Chapitre 9

Introduction

« Le veau d’or » est le nom de nombreux restaurant car la juxtaposition de veau et or met l’eau à la bouche. C’est aussi une chanson qui fait partie d’un opéra et les paroles donnent à réfléchir. Je lis la première strophe : « Le veau d’or est toujours debout! On encense sa puissance… D’un bout du monde à l’autre bout! Pour fêter l’infâme idole, Rois et peuples confondus, Au bruit sombre des écus, Dansent une ronde folle, autour de son piédestal… Et Satan conduit le bal, conduit le bal… » Le veau d’or n’est pas une blague ou une invention, c’est une idole que le grand-prêtre Aaron a fabriquée pour les Israélites, et devant laquelle ils se sont courbés, ce qui leur a valu un terrible jugement. Moïse rappelle cet incident à la nouvelle génération, celle qui est appelée à conquérir le pays de Canaan. Il ne cherche pas à enfoncer le couteau dans la plaie, mais à rendre le peuple humble et obéissant à l’Éternel. Je continue à lire dans le chapitre 9 du Deutéronome.

Versets 20-24

L’Éternel était aussi très irrité contre Aaron, au point de vouloir le détruire, et j’ai aussi prié pour Aaron. Quant à l’objet de votre péché, ce veau que vous aviez fabriqué, je l’ai pris et je l’ai jeté au feu, je l’ai mis entièrement en pièces, puis je l’ai broyé jusqu’à le réduire en poussière et j’ai dispersé cette poussière dans le torrent qui descend de la montagne. À Tabeéra, à Massa, à Qibroth-Hattaava, vous avez continuellement provoqué la colère de l’Éternel. Lorsque l’Éternel voulut vous faire quitter Qadech-Barnéa, il vous a commandé : Allez-y ! Prenez possession du pays que je vous ai donné ! Mais vous avez désobéi à l’Éternel votre Dieu, vous n’avez pas eu confiance en lui, et vous ne l’avez pas écouté. Depuis que je vous connais, vous êtes désobéissants à l’Éternel (Deutéronome 9.20-24).

C’est sous la menace du peuple en révolte que Aaron s’est vu contraint de fabriquer cette monstruosité. Cependant, Dieu le tient pour premier coupable dans cette affaire, et il a eu la vie sauve grâce à l’intercession de son frère Moïse qui continue son récit en rappelant que la rébellion d’Israël est pour ainsi dire sa seconde nature ou plutôt, sa vraie nature.

L’adoration du veau d’or n’est pas un accident de parcours dans la vie du peuple car l’esprit de rébellion est profondément enraciné en lui. À Tabeéra, ils ont murmuré contre Dieu à cause de la fatigue du voyage; à Massa ils se sont révoltés à cause du manque d’eau; à Qibroth-Hattaava, ils ont méprisé la manne car ils voulaient absolument manger de la viande; à Qadech, ce fut le comble, l’explosion d’incrédulité la plus grave et un acte de rébellion à main levée contre Dieu, au point où le peuple a essayé d’assassiner Moïse, Aaron et ceux qui restaient fidèles à l’Éternel.

Finalement, la conclusion du récit de Moïse est sans appel : « Depuis que je vous connais, vous êtes désobéissants à l’Éternel ». Voilà l’état spirituel et moral d’Israël, le peuple choisi par l’Éternel. Cette conduite coupable se poursuivra au fil des siècles jusqu’à ce que Dieu les châtie sévèrement par la grande diaspora, l’exil final qui dispersera les Juifs dans le monde entier, puis les pogroms et les fours crématoires du 20ème siècle.

Versets 25-29

Je termine ce chapitre 9 avec l’intercession de Moïse en faveur du peuple.

Je me suis donc effondré devant l’Éternel et je suis resté prosterné devant lui pendant quarante jours et quarante nuits, car il parlait de vous détruire (Deutéronome 9.25).

Moïse ne plaida pas sa cause personnelle, mais celle de la gloire de Dieu qu’il ne veut pas voir compromise aux yeux des nations. Toutes les prières d’intercession des grands hommes de Dieu au travers des siècles ont cette caractéristique. Dans ce passage, l’histoire des infidélités d’Israël contraste avec celle de la générosité de l’Éternel, ce qui prouve sans l’ombre d’un doute que tout ce que le peuple reçoit de Dieu en bénédictions est par pure grâce.

