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27 juin 2024

Psaumes 5.1 – 7.18

Psaume 5

Introduction

Qu’est-ce que tous les êtres humains ont en commun ? Telle quelle, cette question n’a pas de sens parce que nous avons des tas de similarités à tous les niveaux, que ce soient physique, psychologique, émotionnel, aspiration, les besoin, etc. cela dit, je crois quand même me souvenir avoir appris qu’un de nos principaux dénominateurs communs est la recherche du bonheur ou tout au moins du bien-être, c’est-à-dire ne pas souffrir. Ce désir est tout à fait légitime et fait d’ailleurs partie de la philosophie du bouddhisme. Mais comme chacun sait, on ne peut indéfiniment supprimer toutes les causes de douleur, car comme le dit si bien un texte du livre de Job :

L’homme est né pour la souffrance comme les étincelles pour voler (Job 5.7).

Une personne normalement constituée n’est pas masochiste ; elle n’apprécie pas les coups de bâton. Voilà pourquoi, depuis la nuit des temps les hommes cherchent du secours en invoquant Dieu. C’est l’expérience de la plupart des auteurs des Textes Sacrés et surtout du roi David qui a écrit des psaumes de supplication, dont le 5e qui est aussi une prière du matin. Il l’a rédigé alors que sa vie est gravement menacée. Dans sa détresse, il invoque l’Éternel et exprime sa confiance en lui. Il souligne la justice et la sainteté de Dieu, et sa grâce qui lui permet d’obtenir sa faveur. Puis il demande la destruction de ses adversaires et enfin il chante sa joie en l’Éternel. Ce psaume fait partie d’un groupe qui fait un pont entre le 3e et le 7e qui sont tous deux des psaumes messianiques.

  • Ces 3 psaumes, 4, 5 et 6, sont d’abord l’expérience personnelle de David.
  • Mais en second lieu, elle prophétise l’expérience d’Israël à la fin des temps, lorsque la nation sera persécutée par l’Antichrist.
  • En troisième lieu, ces 3 psaumes sont applicables à tous les croyants de tous les temps qui souffrent à cause de leur foi.

Quelqu’un a défini le ton et le caractère du Psaume 5 de la façon suivante :

C’est une prière de foi exprimée par un cœur qui discerne, d’une part que Dieu est le bouclier et le rémunérateur de ceux qui le cherchent, et d’autre part que les fidèles doivent constamment faire face au mal et à l’impiété. En fait, le thème essentiel de ce psaume est l’âme affligée à cause d’une adversité excessive. On y découvre que la patience est générée par la persécution et la joie du psalmiste déborde à cause de la certitude de sa délivrance même si celle-ci est reportée pour des raisons cachées dans l’amour de Dieu.

Verset 1

Je commence maintenant à lire le Psaume 5.

Dédié au chef de chœur. À chanter avec accompagnement d’instruments à vent. Un psaume de David. Ô Éternel, écoute mes paroles et entends mes soupirs ! Ô toi, mon Roi, mon Dieu, sois attentif à mon appel, car c’est toi que je prie. Éternel, depuis l’aube, ma voix se fait entendre, car, dès le point du jour, je me présente à toi, et puis j’attends… (Psaumes 5.1-4).

La récitation de ce psaume est accompagnée de flûtes et sans doute d’un chœur de Lévites.

Le premier acte de David quand il se réveille est d’invoquer Dieu. Les pronoms possessifs « mon roi », « mon Dieu » impliquent une relation personnelle entre David et l’Éternel.

Tôt le matin, avant d’être accaparé par les soucis du jour, est le moment idéal pour prier. C’est l’occasion de préparer sa journée en demandant à Dieu sa protection et la sagesse pour bien mener sa barque. Après avoir fait appel à l’Éternel, l’homme de foi attend avec confiance son intervention, une attente fondée sur le caractère miséricordieux de Dieu.

Versets 5-7

Je continue.

Car tu n’es pas un Dieu qui prend plaisir au mal. Celui qui est méchant n’est pas reçu chez toi. Les insolents ne peuvent pas subsister devant toi. Tu hais tous ceux qui font le mal. Tu fais périr tous les menteurs. Les assassins et les trompeurs sont en horreur à l’Éternel (Psaumes 5.5-7).

Les insolents sont les orgueilleux qui prétendent pouvoir se passer de Dieu, qui ne se soumettent pas sa Loi et qui font comme bon leur semble. Quand on ouvre son journal du matin ou regarde les informations à la télé, les nouvelles sont mauvaises à 99 %. Il y a quelques calamités naturelles, mais elles sont négligeables par rapport au mal perpétré par les hommes. Du simple meurtre aux massacres organisés en passant par toutes les formes de corruption possibles et imaginables, la planète doit sans cesse subir les soubresauts de scandales à répétition. Dieu en est affligé. La méchanceté des hommes lui déplaît fortement parce qu’il est saint et qu’il n’y a pas en lui le moindre soupçon de vice. Le prophète Habaquq et l’apôtre Jean, écrivent respectivement :

Tes yeux sont bien trop purs pour accepter de voir le mal, tu ne peux supporter la vue de l’iniquité. Dieu est lumière, et il n’y a point en lui de ténèbres (Habaquq 1.13 ; 1Jean 1.5).

