Chapitre 6

Verset 60

Les gens n’aiment écouter que ce qui leur caresse les oreilles et n’acceptent guère ce qui n’entre pas dans leur façon de penser, dans leur vision des choses. Quand Jésus était sur terre, il a souvent offusqué les Juifs par sa façon de présenter et expliquer les réalités célestes. Après avoir fait un très long discours sur le pain de vie qui est lui-même, ses auditeurs sont en état de choc. Je continue à lire dans le chapitre 6 de l’évangile selon Jean.

Après l’avoir entendu, plusieurs de ses disciples dirent : — Ce langage est dur, bien difficile à accepter ! Qui peut continuer à l’écouter ? (Jean 6.60).

Jusqu’ici, Jésus a discuté avec les Juifs. Maintenant il a quitté la synagogue, suivi de ses disciples, et ce sont certains d’entre eux qui entrent en scène. Les images employées par Jésus sont choquantes parce qu’elles font référence à des interdits de la Loi, en particulier pour ce qui concerne le sang. Nous on comprend que le Seigneur parle en symboles, mais tous les auditeurs juifs qui ont le coeur froid à son égard les interprètent au premier degré, ce qui fait que de leur point de vue, ils trouvent son enseignement inacceptable. Leur gros problème est qu’ils se préoccupent avant tout de la présence de troupes étrangères sur leur sol et se désintéressent de leur culpabilité personnelle vis-à-vis de Dieu. L’enthousiasme populaire à son égard en tant que Messie politique vient de chuter. Le peuple a compris que Jésus n’a pas l’intention de les délivrer du joug romain. Il accepte bien de guérir les malades et de multiplier les pains, mais à côté de ça, son enseignement est dur, tellement dur que parmi ceux qui l’ont suivi jusqu’ici, certains l’abandonnent parce qu’ils ont compris son discours et ne peuvent pas accepter qu’il doit mourir pour leur salut.

Versets 61-63

Je continue.

Jésus savait fort bien quels murmures ses paroles avaient soulevés parmi eux. C’est pourquoi il leur dit : — Cela vous choque-t-il ? Et si vous voyez le Fils de l’homme remonter là où il était auparavant ? C’est l’Esprit qui donne la vie ; la chair ne sert à rien. Les paroles que je vous ai dites sont Esprit et vie (Jean 6.61-63).

Jésus connait son auditoire. En mettant en opposition la chair et l’Esprit et en parlant de son retour dans la gloire céleste, il augmente encore la pression d’un cran. Sa remontée au royaume des cieux a commencé après la résurrection. Il apparaissait ici et là à ses disciples, mais allait aussi auprès de son Père ; puis l’ascension mit un terme final à son séjour sur terre.

Après être monté au ciel Jésus a envoyé le Saint-Esprit qui est l’instrument de la nouvelle naissance. Sans son intervention, l’homme naturel est livré à sa propre sagesse et totalement incapable de comprendre la personne et l’œuvre du Christ. Alors que la foule estime les paroles de Jésus dures à entendre, celles-ci sont également porteuses de salut à ceux qui lui font confiance. Elles sont esprit et vie parce qu’elles procurent la vie éternelle grâce à l’action régénératrice du Saint-Esprit.

Versets 64-65

Je continue.

Hélas, il y en a parmi vous qui ne croient pas. En effet, dès le début Jésus savait quels étaient ceux qui ne croyaient pas, et qui était celui qui allait le trahir. Aussi ajouta-t-il : — C’est bien pour cela que je vous ai dit : Personne ne peut venir à moi si cela ne lui est accordé par le Père (Jean 6.64-65).

Les paroles de Jésus ne sont ni magiques ni automatiques. La vie qu’il offre doit être reçue par la foi par ceux qui l’écoutent. Les disciples qui l’ont suivi pour entendre sa parole mais qui maintenant rompent avec lui, ne croient pas parce qu’ils n’ont pas ouvert leur cœur à la grâce divine qui seule rend la foi possible.

Les foules de non-croyants sont la preuve s’il en faut une, que la chair ne sert à rien, que l’homme livré à lui-même et à ses seules capacités intellectuelles est totalement incapable de comprendre et de croire en Jésus-Christ.

