette ville, les hommes aussi bien que les bêtes, d’une terrible épidémie dont ils mourront. Je livrerai Sédécias, roi de Juda, ses fonctionnaires et la population de cette ville qui aura survécu à la peste, à l’épée et à la famine, à Nabuchodonosor, roi de Babylone, à leurs ennemis et à ceux qui en veulent à leur vie. Nabuchodonosor les fera massacrer par l’épée ; il ne les épargnera pas, il sera sans pitié pour eux et n’aura aucune compassion (Jérémie 21.3-7).

C’est pas trop ce que Sédécias espérait entendre. Alors que d’habitude l’Éternel combat pour son peuple, cette fois-ci c’est contre lui en raison de la rébellion des Israélites contre lui. Les fils de Sédécias seront égorgés devant leur père, et lui-même aura les yeux crevés (2Rois 25.6-8).

Versets 8-9

Je continue.

Puis, tu diras à ce peuple : Voici ce que déclare l’Éternel : Je vous donne le choix entre le chemin de la vie et celui de la mort. Celui qui restera dans cette ville mourra par l’épée, par la famine ou par la peste. Mais celui qui en sortira pour se rendre aux Chaldéens qui vous assiègent aura la vie sauve ; il aura au moins gagné cela (Jérémie 21.8-9).

À cause de ce conseil que Jérémie donne au roi et au peuple (Jérémie 27.11 ; 38.17), il démoralise les troupes et se fait accuser de trahison (Jérémie 37.13 ; 38.4). En réalité, Jérémie a beaucoup de courage et de foi en Dieu pour conseiller aux Israélites de se rendre.

Ce choix entre la vie et la mort que Jérémie donne au peuple (Comparez Deutéronome 30.15) est toujours d’actualité. Ce n’est pas parce que quelqu’un a souffert, qu’il a eu une vie misérable, qu’il est religieux jusqu’au bout des ongles et qu’il a fait des tonnes de bonnes œuvres qu’il est sauvé. Seuls ceux qui placent leur confiance en Jésus-Christ et en lui seul reçoivent le pardon de leurs péchés et la vie éternelle.

Verset 12

Je continue plus loin.

Écoutez la parole de l’Éternel, dynastie de David ! Voici ce que déclare l’Éternel : Rendez donc la justice dès le matin, délivrez l’opprimé de l’oppresseur, car sinon ma colère éclatera tout comme un feu et elle brûlera sans qu’on puisse l’éteindre, à cause de vos actes qui sont mauvais (Jérémie 21.12).

À partir d’ici (Jérémie 21.12–22.9), Jérémie s’adresse plus particulièrement au pouvoir royal dont le rôle est de rendre la justice et de faire respecter le droit (1Rois 3.9, 28). Or, dans la ville assiégée, l’oppression des faibles par les grands n’a fait qu’empirer. Comme pour le Sabbat (Jérémie 17.19-27), l’obéissance sincère à un seul précepte de la Loi serait le garant d’une conversion, qui aurait retardé la ruine de la nation. Cette exhortation à faire régner la justice est donc la réponse de l’Éternel à la demande d’un miracle par Sédécias.

Versets 13-14

Je finis de lire le chapitre 21.

Je vais m’en prendre à toi, palais du roi — l’Éternel le déclare — toi qui t’es installé au rocher du plateau qui domine la plaine ! J’en veux à vous qui dites : “ Qui nous attaquera ? Qui pourra pénétrer jusque dans nos bastions ? ” Moi, j’interviendrai contre vous selon ce qu’ont produit vos actes, l’Éternel le déclare. J’allumerai un feu dans ta forêt, et il consumera tout ce qui est autour de toi (Jérémie 21.13-14).

Le « rocher du plateau » évoque le sentiment de sécurité arrogant des chefs de Juda, qui placent leur confiance dans les murailles de Jérusalem. « La forêt » fait référence à la maison du roi qui est située sur une colline en contrebas du Temple. Dans le premier livre des Rois (7.2), elle est appelée « palais de la Forêt-du-Liban » en raison de ses colonnades en bois de cèdre du Liban.

Chapitre 22

Introduction

Nous arrivons au chapitre 22 qui est un retour en arrière alors que le peuple est encore sous le choc de la mort du bon roi Josias. Son fils Yoahaz qui lui succède ne dure que trois mois avant d’être exilé en Égypte. Puis le pharaon place son frère aîné Yehoyaqim sur le trône. Mais ce dernier est méchant comme une teigne, cruel et injuste, car il permet aux riches de s’enrichir sur le dos des pauvres, une pratique toujours en vogue.

Versets 1-7

Je commence à lire le chapitre 22 en compressant.

