Chapitre 6

Verset 17

Dans la vie nous avons tous beaucoup d’obligations. Certaines ne sont pas la mer à boire, mais il en est d’autres qui sont vraiment difficiles à avaler ou franchement pénibles. Je dois avouer qu’il m’arrive alors de faire ce que je dois mais en y mettant pas mal de mauvaise volonté.

Darius, roi de Babylone est tombé dans un traquenard infâme et machiavélique que lui ont tendu ses ministres, et maintenant qu’il est fait comme un rat, il n’a pas d’autres possibilités que d’ordonner la mise à mort de Daniel, son ami et conseiller. Je continue de lire dans le chapitre six du livre de Daniel.

Alors le roi ordonna d’emmener Daniel et de le jeter dans la fosse aux lions. Il s’adressa à Daniel et lui dit : Puisse ton Dieu que tu sers avec tant de persévérance te délivrer lui-même (Daniel 6.17).

La fosse aux lions est sous terre et munie d’une ouverture à son sommet, et c’est par celle-ci qu’on jette la nourriture aux fauves. Il existe aussi une entrée sur le côté, probablement à flanc de colline, fermée par une porte en fer, par laquelle on fait entrer et sortir les lions et qu’on leur amène la nourriture. Ces animaux sont utilisés pour exécuter certains de ceux que le roi condamne à mort. Ce ne sont donc pas des vieux fauves édentés, mais des bêtes féroces qui n’ont rien eu à se mettre sous la dent depuis au moins vingt-quatre heures et qui sont donc prêtes à dévorer n’importe quoi à portée de leurs crocs.

Avant de faire jeter Chadrak, Méchak et Abed-Nego dans la fournaise ardente, l’arrogant Nabuchodonosor leur avait dit : « Et quel est le dieu qui pourrait alors vous délivrer de mes mains ? » (Daniel 3.15). Mais ici, la situation est entièrement différente, car c’est à contrecœur et la mort dans l’âme que Darius ordonne de jeter Daniel dans la fosse aux lions. Il est probable que Darius a entendu parler des miracles que le Dieu des Hébreux avait accomplis sous les règnes des rois babyloniens. Alors, ses dernières paroles à Daniel sont une prière, une supplique adressée à son Dieu.

Verset 18

Je continue.

On apporta une grosse pierre et on la mit devant l’entrée de la fosse. Le roi y apposa son sceau avec son anneau et ceux des hauts dignitaires, afin que rien ne puisse être changé aux dispositions prises à l’égard de Daniel (Daniel 6.18).

Le moins qu’on puisse dire est que la confiance ne règne plus du tout et pour de bonnes raisons entre le roi et ses ministres ; on peut même dire qu’ils se regardent en chiens de faïence. Chacun appose son sceau d’une main tandis que l’autre est sur la crosse de son revolver. Bon, j’exagère un peu, mais c’est quand même bien le genre d’atmosphère qui règne entre Darius et ses hauts dignitaires. Ces derniers ont demandé à sceller la pierre de manière à éviter toute entourloupette de la part du roi, car ils savent bien qu’il aime Daniel et qu’il a tout essayé pour le tirer d’affaire.

Verset 19

Je continue.

Le roi se rendit ensuite dans son palais ; il passa la nuit à jeun, il ne fit pas venir de concubine auprès de lui, et le sommeil le fuyait (Daniel 6.19 ; SER).

Comme on pouvait s’y attendre, le roi a probablement passé la plus misérable nuit de sa vie. Il ne veut ni manger ni voir quiconque. Non seulement son amour-propre en a pris un coup de s’être fait avoir comme un débutant, mais il imagine aussi Daniel en train d’être déchiré par une bande de lions affamés.

Verset 20

Je continue.

Dès le point du jour, le roi se leva et se rendit en toute hâte à la fosse aux lions (Daniel 6.20).

On imagine le roi sur sa couche regardant les étoiles par la fenêtre. Le temps se traîne ; les heures s’égrènent lentement, très lentement. Il est agité et n’arrive pas à s’endormir ; il passe une nuit blanche. Enfin, il croit apercevoir une lueur ; le jour commence à poindre. Alors vite, il saute du lit et sans avoir pris le temps de revêtir les apparats royaux, il se dirige en toute hâte vers la fosse aux lions.

