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15 déc. 2026

Apocalypse 4.1-2

Chapitre 4

Introduction

Je suppose que dans toutes les langues, il existe des expressions qui sont drôles. En tout cas c’est vrai en anglais, en allemand, en espagnol, en grec, en hébreu et bien sûr en français où ces expressions sont nombreuses. Celle qui me vient à l’esprit en rapport avec le livre de l’Apocalypse est « briller par son absence ». Mais comment quelqu’un ou quelque chose peut-il briller s’il est absent ? Justement, c’est ça le trait d’esprit. Dans les trois premiers chapitres de l’Apocalypse, il est constamment question de l’Église (ekklesia), un mot qui signifie « ceux qui ont été appelés hors de ».

Eh bien à partir du quatrième chapitre de l’Apocalypse, l’église brille par son absence ; l’apôtre Jean n’en parle plus et c’est comme si elle avait disparu. Et effectivement c’est bien ce qui est arrivé puisque Jésus est venu la chercher ; il l’a enlevée dans les airs pour l’emmener avec lui dans les cieux, sa résidence éternelle. Dans ses premières épîtres aux Corinthiens et aux Thessaloniciens, l’apôtre Paul écrit :

Voici, je vais vous révéler un mystère : nous ne passerons pas tous par la mort, mais nous serons tous transformés, en un instant, en un clin d’œil, au son de la trompette dernière. Car, lorsque cette trompette retentira, les morts ressusciteront pour être désormais incorruptibles, tandis que nous, nous serons changés (1Corinthiens 15.51-52). Au signal donné, sitôt que la voix de l’archange et le son de la trompette divine retentiront, le Seigneur lui-même descendra du ciel, et ceux qui sont morts unis au Christ ressusciteront les premiers. Ensuite, nous qui serons restés en vie à ce moment-là, nous serons enlevés ensemble avec eux, dans les nuées, pour rencontrer le Seigneur dans les airs. Ainsi nous serons pour toujours avec le Seigneur (1Thessaloniciens 4.16-17).

L’Église se trouve donc dans les cieux en compagnie de Jésus, qui de son trône dirige les opérations de la Tribulation sur terre. Quant aux croyants, ils apparaissent bien, mais au lieu de constituer l’Église, ils forment l’épouse du Christ.

L’Enlèvement de l’Église, c’est à dire l’ensemble de tous les croyants authentiques, ne veut pas dire que la chrétienté sur terre disparaît du jour au lendemain, pas du tout. D’ailleurs le premier dimanche qui suivra cet événement inédit, certaines assemblées se réuniront comme d’habitude et il ne manquera pas un seul membre à l’appel ; tous seront présents. Des églises dites « chrétiennes » continueront d’exister mais elles sont apostates. Elles traverseront donc la Tribulation et constitueront ensemble ce qui dans l’Apocalypse, s’appelle « la grande prostituée ».

Au début du livre de l’Apocalypse, Jésus dit à l’apôtre Jean : « Écris donc ce que tu as vu, ce qui est, et ce qui va arriver ensuite » (Apocalypse 1.19), ce qui est le plan du livre. Nous avons terminé la première et la seconde partie, c’est-à-dire la vision du Christ ressuscité que Jean a reçu (chap. 1) et « ce qui est », c’est-à-dire l’état des églises (chap. 2–3) à la fin du premier siècle, ce qui est également un cliché de ce qu’elles seront au travers de l’Histoire.

À partir du quatrième chapitre nous allons parcourir en détail « ce qui va arriver ensuite » (chap. 4–22), c’est-à-dire les événements extraordinaires qui auront lieu dans l’avenir, qui précèdent et aboutissent à la seconde venue de Jésus-Christ (chap. 4–18), puis son retour sur terre proprement dit (chap. 19) ; ensuite ont lieu les retentissements de ce retour : l’instauration du royaume millénaire (chap. 20) et enfin la Nouvelle Jérusalem, les nouveaux cieux et la nouvelle terre (chap. 21–22). Il ne fait aucun doute que l’événement le plus important est la seconde venue de Jésus-Christ, tout comme le thème central des quatre évangiles est sa première venue.