L’Éternel me dit : — Rends-toi au palais du roi de Juda, et là tu prononceras ces paroles : Voici ce que dit l’Éternel : Exercez le droit et la justice ; délivrez celui que l’on exploite de l’oppresseur ! Ne maltraitez pas l’étranger, l’orphelin et la veuve, ne commettez pas de violences envers eux, ne tuez pas des innocents dans ce lieu. Car, si vous agissez vraiment selon ce que je vous dis, alors continueront à passer par les portes de ce palais des rois montés sur des chars et des chevaux, avec leurs fonctionnaires et leurs sujets, des rois siégeant sur le trône de David. Mais si vous ne tenez pas compte de ces paroles, je le jure par moi-même, l’Éternel le déclare, ce palais ne sera plus que ruines. Je vais faire appel contre toi à des démolisseurs armés de leurs outils : ils abattront tes plus beaux cèdres et ils les jetteront au feu (Jérémie 22.1-7).

Dans ce premier oracle, Jérémie s’adresse à Yehoyaqim (comparez Jérémie 22.10-11) et à ses grands. Il commence par une belle promesse. Bien que nous soyons déjà à la onzième heure, si les chefs de Juda respectent les droits les plus élémentaires des pauvres, l’exil sera repoussé. Mais s’ils refusent d’obéir, le palais et les maisons des officiels construits en cèdres du Liban seront détruits.

Verset 10

Je continue plus loin.

Ne pleurez pas sur le roi qui est mort, ne vous lamentez pas sur lui ! Pleurez, pleurez plutôt sur celui qui s’en va parce qu’il ne reviendra pas : il ne reverra plus la terre où il est né (Jérémie 22.10).

Celui qui s’en va est Yoahaz aussi appelé Challoum, 4e fils de Josias qui part en exil en Égypte où il mourra. Quant au roi mort, c’est Josias qui a été tué au combat à Megiddo (609 av. J-C ; 2Rois 23.29-30). Mais cette mort prématurée lui a aussi évité de voir les malheurs qui vont s’abattre sur son royaume (comparez 2Rois 22.20). Les expressions du texte donnent l’impression que cette catastrophe est récente, car il se dégage du texte une profonde émotion.

Versets 13-17

Je continue plus loin en compressant.

Malheur à l’homme qui bâtit sa maison par l’injustice et qui ajoute des pièces à l’étage en violant l’équité, qui fait travailler son prochain pour rien, sans lui donner ce que vaut son travail. Penses-tu affermir ton règne en essayant de surpasser les autres par les palais de cèdre ? Souviens-toi de ton père : il a exercé le droit et la justice et s’en est bien trouvé. Il faisait droit aux pauvres ainsi qu’aux malheureux, et s’en est bien trouvé. C’est par là que quelqu’un montre qu’il me connaît, l’Éternel le déclare. Mais toi, tu n’as d’yeux, de pensées, que pour t’assurer des profits et pour tuer des innocents, pour opprimer et pour traiter les gens avec brutalité (Jérémie 22.13-17).

« Malheur…. à l’homme qui fait travailler son prochain pour rien » est très conforme à l’esprit de la Loi de Moïse (Deutéronome 17.14-20). Le roi Josias était juste parce que au lieu d’exploiter les faibles, il les protégeait. Dans l’Ancien Orient despotique, les gens ne sont que des esclaves ou au mieux les sujets obéissants de la classe dirigeante.

Le roi Yehoyaqim se comporte comme un monarque païen, une vraie peau de vache. Non seulement il rançonne ses sujets pour payer le tribut que le Pharaon Néco lui a imposé (2Rois 23.33), mais il insulte la misère publique en obligeant les pauvres à construire pour les riches, des demeures fastueuses sans les rémunérer, ce que la Loi interdit évidemment (Lévitique 25.39 ; Deutéronome 24.14-15). Ses conseillers font certainement de même ; ils profitent de leur statut pour exploiter le petit peuple.

Dans les Écritures, les riches sont souvent l’objet de la condamnation de Dieu parce que généralement, leurs biens sont mal acquis, et d’autre part, ils utilisent le pouvoir de l’argent pour leur profit personnel. Jacques écrit :

Et maintenant, écoutez-moi, vous qui êtes riches. Pleurez et lamentez-vous au sujet des malheurs qui vont fondre sur vous ! Votre richesse est pourrie et vos vêtements sont rongés par les mites. Votre or et votre argent sont corrodés et cette corrosion témoignera contre vous, elle dévorera votre chair comme un feu. Vous avez entassé des richesses, dans ces jours de la fin (Jacques 5.1-3).