Verset 21

Je continue le texte.

Comme il s’en approchait, il appela Daniel d’une voix angoissée : Daniel, cria-t-il, serviteur du Dieu vivant, ton Dieu que tu sers avec tant de persévérance a-t-il pu te délivrer des lions ? (Daniel 6.21).

Après s’être fait un mauvais sang pas possible toute la nuit, Darius a les traits tirés et l’angoisse se lit sur son visage fatigué. Il a une peur bleue de trouver un tas d’os ensanglanté dans la fosse. On ne peut pas dire qu’il a une grande foi mais il en a une petite quand même. Il appelle Daniel et espérant contre toute espérance, il espère que Dieu a pu faire quelque chose pour son serviteur fidèle.

« Dieu vivant » est une expression propre aux Hébreux (comparez 1Samuel 17.36). Darius a certainement entendu Daniel parler ainsi de l’Éternel.

Verset 22

Je continue.

Alors Daniel répondit au roi : Ô Majesté, vis éternellement ! (Daniel 6.22).

Merci de s’enquérir de sa santé, mais Daniel ça va bien ! Il a même passé une très bonne nuit adossé à un lion qui lui a servi d’oreiller ; il a dormi comme un nouveau-né et du sommeil du juste.

Verset 23

Je continue.

Mon Dieu a envoyé son ange qui a fermé la gueule des lions, de sorte qu’ils ne m’ont fait aucun mal, parce que j’ai été reconnu innocent devant lui tout comme je n’ai pas commis de faute envers toi, Majesté ! (Daniel 6.23).

Cet ange est « l’Ange de l’Éternel », une pré-incarnation de Jésus-Christ. On l’a déjà rencontré dans la fournaise ardente dans laquelle Nabuchodonosor avait fait jeter Chadrak, Méchak et Abed-Nego (Daniel 3.25). Il leur avait tenu compagnie et avait empêché le feu d’avoir le moindre effet sur les trois amis.

La délivrance de Daniel de la gueule des lions est la preuve irréfutable qu’il est sans reproche devant Dieu.

Verset 24

Je continue.

Alors le roi éprouva une grande joie et il ordonna de hisser Daniel hors de la fosse. Daniel fut donc remonté de la fosse, et on ne trouva sur lui aucune blessure, parce qu’il avait eu confiance en son Dieu (Daniel 6.24).

Le roi pousse un immense soupir de soulagement ; la chape de plomb qui pesait sur lui s’est soudainement volatilisée. Les lions affamés sont restés sur leur faim car ils n’ont pas accordé la moindre attention à Daniel ; ils ont fait comme s’il n’était pas au milieu d’eux.

Cet incident rappelle ce qui s’est passé quand les trois amis de Daniel sont sortis indemnes de la fournaise ardente. Le texte dit : « on constata alors que le feu n’avait eu aucun effet sur leurs corps, qu’aucun cheveu de leur tête n’avait été brûlé, que leurs vêtements n’avaient pas été endommagés et qu’ils ne sentaient même pas l’odeur du feu » (Daniel 3.27).

L’Éternel avait alors publiquement honoré la fidélité de Chadrak, Méchak et Abed-Nego, et ici c’est la fidélité de Daniel que Dieu honore afin de manifester sa gloire (comparez Hébreux 11.33-34). Cependant, Dieu n’agit pas toujours ainsi ; il peut aussi choisir de laisser un serviteur fidèle subir le martyre afin de lui rendre gloire de cette manière (Hébreux 11.35-38).

Verset 25

Je continue.

Là-dessus, le roi ordonna de lui amener ces hommes qui avaient accusé Daniel, et il les fit jeter dans la fosse aux lions, avec leurs enfants et leurs femmes ; ils n’avaient pas atteint le sol de la fosse, que déjà les lions s’emparèrent d’eux et leur broyèrent les os (Daniel 6.25).