Au travers des siècles, de nombreuses interprétations des chapitres 4 à 22 de l’Apocalypse ont été suggérées, mais elles se perdent toutes dans un dédale d’opinions contradictoires où une chatte ne retrouverait pas ses petits. La seule perspective cohérente avec le texte considère qu’à partir du chapitre quatre, il est question d’événements futurs, même s’ils ne suivent pas toujours un ordre chronologique strict.

Cette troisième et principale section du livre présente un portrait saisissant et plus détaillé de l’avenir du monde que n’importe quelle autre partie des Écritures. Cette dernière révélation termine et comble toutes les prophéties bibliques se rapportant à l’histoire de l’humanité, et qui sont à juste titre centrées sur la personne et l’œuvre de Jésus-Christ.

Jean reçoit d’abord une vision du ciel qu’il nous décrit dans les chapitres 4 et 5. Au tout début du chapitre 4, Jean entend la voix de Jésus-Christ puis il décrit le trône du Dieu Créateur tout-puissant et majestueux, qui règne, mais distant comme sous le régime de l’Ancienne Alliance. Dans le chapitre 5 par contre, Jean contemple et fait une description puissante et dramatique du Rédempteur sous les traits de l’Agneau de Dieu immolé, sur qui repose tout espoir de salut ainsi que l’établissement du royaume de justice. Ensuite vient l’ouverture des sept sceaux, ce qui est le principal mouvement chronologique de la Grande Tribulation, c’est-à-dire la deuxième moitié des sept ans de Tribulation, une période de jugements qui aboutit à la seconde venue de Jésus-Christ. L’ouverture du septième sceau déclenche les sept trompettes, et la sonnerie de la septième suscite les sept coupes de la colère de Dieu.

À mesure que s’approche la seconde venue de Jésus, les événements se précipitent et les dévastations dues aux châtiments de Dieu, sont de plus en plus étendues. Une fois que le Seigneur est de retour sur terre, les derniers chapitres du livre résument à grands traits des événements encore futurs. Le chapitre 20 décrit le royaume millénaire et les deux suivants parlent des nouveaux cieux et de la nouvelle terre.

Comme je l’ai déjà dit, le but principal de cette vision de l’avenir reçue par l’apôtre Jean est de présenter la seconde venue de Jésus-Christ avec les événements qui l’accompagnent, ainsi que d’avertir le peuple de Dieu et le monde en général, de l’importance de se préparer en vue du jugement de Dieu.

Verset 1

Je commence maintenant de lire le chapitre 4 du livre de l’Apocalypse.

Après cela, je regardai, et voici une porte ouverte dans le ciel. Et la voix que j’avais entendu me parler au début et qui résonnait comme une trompette me dit : – Monte ici, et je te montrerai ce qui doit arriver par la suite (Apocalypse 4.1 ; auteur).

Jean n’est pas le premier homme à être monté au ciel et à en être redescendu. Dans sa seconde épître aux Corinthiens (12.4), l’apôtre Paul écrit que « il a été enlevé au paradis et qu’il a entendu des paroles qu’on ne peut pas répéter parce qu’il n’est pas permis à un homme de les dire ». Littéralement, « il a été ravi jusqu’au troisième ciel », ce qui est la demeure de Dieu. Dans les cieux Paul a également reçu l’ordre de ne raconter à personne ce qu’il a vu. Jean aussi à le privilège de visiter les cieux, mais lui par contre, reçoit l’ordre inverse de Paul, l’ordre de faire le compte rendu détaillé de ce qu’il a vu, ce qu’il nous raconte dans les chapitres 4 et 5 du livre. C’est la seconde vision de l’apôtre Jean, la première étant celle du Seigneur Jésus glorifié qui adresse sept lettres à sept églises de la province d’Asie (Apocalypse 1.9-20 ; 2.1–3.22).

Les Écritures font allusion au royaume des cieux plus de cinq cents fois. Cependant, c’est la description de Jean qui est la plus complète et la plus informative. Il rapporte ce qu’il voit et entend tout au long de sa vision. Il nous transporte très loin, bien au-delà de la sphère espace-temps de nos soucis quotidiens et mondains dans laquelle nous baignons. Détachés du monde, nous pouvons contempler avec Jean les réalités des cieux éternels. Grâce à Jean, les croyants ont droit à un aperçu du lieu où ils vivront pour l’éternité.

