Chapitre 6

Versets 30-31

Je pense que chacun d’entre nous a fait l’expérience désagréable de se trouver engagé dans une discussion avec quelqu’un qui est visiblement de mauvaise foi, qui a déjà pris son parti et qui donc refuse de se laisser convaincre. Quoiqu’on puisse dire ou faire, rien ne fera changer d’avis cette personne et on perd son temps. D’ailleurs, à ce sujet, l’un des proverbes du livre qui porte ce nom dit : « Si un homme sage conteste avec un insensé, Il aura beau se fâcher ou rire, la paix n’aura pas lieu (Proverbes 29.9).» Jésus explique à la foule ce que Dieu demande d’eux, c’est-à-dire qu’ils placent leur foi en celui qu’il a envoyé, Jésus-Christ. Mais ce message ne leur convient pas du tout. Je continue à lire dans le chapitre 6 de l’évangile selon Jean.

Sur quoi, ils lui dirent : — Quel signe miraculeux nous feras-tu voir pour que nous puissions croire en toi ? Que vas-tu faire ? Pendant qu’ils traversaient le désert, nos ancêtres ont mangé la manne, comme le dit ce texte de l’Écriture : Il leur donna à manger un pain qui venait du ciel (Jean 6.30-31; comparez Psaume 78.24).

En guise de réponse au discours du Seigneur, certains demandent à voir; ils se croient au cirque et demandent à Jésus qu’il les divertisse en faisant un miracle. Leur philosophie est : « Je crois que ce que je vois et tout ce que j’ai vu ça ne suffit pas, il m’en faut davantage, je veux qu’on m’épate! » C’est pure arrogance. Ils s’attendaient à ce qu’une fois venu, le Messie fasse mieux que Moïse. Ces gens semblent penser que la multiplication des pains c’est de la rigolade à côté de la manne qui a nourri leurs ancêtres pendant 40 ans dans le désert.

Versets 32-33

Je continue.

Mais Jésus leur répondit : — Vraiment, je vous l’assure : ce n’est pas Moïse qui vous a donné le pain venu du ciel, c’est mon Père qui vous donne le pain du ciel, le vrai pain. Car le pain qui vient de Dieu, c’est celui qui descend du ciel et qui donne la vie au monde (Jean 6.32-33).

Jésus déclare solennellement qu’ils sont grandement dans l’erreur à plusieurs égards. Moïse n’a rien donné du tout, c’est l’Éternel qui créait la manne chaque jour. Ensuite, le Père leur donne maintenant le vrai pain du ciel en la personne de Jésus. Ainsi, la prétendue supériorité de Moïse disparaît. La manne était une nourriture destinée seulement au corps et d’ailleurs, la plupart des Israélites qui la ramassaient et la mangeaient, n’avaient pas foi en Dieu, ce qu’ils ont continuellement prouvé par leur conduite rebelle incessante.

La manne préfigurait Jésus le vrai pain. Il est une nourriture spirituelle car il satisfait les besoins les plus profonds de l’homme et comme il a la vie en lui-même, il peut donner la vie éternelle à tous ceux qui croient en lui. Jésus proclame ici l’universalité du salut.

Versets 34-35

Je continue.

— Seigneur, dirent-ils alors, donne-nous toujours de ce pain-là. Et Jésus répondit : — C’est moi qui suis le pain qui donne la vie. Celui qui vient à moi n’aura plus jamais faim, celui qui croit en moi n’aura plus jamais soif (Jean 6.34-35).

À cette époque, le pain est un aliment de base essentiel de la vie des Israélites. Dans la langue originelle, les mots « jamais » occupent la place centrale de la phrase. C’est comme si dans un français maladroit, on disait : « Jamais plus faim n’aura celui qui vient à moi et jamais plus soif n’aura celui qui croit en moi ». En d’autres mots, celui qui se confie en Jésus a tous les besoins de son âme pleinement satisfaits (comparez Jean 4:13,14 ; Esaïe 49:10). Mais la foule n’a pas encore compris que Jésus est le véritable pain et qu’il parle à un niveau spirituel et symbolique. La femme samaritaine voulait l’eau que Jésus lui offrait pour qu’elle n’ait plus à aller puiser au puits. Ces gens, eux, veulent une multiplication des pains permanente, de manière à ce qu’ils aient toujours à manger. Jésus se fait donc plus précis et dit qu’il est, lui, le pain qui donne la vie.