Il s’agit très probablement des deux ministres qui avec Daniel formaient le triumvirat qui gérait les affaires du royaume. C’était l’usage en Perse de détruire toute la famille d’un condamné à mort. De cette façon, le roi élimine tous ceux qui un jour auraient peut-être voulu venger leur parent en essayant de l’assassiner. Un jugement similaire avait frappé la famille d’un Israélite (Acan ; Josué 7.24) parce qu’il avait violé un interdit divin lors de la conquête du pays de Canaan. Cependant, ce genre de massacre tout azimut est interdit par la loi de Moïse. Dans le livre du Deutéronome, on lit :

Les parents ne seront pas mis à mort pour les crimes commis par leurs enfants, ni les enfants pour ceux de leurs parents : si quelqu’un doit être mis à mort, ce sera pour son propre péché (Deutéronome 24.16).

Dès que les coupables sont précipités dans la fosse, les lions les accueillent comme il se doit ce qui montre bien que ce ne sont pas des gros chats mais de vrais lions, des fauves affamés avec des crocs bien acérés.

Versets 26-28

Je continue.

Alors le roi Darius écrivit à tous les peuples, à toutes les nations et aux gens de toutes langues qui habitent la terre entière : Que votre paix soit grande ! Je décrète que, dans toute l’étendue de mon royaume, on tremble de crainte devant le Dieu de Daniel, car il est le Dieu vivant qui subsiste éternellement, son règne ne sera jamais détruit, il délivre et il sauve, et il accomplit des merveilles, des signes extraordinaires dans le ciel et sur terre, car il a arraché Daniel à la griffe des lions (Daniel 6.26-28).

Darius avait décrété que pendant un mois lui seul pouvait être adoré comme dieu, mais maintenant il fait un volte-face complet. La délivrance miraculeuse de Daniel suscite chez lui une marche arrière en avant toute et il ordonne à tous les peuples de son royaume de vénérer désormais le Dieu de Daniel. Ce retournement religieux quasi complet de la part d’un roi païen idolâtre est tout à fait extraordinaire. Son décret reconnaît l’Éternel comme « le Dieu vivant qui subsiste éternellement, qui délivre et sauve, et qui accomplit des merveilles ». Le roi sous-entend aussi mais sans le préciser que les dieux des Mèdes et des Perses sont de vaines idoles qui ne présentent guère d’intérêt. Ce récit montre que le témoignage de Daniel, sa vie pieuse et sans compromission, a permis à l’Éternel de manifester sa puissance et sa gloire en terre païenne.

Le nouveau décret de Darius n’est pas sans rappeler celui qu’avait émis Nabuchodonosor. En effet, après avoir fait jeter les trois compagnons de Daniel dans la fournaise ardente, l’Ange de l’Éternel est intervenu et les a délivrés. Très impressionné, Nabuchodonosor avait alors décrété que « tout homme qui parlera d’une manière irrespectueuse du Dieu de Chadrak, de Méshak et d’Abed-Nego sera mis en pièces et sa maison sera réduite en un tas de décombres, parce qu’il n’existe pas d’autre Dieu qui puisse sauver ainsi les hommes » (Daniel 3.29 ; comparez Daniel 4.1-3, 34-37).

Quel que soit le potentat de service, le livre de Daniel met beaucoup l’accent sur la souveraineté du Dieu de Daniel et de ses trois compagnons (Daniel 4.17, 25, 34-35). C’est lui qui décide tout et absolument rien n’échappe à sa domination. Cependant, comme l’homme a été créé avec la possibilité de choisir entre le bien et le mal, il est entièrement responsable de ses actions devant son Créateur.

Verset 29

Je finis maintenant de lire le chapitre six.

Daniel prospéra sous le règne de Darius et sous celui de Cyrus le Perse (Daniel 6.29).

Cyrus est mentionné pour deux raisons : d’une part, c’est lui le grand patron, « le roi des pays », l’empereur, et d’autre part, à la mort de Darius, il lui succède sur le trône, ajoutant ainsi à son palmarès le titre de « roi de Babylone ». La prospérité de Daniel et de ses trois amis a déjà été mentionnée (comparez Daniel 2.48 ; 3.30), car dès le début de ce livre, ces quatre exilés hébreux sont sous la bénédiction de l’Éternel.

Les six premiers chapitres du livre de Daniel mettent principalement l’accent sur des événements historiques avec une touche prophétique. Mais à partir du chapitre 7 commence la partie du livre qui est essentiellement prophétique quoique imbriquée dans l’avenir de l’humanité. Comme le chapitre 7 est aussi en araméen, on peut le considérer comme la conclusion des chapitres historiques.

