Chaprithe 5

Introduction

Les Jeux olympiques de l’Antiquité ont débuté en 776 av. J-C au Péloponnèse, la péninsule sud de la Grèce. Ils se déroulent alors tous les 4 ans et continuent ainsi jusqu’en l’an 373 de notre ère, soit pendant 1149 ans. Les épreuves les plus pratiquées sont les courses de vitesse et d’endurance : le sprint le second jour, une course hippique et le pentathlon le 3e jour, la course de fond le 5e jour, et pour clore la fête olympique a lieu la compétition des Hoplites. Ce sont des soldats d’infanterie qui doivent courir 400 m avec casque, bouclier et jambières. Tout porte à penser que l’apôtre Paul est un grand amateur de sports et il est même fort possible qu’il ait assisté à des jeux olympiques parce qu’on sait qu’il s’est rendu au moins deux fois au Péloponnèse. D’ailleurs, sa métaphore préférée est de comparer la vie chrétienne à une course à pied, ce qu’il fait à plusieurs reprises dans ses lettres. Par exemple, dans sa première épître aux Corinthiens, il écrit : Ne savez-vous pas que, sur un stade, tous les concurrents courent pour gagner et, cependant, un seul remporte le prix ? Courez comme lui, de manière à gagner. Tous les athlètes s’imposent une discipline sévère dans tous les domaines pour recevoir une couronne, qui pourtant sera bien vite fanée, alors que nous, nous aspirons à une couronne qui ne se flétrira jamais (1Corinthiens 9.24-25).

Verset 7

Je continue à lire dans le chapitre 5 de l’Épître aux Galates.

Vous couriez si bien ! Qui vous a coupés le chemin de l’obéissance à la vérité ? (Galates 5.7).

La vérité est à la fois la Parole de Dieu, la personne du Christ et l’Évangile qui proclame que le salut s’obtient exclusivement par la foi en lui. Les Galates ont bien commencé la course chrétienne, mais on s’est mis en travers de leur route pour les arrêter. Il s’agit bien évidemment des Judaïsants qui se sont introduits dans les églises des Galates.

Si l’apôtre utilise le singulier qui, c’est peut-être parce qu’il fait allusion à quelqu’un de bien précis, comme le chef de bande. Ou alors ce qui au singulier revêt un sens général et désigne tous les Judaïsants. En tout cas, ces perturbateurs légalistes ont réussi à détourner ces jeunes chrétiens de la voie de la vérité qui conduit à la vie éternelle. Immatures et sans discernement spirituel, ils ont été trompés par les faux-frères venus de Jérusalem qui, on peut être sûr, leur en ont mis plein la vue. Maintenant, sous leur influence, les Galates essaient d’atteindre la ligne d’arrivée, c’est-à-dire devenir juste devant Dieu, par leurs propres efforts en obéissant à la Loi plutôt qu’en faisant confiance à Jésus-Christ seul.

Verset 8

Je continue le texte.

Une telle influence ne vient en tout cas pas de celui qui vous a appelés (Galates 5.8).

Les mensonges que les Galates sont sur le point d’embrasser ne viennent pas de Dieu qui les a appelés par la simplicité de l’Évangile à suivre le Christ. Ils se sont laissés séduire et entraîner par un autre appel, un faux, dans un chemin de malédiction. Même si l’apôtre ne le dit pas explicitement, d’après ses autres épîtres, on peut être sûr que derrière les Judaïsants légalistes, il voit la face cachée de Satan, le père du mensonge (Jean 8.44).

Verset 9

Je continue le texte.

Ne dit-on pas : “ Il suffit d’un peu de levain pour faire lever toute la pâte ” ? (Galates 5.9).

