Chapitre 4

Introduction

Quand je vais chez le médecin, je préfère qu’il soit bien portant, comme ça je me dis que s’il arrive à soigner ses ennuis de santé, il pourra faire de même pour moi. C’est peut-être bien de ce raisonnement que vient le dicton : Médecin, guéris-toi toi-même ! De toute façon, entre nous soit dit, c’est la moindre des choses n’est-ce pas ? Mais alors que dire de quelqu’un de malade qui est capable de guérir les autres ? Impossible, me direz-vous ! Et pourtant, c’est le cas du grand apôtre Paul. Tout au long de son ministère en Asie Mineure, on le voit faire des miracles, au point même où ceux qui touchent un linge lui ayant appartenu sont guéris quelle que soit leur maladie ; faut le faire quand même. Dans le livre des Actes, on lit : On allait jusqu’à prendre des mouchoirs ou du linge qu’il avait touchés pour les appliquer aux malades. Ceux-ci guérissaient et les mauvais esprits s’enfuyaient (Actes 19.11-12). Cela dit, en rapprochant plusieurs textes, il semble que Paul souffre d’une affection qui lui donna l’occasion de rencontrer les Galates et de leur présenter l’Évangile.

Versets 12-13

Je continue à lire dans le chapitre 4 de l’épître de Paul aux Galates.

Mes frères, je vous en supplie, devenez comme moi. Ne me suis-je pas moi-même rendu semblable à vous. Vous ne m’avez causé aucun tort. Vous vous en souvenez, n’est-ce pas ? C’est une maladie qui m’a donné l’occasion de vous annoncer l’Évangile pour la première fois (Galates 4.12-13).

Lors de son premier voyage missionnaire en Asie Mineure, la Turquie actuelle, Paul a évangélisé la Galatie une première fois à l’aller puis est repassé par les mêmes villes à son retour. Ensuite, les Judaïsants légalistes ont débarqué pour s’introduire dans ces églises nouvellement créées afin d’y semer la zizanie. Comme ces loups étaient revêtus de peaux d’agneau, pour ainsi dire, les Galates n’y ont vu que du feu et ont mordu à l’hameçon. A ces nouvelles dramatiques, l’apôtre s’empresse de prendre sa plume pour écrire cette épître.

Ce passage peut être compris de deux manières différentes. Une traduction possible est : « Mettez-vous à ma place et comprenez-moi ; car moi aussi je me mets à la vôtre, vos intérêts spirituels sont les miens ». Tel est alors le début de l’appel pathétique, effusion de sa profonde tendresse, par lequel Paul veut tenter de ramener les Galates à la grâce en Jésus-Christ.

Il a déjà pleinement censuré l’attitude légaliste des Galates, non par ressentiment personnel, ce qu’il précise bien quand il affirme : Vous ne m’avez causé aucun tort. S’il les réprimande sans ménagement, ce n’est pas parce qu’il est blessé dans son amour propre, mais uniquement par souci de leur bien-être spirituel. Si les raisons qu’il a développées jusqu’ici n’ont pas convaincu ses lecteurs, il espère que son amour touchera leur cœur par le souvenir des rapports intimes que Dieu a formés entre eux et lui quand il leur annonça l’Évangile.

On peut donc aussi comprendre que dans ce passage, Paul désire que les Galates adoptent la même attitude que lui par rapport aux rites religieux de la Loi de Moïse. En les suppliant : devenez comme moi, il leur dit : Libérez-vous de la Loi tout comme je l’ai fait, car après ma conversion à Jésus-Christ, je suis devenu comme un non-Juif, j’ai cessé de vivre sous la Loi. Ce qui est ironique et tragique à la fois est que les Galates se placent sous le régime de la Loi non pas avant, mais après leur conversion. Et pourtant, on sait d’après le récit du livre des Actes que Paul et Barnabas avaient spécifiquement dit aux Galates : Sachez-le donc, mes frères, c’est grâce à Jésus que le pardon des péchés vous est annoncé ; c’est par lui que tout homme qui croit est acquitté de toutes les fautes dont vous ne pouviez pas être acquittés par la Loi de Moïse (Actes 13.38-39).