Chapitre 10

Versets 1-2

Nous arrivons maintenant au chapitre 10 que je commence à lire.

Alors, l’Éternel m’a dit : Taille-toi deux tablettes de pierre pareilles aux premières et viens me trouver sur la montagne ; tu fabriqueras aussi un coffre en bois. J’inscrirai sur les tablettes les paroles qui étaient gravées sur les premières que tu as brisées et tu les déposeras dans le coffre (Deutéronome 10.1-2).

On efface tout et on recommence mais 40 jours séparent les deux ascensions de Moïse sur le mont Sinaï et c’est la seconde fois que l’Éternel lui donne les X Commandements sur des tablettes de pierre, suite à quoi Israël reprend son voyage en direction de la Terre Promise.

Versets 8-9

Je continue plus loin.

C’est à cette époque que l’Éternel choisit la tribu de Lévi pour porter le coffre de l’alliance de l’Éternel et se tenir en sa présence, pour être à son service et pour bénir le peuple en son nom comme elle l’a fait jusqu’à ce jour. C’est pour cela que la tribu de Lévi n’a reçu ni part, ni patrimoine foncier comme ses tribus-sœurs ; c’est l’Éternel ton Dieu qui est son patrimoine, comme il le lui a promis (Deutéronome 10.8-9).

Cette parenthèse vise à souligner l’importance pour Israël d’être doté d’une classe sacerdotale légitime mandatée par l’Éternel pour faire l’expiation des fautes du peuple au moyen de sacrifices d’animaux, précurseurs de la croix du Christ. C’est suite à l’incident du veau d’or que Dieu a choisi Lévi comme tribu pour assurer le service du sanctuaire. Il est intéressant de noter que la tribu de Lévi de laquelle sont issus les prêtres ne possèdent pas de patrimoine en Palestine. Ils sont une image des chrétiens actuels à qui Dieu n’a pas non plus promis de bénédictions temporelles. En effet, selon l’Évangile, c’est dans le royaume des cieux et non sur terre que les croyants recevront leur héritage éternel.

Versets 12-13

Je continue un peu plus loin.

Et maintenant, Israël, qu’attend de toi l’Éternel ton Dieu ? Simplement que tu le révères en suivant toutes les voies qu’il t’a prescrites, en l’aimant et en le servant de tout ton cœur et de tout ton être, en observant ses commandements et ses lois que je te prescris aujourd’hui pour ton bien (Deutéronome 10.12-13).

Le sommaire de ce discours, qui est aussi la conclusion de tout ce qui précède, est qu’un Dieu qui a tant pardonné à un peuple si rebelle doit être aimé du fond du cœur et obéi avec toute sa volonté et son intelligence ; non de manière servile, mais comme le ferait un fils. L’adoration respectueuse est le fondement de l’expression religieuse. Le prophète Michée écrit :

On te l’a enseigné, ô homme, ce qui est bien et ce que l’Éternel attend de toi : c’est que tu te conduises avec droiture, que tu prennes plaisir à témoigner de la bonté et qu’avec vigilance tu vives pour ton Dieu (Michée 6.8).

Verset 16

Je continue plus loin.

Opérez donc aussi une circoncision dans votre cœur et ne vous rebellez plus contre l’Éternel (Deutéronome 10.16).

La circoncision du cœur signifie une allégeance à l’Éternel qui vient du fond de son être. Elle souligne aussi la nécessité d’une transformation intérieure qui va bien au-delà de la conformité extérieure aux rites de la Loi ou à une morale. Quand cette circoncision du cœur est appliquée aux Israélites ou à tout homme, il s’agit de la repentance. Lorsque par contre elle est présentée comme une œuvre de l’Éternel, c’est alors la régénération intérieure opérée par le Saint-Esprit, qui est aussi appelée « nouvelle naissance » dans le Nouveau Testament (Jean 3.3-7).

Versets 17-22

Je finis le chapitre 10.

