Chapitre 3

Verset 16

En général, quand quelque chose n’est pas passé et qu’on l’a pas digéré, on a envie de tout renvoyer. Mais ça peut aussi arriver devant une scène particulièrement répugnante comme une personne accidentée ou suicidée, dont la chair ou la matière grise est étalée un peu partout. Ce phénomène de répulsion peut donc avoir une origine psychologique autant que physique. Je sais que je suis un peu cru et vous voulez savoir où je veux en venir. Eh bien ce que je viens de décrire est le sentiment du Seigneur devant la conduite des chrétiens de Laodicée. Je continue de lire la lettre à cette église dans le chapitre 3 de l’Apocalypse.

(Je connais ta conduite et je sais que tu n’es ni froid, ni bouillant.) Mais puisque tu es tiède, puisque tu n’es ni froid, ni bouillant, je vais te vomir de ma bouche (Apocalypse 3.16).

Une église bouillante spirituellement vivante est souvent aussi fondamentaliste. Quel vilain mot dans notre société où la correction exige qu’on accepte tout le monde et toute forme de comportement dans tous les domaines. Les membres d’une église vivante croient que les Écritures sont la Parole de Dieu et donc que son enseignement est la Vérité, même si cette notion blesse les âmes sensibles. Et ce qui heurte le plus cette sensibilité est la confession de foi des vrais croyants concernant le salut. En effet, que ce soient ceux qui croient en rien ou les religieux, ils ne peuvent pas accepter que Jésus seul puisse ouvrir la porte du paradis et que les autres fondateurs de religion ne sont que du vent. Cette intolérance leur est intolérable.

Une église froide est par exemple une assemblée unitarienne. Elle ne veut pas de Jésus-Christ et ne s’en cache pas. Ses membres ne sont pas hypocrites vis-à-vis du Seigneur ; ils le considèrent simplement comme un grand homme parmi d’autres, un point c’est tout. Ils sont aussi pour la tolérance tous azimuts car pour eux c’est la vertu suprême. Ils invitent des dignitaires représentant toutes les religions possibles et imaginables car ils pensent que tous les êtres humains peuvent contribuer au bien de l’humanité. Bien sûr, il y a quand même une exception à cette embrassade universelle car même la plus grande des tolérances a ses limites. Ils refusent de converser avec les croyants authentiques, les fondamentalistes, parce que selon eux, ce sont des fanatiques. Par contre, au nom de leur tolérance, ils trouvent toujours des excuses aux terroristes.

Les tièdes sont pires que les froids parce que ce sont des hypocrites qui jouent à la religion, un peu comme les pharisiens arrogants et imbus d’eux-mêmes qui méprisent le petit peuple nous dit Jean dans son évangile (Jean 7.49), mais qui se font mousser parce qu’ils obéissent aux règles de vie très strictes qu’ils se sont fabriquées de toutes pièces, mais qui pour cette raison même sont absolument sans valeur. Ils ne manquent pas de zèle mais elle est très mal placée (Romains 10.2). De cette sorte de gens, dans sa seconde lettre à Timothée, l’apôtre Paul dit :

Certes, ils resteront attachés aux pratiques extérieures de la religion mais, en réalité, ils ne voudront rien savoir de ce qui en fait la force (2Timothée 3.5).

Les tièdes préfèrent leur propre tambouille. Bien qu’ils clament accepter la grâce de Dieu en Jésus-Christ, en réalité ils lui sont parfaitement indifférents. Ça ne leur fait ni chaud ni froid puisqu’ils sont tièdes.

Que ce soit la pratique rigoureuse des pharisiens ou la religiosité superficielle répandue de nos jours, c’est du pipi de chat. Je suis un peu choquant, j’en conviens, mais le Seigneur l’est bien davantage. En fait, quand il réprimande l’église de Laodicée il ne prend pas de gants et il est brutal puisqu’il dit : « je vais te vomir de ma bouche », une expression sans pareille dans le Nouveau Testament qui exprime son profond écœurement.

