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23 mai 2025

Jérémie 2.1-37

Chapitre 2

Introduction

Quand j’étais enfant, mon père m’a dit plus d’une fois : « Mon pauvre Jacky, qu’est-ce que tu peux être empoté » et mon frère qui est très bricoleur m’a dit que j’avais deux mains gauches. Je dois avouer que je ne suis pas très adroit de mes dix doigts, ce qui fait que les bévues ça me connaît. Je suis trop souvent confronté à des tâches petites et grandes que je ne me sens pas capable de réaliser, ce qui est un sentiment désagréable. Le grand prophète Jérémie est choisi par l’Éternel pour un ministère qu’il ne désire pas vraiment car ce n’est pas son truc. Il faut dire qu’il est encore tout jeune, de nature timorée et sans véritable expérience de la vie. Il doit avoir un peu plus de vingt ans comme Josias le bon roi de Juda, un homme pieux qui entreprend des réformes religieuses afin d’essayer d’endiguer l’idolâtrie endémique qui maintient le peuple d’Israël dans d’épaisses ténèbres spirituelles. Tout comme Moïse, Jérémie exprime très clairement qu’il ne se sent pas à la hauteur de la mission qui lui est confiée. Mais Dieu n’accepte évidemment pas sa démission et lui répond que sa seule option est d’obéir, qu’il mettra ses Paroles dans la bouche de son prophète et qu’il le protégera contre les Israélites infidèles qui cherchent à lui faire du mal.

Jérémie commence ses prophéties la 13e année du règne du roi Josias. Les cinq premières années de son ministère sont décrites dans les chapitres 2 à 6. Ces prédications sont données avant que par un heureux hasard de Dieu, le grand-prêtre Hilqiya découvre dans le Temple un exemplaire de la Loi de Moïse. Je résume un passage du second livre des Chroniques qui décrit le début du règne de Josias.

Josias avait huit ans à son avènement. Il fit ce que l’Éternel considère comme juste. Dès la huitième année de son règne, alors qu’il était encore jeune, il entreprit de chercher à plaire au Dieu de David, son ancêtre, et la douzième année, il se mit à purifier Juda et Jérusalem des hauts-lieux, des pieux sacrés d’Achéra, des idoles de bois sculpté et des idoles en métal fondu. La dix-huitième année de son règne, afin de purifier le pays et le Temple, il fit réparer le Temple de l’Éternel son Dieu (2Chroniques 34.1-8).

Le début du ministère de Jérémie a lieu en même temps que ces événements. La réforme religieuse entreprise par Josias inclut évidemment la remise en état du Temple qui a été délaissé depuis les règnes des rois idolâtres Amon et Manassé, respectivement le père et le grand-père de Josias. C’est pendant les réparations que le prêtre Hilqiya trouve un manuscrit de la Loi. Cette découverte a un grand retentissement car il fut suivi par une nouvelle vague de réformes religieuses ainsi qu’un réveil spirituel du peuple, mais qui est malheureusement superficiel. Tout cela est raconté dans les chapitres 7 à 9 du livre de Jérémie.

Le jeune roi Josias cherche sincèrement la face du Seigneur, mais avant qu’on ne découvre un exemplaire de la Loi, ni lui ni personne n’en possède un. Cependant, de toute évidence, Josias sait que l’idolâtrie à laquelle se livrent sans retenue les Israélites, est une faute grave devant l’Éternel. Détruire les idoles, c’est très bien mais ne suffit pas.

C’est pendant cette réforme religieuse initiale entreprise par Josias que Jérémie donne ses deux premières séries de messages (Jérémie 2.1-3.5 ; 3.6-6.30) aux Israélites qui pratiquent une idolâtrie grotesque. C’est avec beaucoup d’émotion et le cœur gros que Jérémie tente d’avertir son peuple des dangers qu’il court parce qu’il a abandonné l’Éternel. Le prophète utilise une rhétorique pathétique dans laquelle il est tour à tour tendre et accusateur. Il mêle la grâce et la compassion de Dieu aux plus sévères avertissements et annonce la venue de jours ténébreux si la nation ne se repent pas de ses fautes et ne revient pas à l’Éternel. Ces prédications de Jérémie figurent parmi les grands discours des Écritures saintes.

Versets 1-2

Je commence maintenant de lire le chapitre deux du livre de Jérémie.

L’Éternel m’adressa la parole en ces termes : Va à Jérusalem et crie à ses oreilles : Voici ce que déclare l’Éternel : Je me souviens de ton amour au temps de ta jeunesse, et combien tu m’aimais au temps de tes fiançailles, lorsque tu me suivais, à travers le désert, dans une terre inculte (Jérémie 2.1-2).