Les impies semblent souvent triompher, mais Dieu a clairement déclaré qu’un jour ils seront châtiés. A la fin du livre de l’Apocalypse, l’apôtre Jean écrit :

Quant aux lâches, aux infidèles, aux dépravés, meurtriers et débauchés, aux magiciens, aux idolâtres et à tous les menteurs, leur part sera l’étang ardent de feu et de soufre, c’est-à-dire la seconde mort (Apocalypse 21.8).

Verset 8

Je continue le Psaume 5.

Par ta grâce infinie, je peux entrer dans ta maison et, en te révérant, me prosterner et t’adorer dans ton saint Temple (Psaumes 5.8).

David ne se vante pas de ses vertus, mais loue le Seigneur pour sa grâce qui lui permet d’entrer au temple dans sa présence pour l’adorer le visage contre terre.

Versets 9-10

Je continue.

Éternel, conduis-moi, toi qui es juste, car j’ai des ennemis. Aplanis le sentier que tu veux que j’emprunte. Dans leurs propos, tout est malice, et ils ne pensent qu’à détruire. Dès qu’ils se mettent à parler, on dirait un tombeau qui s’ouvre ; leur langue se fait enjôleuse (Psaumes 5.9-10).

À cause des dangers qui le menacent, David se tourne vers Dieu avec encore plus d’empressement. La dernière phrase est citée dans l’ancienne version grecque par l’apôtre Paul quand dans son épître aux Romains, il décrit l’homme en disant :

Leur gosier ressemble à une tombe ouverte, leur langue sert à tromper (Romains 3.13).

L’une des tares de l’être humain est qu’il contrôle rarement sa langue mais l’utilise souvent pour flatter, mentir, tromper, menacer, calomnier et mal dire. Comme un tombeau il exhale la pourriture.

Verset 11

Je continue.

Ô Dieu, fais-leur payer leurs crimes et que, par leurs machinations, ils provoquent leur propre ruine, et, pour leurs méfaits répétés, ô Dieu, qu’ils soient chassés car ils te sont rebelles (Psaumes 5.11).

Le psalmiste est victime de ses ennemis, mais au lieu de chercher à se venger, il invoque l’Éternel. On trouve plusieurs fois ce genre de prière dite imprécatoire, dans les psaumes. C’est une demande de justice expéditive afin que Dieu empêche le méchant de nuire au fidèle. Sous le régime de la grâce, le peuple de Dieu prie également pour la conversion des impies.

Dans une parabole de l’évangile selon Luc, Jésus raconte l’histoire d’un juge qui méprise Dieu et ses concitoyens. Mais parce qu’une pauvre veuve lui tambourine sans arrêt les oreilles, de guerre lasse, il accepte finalement de lui faire justice. Je lis le passage :

Il y avait dans une ville un juge qui ne révérait pas Dieu et n’avait d’égards pour personne. Il y avait aussi, dans cette même ville, une veuve qui venait constamment le trouver pour lui dire : “ Défends mon droit contre mon adversaire. ” Pendant longtemps, il refusa. Mais il finit par se dire : “ [..], cette veuve m’ennuie ; je vais donc lui donner gain de cause pour qu’elle ne vienne plus sans cesse me casser la tête ” (Luc 18.2-6).

Puis Jésus conclut, en disant :

Alors, pouvez-vous supposer que Dieu ne défendra pas le droit de ceux qu’il a choisis et qui crient à lui jour et nuit, et qu’il tardera à leur venir en aide ? Moi je vous dis qu’il défendra leur droit promptement (Luc 18.7-8).

Même si Dieu est absolument souverain et que nul ne peut lui dicter quoi que ce soit, ceux qui l’invoquent avec persévérance l’influencent. C’est l’un des mystères de la prière.

Pour des raisons que nous ne comprenons pas entièrement, Dieu permet au mal de prospérer. Ce qui se passe sur notre planète est révoltant. Mais comme je le dis de temps en temps, un jour l’Éternel réglera ses comptes. Le hic est qu’il va juger tout le monde, aussi bien les pires criminels que vous et moi. Alors avant de jeter la pierre à l’impie, il est sage de faire son examen de conscience. De plus, sous le régime de la grâce, les croyants sont appelés à pardonner à leurs ennemis et non pas à demander leur destruction. Jésus dit et l’apôtre Paul écrit :

Vous avez appris qu’il a été dit : “ Tu aimeras ton prochain et tu haïras ton ennemi. ” Eh bien, moi je vous dis : Aimez vos ennemis et priez pour ceux qui vous persécutent. Mes amis, ne vous vengez pas vous-mêmes, mais laissez agir la colère de Dieu, car il est écrit : C’est à moi qu’il appartient de faire justice ; c’est moi qui rendrai à chacun son dû (Matthieu 5.43-44 ; Romains 12.19).