« C’est moi qui suis » est la première d’une série de 7 affirmations commençant par cette déclaration; je les cite : « le pain qui donne la vie ; la lumière du monde ; la porte ; le bon berger ; la résurrection et la vie ; le chemin, la vérité et la vie », et pour finir : « le vrai plant de vigne ». Ces affirmations sont données dans le contexte d’un miracle ou d’un enseignement de Jésus. Elles soulignent que la fonction essentielle des actes et des paroles du Seigneur est de révéler son identité et sa mission sur terre. Il est à la fois celui qui apporte le don de Dieu et le don lui-même.

Versets 36-37

Je continue.

Mais je vous l’ai déjà dit : vous avez vu, et vous ne croyez pas. Tous ceux que le Père me donne viendront à moi, et je ne repousserai pas celui qui vient à moi (Jean 6.36-37).

Jésus reproche à ses auditeurs leur incrédulité alors qu’ils ont l’immense privilège de le voir et de profiter de ses miracles de compassion. « Tous ceux que le Père me donne », fait référence à l’action souveraine de Dieu, tandis que « celui qui vient à moi » décrit la démarche humaine en réponse à l’initiative divine. Le Fils accepte tous ceux que le Père lui donne. Cette élection divine est affirmée avec plus de force un peu plus loin quand Jésus dit :

Personne ne peut venir à moi si le Père qui m’a envoyé ne l’attire, et moi, je le ressusciterai au dernier jour (Jean 6.44).

On se demande évidemment comment réconcilier la souveraineté de Dieu et la responsabilité de l’homme ? Comme nous vivons sur terre, nous ignorons comment fonctionne la machine céleste qui choisit certaines personnes pour qu’elles reçoivent la vie éternelle. Les Écritures parlent de l’élection des bienheureux mais jamais de celle des perdus. En d’autres mots, ceux qui héritent du salut le doivent exclusivement à Dieu qui les a élus, tandis que ceux qui sont perdus ne peuvent s’en prendre qu’à eux-mêmes. Mon problème est que je fais l’amalgame, une confusion entre le ciel et la terre. J’essaie de comprendre ce qui se passe dans les sphères célestes à partir de ma façon de voir les choses dans ce monde-ci. Or les décisions divines d’en haut et humaines d’en bas n’appartiennent pas au même niveau d’intelligibilité. Les modes opératoires célestes ne correspondent pas à la logique humaine. Cela dit, l’invitation de Jésus est réelle : Quiconque veut, peut venir à lui, et il promet qu’il le ressuscitera pour la vie éternelle.

Versets 38-40

Je continue le texte.

Car si je suis descendu du ciel, ce n’est pas pour faire ce qui me plaît, mais pour accomplir la volonté de celui qui m’a envoyé. Or, celui qui m’a envoyé veut que je ne perde aucun de ceux qu’il m’a donnés, mais que je les ressuscite au dernier jour. Oui, telle est la volonté de mon Père : que tous ceux qui tournent leurs regards vers le Fils et qui croient en lui, possèdent la vie éternelle, et moi, je les ressusciterai au dernier jour (Jean 6.38-40).

Jésus déclare à nouveau que son origine est céleste. Il dit explicitement qu’il est venu dans le but de faire la volonté de Dieu. Or celle-ci est l’obtention du salut par tous ceux qui sont donnés au Fils par le Père. Quand Jésus dit : « et moi, je les ressusciterai au dernier jour », il s’agit évidemment de la résurrection pour la vie éternelle ; et c’est lui qui l’ordonnera. Tôt ou tard, tout le monde reviendra à la vie, mais ceux qui ne participent pas à la première résurrection ressusciteront pour le jugement. Je trouve rassurant que si je suis donné au Fils par le Père en vue d’obtenir le salut, je ne peux pas me perdre en route.