Car l’Éternel votre Dieu est le Dieu suprême et le Seigneur des seigneurs, le grand Dieu, puissant et redoutable, qui ne fait pas de favoritisme et ne se laisse pas corrompre par des présents. Il rend justice à l’orphelin et à la veuve et témoigne son amour à l’étranger en lui assurant le pain et le vêtement. Vous aussi, vous aimerez l’étranger parmi vous, car vous avez été étrangers en Égypte. C’est l’Éternel ton Dieu que tu révéreras, c’est à lui que tu rendras un culte, à lui seul que tu t’attacheras, et si tu prêtes serment, c’est par son nom que tu le feras (Deutéronome 10.17-20).

Le Dieu d’Israël seul est grand et digne d’adoration en paroles, en actes et en affection. L’affirmation monothéiste de ce passage est fréquente dans le Deutéronome. Mais ce grand Dieu prend soin des faibles et des démunis; il l’a prouvée à Israël en le délivrant de son état de servitude en Égypte. Maintenant, les Hébreux sont tenus d’imiter sa miséricorde en usant de bonté envers les étrangers qui habitent parmi eux car ils ne jouissent pas de la protection d’une famille ou d’un clan et sont sans héritage. Le souci humanitaire de l’Éternel apparaît fréquemment dans la Loi de Moïse et est sans parallèle dans les législations antiques du Proche Orient.

Chapitre 11

Versets 1-9

Nous arrivons maintenant au chapitre 11 du Deutéronome dans lequel Moïse énumère les quatre principaux moyens par lesquels l’Éternel a éduqué son peuple et que la plupart des membres de la nouvelle génération n’a pas connus :

  • D’abord, les 10 plaies d’Égypte ;
  • Ensuite, la traversée de la mer Rouge ;
  • Puis, la marche dans le désert ;
  • Et finalement, le châtiment des rebelles.

Le rappel de ces événements souligne combien il est important pour Israël d’adopter une attitude de confiance et d’obéissance envers son Dieu. Je commence à lire en compressant.

Tu aimeras donc l’Éternel ton Dieu, et tu obéiras en tout temps à ce qu’il t’a ordonné : à ses lois, ses ordonnances, et ses commandements. Obéissez donc à tous les commandements que je vous prescris aujourd’hui, alors vous serez forts et vous pourrez conquérir le pays dans lequel vous êtes sur le point d’entrer, pour en prendre possession, et vous prolongerez vos jours sur la terre ruisselant de lait et de miel que l’Éternel a promis par serment de donner à vos ancêtres et à toute leur descendance (Deutéronome 11.1, 8-9).

Une nouvelle fois, Moïse répète que le succès militaire et le bonheur d’Israël sont directement liés à son obéissance à l’Éternel. Cette rengaine peut surprendre, mais à y réfléchir, c’est un moyen pédagogique incontournable pour des gens qui par nature sont peu dociles. Les parents qui prennent à cœur l’éducation de leurs enfants leur répètent aussi et sans arrêt les mêmes choses.

Versets 10-15

Je continue.

Le pays où tu vas pénétrer pour en prendre possession ne ressemble pas à l’Égypte d’où vous êtes sortis ; là-bas, après avoir fait vos semailles, vous deviez irriguer vos champs en actionnant des norias avec vos pieds comme dans un jardin potager. Par contre, le pays où vous vous rendez pour en prendre possession est un pays de montagnes et de vallées arrosé par la pluie du ciel. C’est un pays dont l’Éternel ton Dieu prend lui-même soin et sur lequel il veille continuellement du début à la fin de l’année. Si vous obéissez aux commandements que je vous donne aujourd’hui, en aimant l’Éternel votre Dieu et en lui rendant un culte de tout votre cœur et de tout votre être, je répandrai sur votre pays la pluie au temps opportun, la pluie d’automne et la pluie de printemps, et vous aurez de belles récoltes de blé, de vin nouveau et d’huile. Je ferai croître l’herbe dans vos prés pour votre bétail et vous mangerez à satiété (Deutéronome 11.10-15).