Jésus a été brutalement fouetté puis crucifié, pourtant, il ne s’est pas défendu alors qu’il le pouvait. Il s’en est entièrement remis à son Père, le juste juge et il désire que nous suivions son exemple.

Versets 12-13

Je finis le Psaume 5.

Mais que tous ceux qui trouvent un refuge en toi soient à jamais dans l’allégresse et chantent de joie, car ils sont sous ta protection ; et que tous ceux qui aiment ton nom se réjouissent en toi. Car tu bénis le juste Ô Éternel, et tu le couvres de ta grâce, comme d’un bouclier (Psaumes 5.12-13).

Comme dans beaucoup d’autres psaumes, celui-ci se termine sur une note encourageante. Même si David éprouve des sentiments douloureux en voyant les impies à l’œuvre, c’est le sentiment de joie qu’il trouve auprès de l’Éternel qui finalement l’emporte. Le croyant sait que la justice aura son cours et que le dernier mot de l’histoire humaine sera : « Louange à l’Éternel ! » La louange est mentionnée plus de 70 fois dans les psaumes. Celui qui aime le nom de l’Éternel, qui il est et ce qu’il révèle de son caractère, est considéré comme juste.

Psaume 6

Introduction

Nous arrivons à un psaume de supplication que l’Église primitive a classé parmi 7 qui sont dits de repentance (Psaumes 32 ; 38 ; 51 ; 102 ; 130 ; 143). Dans le Psaume 6, David se sent sous le poids de la colère de Dieu et le sentiment poignant d’être abandonné par lui accable son âme. Les circonstances de ce châtiment ne se trouvent pas dans les livres historiques.

Versets 1-2

Je commence à lire le Psaume 6.

Au chef de chœur. Un psaume de David, à chanter avec accompagnement de harpes à huit cordes. Éternel, mon Dieu, dans ta colère ne me punis pas et, dans ton courroux, ne me châtie pas ! Éternel, aie pitié de moi, car je suis sans force. Ô Éternel, guéris-moi, car, de tous mes membres, vois : je suis tremblant. Je suis en plein désarroi. (Litt. Mon âme est toute troublée). Quand viendras-tu donc, Éternel, à mon secours ? (Psaumes 6.1-4).

David est dans une très grande détresse, épuisé physiquement et moralement. Dans sa supplication, il implore la miséricorde divine pour que son châtiment ne soit pas prolongé afin qu’il ne meure pas, ce qui dénote sa sévérité. Jésus s’est approprié cette parole quand il a dit : « Mon âme est toute troublée (Jean 12.27). » Souvent dans des psaumes qui ne sont pas prophétiques, telle parole se trouve pleinement réalisée dans la vie du Sauveur.

Versets 5-6

Je continue.

Ne voudrais-tu pas revenir vers moi pour me délivrer ? Dans ton amour, sauve-moi ! Car ceux qui sont morts ne sont plus capables de parler de toi ! Qui peut te louer au séjour des morts ? (Psaumes 6.5-6).

Le séjour des morts, le Schéol des Hébreux est décrit comme un lieu sous terre, où règnent d’épaisses ténèbres et le plus profond silence. Les morts ne peuvent rien faire et sont privés de toute relation. Ce n’est pas l’anéantissement, mais ce n’est pas la vie non plus.

David ne fait valoir aucun mérite mais il demande la délivrance, d’une part, sur la base de l’amour de Dieu à son égard malgré ses fautes, et d’autre part, s’il meurt, il ne pourra plus célébrer l’Éternel, ce qui est une touchante manifestation de la piété du doux chantre d’Israël, qui sait que la vie n’a de valeur qu’en ce qu’elle offre la possibilité de glorifier Dieu. C’est maintenant et ici-bas que le fidèle livre combat pour le royaume de Dieu contre le mal, car une fois dans l’Au-delà, c’est fini.

Versets 7-8

Je continue.

Or, à force de gémir, je suis épuisé, et, durant la nuit, sur mon lit, je pleure ; ma couche est trempée, inondée de larmes. Mes yeux sont usés, tant j’ai de chagrin, ils n’en peuvent plus. Ils dépérissent à cause de mes ennemis (Psaumes 6.7-8).