Le passage sur terre des croyants peut être comparé à une transhumance. Une fois que quelqu’un a rejoint le troupeau de brebis du Christ, il arrivera de l’autre côté de la rivière où l’herbe est des plus verdoyante. Celui qui cherche vraiment à découvrir qui est la personne du Christ et qui lui fait confiance possède déjà ici-bas une qualité de vie qui est éternelle; et qui est garantie par un décret divin. En effet, l’apôtre Paul écrit :

Ceux qu’il (Dieu) a prédestinés, il les a aussi appelés ; et ceux qu’il a appelés, il les a aussi justifiés ; et ceux qu’il a justifiés, il les a aussi glorifiés (Romains 8.30).

En d’autres mots, tous ceux qui font partie des élus sont sur le chemin qui conduit à la gloire céleste et faut-il le rappeler, personne ne se perdra en route.

Versets 41-42

Je continue.

Alors les Juifs se mirent à murmurer contre lui, parce qu’il avait dit : “ C’est moi qui suis le pain descendu du ciel. ” Ils disaient : — Voyons, n’est-ce pas Jésus, le fils de Joseph ? Nous connaissons bien son père et sa mère ! Comment peut-il prétendre qu’il est descendu du ciel ? (Jean 6.41-42).

Pour bien saisir qui est Jésus et qu’est-ce qu’il est venu faire sur terre, il faut comprendre d’où il vient et où il va. Les Juifs incrédules et hostiles, à l’exemple de leurs ancêtres dans le désert, murmurent contre lui à cause de sa déclaration sur son origine céleste. A première vue, leur pensée est logique; celui dont on connaît les parents et le lieu de naissance est bien ancré sur terre, et donc il ne descend pas du ciel. Les Juifs veulent ignorer sa naissance virginale, qu’il a été conçu du Saint-Esprit et donc qu’il n’a pas de père terrestre, seulement un céleste. Ils ne savent pas qu’il est le Logos, l’expression et la Parole de Dieu, et le croient à tort le fils naturel de Joseph. Leur ignorance n’est pas une excuse parce que les miracles de Jésus auraient dû les interloqués ou tout au moins leur mettre la puce à l’oreille ; leur réaction de protestation est donc dictée par l’incrédulité.

Versets 43-44

Je continue le texte.

Jésus leur dit : — Cessez donc de murmurer ainsi entre vous ! Personne ne peut venir à moi si le Père qui m’a envoyé ne l’attire, et moi, je le ressusciterai au dernier jour (Jean 6.43-44).

Jésus n’essaie pas de se justifier ; au contraire, il enfonce le clou. Sans une intervention de Dieu dans la vie de quelqu’un, il lui est impossible de reconnaître sans se tromper, qui est le véritable messager du Père, car nul ne peut venir à Jésus ou croire en lui sans l’aide de Dieu. L’homme est tellement enlisé dans la boue du péché et de l’incrédulité que sans une intervention divine, il n’y a aucun espoir pour lui. En fait, le Nouveau Testament appelle les non-croyants des morts-vivants ; physiquement en état de fonctionnement, mais ils sont spirituellement cadavériques.

Verset 45

Je continue.

Dans les écrits des prophètes, vous pouvez lire cette parole : Dieu les instruira tous (Esaïe 54.13). Tout homme qui écoute la voix du Père et qui se laisse instruire par lui vient à moi (Jean 6.45).

Pour appuyer son enseignement concernant le salut qui vient uniquement de la grâce de Dieu, Jésus cite un passage prophétique de l’Ancien Testament qui parle de la postérité du Serviteur de l’Éternel, et des enfants de la Nouvelle Jérusalem. Cette dernière est décrite en détail dans le livre de l’Apocalypse. Ceux qui ont le cœur bien disposé à l’égard de Dieu se laissent instruire par lui. Ils acceptent la vérité concernant la personne de Jésus, répondent à son invitation de venir à lui et reçoivent le salut. L’un des prophètes écrit :

Mais pour vous [..], vous qui m’êtes fidèles, pour vous se lèvera le soleil de justice, qui portera dans ses rayons la guérison (Malachie 3.20).