Verset 66

Je continue le texte.

À partir de ce moment-là, beaucoup de ses disciples l’abandonnèrent et cessèrent de l’accompagner (Jean 6.66).

Jésus a refusé de satisfaire la foule qui voulait faire de lui un Napoléon politique. Il exige de ceux qui veulent le suivre une foi personnelle et inconditionnelle. Il a déjà dit à plusieurs reprises que l’homme naturel est incapable de gagner le salut par ses propres moyens. Ses propos sont mal reçus car très désagréables à entendre, ce qui fait que le rang des disciples s’amenuisent au fil de ses discours pour se réduire à une peau de chagrin.

Verset 67

Je continue.

Alors Jésus, se tournant vers les Douze, leur demanda : — Et vous, ne voulez-vous pas aussi partir ? (Jean 6.67).

Les apôtres sont troublés par le départ d’un grand nombre de gens qui jusqu’ici les accompagnait. Ils ne comprennent pas grand-chose non plus à l’enseignement du Seigneur, mais il leur faut néanmoins faire un choix. Alors Jésus leur lance un défi dans le but de stimuler leur foi. Il veut les éprouver et provoquer en eux une pleine décision, car il réclame un peuple qui lui est entièrement dévoué. Jésus les connaissait assez pour savoir quelle serait leur réponse, mais il voulait l’entendre de leur bouche.

Versets 68-71

Je finis le chapitre 6.

Mais Simon Pierre lui répondit : — Seigneur, vers qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle. Nous, nous avons mis toute notre confiance en toi et nous savons que tu es le Saint, envoyé de Dieu. — N’est-ce pas moi qui vous ai choisis tous les douze ? reprit Jésus. Et pourtant, l’un de vous est un diable. Par ces mots, il désignait Judas, fils de Simon Iscariot, l’un des Douze, qui allait le trahir (Jean 6.68-71).

En tant que porte-parole des apôtres, Pierre fait une belle profession de foi. Il parle en étant pleinement persuadé, avec un saint enthousiasme et un ardent amour pour son Maître. Chaque mot produit cette impression. Il reconnaît en Jésus le Messie, le Saint envoyé par Dieu et il est convaincu que ses paroles sont porteuses de vie.  Cette confession de Pierre a eu lieu dans la ville de Césarée de Philippe (Matthieu 16:13; Marc 8:27; Luc 9:18). Un intervalle de quelques semaines sépare donc cette scène finale du discours prononcé à Capernaüm et c’est pendant ce laps de temps que se sont produites les défections mentionnées.

En ne nommant pas explicitement le traitre, Jésus lui donne l’occasion de se repentir mais il crée aussi une incertitude qui renferme un redoutable avertissement pour tous. À l’opposé de Pierre, Judas est devenu un démon, en quelque sorte, parce qu’il accepte de se laisser influencer par Satan; il est donc pleinement responsable de ses actes. Son attitude à l’égard de Jésus est difficile voire impossible à comprendre car elle appartient au mystère du mal.

Si je vous dis que j’ai dans la main un bâton qui est droit comme un i, vous pouvez facilement vous le représenter parce qu’il n’y a qu’une façon pour un objet d’être rectiligne. Maintenant si je vous dis qu’il est tordu, alors là, il vous est impossible de vous l’imaginer, parce qu’il peut être déformé de mille et une façons différentes. Eh bien le mal est comme ça, imprévisible et incompréhensible. C’est un mystère pour nous. Jésus dit de Judas : « L’un de vous est un diable ! » Quel contraste avec Pierre qui dit : « nous savons que tu es le Saint, envoyé de Dieu. »

Chapitre 7

Versets 1-2

Nous arrivons maintenant au chapitre 7 de l’évangile selon Jean, un passage qui prépare le terrain pour une autre confrontation entre Jésus et ses adversaires, et qui aura lieu à Jérusalem. Je commence à lire.

Après cela, Jésus continua à parcourir la Galilée ; il voulait en effet éviter la Judée où les autorités juives cherchaient à le supprimer. Cependant, on se rapprochait de la fête juive des Cabanes (Jean 7.1-2).

