Chapitre 1

Verset 7

« Dieu est amour » et donc il ne jugera personne » est une croyance répandue, mais qui sort tout droit des antres de l’enfer. S’il est vrai que Dieu est amour, ça ne l’empêche nullement de juger tous ceux qui s’opposent à lui et à sa loi. Il existe beaucoup d’idées préconçues et fausses. Sous l’Ancienne Alliance, les classes supérieures de Juda ont à l’égard de leurs concitoyens une conduite morale exécrable. Mais comme ils font partie du peuple de Dieu, ils s’imaginent être à l’abri du châtiment divin. Vivre avec des convictions est certes louable, mais à condition qu’elles soient ancrées dans la vérité. Or, et comme le prophète Habaquq l’annonce, Juda ne va pas tarder à expérimenter la furie de la colère de Dieu.

Je continue de lire dans le premier chapitre de la prophétie d’Habaquq.

(Je vais faire venir les Chaldéens, peuple féroce et déchaîné.) Il est terrible et redoutable, il garantit lui-même son droit et sa gloire (Habaquq 1.7 ; auteur).

Au prophète qui se plaint du non-respect du droit dans son pays, l’Éternel répond qu’un peuple tyrannique viendra imposer sa propre loi, celle du plus fort au royaume de Juda.

Habaquq personnifie les Chaldéens comme s’il s’agissait d’un seul homme, et il est terrible dans le sens qu’il inspire et respire la terreur. Il décrète lui-même ce qui est juste et ce qui doit prévaloir. Il ne s’inquiète ni de la légitimité de ses actes, ni du droit d’autrui, mais impose à tous sa propre volonté comme étant la loi. Bien qu’idolâtres jusqu’au bout des ongles, dans la réalité, les Chaldéens n’ont ni dieu ni maître, pas de règle sinon ce qu’ils décident par eux-mêmes. Ils attribuent leur gloire et leur supériorité à leurs divinités et à leur puissance et savoir-faire. C’est exactement ce que Nabuchodonosor exprime quand, gonflant la poitrine, il dit :

N’est-ce pas là Babylone la grande que moi j’ai bâtie pour en faire une résidence royale ? C’est par la grandeur de ma puissance et pour la gloire de ma majesté que j’ai fait cela (Daniel 4.27).

Verset 8

Je continue le texte d’Habaquq.

Ses chevaux sont agiles, plus que des léopards, et ils ont du mordant, plus que les loups du soir. Ses coursiers se déploient, ils arrivent de loin (comparez Ésaïe 39.3), ils volent comme l’aigle lorsqu’il fond sur sa proie (Habaquq 1.8).

Alors que les Assyriens sont du genre rouleau compresseur, les armées de Babylone ont perfectionné l’utilisation de la cavalerie et des chars de guerre (Jérémie 4.29 ; 6.23 ; Ézéchiel 23.23, 24) qui leur permettent des manœuvres rapides d’encerclement. Tout comme le feront plus tard les Cosaques, les Chaldéens envahissent un pays et le mettent à feu et à sac.

Le léopard et le loup sont deux prédateurs agiles et surtout très efficaces. Aujourd’hui, on ne parle guère des loups, sauf dans le sud-ouest de la France où ils ont été réintroduits et s’attaquent aux troupeaux de moutons. Mais jusque dans la première moitié du 20e siècle, on les craint surtout dans les campagnes un peu reculées. Ils sont surtout dangereux en hiver quand il y a de la neige et le gibier se fait rare. À la tombée de la nuit, ils s’approchent des villages cherchant quelque chose à se mettre sous la dent. Les habitants restent cloîtrés chez eux ou sortent à plusieurs et armés de fusils. Face à une meute de loups, il suffit d’en blesser un car dès que le sang coule, les autres se jettent sur lui pour le dévorer.