À partir d’ici, Paul va pousser les croyants galates à rompre avec les Judaïsants légalistes et leur idéologie qui les ont empoisonnés. Il commence donc par leur rafraîchir la mémoire en leur rappelant les circonstances qui lui ont permis de leur annoncer la Bonne Nouvelle en Jésus-Christ. Ça s’est passé pendant son premier voyage missionnaire avec Barnabas, et à cette époque, le grand prédicateur et apôtre, a le don de faire des miracles et de guérir les autres alors que lui-même est malade, mais il n’en dit pas plus. On ne peut donc pas savoir avec certitude quand Paul a eu cette maladie ni de quoi il s’agit. Ce qu’on sait par contre est qu’elle l’a obligé à chercher un climat différent, d’où sa visite initiale aux Galates.

Versets 14-15

Je continue le texte du chapitre 4.

Vous auriez pu être tentés de me mépriser ou de me repousser à cause de mon infirmité. Mais vous ne l’avez pas fait ! Au contraire, vous m’avez accueilli comme si j’avais été un ange de Dieu, ou même Jésus-Christ en personne. Qu’est devenu votre bonheur d’alors ? Car je l’atteste, si la chose avait été possible, vous vous seriez arraché les yeux pour me les donner (Galates 4.14-15).

Le mot traduit par repousser signifie littéralement cracher, soit par dégoût, soit pour éloigner la maladie ou les mauvais esprits. Comme je l’ai dit, Paul ne précise nulle part la nature de sa maladie ou de son infirmité, alors les spéculations vont bon train. Dans sa seconde épître aux Corinthiens, il parle d’une écharde dans la chair. Je lis le passage : Pour me garder de l’orgueil, Dieu m’a imposé une épreuve qui, telle une écharde, tourmente mon corps. Elle me vient de Satan qui a été chargé de me frapper pour que je ne sois pas rempli d’orgueil. Au sujet de cette épreuve, j’ai prié par trois fois le Seigneur de l’éloigner de moi, mais il m’a répondu : “ Ma grâce te suffit, c’est dans la faiblesse que ma puissance se manifeste pleinement ” (2Corinthiens 12.7-9). Cette écharde pourrait être n’importe quoi, le paludisme ou encore une maladie des yeux puisqu’il déclare : Si la chose avait été possible, vous vous seriez arraché les yeux pour me les donner. Et plus loin, il semble aussi dire qu’après avoir dicté le corps de cette épître, il a eu des difficultés à écrire les dernières remarques manuscrites et personnelles de cette lettre car il fait remarquer aux Galates : Voyez quels gros caractères ma main trace à votre intention (Galates 6.11). Si le problème de Paul est ses yeux, ils lui auraient effectivement donné un aspect repoussant, car dans ces régions il y a des maladies oculaires courantes qui sont répugnantes parce qu’elles provoquent un écoulement de pus constant au coin de l’œil. Cela dit, l’expression “ vous vous seriez arraché les yeux pour me les donner ” pourrait aussi être une figure de rhétorique, une métaphore orientale qui exprime tout ce qu’on doit personnellement à un bienfaiteur, au point où on est prêt aux plus douloureux sacrifices et à faire don de ce qu’on possède de plus précieux. De toute façon, quelle que soit sa maladie, Paul a été reçu les bras ouverts par les Galates comme un ambassadeur du Christ à cause du message de la Bonne Nouvelle qu’il leur apportait. Aux Thessaloniciens et aux Corinthiens, il écrit deux passages qui vont dans le même sens ; je les lis : En recevant la Parole que nous vous avons annoncée, vous ne l’avez pas reçue comme une parole purement humaine, mais comme ce qu’elle est réellement, c’est-à-dire la Parole de Dieu, qui agit avec efficacité en vous qui croyez. Nous faisons donc fonction d’ambassadeurs au nom du Christ, comme si Dieu adressait par nous cette invitation aux hommes : C’est au nom du Christ que nous vous en supplions : soyez réconciliés avec Dieu (1Thessaloniciens 2.13 ; 2Corinthiens 5.20).

Verset 16

Je continue le texte.

Suis-je donc maintenant devenu votre ennemi parce que je vous dis la vérité ? (Galates 4.16).