Jean commence par dire : « Après cela », une expression utilisée plusieurs fois dans le livre de l’Apocalypse pour signaler une nouvelle vision ou une transition importante (Apocalypse 7.9 ; 15.5 ; 18.1 ; 19.1). Ici, la voix que Jean entend est celle du Christ ressuscité et glorifié qui lui dit : je te montrerai ce qui doit arriver par la suite. On a déjà rencontré une expression semblable au tout début du livre quand « la voix » lui dit : « Écris donc […] ce qui va arriver ensuite » (Apocalypse 1.19).

Cependant, et contrairement aux traductions, en grec ces deux expressions ne sont pas identiques. La première fois, Jésus dit à Jean de « écrire » ce qui aura lieu plus tard, tandis qu’ici « la voix » est plus précise car Jésus dit qu’il va montrer à Jean les événements qui DOIVENT (grec : dei) se produire par la suite, ce qui inclut à la fois l’avenir et les desseins souverains de Dieu pour l’humanité.

Au début de la vision de « ce qui doit arriver par la suite », Jean aperçoit « une porte ouverte dans le ciel ». Une porte est une invitation à entrer surtout si elle est ouverte, et il ne fait pas de doute que c’est le Seigneur qui a ouverte cette porte car à l’église de Philadelphie, il dit :

Voici ce que dit le Saint, le Véritable, … celui qui ouvre et nul ne peut fermer, qui ferme, et nul ne peut ouvrir […]. Voici : j’ai ouvert devant toi une porte que nul ne peut fermer (Apocalypse 3.7-8).

C’est aussi l’apôtre Jean qui rapporte dans son évangile que Jésus dit :

C’est moi qui suis la porte. Celui qui entre par moi sera sauvé : il pourra aller et venir librement (Jean 10.9). Le chemin, c’est moi […]. Personne ne va au Père sans passer par moi (Jean 14.6).

Croire que Jésus-Christ fut un grand homme ou même un exemple à suivre, c’est bien gentil mais ce n’est pas la foi qui sauve et donc aussi utile que de connaître l’histoire de Jules César. Pour recevoir la vie éternelle, il est nécessaire d’accepter que Jésus-Christ est le seul à pouvoir faire entrer un être humain dans le royaume de Dieu, que nul autre ne le peut, qu’il n’y en a jamais eu et qu’il n’y en aura jamais. Même si sous le régime de l’Ancien Testament, les croyants étaient sauvés par leur foi en l’Éternel, ils n’ont pu entrer dans sa présence qu’après la mort de Jésus sur la croix et après que ce dernier soit descendu aux enfers pour libérer les croyants de l’Ancienne Alliance enfermés dans la partie du séjour des morts appelée « paradis ».

Alors que Jean regarde, il s’exclame : « Voici », ce qui exprime la surprise car il aperçoit comme une ouverture donnant sur le ciel (comparez Ézéchiel 1.1 ; Actes 7.56). C’est une porte ouverte qui lui tend la main pour ainsi dire, et qui lui permet d’entrer dans la salle du trône de Dieu. Alors que le premier ciel est l’atmosphère terrestre, et le deuxième l’espace interplanétaire et interstellaire, le troisième ciel que mentionne Paul (2Corinthiens 12.2) est l’endroit où le Christ s’est rendu après la résurrection et où il est assis à la droite de Dieu.

À partir d’ici, Jean peut voir ce qui se passe sur terre selon la perspective du royaume des cieux. Bien que pour l’apôtre, ce changement de décor est des plus radical, il décrit ce qu’il voit le plus simplement du monde, comme s’il assistait à un grand spectacle son et lumière. Il ne fait pas d’effort particulier et il n’y a rien de mystérieux ou de superstitieux dans ce qu’il raconte, parce qu’il est inspiré par le Saint-Esprit qui est autant à l’aise au ciel que sur la terre.

Si le livre de l’Apocalypse avait été rédigé par un homme et selon sa perspective et son imagination, il se vanterait et on aurait droit aux descriptions les plus fantaisistes. Mais ce n’est pas le cas avec Jean. Même si ce qu’il décrit défie tout ce qu’on peut imaginer, il raconte ce qu’il voit sans aucun débordement émotionnel. Et contrairement aux fanfarons qui disent recevoir des visions, les prophètes qui voient vraiment la gloire de Dieu sont terrifiés et baissent la tête plus bas que terre (Ésaïe 6.5 ; Ézéchiel 1.28 ; Daniel 7.15).