Pour bien montrer qu’il suffit de peu de chose pour changer la vérité en mensonge, Paul cite un dicton proverbial (1Corinthiens 5.6) selon lequel une idée fausse agit comme du levain. Il s’étend et pénètre partout, dans toute la pâte. Dans l’ensemble des Écritures, que ce soit l’Ancien ou le Nouveau Testament, le levain est presque toujours utilisé comme symbole du mal ou du péché. Jésus l’a comparé au légalisme des chefs religieux de son époque. Je cite ses paroles : Faites bien attention : gardez-vous du levain des pharisiens et des sadducéens. Les disciples discutaient entre eux : — Il dit cela parce que nous n’avons pas pris de pain ! Jésus, sachant ce qui se passait, leur dit : — Pourquoi discutez-vous entre vous parce que vous n’avez pas de pain ? Ah, votre foi est encore bien petite ! Comment se fait-il que vous ne compreniez pas que ce n’est pas de pain quand je vous disais : Gardez-vous du levain des pharisiens et des sadducéens ! Alors ils comprirent qu’il leur avait dit de se garder, non pas du levain que l’on met dans le pain, mais de l’enseignement des pharisiens et des sadducéens (Matthieu 16.6-8, 11-12).

Le levain est la pâte fermentée après qu’on y ait introduit un ferment. Jadis, les gens en gardaient un morceau pour confectionner la prochaine fournée. Aujourd’hui, les ménagères ajoutent directement la levure à la pâte pour la faire gonfler. C’est comme ça que moi aussi je fais mon pain. Mais comme c’est une réaction chimique, il arrive trop souvent que ça ne marche pas bien, alors le produit final est dense et s’apparente plus à de l’étouffe-chrétien qu’à du pain. Par contre, quand la levée réussit, une fois cuite elle donne une miche appétissante et d’une consistance très agréable au goût.

Au sens figuré, le levain c’est tout ce qui est capable d’exciter, d’aviver les sentiments et les passions de bas-étage. D’après Jésus et Paul, le légalisme est comme le levain. Il a été introduit dans l’Évangile afin de caresser l’homme prétentieux dans le sens du poil. Le légalisme enseigne que lorsque le Christ est mort sur la croix, il nous a acquis un salut partiel auquel je dois ajouter quelque chose de moi-même : passer par le baptême, accomplir des rites et des bonnes actions.

La croyance qu’on peut acquérir un mérite devant Dieu grâce à ses œuvres vertueuses ou des pratiques pieuses est une idée machiavélique qui a été conçue dans les antres de l’enfer. L’enseignement du Nouveau Testament est que Jésus a parfaitement satisfait toutes les exigences du Dieu trois fois saint pour mon salut et le vôtre. Même si chez les Galates, les légalistes sont peu nombreux, leur influence est telle, que le mensonge, le venin qu’ils répandent, pourrait s’étendre à toutes les églises. La moindre déviation de la vérité est comme une brèche ouverte dans un édifice, elle finit par conduire à sa destruction.

Celui qui croit que la circoncision ou quoique ce soit d’autre, est nécessaire au salut rend caduque toute l’œuvre du Christ sur la croix pour lui. Cette fausse doctrine détruit le principe de la grâce. Quand l’Éternel a donné la Loi aux Hébreux, il leur a aussi dit de fabriquer un autel pour y offrir des animaux en sacrifice, et d’utiliser pour sa construction des pierres brutes ne portant pas les traces du travail de l’homme, car Dieu n’en veut pas. Je lis le passage : Si vous me construisez un autel en pierres, vous ne le bâtirez pas en pierres taillées car en les taillant au ciseau, vous les profaneriez (Exode 20.25).

Verset 10

Je continue le texte.

Pour moi, voici l’assurance que j’ai à votre sujet à cause du Seigneur : vous ne penserez pas autrement que moi. Mais celui qui jette le trouble parmi vous, quel qu’il soit, recevra son châtiment (Galates 5.10).

Malgré l’inconstance des Galates, Paul est optimiste. Il croit que leur position actuellement boiteuse finira par s’arranger en faveur de l’Évangile pur et vrai qu’il leur a fait connaître. Il possède cette confiance en Dieu que ces jeunes chrétiens se rangeront de son avis et de son côté et chasseront les fauteurs de troubles qui les ont induits en erreur.

Verset 11

Je continue.

En ce qui me concerne, frères, si je prêchais encore la nécessité de se faire circoncire, pourquoi continuerait-on encore à me persécuter ? Car alors, le message de la mort du Christ en croix n’aurait plus rien qui puisse susciter l’opposition (Galates 5.11).