L’Égypte est un pays plat et peu arrosé qui nécessite l’irrigation de ses terres cultivables, soit naturellement par les crues du Nil, soit artificiellement. On utilise à cet effet des roues qu’un homme fait tourner par le mouvement de ses pieds en montant sans arrêt sur des marches réparties à l’intérieur de la roue. C’est de cette façon que l’eau est pompée dans des rigoles qui abreuvent les semailles. Il n’en est pas ainsi en Palestine. Par sa nature même, le pays de Canaan est riche, mais il place aussi ses habitants dans un état de dépendance continuelle de l’eau du ciel ce qui veut dire qu’Israël devra s’attendre à l’Éternel. Si la pluie que personne ne peut commander, vient à manquer, tout sèche sur pied. La fertilité du sol dépend des deux saisons de pluie : en automne pour préparer la terre et au printemps pour gonfler le grain. La quantité des récoltes engrangées sera comme un thermomètre mesurant le degré d’obéissance d’Israël aux ordonnances de la Loi. Si elle est abondante, c’est que Dieu aura béni son peuple parce qu’il est satisfait de lui. Ainsi, en regardant l’état du pays, le voyageur connaît la condition spirituelle d’Israël; il sait s’il vénère l’Éternel ou s’il est tombé dans l’Idolâtrie. Comme je l’ai déjà dit, le peuple élu sera tenté de vénérer l’idole Baal considérée comme le dieu de l’orage, et donc le maître de la pluie, garant de la fertilité du sol.

Versets 22-27

Je continue plus loin.

Car si vraiment vous obéissez à tous ces commandements que je vous ordonne d’appliquer, en aimant l’Éternel votre Dieu, en suivant tous les chemins qu’il vous a prescrits et en vous attachant à lui, il dépossédera en votre faveur toutes ces nations, et vous prendrez possession du territoire de peuples plus grands et plus puissants que vous. Écoutez, je propose aujourd’hui à votre choix la bénédiction et la malédiction : la bénédiction si vous obéissez aux commandements de l’Éternel votre Dieu, ceux que je vous donne aujourd’hui (Deutéronome 11.22-23, 26-27).

Toute la création appartient à l’Éternel qui en fait comme bon lui semble et qui donne une patrie à qui il veut. Les limites du Pays promis sont la Méditerranée à l’ouest ; le Jourdain à l’est, bien que deux tribus et demie se soient établies de l’autre côté de ce fleuve ; le Wadi el Arish ou torrent d’Égypte au sud et qui se trouve aujourd’hui à l’intérieur de la bande de Gaza ; et l’Euphrate, loin au nord de Beyrouth dans le Liban actuel. C’est Dieu qui donne ce territoire à Israël. Cependant, le tour ne se jouera pas une fois pour toutes, les Israélites ne pourront jamais se reposer sur leurs lauriers. Les bénéfices de l’alliance entre l’Éternel et son peuple sont fonction de la fidélité de ce dernier à son Dieu. On revient sans cesse au même principe : la bénédiction est le résultat direct de l’obéissance d’Israël à la Loi. Il est bien vrai pourtant que ce n’est pas en suivant des règles morales ou religieuses que je peux obtenir des bons points devant Dieu puisque le salut est entièrement par grâce. Cependant, même si l’Éternel est miséricordieux, lent à la colère et riche en bonté, ça ne l’empêche pas d’exiger l’obéissance de la part de ses créatures, que ce soient les Israélites ou bien vous et moi.

Versets 28-32

Je termine le chapitre 11.

La bénédiction si vous obéissez ou la malédiction, si vous n’obéissez pas aux commandements de l’Éternel votre Dieu, et si vous vous écartez de la voie que je vous trace moi-même aujourd’hui, pour vous rallier à d’autres dieux que vous ne connaissez pas. Quand l’Éternel votre Dieu vous aura fait entrer dans le pays où vous vous rendez pour en prendre possession, vous prononcerez la bénédiction sur le mont Garizim et la malédiction sur le mont Ébal (Deutéronome 11.28-29).