Chapitre 7

Introduction

Le chapitre 7 est le pendant, le complément et l’équivalent du chapitre deux dans lequel Nabuchodonosor a rêvé à une statue constituée de quatre métaux différents de valeur décroissante, ainsi que d’un mélange de fer et d’argile. Je rappelle ce passage.

La tête de cette statue était en or pur, la poitrine et les bras en argent, le ventre et les hanches en bronze, les jambes en fer, les pieds partiellement en fer et partiellement en argile (Daniel 2.32-33).

Puis dans la suite de son rêve, Nabuchodonosor vit que :

Une pierre se détacha sans l’intervention d’aucune main, vint heurter la statue au niveau de ses pieds de fer et d’argile, et les pulvérisa. Du même coup furent réduits ensemble en poussière le fer, l’argile, le bronze, l’argent et l’or, et ils devinrent comme la bale de blé qui s’envole de l’aire durant la moisson ; le vent les emporta sans en laisser la moindre trace. Quant à la pierre qui avait heurté la statue, elle devint une immense montagne et remplit toute la terre (Daniel 2.34-35).

Pendant tout le temps de son exil à Babylone, Daniel reçoit plusieurs visions à des époques différentes. La première que je viens de rappeler lui est donnée la seconde année du règne de l’empereur Nabuchodonosor.

La seconde qu’il nous rapporte dans le chapitre 7, il l’a reçoit la première année du règne du roi Balthazar (553 ou 552) quand ce dernier devient vice-roi alors que son père Nabonide est le roi de Babylone en titre.

La vision suivante, la troisième, Daniel la reçoit la troisième année du règne de Balthazar. Elle nous est décrite dans le chapitre 8. La quatrième est racontée au chapitre neuf et elle est donnée à Daniel la première année du règne de Darius. La cinquième vision, Daniel la reçoit la troisième année de la venue au pouvoir de l’empereur perse Cyrus. Très longue et très complexe, elle nous est décrite dans les chapitres dix à douze. Comme c’est souvent le cas, ces prophéties ne sont pas données par ordre chronologique.

Suite au rêve de la fameuse statue de Nabuchodonosor que Daniel a interprété, le prophète a dû rester très perplexe. En effet, Daniel connaît très bien les révélations de l’Ancien Testament, du moins ce qui est déjà écrit, il sait donc que l’Éternel a fait alliance avec Abraham et qu’un jour, un descendant de David instaurera un royaume universel. Daniel doit donc se demander comment le plan de Dieu peut s’articuler avec les puissances terrestres dont a rêvé Nabuchodonosor. A partir du chapitre 7 inclus, le reste du livre de Daniel répond à cette interrogation, car c’est l’histoire de l’humanité à grands traits avant qu’elle ne se réalise.

Daniel reçoit la vision du chapitre 7 une quinzaine d’années avant d’être jeté dans la fosse aux lions (en 539-538). Il devait alors avoir 68 ans. Cette expérience fantastique, ainsi que la vision des quatre bêtes effrayantes du chapitre 7, se situent chronologiquement après le chapitre quatre et avant le chapitre cinq. La vision du chapitre 7 dépasse de très loin l’époque du prophète, car elle parle de la venue du grand roi d’Israël qui mettra fin à la puissance des royaumes païens et établira son royaume éternel. Les quatre animaux qui y sont décrits correspondent aux quatre parties métalliques de la statue de Nabuchodonosor.

Ces quatre fauves sont d’abord un lion avec des ailes d’aigle, ensuite, un ours, puis un léopard avec quatre ailes d’oiseau sur le dos et quatre têtes, et enfin, le quatrième est simplement décrit comme terrifiant, muni d’une force extraordinaire avec d’énormes dents de fer et dix cornes. De ces quatre bêtes, l’ours est le seul qui existe dans la nature tandis que les trois autres font partie des mythes.

Comme je l’ai dit, les deux visions des chapitres deux et sept traitent le même thème, mais selon un point de vue différent. En effet, les puissances terrestres de la vision de Nabuchodonosor apparaissent sous la forme d’une statue splendide et scintillante, mais dans le chapitre 7, elles sont représentées comme une succession d’animaux féroces plus cruels l’un que l’autre.

