Chapitre 21

Verset 9

Je crois bien que le spectacle qui suscite le plus de ravissements de la part de tous ceux qui sont présents, invités ou badauds, est une mariée dans sa robe du grand jour. Cette femme tout bien parée de la tête aux pieds crée une ambiance féerique qui fait rêver. S’il en est ainsi pour une femme, qu’en sera-t-il de l’Épouse de l’Agneau ? Je continue maintenant de lire dans le chapitre 21 du livre de l’Apocalypse.

Alors l’un des sept anges qui tenaient les sept coupes pleines des sept derniers fléaux vint me parler : – Viens, me dit-il, je te montrerai la Mariée, l’Épouse de l’Agneau (Apocalypse 21.9).

Généralement, quand un ange s’adresse à Jean, il ne décline pas son identité. Mais ici, l’apôtre le voit venir de loin pour ainsi dire, car c’est l’un de ceux qui ont officié comme bourreau pour juger les habitants de la terre. Cette nouvelle révélation que reçoit Jean a lieu après le millénium, alors que la dernière fois qu’il a vu un ange, c’était pour lier Satan et l’enfermer dans l’abîme (Apocalypse 20.1), un événement ordonné par Dieu qui a eu lieu avant le début du millénium.

L’ange qui apparaît ici, ou l’un de ses 6 camarades, s’est déjà adressé à Jean dans presque les mêmes termes à la fin de la période des sept ans de la Tribulation. Au début du chapitre 15, on lit :

L’un des sept anges qui tenaient les sept coupes vint me parler : – Viens ici, me dit-il, je te montrerai le jugement de la grande prostituée qui est assise sur les grandes eaux (Apocalypse 17.1 ; comparez Apocalypse 15.1).

Ce jugement est prononcé sur le système apostat et idolâtre institué par l’Antichrist et qui est symbolisé par l’antique ville de Babylone appelée « la grande prostituée ». Mais ici, l’ange veut montrer à Jean un personnage qui lui est diamétralement opposée puisqu’il s’agit de « la mariée, l’Épouse de l’Agneau ». Elle porte deux titres pour la mettre en valeur mais aussi parce qu’elle est à la fois la mariée de l’Éternel et l’épouse de Jésus-Christ. Elle sera unie au Seigneur dans une étreinte intime et une communion spirituelle pour l’éternité.

Tout comme Babylone se confond avec une « prostituée » à cause de son idolâtrie, la Nouvelle Jérusalem se confond avec « la mariée et l’épouse de l’Agneau ». Le contraste entre les deux villes ne pourrait pas être plus marqué, franc et massif.

Cela dit, il faut quand même faire une distinction entre le lieu de résidence des rachetés et les croyants eux-mêmes, c’est à dire les habitants, entre, d’une part, la Nouvelle Jérusalem, et d’autre part, la mariée, l’épouse de l’Agneau, qui est l’Église qui comprend dorénavant tous les rachetés de tous les temps.

Jean identifie la Nouvelle Jérusalem à la mariée et épouse, parce que la ville a pris le caractère de ses habitants, ce qui fait qu’ils forment un tout. De plus, la Nouvelle Jérusalem a spécialement été créée par Dieu pour son peuple et pour demeurer en son sein.

Verset 10

Je continue le texte.

Il (l’ange) m’emmena en esprit sur une grande et haute montagne, d’où il me fit voir la ville sainte, Jérusalem, qui descendait du ciel, d’auprès de Dieu (Apocalypse 21.10).

Jean a déjà dit deux fois que l’Esprit de Dieu l’avait « saisi » (Apocalypse 1.10 ; 4.2) et ici, c’est la seconde fois qu’il dit être « emmené en esprit ». La première fois, l’apôtre est transporté dans le désert et il voit « une femme assise sur une bête », il s’agit de « la prostituée », la ville de Babylone chevauchant l’Antichrist (Apocalypse 17.3).

Ici, Jean se retrouve « sur une grande et haute montagne » au lieu d’un désert, et c’est « Jérusalem, la ville sainte » qui est devant ses yeux et elle descend ce qui est tout de même assez extraordinaire, parce que les villes auxquelles nous sommes habitués, sont construites sur la terre ferme et s’élèvent de bas en haut, et il existe même un gratte-ciel à Dubaï qui fait un kilomètre de haut.