Versets 46-48

Je continue le texte.

Personne n’a jamais vu le Père, sauf celui qui est venu d’auprès de Dieu. Lui, il a vu le Père. Vraiment, je vous l’assure : celui qui croit a la vie éternelle, car je suis le pain qui donne la vie (Jean 6.46-48).

C’est la troisième fois qu’on rencontre l’expression « Vraiment, je vous l’assure » dans ce discours et il souligne son authenticité. La connaissance du Père ne s’obtient que par Jésus, le seul intermédiaire entre Dieu et nous.

Versets 49-50

Je continue.

Vos ancêtres ont bien mangé la manne dans le désert et cela ne les a pas empêchés de mourir. Mais c’est ici le pain qui descend du ciel : celui qui en mange ne mourra pas (Jean 6.49-50).

La manne n’a fait que répondre à un besoin physique ordinaire et est sans rapport avec le pain qui descend du ciel. Ceux qui sortirent d’Égypte ont tous mangé la manne tous les jours, mais à cause de leur rébellion, ils sont morts dans le désert sans pouvoir entrer dans le pays promis.

Verset 51

Je continue.

C’est moi qui suis le pain vivant descendu du ciel : si quelqu’un mange de ce pain-là, il vivra éternellement. Le pain que je donnerai pour que le monde vive, c’est mon propre corps (Jean 6.51).

Alors que jusqu’ici, Jésus a parlé au temps présent, maintenant il dit qu’il « donnera » son corps, ce qui fait évidemment référence à sa mort violente sur la croix. C’est le Père qui donne le pain du ciel et Jésus qui s’offre en sacrifice pour expier le péché des hommes et leur apporter le salut. C’est en lui et paradoxalement en sa mort qu’est la source de la vie éternelle. Jésus fut crucifié environ un an après ces événements, mais ce n’est qu’à la veille de sa mort qu’il a institué la communion en souvenir de son sacrifice. En conséquence, manger sa chair ne peut pas être pris au sens littéral ou être vu comme un sacrement ; il s’agit évidemment d’une métaphore pour signifier une foi personnelle en lui.

Versets 52-54

Je continue.

À ces mots, les Juifs se mirent à discuter vivement entre eux, disant : — Comment cet homme pourrait-il nous donner son corps à manger ? Alors Jésus leur dit : — Oui, vraiment, je vous l’assure : si vous ne mangez pas la chair du Fils de l’homme et si vous ne buvez pas son sang, vous n’aurez point la vie en vous. Celui qui se nourrit de ma chair et qui boit mon sang a la vie éternelle, et moi je le ressusciterai au dernier jour (Jean 6.52-54).

Comme c’est souvent le cas, l’enseignement de Jésus n’est pas compris et une discussion virulente éclate dans la foule à cause de ses paroles. Ce débat prouve que tous les auditeurs du Seigneur ne se présentent pas comme un seul homme contre lui. Cependant, la plupart des Juifs prend toujours les paroles de Jésus à un niveau purement littéral.

C’est ici la quatrième fois que Jésus répète la formule : « vraiment, je vous l’assure », pour appeler ses auditeurs à prêter attention, car ce qu’il va dire est de la plus haute importance. Malgré leur incompréhension, il insiste et répète qu’il faut manger sa chair et ajoute aussi boire son sang, ce qui ne peut qu’être pris symboliquement comme je l’ai déjà dit. Cette métaphore signifie que l’homme doit s’approprier les fruits de la mort de Jésus, qu’il doit entrer avec lui, par la foi, dans une communion intime et personnelle.