Comme d’autres prophètes, Jérémie utilise la métaphore des fiançailles et du mariage pour décrire les relations de Dieu avec son peuple. Il rappelle ici avec une émotion contenue le temps de la jeunesse et des fiançailles entre l’Éternel et Israël. Cette époque correspond à la sortie d’Égypte et au début de la marche dans le désert quand le peuple a encore des étoiles dans les yeux et suit Moïse avec foi. Le jour, ils sont guidés par une colonne de nuée, et la nuit par une colonne de feu. Ils dépendent alors entièrement de Dieu pour subvenir à leurs besoins.

Cette confiance qu’Israël possède en l’Éternel et Moïse est soulignée trois fois dans le livre de l’Exode (4.31 ; 14.31 ; 19.8 ; comparez Hébreux 11.26). La nation d’Israël quitte l’Égypte alors qu’elle est fiancée à l’Éternel et devient son épouse au mont Sinaï suite au traité d’alliance de la Loi. Mais à partir de ce moment-là, les étoiles se transforment en sable et les murmures de protestations du peuple deviennent une fronde, marquée par une suite de révoltes.

Une fois les Israélites installés dans leur nouveau pays et Josué disparu, il ne faut pas longtemps pour que les choses se gâtent entre l’Éternel et son peuple, et l’adoration du seul vrai Dieu est rapidement remplacée par un culte idolâtre grossier.

Il est facile de jeter la pierre aux Israélites, mais sommes-nous vraiment différents d’eux ? Si tous les Français n’adorent pas une statue, ils se courbent bien bas devant bien d’autres choses ; c’est ça leur dieu.

Verset 3

Je continue le texte.

Car Israël, tu étais alors consacré à l’Éternel, tout comme les prémices d’une récolte. Tous ceux qui en mangeaient étaient châtiés et le malheur les atteignait, l’Éternel le déclare (Jérémie 2.3).

Selon la Loi, les premières productions de la terre en fruits et légumes ainsi que la première laine, sont consacrées à Dieu (Deutéronome 18.3-4). Pareillement, Israël est mis à part pour l’Éternel en tant que premier-né et prémice des nations (Exode 19.5). Lorsque dans le désert, les Amalécites ont attaqué Israël, la portion réservée à Dieu, ils ont payé très chèrement leur méchanceté (Exode 17.8-16).

Verset 4

Je continue.

Vous, communauté de Jacob, et toutes les familles du peuple d’Israël, écoutez la parole que l’Éternel prononce (Jérémie 2.4).

À partir d’ici et jusqu’au verset 13, commence le réquisitoire de l’Éternel qui entre en procès avec son peuple. « Communauté de Jacob et les familles du peuple d’Israël » sont des synonymes ; cette répétition est une façon de dire que personne n’échappera au châtiment à venir. Les 10 tribus du nord avaient été rayées de la carte en tant qu’entité géopolitique, mais beaucoup d’Israélites ayant trouvé refuge chez leurs frères de sang du sud, les 12 tribus sont bien représentées dans le royaume de Juda.

Verset 5

Je continue.

Voici ce que dit l’Éternel : En quoi donc vos ancêtres m’ont-ils trouvé en tort pour s’éloigner de moi, pour s’en aller après des dieux qui ne sont que du vent et n’être plus eux-mêmes que du vent ? (Jérémie 2.5).

L’Éternel commence par s’en prendre aux ancêtres de la nation qui l’ont déserté. Il dénonce le caractère insensé des Israélites qui ont délaissé le Dieu vivant qui est venu à leur aide tout au long de leur histoire, pour se tourner vers de vaines statues censées représentées des divinités. Même si l’idole est en papier mâché, l’idolâtrie n’est pas un acte neutre car on devient ce qu’on adore. Dans le psaume 115, on lit :

Ils leur ressembleront, tous ceux qui les fabriquent (les idoles), et tous ceux qui leur font confiance (Psaumes 115.8 ; comparez Romains 1.21).

Verset 6

Je continue.

Ils n’ont pas demandé : “ Où donc est l’Éternel qui nous a fait sortir d’Égypte et qui nous a conduits à travers le désert, au pays de la steppe rempli de fondrières, dans une terre aride où règnent les ténèbres, et dans une région où ne passe personne, où n’habite personne ? ” (Jérémie 2.6).