Littéralement, avec le verset précédent, Paul dit : Vous m’aimiez ainsi en sorte que je suis devenu votre ennemi ; vous me haïssez, et cela parce que je vous ai dit la vérité ! Ce double contraste est une exclamation ironique lourde de tristesse. L’amour est inséparable de la vérité et quiconque éprouve de la haine envers celui qui lui dit la vérité, doit savoir que cette haine remonte jusqu’à Dieu. Tout prédicateur qui se respecte, fidèle à Jésus-Christ, ne peut pas toujours complimenter, réconforter et donner bonne conscience à ses paroissiens. Il n’est pas appelé à les caresser dans le sens du poil, mais à leur dire la vérité des Écritures. Celui qui enseigne la Parole de Dieu devrait toujours avoir sous les yeux la parole de quelques non-Juifs qui sont allés voir Philippe, un disciple du Christ, pour lui dire : Nous aimerions voir Jésus ! (Jean 12.21), une requête qui résume l’aspiration de ceux qui viennent écouter la Parole pour rencontrer Dieu. Cette anecdote nous rappelle qu’un bon ambassadeur s’efface devant celui qu’il représente. Un prédicateur fidèle à son devoir de pasteur doit parfois dire des paroles désobligeantes, vexantes ou offensantes à ses brebis, et s’attirer les foudres de certaines personnes mal léchées. C’est pourquoi, dans le meilleur des mondes, il est également souhaitable que les paroles “ Suis-je devenu votre ennemi en vous disant la vérité ” fassent partie du répertoire du prédicateur.

Quand Paul a annoncé la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ aux Galates, il disait la vérité et a été reçu comme s’il avait été un ange du Seigneur. Mais maintenant la situation est inversée ; l’apôtre est rejeté pour la même raison qu’il avait été accueilli. Les Galates sont décidément très inconstants, ce qui au final n’est guère étonnant puisque leurs ancêtres sont gaulois. S’étant laissés embrigadés par les Judaïsants ils se détournent désormais du Seigneur, de l’Évangile de la grâce et du messager qui leur a apporté cette bonne nouvelle de la justification par la foi sans les œuvres d’aucune loi.

Versets 17-18

Je continue le texte.

Croyez-moi, ces gens-là déploient un grand zèle autour de vous, mais leurs intentions ne sont pas bonnes : ils veulent vous détacher de moi pour que vous soyez zélés pour eux. C’est très beau de faire preuve de zèle pour une bonne cause, pourvu que ce soit de manière constante et non seulement lorsque je suis parmi vous (Galates 4.17-18).

Les perturbateurs judaïsants entretiennent de bien sombres mobiles et les plus mauvaises intentions. Ils cherchent en effet à créer une scission, à tenir les Galates aussi éloignés que possible de Paul et de son enseignement afin de se les accaparer pour les assujettir aux préceptes de la Loi. Pour arriver à leurs fins, ils font usage de médisance envers Paul et de flatterie envers les Galates alors que l’apôtre leur a dit la vérité de Dieu. Paul devra faire face aux mêmes problèmes avec les croyants de Corinthe qui eux aussi se laisseront embobiner par des perturbateurs judaïsant (2Corinthiens 12.11, 17, 19). Il est tout à fait consternant de constater combien les sectes exercent un pouvoir séducteur sur les gens crédules. Les faux prophètes sont des experts en communication. Ils disent le bon mot au bon moment et de la bonne manière. Ils fascinent, ils vous envoûtent même. On peut les capter par satellite, en général, sur des chaînes de langue anglaise. Je les écoute parfois mais pas très longtemps parce que ça me fatigue et m’attriste. Cependant, je trouve passionnant d’observer ce qu’on appelle la communication analogique, c’est à dire leur démarche et leurs mouvements; tout leur gestuel qui semble avoir été minutieusement travaillé, car ce sont des artistes de la manipulation et de parfaits illusionnistes.

Verset 19

Je continue le texte.

Vous êtes mes enfants, et j’endure pour vous une fois encore les douleurs de l’enfantement jusqu’à ce que le Christ ait pris forme en vous (Galates 4.19).

Ces paroles sont un cri de tendresse et de profonde douleur. Avec un tel amour des âmes, on comprend pourquoi la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ a pu se répandre dans une grande partie de l’empire romain pendant l’ère apostolique. Paul parle ici de la transformation progressive du croyant qui en jargon théologique s’appelle la sanctification. La vie chrétienne est à l’échelle spirituelle, un processus qui peut être comparé à une sorte d’incarnation du Christ dans le cœur du croyant. C’est là en tout cas le but de Dieu pour chacun de ses enfants. Mais les Galates sont loin de cet objectif car ils en sont encore au stade initial, sur la case départ pour ainsi dire, parce qu’ils ont fait marche arrière dans leur vie chrétienne.