Par ailleurs, Nabuchodonosor a vu le règne de Dieu symbolisé par une petite pierre extérieure à la statue, qui se détache d’une montagne et qui devient elle-même une montagne. Mais dans la vision parallèle du chapitre 7, le règne de Dieu émane et provient de l’intérieur des empires décrits. Il s’agit du petit reste juif fidèle accompagné des païens croyants qui entrent ensemble dans le royaume messianique établi par le fils de l’homme, c’est-à-dire Jésus-Christ.

Ces différences entre les deux visions des chapitre 2 et 7 sont faciles à comprendre si l’on tient compte du personnage qui la reçoit. En effet, dans le récit du chapitre 7, c’est Daniel qui reçoit la révélation ; or, il est le prophète bien-aimé choisi par Dieu et membre du peuple des saints. Mais dans le récit du chapitre 2, c’est Nabuchodonosor qui reçoit la vision ; or il est le potentat de la première grande monarchie absolue, et le plus brillant représentant de la gloire de toutes les puissances terrestres qui régneront sur terre.

Il faut aussi savoir que l’interprétation des visions du livre de Daniel ne fait pas l’unanimité. En effet, les théologiens d’obédience libérale rejettent Daniel comme l’auteur du livre qui porte son nom, et prétendent qu’il a été écrit par un illustre inconnu qui relate des événements, non pas en tant que prophète mais comme historien. Cet écrivain juif aurait été contemporain de la famille de prêtres appelée les Maccabées dont j’ai déjà parlé, et qui pour nous de langue française porte un nom bien sinistre. Selon le point de vue de la théologie libérale, le quatrième empire n’est pas Rome mais la Grèce sous la botte du despote Antiochus Épiphane, qui fut finalement vaincu, suite à une longue guérilla particulièrement sanglante menée contre lui par Juda Maccabée. Quant aux trois empires qui ont précédé la Grèce, les libéraux ne sont pas d’accord entre eux. Certains disent que la tête d’or de la statue et le premier fauve représentent l’empire assyrien, et d’autres disent qu’il s’agit de Babylone ; alors bien sûr les empires suivants varient selon le choix du premier.

Quant aux théologiens évangéliques qui acceptent sans réserve les Textes Sacrés comme la Parole de Dieu, ils ont toujours considéré les quatre empires représentés par la statue et par les quatre bêtes féroces, comme étant les monarchies babylonienne, médo-perse, grecque et romaine.

Verset 1

Je commence maintenant de lire le chapitre 7 de Daniel.

Au cours de la première année du règne de Balthazar, roi de Babylone, comme Daniel était couché sur son lit, il eut un rêve : il s’agissait de visions. Il consigna le rêve par écrit pour en raconter l’essentiel. Voici le récit de Daniel (Daniel 7.1).

Littéralement, le texte araméen dit : « Daniel prit la parole et dit ». Comme je l’ai déjà fait remarquer, nous sommes au début du règne de Balthazar (553 ou 552), le dernier des rois babyloniens, et donc quelques années avant la fin de cet empire qui est représenté par la tête en or de la statue de Nabuchodonosor. Daniel rêve et le texte dit exactement qu’il a « des visions de sa tête ».

Les prophètes de l’Ancien Testament reçoivent des révélations de différentes manières ; ce peut être une dictée automatique, un rêve comme pour Daniel, mais parfois le prophète est à moitié éveillé dans un état second qu’on appelle « la transe prophétique ».

C’est ici la seconde vision de Daniel que nous rapporte ce livre, la première étant celle de la statue dont Nabuchodonosor a rêvé. Ici, Dieu répète cette première vision prophétique mais sous une forme entièrement nouvelle, et donne d’autres détails. Daniel précise que c’est lui qui a écrit ce qu’il a vu afin que ses lecteurs croient à la révélation qu’il va décrire.

Tout comme pour les autres Textes Sacrés, je dois décider, soit de rejeter soit d’accepter les récits de Daniel comme étant la Parole inspirée de Dieu. C’est à moi et à vous qu’incombe ce choix.