C’est un comique latin qui aurait dit que « l’homme est un loup pour l’homme » (Plaute). Ce dicton s’applique bien aux Chaldéens car ils seront comme des loups envers les grands du royaume de Juda parce que ces derniers se sont eux-mêmes comportés comme des loups ou encore des requins à l’égard de leurs semblables. Le prophète Sophonie écrit :

Ses grands, au milieu d’elle (Jérusalem), sont des lions rugissants, ses juges sont des loups du soir qui, au matin, n’ont plus rien à ronger (Sophonie 3.3).

La comparaison des Chaldéens avec l’aigle revient plusieurs fois dans les écrits du prophète Jérémie (Jérémie 48.40 ; 49.22 ; Lamentations 4.19), et dans les malédictions de la Loi. Dans le livre du Deutéronome, on lit que Moïse dit :

Il (l’Éternel) lancera contre vous, depuis les confins du monde, une nation lointaine dont vous ne comprendrez pas la langue, elle fondra sur vous comme un aigle sur sa proie (Deutéronome 28.49).

Jérémie reproduit également les autres images utilisées par Habaquq. Je lis deux passages :

L’ennemi vient pareil à des nuées d’orage, ses chars sont comme l’ouragan, et ses chevaux plus légers que les aigles ! Malheur à nous : nous sommes dévastés ! (Jérémie 4.13). C’est pourquoi surgira le lion de la forêt pour les frapper, et le loup de la steppe viendra les décimer ; la panthère est tapie près de leurs villes, et tous ceux qui en sortiront se feront déchirer (Jérémie 5.6).

Les Babyloniens attaquent et investissent Jérusalem trois fois et la troisième, ils l’ont totalement détruite.

Verset 9

Je continue le texte.

Oui, les voilà qui viennent tous adonnés à la violence ; l’aspect de leur visage est comme le vent d’est. Voilà les prisonniers rassemblés, innombrables comme les grains de sable (Habaquq 1.9 ; auteur).

L’Éternel continue de répondre à la supplication de son prophète qui a demandé : « Jusques à quand devrai-je crier vers toi : à la violence sans que tu nous délivres. » Les Chaldéens vont régler ce problème vite fait bien fait. Ils vont venir pour donner aux grands du royaume la monnaie de leur pièce, pour être violents et se comporter envers eux comme ces derniers l’ont fait vis-à-vis de leurs compatriotes.

Les Chaldéens sont décrits d’une façon particulièrement terrifiante. Habaquq les compare au « vent d’est » qui vient du désert et détruit toute végétation sur son passage. Jérôme (347-420), un Père de l’Église du 4e siècle (347-420) et le traducteur de la Bible en latin (la Vulgate), explique dans ses commentaires que comme un vent brûlant met fin à la vie de tout ce qui est vert, ceux qui aperçoivent le visage cruel des Chaldéens voient aussi venir leur fin.

Ce « vent d’est » est alors très redouté surtout quand il se transforme en simoun, un mot arabe qui veut dire « poison ». Il s’agit d’un cyclone de sable dont la température peut atteindre 54 C et l’humidité moins de 10 % ce qui dessèche rapidement tout être vivant.

« Les prisonniers […] innombrables comme les grains de sable », est une hyperbole qui désigne une grande quantité aussi bien de captifs que de butin.

Verset 10

Je continue le texte.

Partout, ce peuple traite les rois avec mépris, et il se rit des princes et de toutes leurs forteresses ; il élève contre elles des terrasses de siège et s’en empare (Habaquq 1.10).

Les Babyloniens ont pour coutume de ridiculiser les rois vaincus en les donnant publiquement en spectacle. Ils leur infligent aussi des traitements extrêmement cruels et c’est ce qu’ils ont fait à Sédécias, le dernier roi de Juda. Certes, Sédécias est un méchant homme mais quand même. Dans le second livre des Rois, on lit :

Ils égorgèrent les fils de Sédécias sous ses yeux, puis on creva les yeux à Sédécias et on le lia avec une double chaîne de bronze. Après cela, on le déporta à Babylone (2Rois 25.7).