David est pris entre deux feux. Il est à bout de force à cause de la maladie ou d’une blessure et il est poursuivi par ses ennemis. Les psaumes donnent rarement des détails afin que chacun puisse se reconnaître dans la souffrance décrite par l’auteur. En effet, s’il était précisé que David a pris un coup d’épée en combattant, comment pourrais-je m’identifier à lui ?

De toute façon, le point focal du passage est la miséricorde divine et nous en avons tous besoin à chaque instant de notre vie. Cette expérience de David fait penser aux passages des Écritures qui prophétisent les souffrances du Christ (comparer Hébreux 5.7). Le fait que lui aussi a souffert de la part des hommes durant sa vie, a été d’un grand réconfort à tous les croyants de tous les temps, qui ont dû subir des persécutions à cause de leur foi.

Psaume 7

Versets 1-3

Nous arrivons au psaume 7, le suivant, qui est aussi une supplication de David à l’occasion d’une persécution dirigée contre lui. Je commence à le lire.

Complainte de David qu’il chanta au Seigneur au sujet de ce que Kouch le Benjaminite avait dit. Ô Éternel, mon Dieu, en toi, j’ai un refuge viens, sauve-moi de ceux qui me poursuivent ! Viens donc me délivrer ! Sinon, comme un lion, ils va me déchirer, je serai mis en pièces sans que personne ne vienne à mon secours (Psaumes 7.1-3).

Kouch fait partie de la cour du roi Saül mais n’apparaît nulle part ailleurs dans les Écritures. Il représente le mal personnifié et préfigure l’Antichrist qui persécutera Israël à la fin des temps. Dans les psaumes, les ennemis sont souvent comparés à des bêtes sauvages et surtout aux lions, fréquents en Palestine. D’ailleurs dans sa première épître, l’apôtre Pierre compare le diable à un lion (1Pierre 5.8).

Versets 4-6

Je continue.

Ô Éternel, mon Dieu, si j’ai agi comme on me le reproche, si j’ai commis un crime, si j’ai causé du tort à mon ami, si, sans raison, j’ai dépouillé mon adversaire, alors, qu’un ennemi se mette à me poursuivre, qu’il me rattrape et me piétine, qu’il traîne mon honneur dans la poussière. — Pause (Psaumes 7.4-6).

Sous la forme d’un serment, David affirme solennellement et avec véhémence qu’il est innocent d’avoir comploté contre le roi Saül.

Versets 7-10

Je continue.

Ô Éternel, dans ta colère, dresse-toi contre la furie de ceux qui sont mes adversaires et veille à mes côtés, toi qui as établi le droit. Que les nations s’assemblent autour de toi, et toi, domine-les des hauteurs de ton trône. Ô Éternel, toi le juge des peuples, rends-moi justice, et agis selon ma droiture ! Qu’il me soit fait selon mon innocence ! Mets donc un terme aux méfaits des méchants, et affermis le juste, toi qui es juste et qui sondes les cœurs et les désirs secrets (Psaumes 7.7-10).

Dans les Écritures, le cœur est le siège de la pensée et de la volonté. La prière est le principal recours de l’homme pieux. Face à la calomnie, il ne réplique pas mais s’en remet au juste juge de toute la terre. Dieu est le seul apte à décider, car lui seul peut lire dans les cœurs et sonder les motivations des hommes. Ce passage soulève le problème de la souffrance du juste et de l’innocent. Les Écritures expliquent bien l’origine du mal, mais pas pourquoi il semble frapper n’importe qui à l’aveuglette. C’est un mystère. Une fois dans l’éternité, nous comprendrons, mais pour le moment nous devons faire confiance à Dieu qui sait ce qu’il fait et contrôle tout.

Versets 11-14

Je continue.

Dieu est mon bouclier. Il sauve qui a le cœur droit. Dieu est un juste juge, qui, chaque jour, fait sentir son indignation. Si le méchant ne revient pas à lui, Dieu aiguise son glaive, il tend son arc et se met à viser, Il se prépare des armes meurtrières, et il apprête des flèches enflammées (Psaumes 7.11-14).

Dans l’Antiquité, on enduisait les flèches de goudron pour incendier les villes assiégées. Il est réconfortant de savoir que les auteurs d’atrocités devront répondre de leurs crimes. La  vengeance appartient à Dieu et il jugera les crimes odieux, mais aussi les moindres fautes car toutes devront être expiées. Soit leurs auteurs devront les porter soit Jésus les a payées.

Verset 18

Je continue plus loin et finis ce psaume.

Je louerai l’Éternel pour sa justice, je célébrerai par des chants le Dieu très-haut (Psaumes 7.18).

Commencé par un cri de détresse, le psaume se termine par la louange parce que Dieu est juste et répond au malheureux qui fait appel à son jugement.

Commentaire biblique radiophonique écrit par le pasteur et docteur en théologie : Vernon McGee (1904-1988) et traduit par le pasteur Jacques Iosti.

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