Le rappel des bienfaits de l’Éternel durant le séjour des enfants d’Israël dans le désert, sert à souligner à la fois l’ingratitude et la folie du peuple qui délaisse un tel Dieu. Ils se plaignaient au lieu de recourir à lui en se souvenant des délivrances qu’il avait opérées à leur égard.

Verset 7

Je continue.

Or, je vous ai conduits vers un pays fertile pour en manger les fruits : des produits excellents. Mais une fois arrivés là, vous avez souillé ce pays et fait de mon domaine un lieu abominable (Jérémie 2.7).

L’Éternel a chassé les Cananéens idolâtres mais la terre choisie n’a fait que changer de profanateurs. Comme Israël est le peuple de Dieu, son pays devient la propriété particulière de l’Éternel. Dans le livre des Nombres, on lit qu’une fois installés dans leur pays, les Hébreux ont reçu l’ordre exprès suivant : « Vous ne rendrez pas impur le pays où vous demeurerez et dans lequel j’habiterai, car je suis l’Éternel, qui habite au milieu des Israélites » (Nombres 35.34). Mais ils ont fait fi des commandements de Dieu et ont adoré les idoles.

Verset 8

Je continue.

Les prêtres n’ont pas demandé : “ Où donc est l’Éternel ? ” Les spécialistes de la Loi ne me connaissent pas, les dirigeants du peuple se sont révoltés contre moi. Et les prophètes même proclament leurs messages au nom du dieu Baal. Ils vont après des dieux qui ne servent à rien (Jérémie 2.8).

Selon la responsabilité et le statut social du contrevenant, on observe une progression dans la gravité de l’offense contre l’Éternel. Les dirigeants du peuple font exactement l’inverse de ce que leur dicte leur charge. Au lieu de donner le bon exemple, les prêtres, les scribes qui sont supposés enseigner la Loi, et les chefs politiques, sont les premiers à se révolter contre l’Éternel, et plus coupables encore sont les prophètes, parce qu’ils parlent au nom de la divinité phénicienne Baal, l’une des principales idoles de la Palestine.

Versets 11-13

Je continue plus loin.

Existe-t-il un peuple qui ait changé de dieux ? Et pourtant ces dieux-là ne sont pas de vrais dieux ! Pourtant, mon peuple a échangé celui qui fait sa gloire contre ce qui ne sert à rien ! Cieux, étonnez-vous-en, soyez-en horrifiés et consternés, l’Éternel le déclare. Car mon peuple a commis un double mal : il m’a abandonné, moi, la source d’eaux vives, et il s’est creusé des citernes, des citernes fendues et qui ne retiennent pas l’eau (Jérémie 2.11-13).

L’Éternel et Jérémie sont horrifiés par l’apostasie des habitants de Juda. Alors que les peuples idolâtres conservent leurs fausses divinités inutiles, Israël a abandonné le vrai Dieu qui est la source d’eau vive, et l’ont remplacé par des idoles de néant qui sont comme des citernes percées. Le peuple élu a commis un double crime qui est aussi une double folie. Même les cieux sont consternés par un tel sacrilège.

Versets 14-17

Je continue.

Israël est-il donc un esclave acheté ou né dans la maison ? Pourquoi est-il mis au pillage ? De jeunes lions rugissent contre lui et ils ont transformé son pays en désert. Ses villes sont brûlées, personne n’y habite. Et même les habitants de Memphis avec ceux de Daphné vous ont brisé le crâne. Pourquoi donc tout cela t’arrive-t-il ? N’est-ce pas pour avoir délaissé l’Éternel ton Dieu, alors même qu’il te guidait sur le chemin ? (Jérémie 2.14-17).

Les peuples voisins faisaient des razzias dans les villages du pays de Juda (2Rois 24.2), surtout au moment des récoltes. En mentionnant les deux villes égyptiennes de Memphis et Daphné, Jérémie prophétise la future défaite de Josias devant le pharaon Néco à Meguiddo (609 av. J-C ; 2Rois 23.29).

Verset 18

Je continue.

Maintenant, que te sert de partir en Égypte, pour aller boire les eaux du Nil ? Et que te sert de prendre la route pour te rendre en Assyrie, pour aller boire les eaux du Fleuve ? (Jérémie 2.18).

Jérémie dénonce les alliances contractées par les chefs politiques, tantôt avec l’Égypte, tantôt avec l’Assyrie pourtant en plein déclin. Ces tractations constituent un manque de foi quasi total en l’Éternel.

Verset 19

Je continue.