Les Babyloniens se moquent également des fortifications dans lesquelles les habitants des villes placent leur confiance. Ils construisent simplement « des terrasses de siège », littéralement « des amoncellements de terre » devant les murailles ; c’est un remblai qui a la forme d’une rampe et qui une fois terminée permet aux assaillants de courir les armes à la main jusqu’au sommet du mur, de pénétrer à l’intérieur de la ville fortifiée et de la prendre, une façon de faire souvent employée dans les temps antiques. Les monuments assyriens ont souvent des représentations de ces terrassements et on en parle dans les second livre de Samuel, des Rois et dans Ézéchiel (2Samuel 20.15 ; 2Rois 19.32 ; 25.1 ; Ézéchiel 4.2). Cependant, ce sont les Babyloniens qui perfectionnent ces terrasses de siège et c’est de cette manière qu’ils ont investi Jérusalem. Dans le second livre des Rois, on lit :

La neuvième année de son règne, le dixième jour du dixième mois, Nabuchodonosor, roi de Babylone, vint avec toute son armée attaquer Jérusalem ; il établit son camp devant la ville et construisit des terrassements tout autour (2Rois 25.1).

Verset 11

Je continue le texte.

Puis il fonce comme le vent et dépasse les limites. Il se charge de crimes, car sa puissance est son dieu (Habaquq 1.11 ; auteur).

Les Chaldéens se rendent immensément coupables devant l’Éternel, non seulement par leur cruauté envers les peuples conquis et en particulier Juda, mais aussi et surtout parce qu’ils attribuent leurs succès militaires à leur puissance dont ils se glorifient et font leur dieu. Outrepassant leur mission de châtier le peuple élu, « ils se chargent de crimes ».

Ces paroles qui se trouvent dans la bouche même de l’Éternel sous-entendent que les Babyloniens seront punis à leur tour. Par leurs actions, ils creusent leur tombe et comme je l’ai déjà dit, elle a été vite creusée et c’est le Perse Cyrus le grand qui fut leur fossoyeur. Il a pris Babylone et l’a rasée.

Verset 12

Nous arrivons maintenant à une nouvelle section du premier chapitre et du livre d’Habaquq. La première section que je viens de commenter est tout à fait inhabituelle de la part d’un prophète de l’Éternel ; elle vaut donc la peine qu’on s’y arrête quelques instants. Contrairement aux autres livres prophétiques, Habaquq commence son oracle par une prière dans laquelle il expose à l’Éternel ce qui le tient à cœur. Il souffre en effet de voir l’injustice, l’iniquité, la violence et l’oppression régner en Juda, et demande donc à Dieu pourquoi il n’intervient pas pour remédier à cette situation. Il semble bien que le prophète ait déjà prié dans ce sens plusieurs fois, mais sans obtenir de réponse puisqu’il répète deux fois « jusques à quand » :

Jusques à quand, ô Éternel, appellerai-je à l’aide sans que tu entendes mon cri ? Jusques à quand devrai-je crier vers toi… (Habaquq 1.2).

Cette fois-ci cependant, l’Éternel lui répond et lui dit qu’il va intervenir d’ici peu pour punir son peuple en faisant venir les Chaldéens après qu’ils auront créé une nation terrible et redoutable. Elle n’existe pas encore mais se prépare dans l’ombre de l’Assyrie encore toute puissante, mais plus pour bien longtemps. Ce nouvel empire sèmera la violence et nul ne pourra l’arrêter. Il imposera sa domination et son propre droit au royaume de Juda qu’il effacera même de la carte du Moyen-Orient. En annonçant l’avènement d’un règne de terreur et de violence cent fois pire que celui qui règne en Juda et que déplore Habaquq, l’Éternel apporte à son prophète une réponse, mais elle se situe aux antipodes de ce qu’il espérait et Habaquq tombe des nues. Je continue le texte.

N’es-tu pas depuis l’origine, ô Éternel ? Tu es mon Dieu, mon Saint, nous ne mourrons pas. O Éternel, toi le rocher, c’est pour exécuter le jugement que tu as suscité ce peuple, et tu l’as rendu fort pour qu’il soit l’instrument du châtiment (Habaquq 1.12 ; auteur).