Après avoir remarqué la porte ouverte dans le ciel, Jean entend une voix et dit que c’est la même que celle qu’il a entendue au tout début de la vision. Il s’agit du Christ ressuscité, et ici encore sa voix résonne comme une trompette (Apocalypse 1.10) parce qu’elle est impérieuse et l’Autorité suprême dans l’univers.

Verset 2 a, b

Je continue le texte.

(Et la voix me dit : – Monte ici.) À l’instant, l’Esprit se saisit de moi. Et voici : il y avait un trône dans le ciel (Apocalypse 4.2 a, b).

Jean est en transe extatique; c’est la deuxième fois que l’Esprit de Dieu prend en main son prophète. La première fois, Jean a dit :

Le jour du Seigneur, l’Esprit de Dieu se saisit de moi, et j’entendis derrière moi une voix forte, pareille au son d’une trompette (Apocalypse 1.10).

Ici, Jean voit donc la porte qui donne dans le ciel et en même temps il entend « une voix » qui ressemble à une sonnerie de trompette. Pour le moment c’est une vision tandis que l’apôtre a les pieds bien ancrés au sol. Cependant, quand cette voix dit : « Monte ici », l’Esprit le saisit afin qu’il puisse vraiment monter, parce que de toute évidence il n’est pas capable d’y aller de lui-même et donc, il lui faut l’assistance du Saint-Esprit.

Quand le Seigneur ordonne à Jean d’entrer dans le ciel, il n’est pas ravi en esprit dans un monde imaginaire et mystique ; il est réellement transporté au troisième ciel par le Saint-Esprit. Disparaît-il de la terre et se retrouve-t-il en chair et en os dans le royaume des cieux ? Certains commentateurs disent que oui et d’autres non. Dans sa seconde épître aux Corinthiens, quand l’apôtre Paul raconte sa visite dans l’au-delà, il est tout aussi perplexe car il écrit :

Je connais un homme, […] qui a été enlevé jusqu’au troisième ciel – était-ce dans son corps, je ne sais, ou sans son corps, je ne sais, mais Dieu le sait. Je sais seulement que cet homme – dans son corps ou hors de son corps, je ne sais, Dieu le sait – a été enlevé au paradis et qu’il a entendu des paroles qu’on ne peut pas répéter parce qu’il n’est pas permis à un homme de les dire (2Corinthiens 12.2-5).

Après avoir été dans le royaume des cieux et entendu des paroles indicibles, Paul n’est pas très au clair concernant l’expérience qu’il vient de vivre. Il est donc probable que Jean ne sache pas non plus si c’est en chair et en os ou seulement en esprit qu’il est monté au ciel, et donc il ne dit rien.

L’ordre du Seigneur : « Monte ici », me fait penser aux 39 membres de la secte « Porte du ciel » qui le 26 mars 1997 se sont rituellement suicidés en Californie, au moment du passage de la comète Halley-Bopp, qui fait son circuit à peu près tous les 76 ans. Ils croyaient qu’à leur mort, un OVNI les emmènerait dans une autre dimension pour vivre un niveau d’existence supérieur. C’est vrai dans le sens que leurs âmes sont bien allées dans un autre monde, mais pour le reste ils ont tout faux parce qu’ils ont atterri dans le séjour des morts, où au lieu de vivre à un niveau supérieur, ils ne cessent de mourir en attendant leur jugement.

Mais Jean, lui, est entré et sorti bien vivant du paradis et probablement frais comme un gardon. Comme vous et moi, il était d’abord dans le monde physique espace-temps dans lequel nous baignons et fonctionnons. Puis cette porte s’ouvre ce qui lui permet de pénétrer dans une nouvelle dimension, le monde spirituel, et plus précisément le troisième ciel. Cependant, ce n’est pas parce qu’il est allé au paradis qu’il a vu tout ce qui s’y trouve. Jean est en mission spéciale et le Seigneur ne va lui révéler que ce qu’il doit mettre par écrit pour notre bénéfice.