Il semble que les Judaïsants prétendent que Paul prêche encore la circoncision. Par là, ils minent son influence en le mettant en contradiction avec lui-même. Il est vrai que Saul de Tarse était un ardent défenseur de la Loi et de ses innombrables rites, mais seulement avant sa conversion. Il est aussi utile de savoir que cette épître a été rédigée avant le concile de Jérusalem et que les croyants vivent une époque de transition de régimes. La foi chrétienne n’a pas encore été officiellement précisée. Ce n’est qu’au concile de Jérusalem, quand les apôtres se sont réunis pour définir la place de la Loi et de la circoncision dans le salut qu’ils ont déclaré que la seule exigence divine pour obtenir la vie éternelle est la foi en Jésus-Christ.

Mais dès sa conversion, et bien avant que ne se réunisse le concile, Paul a totalement abandonné le régime de la Loi et la circoncision comme moyens de devenir juste devant Dieu. S’il annonçait le même message que les Judaïsants, au lieu de le persécuter, les Juifs l’approuveraient parce qu’il propagerait leur religion. Seulement voilà, Paul prêche l’Évangile de Jésus-Christ qui suscite une vive opposition de leur part. En effet, ce que les Juifs ne peuvent souffrir dans l’Évangile, ce qui scandalise leur fierté mal placée, est que Paul prêche le salut de tous, Juifs et païens, par la foi seule en un Crucifié, dont le sacrifice d’expiation sur la croix a obtenu aux pécheurs un salut totalement gratuit et la seule justice par laquelle ils peuvent se présenter devant Dieu. Le Fils de Dieu innocent a dû se sacrifier pour les êtres humains parce qu’il sont tous dans la situation désespérée de pécheurs perdus. La croix du Christ est humiliante et un affront à l’orgueil de l’homme. Elle offense sa moralité et sa vanité car elle déclare qu’aucun de ses accomplissements ne peut lui mériter le salut ni quoique ce soit devant Dieu. Elle outrage son intelligence parce que les vérités spirituelles peuvent être comprises par des enfants. C’est une offense à sa vision du monde parce qu’elle fait appel à la foi et non à la raison. La croix bafoue l’ordre social car Dieu choisit les pauvres et les humbles. Elle mortifie l’ambition de l’homme parce qu’elle exige un abandon total à Jésus-Christ. Elle vexe son amour-propre, car elle déclare que la culpabilité de l’homme est infinie ; il est totalement dégénéré, incapable de perfection et de sainteté, et tout ce qu’il touche est profané, même la pierre. La croix discrédite la nature même de l’homme puisqu’elle déclare qu’il doit naître de nouveau. Elle insulte les légalistes juifs parce qu’elle met fin à la circoncision et au système de la Loi. De nos jours encore, rien ne choque autant la propre justice et la sagesse humaine que ce mystère de réconciliation et de justification devant Dieu par le sacrifice de la croix. Alors, comme l’annonce de l’Évangile est difficile à entendre, il ne faut pas que le messager lui-même soit blessant par son attitude. L’appel du croyant est de proclamer la vérité avec amour.

Verset 12

Je continue le texte.

Ah ! Qu’ils se mutilent donc complètement, ceux qui sèment le désordre parmi vous ! (Galates 5.12).

Paul fait un jeu de mots tout en utilisant un langage musclé sur un ton mordant. Il a déjà accusé les Judaïsants de couper le chemin de l’obéissance à la vérité, aux Galates. Ici, il demande aux légalistes qui s’accrochent au rite de la circoncision d’aller encore plus loin et de se couper eux-mêmes, c’est-à-dire de se châtrer. C’est une allusion au rite de castration pratiqué en Asie Mineure par les prêtres païens de la déesse Cybèle.

Verset 13

Je continue.

Oui, mes frères, vous avez été appelés à la liberté. Seulement, ne faites pas de cette liberté un prétexte pour vivre comme des hommes livrés à eux-mêmes. Au contraire, par amour, mettez-vous au service les uns des autres (Galates 5.13).

Ici, on entre vraiment dans l’enseignement pratique de l’épître, la sanctification, la marche chrétienne en nouveauté de vie. L’apôtre a déjà parlé de la liberté du chrétien en mettant les Galates en garde contre le danger de tomber dans l’esclavage de la Loi. Légalisme et formalisme sont la façon de vivre de la secte des Pharisiens dont Paul faisait partie avant sa conversion. Mais ce style de vie est aussi répandu dans certains milieux protestants.