Jean ne veut pas répéter ce que les autres évangiles ont déjà dit ( Matthieu14:34-18:35; Marc 6:53-9:50; Luc 9:18-50). Les événements précédents se sont déroulés entre la Pâque, c’est-à-dire en mars-avril, et  la fête des Cabanes, aussi appelée fête de la récolte ou des moissons, qui a lieu en octobre. C’est l’une des trois célébrations que chaque Israélite homme est tenu d’observer, les deux autres étant la Pâque et la Pentecôte. La fête des Cabanes est la plus grande et la plus joyeuse; elle dure 8 jours et commémore l’époque où après leur sortie d’Égypte, les Israélites vivaient sous des tentes dans le désert. Pendant ces 8 jours, Jérusalem est pleine à craquer car c’est le centre de rassemblement des Juifs venus de tout l’empire romain. C’est un temps de réjouissances avec sonnerie de trompettes et festin continuel. Pendant toute la durée de la fête, les Israélites pieux vivent à l’extérieur de la ville dans des huttes faites de branches d’arbres. La fête des Cabanes comprend certaines cérémonies rituelles; l’une d’entre elles est une procession solennelle qui part chaque jour du temple pour aboutir à la source de Guihon. Alors un prêtre remplit d’eau une cruche en or tandis qu’une chorale chante un passage du prophète Ésaïe qui dit :

Oui, Dieu est mon Sauveur, je me confie en lui et je n’ai plus de crainte, car l’Éternel, l’Éternel est ma force, il est le sujet de mes chants, il m’a sauvé. C’est pourquoi, avec joie, vous puiserez de l’eau aux sources du salut, et vous direz en ce jour-là : Célébrez l’Éternel, invoquez-le, annoncez aux nations ses œuvres et proclamez qu’il est sublime (Ésaïe 12.2-4).

Puis la procession revient au temple pour verser l’eau sur l’autel des holocaustes en souvenir du temps où dans le désert, Dieu a fait jaillir l’eau du rocher pour étancher la soif des ancêtres. Les Juifs illuminaient aussi avec des torches la cour intérieure du complexe du temple pour commémorer la colonne de feu par laquelle l’Éternel guidait le peuple d’Israël quand il voyageait de nuit en direction de la terre promise. Selon l’historien juif Josèphe, les Juifs considéraient la fête des Cabanes comme la plus grande et la plus sainte de toutes les solennités. Les autres évangiles relatent les événements qui se sont passés entre la Pâque et la fête des Cabanes, mais Jean n’en parle pas.

Jésus se sait menacé par les autorités juives qui complotent de le faire mourir. Mais comme son heure d’être exécuté n’est pas encore arrivée, pendant cette dernière année de ministère, Jésus limite la plus grande partie de ses activités à la Galilée et reste discret.

Aujourd’hui encore, Jésus est le personnage historique qui suscite le plus de controverses; il a été haï et blasphémé plus que tout autre être humain et des milliards de gens utilisent son nom pour jurer. En Galilée, et pendant environ 6 mois, Jésus se consacra essentiellement à la formation des 12 et de quelques autres disciples fidèles. Bien qu’un contrat de mort ait été établi contre lui, Jésus monte à Jérusalem pour y célébrer la fête des Cabanes.

Versets 3-5

Je continue le texte.

Ses frères lui dirent alors : — Tu devrais quitter cette région et te rendre en Judée pour que, là aussi, tes disciples puissent voir les œuvres que tu accomplis. Quand on veut être connu, on n’agit pas avec tant de discrétion. Puisque tu accomplis de si grandes choses, fais en sorte que tout le monde le voie. En effet, les frères de Jésus eux-mêmes ne croyaient pas en lui (Jean 7.3-5).