Dès que Jean décroche de l’espace-temps, en un clin d’œil il est au ciel ; c’est instantané. Alors, stupéfait par la scène qui se déroule soudainement devant ses yeux, il s’exclame : « Et voici : il y avait un trône dans le ciel ». Dans les Écritures, « le trône de Dieu » est une image qui représente toujours le règne souverain de Dieu et son autorité absolue (comparez Psaumes 11.4 ; 103.19 ; Ésaïe 66.1) qui sont solidement établis, permanents et inébranlables. Cependant, la façon de parler de Jean semble quand même indiquer qu’il voit vraiment de ses yeux quelque chose qui ressemble à un trône, le siège sur lequel les rois s’assoient. Ça ne veut pas dire que ce meuble soit dans les cieux en permanence, mais plutôt que cette image d’un trône est projetée spécialement pour Jean de manière à ce qu’il comprenne la vision qu’il reçoit, et donc puisse l’écrire aussi précisément que possible.

Il est vrai qu’à la fin du livre (Apocalypse 21.22), Jean dit que dans la Nouvelle Jérusalem, « le temple est le Dieu tout-puissant ainsi que l’Agneau », mais il dit aussi : « Je ne vis aucun temple dans la ville », c’est à dire qu’il n’y en a pas, alors que dans cette vision-ci, il dit bien : « Et voici : il y avait un trône dans le ciel ». Si on considère le caractère tragique des événements des derniers temps qui vont être révélés à Jean (chap. 6–19), la présence visible de ce trône est réconfortante, car cette vision signifie que ce ne sont ni les hommes ni une nature déchaînée qui gouvernent le monde, mais l’Éternel. Il est en effet important de savoir que Dieu règne au ciel et qu’il exerce une autorité absolue et un contrôle permanent et total sur l’univers.

De la même manière, le prophète Ésaïe a été réconforté par une vision de la gloire de Dieu alors que l’avenir du royaume de Juda s’annonçait particulièrement sombre.

La scène grandiose qui se déroule dans les cieux et que contemple Jean, est principalement axée autour du trône de Dieu qui est mentionné onze fois dans le chapitre quatre. L’apôtre décrit le trône, celui qui est assis dessus, ce qui se passe tout autour, ce qui en sort, ce qui se tient devant, qui est au milieu du trône, et ce qui est dirigé vers le trône.

Verset 2 c

Je continue le texte.

(Il y avait un trône dans le ciel.) Et sur ce trône quelqu’un siégeait (Apocalypse 4.2 c).

Contrairement à ce que croient beaucoup d’insensés, ce n’est pas le hasard « vas-y-comme-j’’te-pousse » qui gouverne la nature et l’univers, mais « celui qui siège sur le trône », le Créateur souverain et tout-puissant. Dans les psaumes 11, 47 et 103, le psalmiste écrit :

L’Éternel est dans son saint temple, l’Éternel a son trône au ciel, de ses yeux il observe : il sonde les humains (Psaumes 11.4). C’est Dieu qui règne sur les nations. Il a pris place sur son saint trône (Psaumes 47.9). Dans les cieux, l’Éternel a établi son trône : il est le Roi, le Maître de l’univers entier (Psaumes 103.19).

Ici, la position assise du Seigneur du ciel et de la terre, n’indique pas le repos (Hébreux 1.3 ; 10.12 ; 12.2) mais le règne, l’exercice du pouvoir et plus particulièrement l’administration de la justice et du jugement.

Bien que Jean ne nous donne pas l’identité de celui qui est assis sur le trône, il est évident qu’il s’agit du Seigneur de gloire que décrit le prophète Daniel. Je lis le passage :

Je regardai encore pendant qu’on installait des trônes, un vieillard âgé de très nombreux jours prit place sur l’un d’eux. Son vêtement était blanc comme de la neige et ses cheveux étaient comme la laine nettoyée. Son trône, embrasé de flammes de feu, avait des roues de feu ardent. Un fleuve de feu jaillissait et coulait devant lui, des millions d’êtres le servaient, et des centaines de millions se tenaient debout devant lui (Daniel 7.9-10 ; comparez Ésaïe 6.1 ; 1Rois 22.19 ; Ézéchiel 1.26-28).

Voilà ! Maintenant nous commençons à percevoir à quoi peut ressembler le royaume de Dieu.

Commentaire biblique radiophonique écrit par le pasteur et docteur en théologie : Vernon McGee (1904-1988) et traduit par le pasteur Jacques Iosti.

févr. 07 2023

Émission du jour | Jean 3.14-36

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