Quand je suis arrivé aux États-Unis dans les années 70, j’ai découvert des chrétiens évangéliques qui vivent différemment de ceux de France. Ils mènent une vie morale stricte et pieuse ; ils sont fidèles à l’Évangile et à la Parole de Dieu. Malheureusement, ils sont aussi très légalistes avec des listes de choses qu’ils ne doivent pas faire qui ne sont pourtant pas interdites par les Écritures. Surtout qu’en plus, ces listes changent au gré du temps. Par exemple, à cette époque, tous avaient la télé mais c’était un péché que d’aller au cinéma, par contre, ça ne l’est plus aujourd’hui. En essayant de comprendre leur mode de vie, je me suis rendu compte qu’ils sont incapables de faire la différence entre l’enseignement du Nouveau Testament et les règles de vie qu’ils se sont eux-mêmes imposées. Ils défendent pareillement l’un et les autres. Ils sont confus parce qu’ils font un amalgame fâcheux entre le christianisme et leur culture avec des contradictions qu’ils ne voient pas même si on les met sous leurs yeux. Aujourd’hui c’est pareil puisque ces braves évangéliques ont fait l’amalgame entre une politique ultra conservatrice et le royaume de Dieu.

Les chrétiens de France ne sont pas mieux. Voici une histoire vraie. Les églises mennonites du nord-est de la France sont souvent composées d’une majorité de gens de la terre à l’esprit très pratique. Un jour dans l’une d’entre elles, le pasteur est allé voir l’un de ses paroissiens pour lui parler de sa fille qui portait des hauts talons. D’après lui, c’était très mondain et un péché. Après avoir écouté ce reproche qui lui était fait, le brave père de famille est allé chercher les souliers coupables ainsi que sa hache. Vous devinez la suite ? Ce n’est pas tout à fait ça ! Il a posé la première chaussure sur le billot et a demandé au pasteur de lui indiquer exactement à quel endroit du talon commençait le péché afin qu’il coupe la longueur pécheresse. Finalement, ils ont discuté et sont arrivés à un compromis. Le même problème se pose pour le maquillage, car quelles sont les teintes et quelle est l’épaisseur qui font tomber dans le péché ?

Le Nouveau Testament enseigne que les femmes doivent se vêtir avec modestie sans donner d’autres précisions. Il suffit donc qu’elles ne soient pas aguicheuses et provocatrices comme celles qui travaillent au Moulin Rouge, par exemple. À chacun de déterminer devant Dieu la longueur de sa jupe et l’ouverture de son décolleté. Toujours dans le même ordre d’idée, ce que je m’abstiens de manger ne va pas m’attirer de faveurs spéciales devant le Seigneur. Le porc ou l’anguille n’est pas interdit sous le régime de la grâce, alors, à chacun ses goûts. Quelqu’un peut essayer d’obéir aux dix commandements et au Sermon sur la Montagne sans pour cela plaire à Dieu.

L’apôtre Paul rejette sans concession toute forme de légalisme comme moyen de paraître juste. Ensuite, il avertit les Galates contre un autre danger qui consiste à suivre ses penchants naturels et à vivre comme ils l’entendent selon leur propre sagesse.

Quand Dieu a créé Adam et Ève, il les a soumis au principe de l’obéissance à la Parole de Dieu pour vivre et donc ne pas mourir. En mangeant le fruit défendu, ils ont péché. Depuis lors, les êtres humains viennent au monde avec le principe du mal attaché à leur âme ; ils ont le diable au corps pour ainsi dire. Il en résulte que la manière de vivre de la majorité des gens n’est pas le légalisme, mais le vice. Ils suivent naturellement leurs pulsions comme le sexe, la médisance, la haine, le vol ou le mensonge. Tout le monde est coupable devant Dieu et pas seulement ceux qui font la une des journaux.