Car ta méchanceté entraînera ton châtiment, et ta révolte fera venir ta punition. Sache et vois bien combien il est mauvais, combien il est amer de t’être détourné de l’Éternel, ton Dieu, et de ne plus avoir aucun respect pour moi. L’Éternel le déclare, le Seigneur des armées célestes (Jérémie 2.19).

Quand les paroles n’ont plus d’effet, l’Éternel parle encore mais il prononce des jugements. Puisque Israël n’a pas la crainte respectueuse de Dieu, l’expérience amère de l’exil sera son maître. Ce châtiment a eu un effet bénéfique ; il a guéri ceux qui en sont revenus de l’idolâtrie grotesque et endémique de leurs ancêtres.

Verset 20

Je continue.

Voici : depuis toujours, tu as brisé ton joug, tu as rompu tes liens en disant : “ Je ne veux plus être esclave ! ” Mais, sur toute haute colline et sous tout arbre vert, toi, tu t’es allongée tout comme une prostituée ! (Jérémie 2.20).

L’adultère ou la prostitution spirituel consiste à se détourner du Dieu unique et vrai et à adorer les fausses divinités de divers peuples. Ces cultes offerts aux idoles et les abominations qui les accompagnent, comme la prostitution sacrée, se pratiquent au sommet des collines et sous des bosquets d’arbres bien verts, symboles de fécondité.

Verset 21

Je continue.

Moi, je t’avais plantée comme un cep excellent d’une variété sûre. Comment se fait-il donc que tu te sois changée en plant dégénéré d’une vigne sauvage ? (Jérémie 2.21).

Le prophète Ésaïe écrit que la vigne plantée par l’Éternel a produit des mauvais raisins (Ésaïe 5.2). Pour Jérémie, c’est le cep même qui est dégénéré ; la corruption a donc gagné les racines de la vigne.

Verset 22

Je continue.

Quand tu te laverais avec de la potasse et que tu emploierais des quantités de soude, la tache de ta faute resterait devant moi. C’est là ce que déclare le Seigneur, l’Éternel (Jérémie 2.22).

Le carbonate de soude cristallisé est abondant en Égypte. Cette image très parlante signifie que les fautes des Israélites ne sont pas de simples taches superficielles, mais ont pénétré profondément à l’intérieur d’eux-mêmes. La maladie est grave et au stade terminal.

Versets 23-24

Je continue.

Comment oses-tu dire : “ Je ne me suis jamais souillée, je ne suis pas allée après les Baals ? ” Va observer dans la vallée les traces de tes pas ! Reconnais ce que tu as fait, chamelle écervelée, qui vas gambadant çà et là, oui, ânesse sauvage qui a l’habitude de vivre dans les steppes désertes ! Le feu de sa passion lui fait renifler l’air. Qui pourrait refréner l’ardeur de ses désirs ? Tous ceux qui la recherchent n’auront pas à se fatiguer, car ils la trouveront quand elle est en chaleur (Jérémie 2.23-24).

Jérémie est très cru. Il compare la nation d’Israël à une femelle en chaleur qui a le feu aux fesses. Son ardeur est si passionnée qu’elle parcourt le désert à la recherche d’un mâle, n’importe lequel.

L’ânesse sauvage est un animal indomptable qui symbolise l’insoumission des Israélites. L’idolâtrie est devenue pour eux comme un instinct animal, une frénésie sauvage, et leur endurcissement spirituel est tel, qu’ils ne sont pas conscients de leurs fautes et donc les nient. Pourtant, ils pratiquent des cultes abominables avec sacrifices d’enfants dans la vallée de Ben-Hinnom proche de Jérusalem (Jérémie 7.31).

Verset 25

Je continue.

Prends garde que ton pied ne se déchausse pas ! Prends garde à ton gosier qui va se dessécher ! Mais toi, tu réponds : “ C’est peine perdue ! J’aime les étrangers, c’est eux que je veux suivre ” (Jérémie 2.25).

La poursuite passionnée des idoles par les Israélites est comparée à une course effrénée, mais Dieu se moque d’eux en leur recommandant de veiller à ne pas perdre leurs chaussures en route et à bien se désaltérer. Cet humour noir sert aussi de menace, car en route pour l’exil, ils seront pieds nus sans eau à boire.

Versets 26-27

Je continue.

Comme un voleur a honte lorsqu’il est découvert, ainsi seront honteux la communauté d’Israël, ses rois et ses ministres, ses prêtres, ses prophètes. Ils disent à du bois : “ Tu es mon père ! ” et à la pierre : “ Toi, tu m’as mis au monde ! ” Ils m’ont tourné le dos, ne m’ont pas regardé en face. Mais au jour du malheur, ils disent : “ Lève-toi, sauve-nous ! ” (Jérémie 2.26-27).