Cependant et tout bien considéré, les chrétiens de Laodicée ont la chance que le Seigneur condescende à leur dire comment il les considère car il pourrait tout aussi bien les écarter de ses pensées et les punir sans les avertir. Mais maintenant qu’ils ont l’opportunité de pouvoir regarder la dure vérité en face et de s’amender, tout n’est pas perdu pour eux.

Verset 17

Je continue la lettre.

Tu dis : Je suis riche ! J’ai amassé des trésors ! Je n’ai besoin de rien ! Et tu ne te rends pas compte que tu es misérable et pitoyable, que tu es pauvre, aveugle et nu ! (Apocalypse 3.17).

L’évaluation que fait Jésus de la situation des membres de l’église de Laodicée est aux antipodes de leur propre analyse car eux se trouvent plutôt bien. Voilà pourquoi le Seigneur les reprend si vertement. Le vocabulaire : « misérable, pitoyable, pauvre, aveugle et nu » est violent. Non seulement cette église est tiède, mais aussi aveugle. Ces chrétiens se leurrent sur leur véritable état spirituel, parce qu’ils le confondent avec leur richesse matérielle. En effet, et comme je l’ai déjà fait remarquer, à cette époque, Laodicée est une ville prospère ce qui procure à tous les habitants, chrétiens compris, un faux sentiment de sécurité. Non seulement ils sont riches en or mais comme ils ont épousé l’hérésie gnostique, ils s’imaginent avoir atteint un degré de connaissance et de spiritualité supérieur aux autres croyants qui acceptent simplement la personne et l’œuvre de Jésus sur la croix.

Aveuglés par l’orgueil, les chrétiens de Laodicée ne voient pas qu’ils n’ont même pas compris les éléments de base de la foi et surtout de la grâce de Dieu. Voilà pourquoi le Seigneur dit à cette église : « tu es misérable et pitoyable, pauvre, aveugle et nu ». En fait c’est la seule qui a droit à une gifle aussi magistrale.

Comme beaucoup de pseudo croyants, ceux de Laodicée se dupent eux-mêmes et Jésus pourrait leur dire :

Vous m’appelez Maître mais ne m’obéissez pas ; vous m’appelez Lumière mais ne me voyez pas ; vous m’appelez Le chemin mais ne me suivez pas ; vous m’appelez La vie mais ne me choisissez pas ; vous m’appelez Sage mais ne m’écoutez pas, vous m’appelez Agréable mais ne m’aimez pas ; vous m’appelez Riche mais ne me demandez rien ; vous m’appelez Noble mais ne me servez pas ; vous m’appelez La vérité mais ne me croyez pas, vous m’appelez Le Tout-puissant mais ne m’honorez pas ; vous m’appelez Juste mais ne me craignez pas. Alors, si je vous condamne, ne vous plaignez pas.

L’église de Laodicée est l’inverse de celle de Smyrne à qui Jésus dit :

Je connais ta détresse et ta pauvreté – et pourtant tu es riche (Apocalypse 2.9).

Ces croyants-là sont dans la misère noire, démunis de tout parce qu’ils sont soient esclaves, soient citoyens qui ont été destitués de tous leurs biens par leurs persécuteurs. Dans sa première épître, l’apôtre Paul écrit aux Corinthiens :

Considérez donc votre situation, frères : qui êtes-vous, vous que Dieu a appelés à lui ? On ne trouve parmi vous que peu de sages selon les critères humains, peu de personnalités influentes, peu de membres de la haute société ! (1Corinthiens 1.26).

Pourtant, selon la perspective divine, les croyants de Smyrne sont riches parce qu’ils ont véritablement cru en Jésus-Christ et se sont approprié toutes les promesses de Dieu. L’église de Smyrne est l’exemple type de la richesse spirituelle qui est l’héritage des églises qui au travers de l’Histoire souffrent mais demeurent fidèles au Seigneur.

Verset 18

Je continue la lettre à l’église de Laodicée.