Paul éprouve les sentiments d’un père c’est à dire beaucoup de tendresse envers tous ceux qu’il conduit à Jésus-Christ. Dans sa première épître aux Corinthiens, il écrit : En effet, même si vous aviez dix mille maîtres dans la foi en Christ, vous n’avez cependant qu’un seul père. Car c’est moi qui vous ai fait naître à la foi en Jésus-Christ en vous annonçant la Bonne Nouvelle (1Corinthiens 4.15).

Comme les choses vont plutôt mal entre Paul et les Galates, il compare sa souffrance à celle d’une mère en train d’accoucher. Il avait déjà connu de tels sentiments d’inquiétude lors de leur conversion et voilà que Paul est à nouveau en travail pour ainsi dire, cette fois-ci afin de les arracher des griffes des perturbateurs légalistes. C’est par l’annonce de l’Évangile et dans les souffrances qui l’accompagnent que naissent les enfants de la Jérusalem céleste.

Verset 20

Je continue le texte.

Je voudrais tellement être au milieu de vous en ce moment et vous parler sur un autre ton. Car je suis inquiet à votre sujet (Galates 4.20).

On voit ici encore que chez l’apôtre, ce vœu de son cœur, tendrement exprimé, trahit son vif amour pour les âmes. Il faut dire aussi qu’il se fait vraiment du mauvais sang pour les Galates, car il se rend bien compte que leur développement spirituel est arrêté par les Judaïsants. Paul exprime donc son ardent désir d’être parmi eux afin de pouvoir leur parler de vive voix, ce qui changerait radicalement la situation présente tendue. Sa présence lui permettrait de mettre dans le ton de ses paroles tous les sentiments qui remplissent son cœur, et cela, afin de mieux communiquer son amour aux Galates et de pouvoir adresser individuellement les besoins de chacun. Qui ne connaît l’immense différence qui existe entre une parole dite et une parole écrite ? Présent parmi eux, Paul pourrait les prendre dans ses bras, figurativement parlant bien sûr, afin de soulager sa grande inquiétude et aussi pour les consoler, car le langage dur qu’il a dû utiliser les a certainement peinés.

Verset 21

Je continue.

Dites-moi, vous qui voulez vivre sous le régime de la Loi, ne comprenez-vous pas ce que déclare la Loi ? (Galates 4.21).

A partir d’ici, l’apôtre reprend son argumentation qui s’était terminée par : Ah ! je crains fort que toute la peine que je me suis donnée pour vous n’ait été inutile, et qu’il avait interrompue par : Mes frères, je vous en supplie, devenez comme moi. Ne me suis-je pas moi-même rendu semblable à vous ? Vous ne m’avez causé aucun tort (Galates 4.11,12).

Les Galates ne se sont pas encore mis complètement sous la Loi, mais ils en prennent le chemin. Paul veut donc à tout prix les en empêcher et les remettre sur les rails dans la bonne direction, vers la grâce de Dieu. Dans ce but, il va leur expliquer la nature de la Loi et comment elle fonctionne.