Dans son évangile, Matthieu nomme ces demi-frères de Jésus; il s’agit de Jacques et Jude qui plus tard ont cru en Jésus et même écrit chacun une des épîtres du Nouveau Testament ; les deux autres demi-frères s’appellent José et Simon. Mais à cette époque, tous les quatre sont incrédules et peut-être bien jaloux de leur grand-frère. Ici, ils expliquent à Jésus que comme la capitale religieuse d’Israël est Jérusalem, le débat messianique ne peut pas être réglé en Galilée. Ils ne comprennent pas non plus que Jésus parcourt la Galilée au lieu d’utiliser ses dons de faire des miracles pour aller s’afficher publiquement pour ce qu’il prétend être. Mais le plan de Dieu est très différent des idées humaines. Le Messie se manifestera publiquement, mais seulement après avoir été humilié sur la croix.

Il est quand même surprenant de constater qu’il y a parmi les incrédules beaucoup de gens qui ont vu les miracles de Jésus ainsi que des pseudo-disciples qui ont vécu avec lui jour et nuit. Ici, on découvre que même les membres de sa propre famille ne croient pas qu’il est le Messie. Voilà une nouvelle preuve que la foi en Jésus procède de l’action surnaturelle du Saint-Esprit dans le cœur d’un individu, et non d’un raisonnement de l’intelligence humaine.

Versets 6-7

Je continue le texte.

Jésus leur répondit : — Le moment n’est pas encore venu pour moi. En revanche, pour vous, c’est toujours le bon moment. Le monde n’a aucune raison de vous haïr ; mais moi, il me déteste parce que je témoigne que ses actes sont mauvais (Jean 7.6-7).

Jean fait plusieurs fois la remarque : « Le moment n’est pas encore venu. » Juste avant d’être crucifié, Jésus dira : « Père, l’heure est venue. » Ici, le Seigneur ne suit évidemment pas les conseils de ses demi-frères; comme il n’obéit qu’à la volonté de son Père, Jésus leur dit que pour lui, l’heure n’est pas encore venu de se présenter en public comme le Messie. Eux ils peuvent aller et venir comme bon leur semble parce que le monde n’a pas de haine envers eux. Mais Jésus, lui, est rejeté avec violence car étant une lumière qui luit dans les ténèbres, il révèle à tous leurs fautes et leur hostilité naturelle envers le Père. Le monde a ses religions, ses programmes, ses plans, ses valeurs, mais il ne tient pas compte de la volonté de Dieu.

Versets 8-10

Je continue.

Vous donc, allez à la fête ; pour ma part, je n’y vais pas car le moment n’est pas encore venu pour moi. Après leur avoir dit cela, il resta en Galilée. Cependant, quand ses frères furent partis pour la fête, il s’y rendit lui aussi, mais secrètement, sans se montrer (Jean 7.8-10).

À cette époque, les gens qui se connaissent, qui font partie du même village, font route ensemble pour aller à Jérusalem lors des fêtes solennelles ponctuées par le calendrier juif. C’était pour s’entraider et l’union faisant la force, pour se défendre contre les brigands des grands chemins. Jésus ne veut pas faire route avec eux parce qu’on l’aurait regardé comme au travers d’une loupe, ou comme un animal en cage ce qui l’aurait empêché de poursuivre son ministère. Comme il se sait recherché par les autorités juives, ce n’est que plus tard, à l’écart des mouvements de foules et sur l’ordre de son Père, qu’il entrera discrètement à Jérusalem.

Versets 11-13

Je continue.

Or, pendant la fête, les autorités juives le cherchaient et demandaient : — Où est-il donc ? Dans la foule, les discussions allaient bon train à son sujet. Les uns disaient : — C’est quelqu’un de bien. — Pas du tout, répondaient les autres : il trompe tout le monde. Mais, comme ils avaient tous peur des autorités juives, personne n’osait parler librement de lui (Jean 7.11-13).

Comme tout homme juif doit assister à au moins l’une des trois fêtes obligatoires et que Jésus n’est pas allé à celle de la Pâque et de la Pentecôte, le peuple l’attend pour celle des Cabanes. Le Seigneur est dans une situation précaire parce qu’il est la mauvaise conscience de tous; les autorités religieuses veulent l’arrêter tandis que diverses factions du peuple s’opposent à son sujet. Qu’il ait observé toute la Loi à la lettre et montré de la compassion envers tous ceux qu’il rencontrait importe peu. En effet, les religieux qui mènent le bal, et la foule par le bout du nez, font courir le bruit que Jésus égare les multitudes. Ce faux bruit rappelle les murmures des Israélites contre l’Éternel dans le désert, mais il est aussi de mauvais augure car selon la Loi ainsi que le Talmud, le châtiment requis contre celui qui trompe le peuple est la peine de mort. Qu’une dictature soit religieuse ou politique, elle est tout aussi implacable.