Si vous n’êtes pas en prison, vous le devez à la loi et à votre éducation qui ont freiné votre corruption. Chacun va sa vie en se laissant ainsi conduire par son cœur dépravé jusqu’à ce qu’il rencontre le Christ. Cela dit, même un croyant peut tomber dans les bas-fonds du mal, mais s’il est véritablement né de nouveau, il finira par se ressaisir tout comme l’enfant prodigue de la parabole de Jésus. Il est descendu dans la porcherie mais n’y est pas resté.

À côté du légalisme et d’une vie débridée, Paul préconise un 3e mode de vie qui consiste à vivre libre. Ces paroles de Paul : « Vous êtes libres, mettez vous au service les uns des autres » sont une déclaration qui ne peut qu’appartenir à l’esprit de l’Évangile. Un seul mot explique cette contradiction apparente : l’amour. Le chrétien est libre, car il sait que son Sauveur l’a affranchi de la servitude du péché, de la Loi, et de la mort, mais l’enfant de Dieu est un esclave volontaire, parce qu’il reconnaît qu’il n’y a pas de destinée plus glorieuse que de servir par amour et son Dieu et ses frères. C’est le régime de la grâce qui me délivre à la fois de mes penchants naturels qui me portent à faire le mal et de l’asservissement à une loi. La vie chrétienne consiste à désirer servir Dieu du fond du cœur, non par obligation, ou à cause de pressions extérieures, ou pour gagner des points, mais spontanément parce que Dieu est mon ami et que je suis un fils digne qui veut plaire à son Père céleste. L’amour pour Dieu qui s’exprime dans l’action bienveillante pour le bien-être des autres, est le fruit de la liberté chrétienne.  Le croyant obéit au Seigneur à cause de la relation d’amour qui existe entre eux. Jésus a dit à ses disciples : Si réellement vous m’aimez, vous vous appliquerez à suivre mes instructions (Jean 14.15). Suivre une loi repose sur du légalisme primaire, comme le Code de la route auquel je dois obéir dès que je ferme la portière de ma voiture. Il me dit tout ce que je dois faire et ne pas faire sous peine d’amende. C’est une relation aussi froide que de l’acier, et aussi inflexible qu’une porte de prison. Quel contraste entre la Loi de Moïse et le désir spontané du véritable chrétien de plaire à Dieu par amour pour lui !

Verset 14

Je continue maintenant le texte aux Galates.

Car la Loi se trouve accomplie tout entière par l’obéissance à cette seule parole : Aime ton prochain comme toi-même (Galates 5.14).

Paul réduit la Loi à sa plus simple expression en mentionnant un texte de Moïse (Lévitique 19.18). Jésus aussi cite ce passage à un religieux qui lui demande quel est le plus grand commandement (Matthieu 22.39). Pour être en règle avec Dieu, l’Israélite doit obéir à toute la Loi sans jamais faillir, mais comme cela est impossible, il offre des animaux en sacrifice pour couvrir ses fautes. Sous le régime de la grâce, le croyant est libéré de tous ces rites, cependant, aimer son prochain est l’expression de la volonté de Dieu pour les chrétiens. Jésus a dit à ses disciples : Je vous donne un commandement nouveau : Aimez-vous les uns les autres. Voici quel est mon commandement : aimez-vous les uns les autres comme moi-même je vous ai aimés (Jean 13.34 ; 15.12). Paul exhorte donc les Galates à obéir à l’esprit de la Loi : aimer et servir ses frères et soeurs. ). Pour le chrétien, la libération de la loi ne peut pas se traduire par une vie sans frein ni loi car les obligations de l’amour et de la moralité sont encore plus grandes sous la grâce que sous la Loi.

Verset 15

Je continue le texte.

Mais si vous vous mordez et vous dévorez les uns les autres, prenez garde que vous ne soyez détruits les uns par les autres (Galates 5.15).

Paul utilise une image tirée des mœurs des bêtes sauvages. Depuis la venue des Judaïsants, les églises galates sont minées de l’intérieur, ce qui menace leur existence. En effet, les chrétiens sont divisés et en conflit à cause des divergences d’opinion concernant l’enseignement des légalistes. Ils sont bien loin de l’idéal chrétien selon lequel les croyants doivent vivre en harmonie et être unis dans un même amour. Mais grâce à Dieu et à son pardon, avec lui on peut toujours recommencer et repartir sur le bon pied.