Il faut aussi savoir que la Loi de Moïse interdit absolument de consommer du sang sous quelque forme que ce soit. Je lis deux passages à ce sujet :

C’est une ordonnance immuable que vous respecterez de génération en génération partout où vous habiterez : vous ne consommerez aucune graisse, ni aucun sang. Je me retournerai contre tout Israélite ou étranger résidant au milieu d’eux qui consommera du sang, et je le retrancherai de son peuple. Car le sang, c’est la vie de toute créature. Et moi, je vous l’ai donné afin qu’il serve à accomplir sur l’autel le rite d’expiation pour votre vie. En effet c’est parce qu’il représente la vie que le sang sert d’expiation (Lévitique 3.17 ; 17.10-11).

Celui qui enfreignait ce commandement était retranché de son peuple, c’est-à-dire lapidé, condamné à mort à coups de pierres. Dans le judaïsme, le sang remplit une fonction rituelle et est réservé pour l’expiation des péchés et pour rien d’autre. C’est exactement ce que le Christ a accompli sur la croix. Par son sang qui a coulé, il a effacé mes fautes. Les paroles énigmatiques de Jésus ont dû scandaliser et intriguer ses auditeurs. Mais elles sont très claires quand on comprend que le Seigneur parle de l’expiation des péchés par son corps brisé et son sang versé. Cette invitation à s’approprier Jésus est un appel à la foi en lui et à l’acceptation de son enseignement.

Versets 55-57

Je continue.

Car ma chair est vraiment une nourriture et mon sang est vraiment un breuvage. Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi, et moi je demeure en lui. Le Père qui m’a envoyé a la vie en lui-même, et c’est lui qui me fait vivre ; ainsi, celui qui se nourrit de moi vivra lui aussi par moi (Jean 6.55-57).

En mentionnant son sang, Jésus fait une allusion très précise à la mort sanglante qu’il va souffrir. On peut se demande pourquoi le Seigneur a prononcé des paroles qu’il savait seraient mal comprises. Un théologien (Ebrard) répond à cette objection disant : « Il s’agissait d’enfoncer dans ces cœurs durs un aiguillon qui provoquât en eux la réflexion ; de là ces paroles énigmatiques qui, par leur étrangeté même, devaient rester fixées dans la mémoire. Étouffées en apparence, elles pourront revivre et mûrir quand retentira la prédication apostolique de la mort et de la résurrection de Jésus Christ ».

Tout comme la nourriture et la boisson soutiennent la vie physique, la foi personnelle en Jésus donne la vie éternelle à ceux qui croient en lui. En s’identifiant à Jésus, les croyants ont la vie par lui de la même manière que Jésus tire sa vie du Père et demeure en lui. Quand les Israélites mangeaient la manne dans le désert, c’était un acte quotidien aux conséquences temporaires : ça calmait leur faim. Mais Jésus, lui, parce que la vie réside en lui (Jean 1.1,4) donne la vie éternelle à tous ceux qui « se nourrissent de lui ». Cette terminologie plus directe que manger sa chair et boire son sang, exprime l’union du croyant avec la personne du Sauveur, et affirme une communion habituelle et permanente avec lui (verbe au présent).

Versets 58-59

Je continue le texte.

C’est ici le pain descendu du ciel. Il n’est pas comme celui que vos ancêtres ont mangé ; eux, ils sont morts ; mais celui qui mange ce pain-ci vivra pour toujours. Voilà ce que déclara Jésus lorsqu’il enseigna dans la synagogue de Capernaüm (Jean 6.58-59).

Comme Capernaüm était une ville très peuplée, Jésus a certainement fait ce discours devant un auditoire important. Il parlait souvent dans les synagogues; les réunions n’y revêtaient pas un caractère aussi officiel que celui de nos églises traditionnelles car c’était habituellement des laïques qui prenaient la parole. Jésus conclut son exposé en reprenant ses thèmes principaux ; le pain de Moïse ne procure pas la vie éternelle car le salut ne vient pas de la Loi. Dieu a donné le vrai pain de vie, celui qui vient du ciel, et ceux qui placent leur confiance en Jésus possèdent dès à présent la vie éternelle.