Dieu tient ses comptes à jour et marque comment chacun d’entre nous se comporte vis-à-vis de l’argent. Il est surtout intéressé par ce que nous dépensons pour satisfaire notre égo.

En 2006, l’homme le plus riche de la planète était Bill Gates, le fondateur de Microsoft. Il donne des tas de millions à des bonnes causes, mais au vu de son immense fortune, ce ne sont que des miettes. Aujourd’hui encore, plusieurs milliards d’individus doivent survivre avec moins d’un euro par jour alors que certains richissimes, après avoir vécu dans un luxe tapageur, laissent des millions à leurs chat, chien ou canari. C’est scandaleux et je ne voudrais pas être dans leurs souliers quand ils comparaîtront devant le Créateur. Les inégalités criardes des sociétés humaines demandent et exigent qu’un jour Dieu juge le monde.

Versets 18-19

Je continue le texte en compressant.

Voilà pourquoi l’Éternel déclare au sujet de Yehoyaqim, fils de Josias, roi de Juda : Personne ne le pleurera en disant : “ Hélas ! mon seigneur ! Hélas sa majesté ! ” Il sera enterré comme on enterre un âne, on traînera son corps et on le jettera loin des portes de Jérusalem (Jérémie 22.18-19 ; Autre).

D’après le second livre des Chroniques (36.6),Yehoyaqim fut enchaîné et emmené à Babylone. Il est sans doute mort en route et fut enterré dans le désert sans tambour ni trompette comme un vulgaire animal.

Versets 20-23

Je continue en compressant.

Monte au Liban et crie, parce que tes amants sont tous brisés. Je t’avais avertie au temps de ta prospérité mais tu as déclaré : “ Je n’écouterai pas. ” Le vent emportera tes dirigeants, et tes amants s’en iront en exil. Toi, qui habites le Liban, qui as placé ton nid au sein des cèdres, comme tu vas gémir lorsque tu seras prise de douleurs (Jérémie 22.20-23).

Jérusalem personnifiée sous les traits d’une femme en détresse se rend au Liban dans le nord de la Palestine et constate que tous ses alliés ainsi que ses rois ont été vaincus par Babylone.

Jérusalem est décrite comme habitant le Liban parce que ses jardins et palais luxueux contiennent et sont entourés de cèdres du Liban.

Verset 24

Je continue.

Aussi vrai que je vis, déclare l’Éternel, même si Koniahou, fils de Yehoyaqim, roi de Juda, était comme l’anneau à ma main droite, qui sert de sceau, je l’en arracherais (Jérémie 22.24 ; comparez Jérémie37.1).

Koniahou est le roi Yehoyakîn, fils de Yehoyakim. A 18 ans, avant de monter sur le trône (2Rois 24.8), il s’appelait Yekonia qui est son prénom (1Chroniques 3.16), mais Jérémie enlève le préfixe « Ye » qui symbolise Dieu, parce qu’il est sans doute encore pire que son père. Cependant, d’après un texte du second livre des Rois (25.27-30), il est possible qu’à la fin de sa vie il se soit repenti (à 55 ans).

Verset 30

Je continue plus loin et finis de lire le chapitre 22.

Voici ce que déclare l’Éternel : “ Inscrivez que cet homme sera privé d’enfants pendant toute sa vie, et il ne réussira rien. Parmi ses descendants, aucun n’accédera au trône de David pour régner sur Juda ” (Jérémie 22.30).

Yehoyakîn a eu au moins sept enfants (1Chroniques 3.17-18), mais aucun d’eux n’est devenu roi. C’est son oncle Sédécias qui lui succède (2Rois 24.17). La lignée des successeurs de David par Salomon se termine avec Yehoyakîn que l’Éternel a maudit. Joseph, le mari de la vierge Marie descend de cet homme, mais comme il n’est pas le père biologique de Jésus, ça n’a pas d’importance.

Marie par contre, a pour ancêtre un descendant de David par Nathan frère de Salomon. Il s’agit de Zorobabel qui sera gouverneur de Juda après l’exil (Aggée 1.1). Tout ça pour dire que Jésus-Christ, le fils de Marie, a le droit légal de régner sur Israël, car il est issu de David par Nathan, et il est aussi l’ultime accomplissement de la promesse que l’Éternel a faite au roi David quand il lui a dit que sa dynastie ne s’éteindra jamais (2 Samuel 7).

Commentaire biblique radiophonique écrit par le pasteur et docteur en théologie : Vernon McGee (1904-1988) et traduit par le pasteur Jacques Iosti.

févr. 08 2023

Émission du jour | Jean 4.1-30

Jésus et la femme samaritaine

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