C’est pourquoi je te donne un conseil : achète chez moi de l’or purifié au feu pour devenir réellement riche, des vêtements blancs pour te couvrir afin qu’on ne voie pas ta honteuse nudité, et un collyre pour soigner tes yeux afin que tu puisses voir clair (Apocalypse 3.18).

Cette assemblée de Laodicée est typique de beaucoup d’églises dont je ne citerais pas le nom, mais qui n’ont pas du tout conscience de leurs besoins spirituels, et qui donc se contentent de beaux édifices, de rites et d’une liturgie. Leurs membres pratiquent l’athéisme. Oh, ils viennent de temps en temps faire leur devoir vis-à-vis d’un dieu hypothétique, mais le reste du temps ils sont totalement indifférents à son égard.

L’église de Laodicée ne reçoit aucun compliment du Seigneur mais se fait sévèrement rabrouer. Sa misère, cachée par ses prétendues richesses, est un avant-goût de la description de Babylone qui est faite plus loin dans le livre (chap. 18). Si les chrétiens de Laodicée ne changent pas leur fusil d’épaule, ils seront jugés en même temps que Babylone.

Étant donné ce que nous savons de la ville antique de Laodicée, les conseils de Jésus s’appuient sur ses trois pôles économiques : ses célèbres institutions bancaires ; son industrie textile et en particulier une laine teinte en noir renommée, et troisièmement, sa faculté de médecine et le célèbre collyre produit dans la région.

La première exhortation de Jésus est : « achète de l’or purifié au feu », parce que par définition il est exempt d’impuretés. Cet or représente les vraies valeurs, les valeurs éternelles comme la foi authentique et une vie consacrée au Seigneur. Dans sa première épître, l’apôtre Pierre écrit :

Beaucoup plus précieuse que l’or périssable est la foi qui a résisté à l’épreuve. Elle vous vaudra louange, gloire et honneur, lorsque Jésus-Christ apparaîtra (1Pierre 1.7).

L’exhortation du Seigneur rappelle aussi celle du prophète Ésaïe qui écrit :

Vous tous qui avez soif, venez, voici de l’eau ! Et même vous qui n’avez pas d’argent, venez, achetez et mangez ! Venez acheter sans argent, oui, sans paiement, du vin, du lait (Ésaïe 55.1).

En effet, l’homme pécheur n’a rien à offrir au Seigneur mais s’il s’humilie devant lui, reconnaît son triste état et l’accepte comme Sauveur, il devient juste devant Dieu et reçoit la vie éternelle.

Le second conseil du Seigneur à l’église de Laodicée est : « achète des vêtements blancs pour te couvrir ». Étant donné que la ville produit une laine noire, Jésus est ironique et joue sur les mots. Ce vêtement blanc représente la pureté, la sainteté et la justice, les vertus dont sont revêtus tous ceux qui font confiance au Seigneur.

Finalement, Jésus conseille aux chrétiens de Laodicée d’acheter « un collyre » pour guérir leur cécité spirituelle, leur incompréhension des vérités élémentaires du christianisme. En fait, ils ont les mêmes besoins que les non-croyants. En effet, quand Jésus donne son ordre de mission à l’apôtre Paul, il lui dit :

Je t’ai choisi du milieu du peuple juif et des païens, vers lesquels je t’envoie. Tu devras leur ouvrir les yeux et les faire passer des ténèbres à la lumière et du pouvoir de Satan à Dieu pour qu’en croyant en moi, ils reçoivent le pardon de leurs péchés et une part d’héritage avec ceux qui appartiennent à Dieu (Actes 26.17-18 ; comparez 1Pierre 2.9).

De toute évidence, l’église de Laodicée est un amalgame hétéroclite composé d’une masse de faux chrétiens parsemés de quelques croyants authentiques. Cependant, Jésus aime ces personnes et désire leur salut.

Verset 19

Je continue la lettre.

Moi, ceux que j’aime, je les reprends et je les corrige. Fais donc preuve de zèle, et repens-toi ! (Apocalypse 3.19 ; auteur).