Les Israélites sont tombés dans le fétichisme le plus grossier. Ceux qui invoquent Dieu seulement quand les choses vont mal le traitent en fait comme une idole qui serait à leur disposition, ou un objet porte-bonheur dont ils se servent pour les tirer d’affaire ; c’est jamais qu’une forme de magie.

Verset 28

Je continue.

Mais où donc sont les dieux que tu t’es fabriqués ? Qu’ils se lèvent, donc, eux, s’ils peuvent te sauver quand le malheur t’atteint ! Car, ô Juda : autant tu as de villes, autant tu as de dieux ! (Jérémie 2.28).

Chaque ville possède sa divinité protectrice, son saint en somme. Les inscriptions assyriennes montrent que cette forme d’idolâtrie locale était courante en Chaldée et en Assyrie (comparez Actes 19.28, 34-35). C’est encore le cas aujourd’hui partout où le seul vrai Dieu n’est pas adoré en esprit et en vérité.

Versets 29-30

Je continue.

Pourquoi m’intenter un procès ? Tous vous vous êtes révoltés contre moi, l’Éternel le déclare. J’ai frappé vos enfants, mais c’est peine perdue ! Car ils n’ont pas voulu accepter la leçon. Vous avez mis à mort par l’épée vos prophètes comme un lion destructeur (Jérémie 2.29-30).

La faute grave d’Israël est son refus de reconnaître son péché et de tuer les prophètes qui le leur reprochent.

Verset 31

Je continue.

Hommes de cette génération, considérez la parole de l’Éternel ! Ai-je été pour Israël un désert, ou un pays d’épaisses ténèbres ? Pourquoi mon peuple dit-il : “ Nous sommes libres, Nous ne voulons pas retourner à toi ” ? (Jérémie 2.31 ; LSG).

Le mot « génération » a une connotation négative car il souligne que les Israélites du temps de Jérémie sont unis aux générations précédentes pour mal faire. Pourtant, depuis leur sortie d’Égypte, l’Éternel a été pour eux un refuge contre tous les dangers. Dans Jérémie, « le désert » symbolise les ténèbres et la mort.

Verset 33 a

Je continue plus loin.

Oh ! comme tu sais bien rechercher tes amants ! (Jérémie 2.33 a).

Israël emploie son temps et son ingéniosité à se chercher de nouveaux dieux et de nouveaux alliés, tantôt l’Égypte, tantôt les Assyriens.

Versets 33 b-34

Je continue.

Tu as accoutumé tes voies au crime (OST). Et jusque sur les pans de tes habits, on voit le sang de pauvres qui étaient innocents : tu ne les avais pas surpris en flagrant délit d’effraction !  (Jérémie 2.33 b-34 ; Comparez Exode 22.1).

La violence fait partie des mœurs ; les pauvres gens et les prophètes sont mis à mort sans raison (Comparez 2Rois 21.16).

Verset 35

Je continue.

Et malgré tout cela, tu dis : “ Moi, je suis innocente. La colère divine va très certainement se détourner de moi ! ” Eh bien, moi, je vais te juger parce que tu prétends que tu n’as pas commis de faute ! (Jérémie 2.35).

La faute grave des Israélites est de ne pas se reconnaître coupables devant Dieu. Ils seront jugés pour ça.

Versets 36-37

Je finis de lire le chapitre deux.

Comme tu t’avilis à changer de conduite ! Te tourner vers l’Égypte, comme vers l’Assyrie, cela t’attirera la honte, et tu en reviendras en te cachant la face avec les mains. Car l’Éternel rejette ceux sur lesquels tu comptes ; ce n’est pas avec eux que tu réussiras à quelque chose (Jérémie 2.36-37).

Au lieu d’invoquer l’Éternel, les Israélites font du lèche-botte cherchant à tout prix des alliances politiques et militaires à droite et à gauche, mais Dieu veille à ce que ces magouilles se retournent contre eux (2Rois 23.31-35). Honteux, ils se cacheront le visage dans les mains, le geste de désespoir d’une femme violée (2Samuel 13.19). Dans cette portion du texte comme dans tout le livre de Jérémie, les Israélites nous donnent un contre-exemple ; ils nous enseignent comment ne pas se comporter envers Dieu.

Commentaire biblique radiophonique écrit par le pasteur et docteur en théologie : Vernon McGee (1904-1988) et traduit par le pasteur Jacques Iosti.

janv. 27 2023

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