L’avènement du règne de violence des Chaldéens que l’Éternel vient d’annoncer trouble beaucoup Habaquq. Avec pour dieu leur force militaire, selon une perspective humaine, les Chaldéens peuvent facilement mettre définitivement fin à l’existence de Juda. Mais le Dieu d’Israël est l’Éternel, « celui qui est » de toute éternité, et qui sous ce nom même (Exode 3.14 ; 6.2-3) a conclu une alliance avec son peuple. Bien que le cœur et les pensées d’Habaquq soient tout aussi secoués qu’un navire dans une mer tourmentée, le prophète s’accroche à son Dieu parce qu’il est son point d’ancrage, son amarre et son rocher. Habaquq se remémore les paroles de Moïse dans le livre du Deutéronome, et du roi David dans les psaumes 18 et 31qui disent :

Il (l’Éternel) est comme un rocher, ses œuvres sont parfaites, tout ce qu’il fait est juste. Il est un Dieu fidèle qui ne commet pas d’injustice, c’est un Dieu juste et droit (Deutéronome 32.4). L’Éternel est ma forteresse, mon rocher, mon libérateur. Il est mon Dieu, le roc solide où je me réfugie. Il est mon Sauveur tout-puissant, mon rempart et mon bouclier (Psaumes 18.3 ; comparez Psaumes 31.4).

Habaquq reprend confiance et courage car il sait que l’Éternel veut punir son peuple et non pas le faire disparaître. Tout comme les Assyriens avant eux, les Chaldéens sont le moyen que Dieu utilise pour châtier Israël, mais ensuite les Chaldéens subiront le même sort que leurs prédécesseurs (comparez Ésaïe 10.5).

En disant : « nous ne mourrons pas », Habaquq exprime la certitude qu’une fois le châtiment exécuté par les Chaldéens contre le peuple de Dieu, celui-ci ressortira du creuset vivant et purifié. C’est aussi ce qu’exprime le prophète Jérémie quand il dit :

Sois donc sans crainte, Jacob mon serviteur, déclare l’Éternel, car je suis avec toi. Je ferai table rase ; de toutes les nations parmi lesquelles je t’ai dispersé, mais je ne ferai pas table rase de toi ; cependant, je te châtierai selon ce qui est juste ; je ne te laisserai certainement pas impuni (Jérémie 46.28).

« Nous ne mourrons pas » s’applique aux Israélites qui ont toujours eu et auront toujours un avenir jusqu’au jour où Jésus-Christ, en tant que Messie, reviendra sur terre pour y établir son royaume de mille ans, et accomplir ainsi toutes les promesses que l’Éternel a faites à son peuple depuis Abraham. Mais en attendant ce jour glorieux, la promesse de ne pas mourir et donc de vivre s’applique bien sûr à tous ceux qui placent leur confiance en Jésus. En effet, le Seigneur a dit à Marthe, la sœur du défunt Lazare :

Je suis la résurrection et la vie […]. Celui qui place toute sa confiance en moi vivra, même s’il meurt. Et tout homme qui vit et croit en moi ne mourra jamais (Jean 11.25-26).

Quand on y réfléchit tant soit peu, la déclaration de Jésus est extraordinaire, éblouissante. Qui d’autre que lui a jamais osé affirmer être la source de la vie et avoir le pouvoir de ressusciter les morts ? Non seulement Jésus prononce ces paroles sublimes mais il prouve qu’il dit la vérité en ordonnant « d’une voix forte » pour que toute la foule entende : « Lazare, sors de là ! » Ça, c’est la partie facile. Le plus extraordinaire est la suite. Le texte dit : « Et voici que le mort sortit du tombeau » (Jean 11.43-44).

L’apôtre Jean écrit :

Qui place sa confiance dans le Fils possède la vie éternelle. Qui ne met pas sa confiance dans le Fils ne connaît pas la vie ; il reste sous le coup de la colère de Dieu (Jean 3.36). Celui qui a le Fils a la vie. Celui qui n’a pas le Fils de Dieu n’a pas la vie (1Jean 5.12).