Bien que cette église laisse grandement à désirer, par pure grâce, le Seigneur la considère comme lui appartenant, ce qui signifie qu’il a bien l’intention de corriger ces chrétiens s’ils ne s’amendent pas. Un Proverbe dit :

Mon fils, si l’Éternel te corrige, n’en fais pas fi, s’il te reprend, ne t’impatiente pas, car c’est celui qu’il aime que l’Éternel reprend, agissant avec lui comme un Père avec l’enfant qu’il chérit (Proverbes 3.11-12).

Si ces chrétiens veulent échapper au jugement, ils vont devoir se ressaisir, et le premier ordre du jour est la repentance. Cet acte en direction de Dieu est un mouvement intérieur, un retour sur soi et la prise de conscience que je suis sur une fausse piste. Je suis un pécheur ignoble et coupable devant Dieu, je mérite sa colère et son châtiment. Je réalise que je suis affublé de péchés qui me tiennent enserrés dans leurs liens et j’aspire à être délivré. C’est tout ça la repentance mais pas forcément dans cet ordre.

Le Seigneur dit : « Fais donc preuve de zèle ». Ce mot qui a donné « zélote » veut aussi dire « brûlant ». Littéralement, la dernière exhortation du Seigneur à l’église de Laodicée est : « sois brûlante et repens-toi » . Après avoir reconnu qu’ils sont tièdes, ces chrétiens doivent prendre les mesures qui s’imposent afin de devenir bouillants pour le Seigneur.

Verset 20

Je continue la lettre.

Voici : je me tiens devant la porte et je frappe. Si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui et je dînerai avec lui et lui avec moi (Apocalypse 3.20).

Le Seigneur admet comme un fait établi que les faux chrétiens de l’église de Laodicée vont se repentir et maintenant donc il leur lance une invitation empreinte d’une profonde tendresse et de grâce.

Ce verset a été transposé en peinture par l’artiste anglais Holman Hunt. Après avoir réalisé le tableau de Jésus qui frappe à une porte, il a invité ses amis peintres à venir faire leurs observations. Ils se sont donc réunis autour de l’œuvre et l’un d’entre eux a dit : « Mais tu as oublié un élément important de la porte, la poignée, où est-elle ? » Holman a répondu : « Cet oubli est volontaire parce que la porte représente le cœur humain et la poignée se trouve à l’intérieur. »

Pourquoi pas ? Cependant, c’est d’abord à la porte de l’église de Laodicée que le Seigneur frappe. Cette image du Christ qui se tient à l’extérieur de l’église sous-entend, d’une part, que l’assemblée dans son ensemble est en pleine dérive spirituelle, et d’autre part, que le Seigneur ne peut entrer et prendre sa juste place que si on lui ouvre, c’est-à-dire, si les membres apostats de cette église se repentent et rejettent l’hérésie gnostique qu’ils ont embrassée.

Ce verset de Jésus qui frappe à la porte est utilisé dans bien des tracts et messages évangéliques pour décrire Jésus en train de frapper à la porte du cœur du pécheur. Il est là debout, il désire entrer mais attend qu’on lui ouvre car il n’a pas l’intention de forcer la porte, c’est à dire violer la volonté de l’homme. Même si ce n’est pas exactement ce que ce verset signifie, il n’y a pas de mal à l’utiliser de cette manière car c’est quand même ce que le Seigneur veut nous dire.

Jésus veut entrer dans nos vies pour dîner avec vous et moi. Dans l’Antiquité et encore aujourd’hui, le repas est le meilleur moyen de réunir toutes les personnes d’une même famille ou d’une communauté pour se retrouver ensemble. Le partage d’un repas symbolise la communion fraternelle. L’offre du Seigneur : « je dînerai avec lui et lui avec moi » décrit une relation intime. Le verbe « je dînerai » (deipneô) s’applique plus particulièrement au souper du soir, le dernier repas de la journée avant la nuit. Ici, il s’agit du banquet des noces de l’Agneau, et quand il aura lieu, il réunira autour d’une même table Jésus avec tous les croyants de tous les temps (Apocalypse 19.9).