Beaucoup de gens religieux et quelques moralistes, prônent un système de règles à suivre, que ce soient les préceptes du Sermon sur la Montagne, ou la Loi de Moïse que les Juifs orthodoxes pratiquent tout en rejetant Jésus-Christ leur Messie. Mais ils ne tiennent aucun compte des châtiments qui sont attachés au non respect de toutes les ordonnances de la Loi. Je lis deux passages dans le livre de l’Exode de l’Ancien Testament et un dans l’épître aux Hébreux du Nouveau Testament qui mettent l’accent sur la terreur qu’inspire la Loi. Dès le lever du jour, il y eut des coups de tonnerre et des éclairs, une épaisse nuée couvrit la montagne et l’on entendit un son de corne très puissant. Dans le camp, tout le peuple se mit à trembler de peur. Moïse fit sortir tout le monde du camp, à la rencontre de Dieu. Ils se tinrent au pied de la montagne. Le mont Sinaï était entièrement enveloppé de fumée parce que l’Éternel était descendu là au milieu du feu, et la fumée s’élevait comme celle d’une fournaise. Toute la montagne était secouée d’un violent tremblement de terre. À ce spectacle, ils se mirent tous à trembler de peur et ils se tinrent à distance. Le spectacle était si terrifiant que Moïse s’est écrié : Je suis épouvanté et tout tremblant (Exode 19.16-18 ; 20.18 ; Hébreux 12.21). La terreur qu’inspire la Loi est due à la sainteté de Dieu qui exige la perfection et qui punit sévèrement toute transgression, même la plus petite. Vous et moi sommes des renégats dans l’univers, des pécheurs perdus, totalement déchus et incapables de lui obéir. Aux Romains, Paul écrit : Il n’y a point de juste, Pas même un seul ; Nul n’est intelligent, Nul ne cherche Dieu ; Tous sont égarés, tous sont pervertis ; Il n’en est aucun qui fasse le bien, Pas même un seul. L’affection de la chair c’est la mort, car elle est inimitié contre Dieu, parce qu’elle ne se soumet pas à la loi de Dieu, et qu’elle ne le peut même pas (Romains 3.10-12 ; 8.6-7).

Le monde dans lequel nous vivons est opposé à Dieu, et je ne parle pas seulement des conduites criminelles ou des mœurs dévolues, mais aussi des religions car toutes sont hostiles à Dieu. Il en est ainsi depuis que l’Éternel a chassé nos premiers parents du paradis, et selon l’enseignement des Écritures, la situation ne va pas s’améliorer, bien au contraire, elle va empirer. Il n’y a qu’à parcourir son quotidien ou regarder le journal télé et lire les prédictions du livre de l’Apocalypse pour en être convaincu. Les Galates veulent se placer sous la Loi, eh bien bon courage car c’est pure folie de leur part ! Ils ne se rendent absolument pas compte qu’ils vont droit à la catastrophe. Dans son épître aux Romains, Paul dit : Nous savons que tout ce que dit la loi, elle le dit à ceux qui sont sous la loi, afin que toute bouche soit fermée, et que tout le monde soit reconnu coupable devant Dieu. Car nul ne sera justifié devant lui par les œuvres de la loi, puisque c’est par la loi que vient la connaissance du péché (Romains 3.19-20). Et Paul a déjà dit aux Galates : Ceux qui comptent sur leur obéissance à la Loi tombent sous le coup de la malédiction, car il est écrit : Maudit soit l’homme qui n’obéit pas continuellement à tout ce qui est écrit dans le livre de la Loi (Galates 3.10).

Les Galates ont commencé la vie chrétienne par la grâce de Dieu et la puissance du Saint-Esprit, puis, sous l’influence des Judaïsants légalistes, ils ont retourné leur veste et commencé à faire volte-face pour se placer sous la Loi de Moïse, ce que Paul leur a vivement reproché. Dans sa deuxième épître aux Corinthiens, il écrit que contrairement à l’Esprit, la Loi a seulement un pouvoir de mort. Je cite le passage dans une version amplifiée : La Nouvelle alliance n’est plus basée sur un code de lois écrites, mais sur l’Esprit, car la Loi avec ses commandements écrits, mène à la mort ; l’Esprit, par contre, communique la vie. La Loi, gravée lettre par lettre sur des pierres, ne pouvait conduire qu’à la mort, et pourtant son ministère fut inauguré avec un tel déploiement de gloire que les enfants d’Israël ne pouvaient regarder Moïse en face, tant son visage était resplendissant (2Corinthiens 3.6-7, Parole vivante). À la lecture de tous les textes qui décrivent la nature de la Loi, il n’est pas étonnant que lorsqu’elle fut donnée, le peuple d’Israël tremble de peur et se tient éloigné du mont Sinaï en s’écriant : Nous allons mourir ! Dieu est trois fois saint, plus élevé que les cieux et il habite la lumière inaccessible de sa gloire tandis que l’homme, créature orgueilleuse, rampe comme un vermisseau. Si nous avons l’audace de nous détourner du Créateur et d’en faire à notre tête, alors nous aurons de bonnes raisons de crier comme les Hébreux : Nous allons mourir !