Même si le fait d’aller au catéchisme est tombé en désuétude, beaucoup de personnes ont quand même reçu le baba d’une éducation religieuse et donc entendu parler de Jésus. Mais la plupart font leur bonhomme de chemin sans tenir compte de lui. Ce choix conscient de rejeter le Seigneur n’est rien d’autre qu’un suicide spirituel, une folie qui s’opère en partenariat avec le diable. Dans la seconde épître aux Corinthiens, l’apôtre Paul écrit :

Si notre Évangile demeure “ voilé ”, il ne l’est que pour ceux qui vont à la perdition, pour les incrédules. Le dieu de ce monde a aveuglé leur esprit et les empêche ainsi de voir briller la lumière de la Bonne Nouvelle qui fait resplendir la gloire du Christ, lui qui est l’image de Dieu (2Corinthiens 4.3-4).

Verset 13

Je continue le texte d’Habaquq.

Tes yeux sont bien trop purs pour accepter de voir le mal, tu ne peux supporter de voir l’homme affligé par l’injustice. Pourquoi supportes-tu la vue des traîtres ? Pourquoi gardes-tu le silence quand l’impie engloutit un plus juste que lui ? (Habaquq 1.13 ; auteur).

Au début du livre, Habaquq exprime sa confusion à l’Éternel en lui demandant pourquoi lui, prophète, est obligé d’être témoin du mal et de l’injustice qui sévissent dans le royaume de Juda alors que Dieu, lui, ne réagit pas et semble même indifférent. Ici, Habaquq change son fusil d’épaule et passe d’un problème à un autre ; il est tout aussi perplexe que précédemment mais pour une autre raison. Alors qu’auparavant c’était l’oppression des faibles par les forts qui le tourmentait, maintenant ce qu’il ne s’explique pas est comment Dieu peut utiliser une nation cent fois plus méchante que Juda pour punir cette dernière.

Le raisonnement d’Habaquq est le suivant : le mal est tout ce qu’il y a de plus contraire à la nature divine. Dans sa sainteté, l’Éternel ne peut pas accepter l’iniquité et la méchanceté et doit donc punir les coupables. Dans le psaume 5, le psalmiste écrit :

Car tu n’es pas un Dieu qui prend plaisir au mal. Celui qui est méchant n’est pas reçu chez toi. Les insolents ne peuvent pas subsister devant toi. Tu hais tous ceux qui font le mal (Psaumes 5.5-6).

Deuxièmement, dans la pensée du prophète, parce qu’il est miséricordieux, Dieu ne supporte pas la vue de l’homme qui souffre à cause de l’injustice, or, il va permettre aux Chaldéens d’envahir Juda, d’investir Jérusalem, de la réduire en ruines, de massacrer une partie de sa population et d’en emmener une autre partie en exil. Ce que l’Éternel a l’intention de faire paraît contradictoire à sa nature. Comment peut-il se servir d’une nation sans foi ni loi, impie et cruelle pour juger son peuple ? Cela paraît tellement injuste !

Voilà toute l’interrogation que le prophète place devant son Dieu. Et l’injustice ne s’arrête pas là, car les Chaldéens ne vont pas se contenter de punir ceux qui parmi le peuple le méritent ; ils ne vont pas faire dans la dentelle, de distinction ni de quartier. Les justes, les fidèles en Israël, vont également pâtir de cette invasion car ils seront enveloppés dans la catastrophe qui va frapper le royaume de Juda et ils souffriront de la domination chaldéenne au même titre que les Juifs impies.

Une grande vérité universelle est que tous les êtres humains sont solidaires. Qu’ils le veuillent ou pas, ils sont dans le même bateau et si ce dernier coule, tout le monde va à l’eau. Voilà bien une autre raison pour laquelle il est important pour tout homme de posséder une bouée de sauvetage à laquelle il peut s’accrocher quand son monde s’écroule autour de lui. Or le seul Sauveur, car il n’y en a qu’un, est Jésus-Christ.