Verset 21

Je continue la lettre à l’église de Laodicée.

Le vainqueur, je le ferai siéger avec moi sur mon trône, comme moi-même, je suis allé siéger avec mon Père sur son trône après avoir remporté la victoire (Apocalypse 3.21).

Cette promesse que Jésus fait à tous les croyants qui persévèrent est de les faire asseoir avec lui sur son trône. En effet, dans les évangiles selon Matthieu et Luc, on lit que Jésus dit à ses disciples :

Vraiment, je vous l’assure : quand naîtra le monde nouveau et que le Fils de l’homme aura pris place sur son trône glorieux, vous qui m’avez suivi, vous siégerez, vous aussi, sur douze trônes pour gouverner les douze tribus d’Israël (Matthieu 19.28). Comme mon Père m’a donné le royaume, je vous le donne, à mon tour : vous mangerez et vous boirez à ma table, dans mon royaume (Luc 22.29-30).

Et dans sa première épître aux Corinthiens, l’apôtre Paul écrit :

Si nous persévérons, avec lui nous régnerons (2Timothée 2.12 ; comparez Apocalypse 5.10 ; 20.6 ; 1Corinthiens 6.3).

Cette communion des croyants avec le Seigneur sur son trône, dans son royaume et pour l’éternité, dépasse tout ce qu’on peut imaginer, surtout que ce trône est aussi celui que Jésus partage avec son Père.

Verset 22

Je termine la lettre à l’église de Laodicée et le chapitre 3 de l’Apocalypse.

Que celui qui a des oreilles écoute ce que l’Esprit dit aux églises (Apocalypse 3.22).

Comme pour les lettres précédentes, celle-ci se termine avec la même exhortation. Tous les croyants doivent prêter attention à toutes les vérités enseignées dans les lettres aux sept églises.

Ces sept lettres sont importantes pour la compréhension de tout le livre car elles expliquent la situation des chrétiens de la fin du premier siècle et les difficultés auxquelles ils sont confrontés. Mais elles abordent aussi les problèmes de l’Église d’aujourd’hui car comme chacun sait : « il n’y a rien de nouveaux sous le soleil ». Ces problèmes sont : la perte de son premier amour pour le Seigneur (Apocalypse 2.4), la crainte de souffrir pour lui (Apocalypse 2.10), le danger de se détourner de l’enseignement des Écritures (Apocalypse 2.14-15), l’immoralité (Apocalypse 2.20), le danger de muter en un zombie spirituel (Apocalypse 3.1-2), de manquer de persévérance (Apocalypse 3.11), et le pire, devenir spirituellement tiède (Apocalypse 3.15-16).

Ces sept lettres aux sept églises constituent une collection uniforme. Elles ont toutes la même structure mais correspondent à différentes situations. Chaque lettre mentionne le messager de l’église, la façon particulière dont Jésus se présente, une liste de compliments ou de reproches, ou les deux, des exhortations, et des promesses. Jésus n’a aucun reproche à formuler aux églises de Smyrne et de Philadelphie tandis que Sardes et Laodicée n’ont droit à aucun compliment.

Le Seigneur se présente devant toutes les églises en tant que Juge et la façon dont il s’identifie est en rapport avec la situation de l’église. Chacune des lettres mentionne « le vainqueur », c’est-à-dire le croyant qui persévère jusqu’à la fin. Les promesses qui lui sont faites sont toutes réalisées dans la suite du livre.

Le problème qui revient le plus souvent dans ces lettres, est l’impacte négatif qu’un environnement hostile exerce sur la vie quotidienne des chrétiens. Tentés par les compromis et l’hérésie ils ont du mal à demeurer fidèles au Seigneur. L’enjeu est la crédibilité de leur témoignage. À l’église de Philadelphie, Jésus dit : « tiens ferme ce que tu as » (Apocalypse 3.11). Cette exhortation est pour tous ceux qui ont fait confiance à Jésus car leur appel est justement de lui rester fidèle envers et contre tout.