Dieu plaide avec insistance auprès d’Israël afin qu’il se montre obéissant et ne tombe pas dans l’idolâtrie. La meilleure manière d’imprimer les malédictions et les bénédictions dans le cœur du peuple est de les lui faire proclamer solennellement sur les sommets de deux montagnes très abruptes qui se trouvent au centre du pays que Dieu lui donne. Celles-ci deviendront en quelque sorte les témoins des promesses et des menaces de l’Éternel. Les monts Garizim et Ébal sont situés en face l’un de l’autre, à l’entrée de la vallée où se trouve aujourd’hui la ville de Naplouse, une cité bâtie sur les vestiges de l’ancienne ville de Sichem détruite par les Romains. Ces deux montagnes sont vénérées dans la religion samaritaine et bien sûr des lieux de pèlerinage.

Chapitre 12

Versets 1-4

Les discours précédents représentent les dispositions fondamentales et générales de l’alliance; ce sont de véritables prédications sur les grands principes de la vie religieuse d’Israël que sont la foi, l’amour, et la fidélité à l’Éternel. Avec le chapitre 12, nous entrons dans les stipulations spécifiques. Je commence à le lire.

Voici les ordonnances et les lois auxquelles vous obéirez et que vous appliquerez dans le pays que l’Éternel, le Dieu de vos ancêtres, vous donne en possession, aussi longtemps que vous y vivrez. Vous ferez totalement disparaître tous les lieux où les nations que vous allez chasser ont adoré leurs dieux, sur les sommets des hautes montagnes et des collines et sous tout arbre verdoyant. Vous démolirez leurs autels, vous briserez leurs stèles sacrées, vous brûlerez leurs pieux sacrés, vous mettrez en pièces les idoles de leurs dieux et vous effacerez leur souvenir de cette contrée. Vous agirez tout autrement à l’égard de l’Éternel votre Dieu (Deutéronome 12.1-4).

Les Cananéens ne construisaient pas de temple. Leurs cultes étaient de type animiste et avaient lieu en plein air. La tendance naturelle de tous les peuples anciens et modernes est de rechercher comme lieux de culte les endroits les plus rapprochés du ciel. Les Cananéens affectionnaient particulièrement les arbres verdoyants, surtout les feuillus, car pour eux, ils symbolisaient la vie. Mais les Israélites ont ordre de tout détruire car la terre doit être purifiée de toute idolâtrie afin d’être sainte pour l’Éternel. Aujourd’hui sous nos tropiques, on ne trouve guère de hauts lieux idolâtres, encore que les pèlerinages se font presque toujours sur des sommets. Selon l’enseignement des Écritures, tout ce qui s’interpose entre le Créateur et la vénération que je lui dois est une idole qui doit être extirpée.

Verset 5

Je continue.

L’Éternel votre Dieu choisira un lieu au milieu des territoires de toutes vos tribus pour y établir sa présence et pour en faire sa demeure ; c’est là seulement que vous irez l’invoquer (Deutéronome 12.5).

Contrairement aux Cananéens, et selon l’ordre de l’Éternel, il n’y aura qu’un seul lieu de culte pour toutes les tribus d’Israël. Il variera selon les époques; au début de son établissement en Canaan, le lieu de rassemblement des tribus se fait à Sichem (Jos 8:30-33; 24:1 s.), ensuite, à Silo (1 Samuel 1.3). Finalement, ce sera bien sûr à Jérusalem mais seulement à partir du règne de David (2 Samuel 7.1 s.). Sous le régime de la Nouvelle Alliance, les croyants en Jésus-Christ peuvent aller où bon leur semble, même au sommet d’une montagne ou sous un arbre, parce que l’adoration du Seigneur ne dépend pas de l’endroit, mais de l’attitude de cœur. Jésus avait annoncé d’avance ce changement de régime à la femme samaritaine quand il lui a dit :

L’heure vient, et elle est déjà là, où les vrais adorateurs adoreront le Père par l’Esprit et en vérité ; car le Père recherche des hommes qui l’adorent ainsi. Dieu est Esprit et il faut que ceux qui l’adorent, l’adorent par l’Esprit et en vérité (Jean 4.23-24).

Ce qui compte, ce n’est pas le lieu, mais la raison du culte. Aujourd’hui, les chrétiens se rassemblent pour célébrer la personne du Christ, et c’est vraiment cela qui compte.