Versets 14-15

Je continue.

La moitié de la semaine de fête était déjà passée, quand Jésus alla au Temple et se mit à enseigner. Les Juifs en étaient tout étonnés et se demandaient : — Comment peut-il connaître à ce point les Écritures, sans avoir jamais étudié ? (Jean 7.14-15).

La fête des Cabanes représente à la fois un événement passé et futur qui est le retour du Seigneur dans la gloire et l’établissement du millénium, le royaume de Dieu sur terre.

Les trois premiers jours de la fête se déroulent sans Jésus et puis tout à coup le voilà au temple en train d’enseigner. Cette stratégie est à la fois plein de sagesse et courageuse. Jésus a eu le temps de s’emparer de l’attention des foules avant que les chefs du peuple aient le temps de réagir. Jésus accomplit aussi, du moins en partie, une prophétie de l’Ancien Testament qui annonce son futur retour en gloire. Je la lis :

Or je vais envoyer mon messager pour aplanir la route devant moi. Et, soudain, il viendra pour entrer dans son Temple, le Seigneur que vous attendez ; c’est l’ange de l’alliance, appelé de vos vœux. Le voici, il arrive, déclare l’Éternel, le Seigneur des armées célestes (Malachie 3.1).

En attendant ce jour de gloire là, Jésus en étonne plus d’un par son enseignement qui correspond à celui d’un grand érudit doté d’une perspicacité spirituelle hors pair. Même ses ennemis sont admiratifs puisqu’ils diront :

Personne n’a jamais parlé comme cet homme (Jean 7.16).

Impressionnés, oui ! Convaincus, non !, car voyez-vous, le CV de Jésus est plutôt léger. Il n’est ni juriste ni théologien et il n’a pas en effet été le disciple de quelque grand rabbin de Jérusalem. Comme tous ses camarades, Jésus est allé au catéchisme qui était enseigné par l’un des responsables de la synagogue de son village et qui consiste en une lecture de l’Ancien Testament et la mémorisation de certains textes importants. Mais cette instruction religieuse qu’il a reçue n’a rien à voir avec le niveau de connaissance et la spiritualité qui lui viennent directement du Père comme il l’a d’ailleurs lui-même affirmé quand il a dit :

Celui qui vient du ciel est au-dessus de tout. Il témoigne de ce qu’il a lui-même vu et entendu. En effet, l’envoyé de Dieu dit les paroles mêmes de Dieu, car Dieu lui donne son Esprit sans aucune restriction (Jean 3.31-32, 34).

Versets 16-17

Je continue le texte.

Jésus leur répondit : — Rien de ce que j’enseigne ne vient de moi. J’ai tout reçu de celui qui m’a envoyé. Si quelqu’un est décidé à faire la volonté de Dieu, il reconnaîtra bien si mon enseignement vient de Dieu ou si je parle de ma propre initiative (Jean 7.16-17).

Le peuple pense qu’une personne aussi instruite doit forcément avoir étudié quelque part, mais la réponse de Jésus pointe vers une possibilité à laquelle ils n’ont pas du tout songé. Ce que le Seigneur enseigne vient directement du Père qui l’a envoyé. Seuls ceux dont l’attitude de cœur est caractérisée par le désir sincère de faire la volonté de Dieu reconnaissent la vérité des paroles du Christ. Celui dont le cœur est endurci a son intelligence obscurcie ce qui le rend incapable de comprendre les vérités célestes. La foi est une condition préalable pour comprendre le message de Jésus, et le contester c’est aussi rejeter le Père. Ici encore, Jésus se confond à Dieu, affirmant une nouvelle fois être son expression, le Logos de l’Éternel.