Mais la Nouvelle Jérusalem « descend du ciel » et d’après l’auteur de l’épître aux Hébreux, il s’agit de la « cité aux fondements inébranlables dont Dieu lui-même est l’architecte et le constructeur » (Hébreux 11.10). Il semble que cette ville se trouve quelque part entre le nouveau ciel et la Nouvelle terre.

Verset 11 a

Je continue le texte.

Elle (La Nouvelle Jérusalem) rayonnait de la gloire divine (Apocalypse 21.11 a).

La gloire de Dieu est la manifestation de sa personne et donc la somme de tous ses attributs. Pendant leur pérégrination dans le désert, chaque fois que les Israélites se révoltent contre Moïse, l’Éternel apparaît pour les punir. La gloire de Dieu suscite la terreur dans le cœur de l’homme pécheur. Par contre, le croyant anticipe sa venue avec joie car il sait qu’un jour, revêtu de la justice du Christ, il pourra contempler la face de Dieu. Dans sa première épître, Jean écrit :

Mes chers amis, dès à présent nous sommes enfants de Dieu et ce que nous serons un jour n’a pas encore été rendu manifeste. Nous savons que lorsque le Christ paraîtra, nous serons semblables à lui, car nous le verrons tel qu’il est (1Jean 3.2).

Alors que dans l’Ancien Testament, la gloire de Dieu remplit le temple, dans la Nouvelle Jérusalem, la gloire de Dieu rayonne au sein de son peuple, dans la ville qui, pourrait-on dire, est aussi le temple de Dieu. La présence majestueuse de Dieu est telle qu’un peu plus loin, Jean écrit :

La ville n’a besoin ni du soleil, ni de la lune pour l’éclairer, car la gloire de Dieu l’illumine et l’Agneau lui tient lieu de lampe (Apocalypse 21.23 ; comparez Ésaïe 60.19 ; Jean 17.24).

Verset 11 b

Je continue le texte.

Son éclat rappelait celui d’une pierre très précieuse, celui d’un jaspe d’une transparence cristalline (Apocalypse 21.11 b).

Jean essaie de décrire ce qu’il voit en utilisant le cadre de référence de ses lecteurs. Alors qu’il regarde la Nouvelle Jérusalem, il compare son éclat à une pierre de jaspe. Le mot grec pour « éclat » (phôstêr) décrit une source de lumière et signifie aussi « luminaire céleste » ; ce mot est utilisé dans le récit de la création :

Dieu dit : – Que, dans l’étendue du ciel, il y ait des luminaires pour que l’on distingue le jour de la nuit, et pour marquer les saisons, les jours et les ans. Dieu fit deux grands luminaires, le plus grand des deux afin qu’il préside au jour, et le plus petit pour présider à la nuit (Genèse 1.14, 16).

Alors que la lumière et la chaleur du soleil sont les manifestations physiques d’une combustion de gaz, la lumière de la Nouvelle Jérusalem provient uniquement du rayonnement de la gloire de Dieu.

A priori, il paraît surprenant que Jean compare la ville de Jérusalem à du jaspe qui est une pierre opaque et non pas « d’une transparence cristalline », mais il s’agit d’un problème de sémantique car en réalité, « jaspe » est la translittération du grec « iaspis » qui signifie « translucide ». Ce que dit Jean est donc que la ville lui rappelle « une pierre très précieuse d’une transparence cristalline ». Alors pourquoi n’a-t-il pas simplement dit que la Nouvelle Jérusalem ressemblait à un diamant à mille facettes qui brille de tous ses feux, par exemple ? Eh bien parce qu’à cette époque, le diamant n’est pas considéré comme une pierre précieuse. Jean tente de son mieux et en fonction des valeurs de son temps, de mettre par écrit la beauté de la ville. Mais comme je l’ai dit, les mots lui font défaut car la réalité dépasse la fiction. Il semble bien qu’ici, l’apôtre dise que la Nouvelle Jérusalem ressemble, non pas à du jaspe tel qu’on le connaît, mais à un énorme diamant réfléchissant la gloire de Dieu dans toutes les directions.

Verset 12

Je continue le texte.

Elle était entourée d’une grande et haute muraille, percée de douze portes gardées par douze anges, et sur ces portes étaient gravés les noms des douze tribus d’Israël (Apocalypse 21.12).

Pour décrire la ville, Jean utilise souvent le nombre 12. Ici, nous avons « douze portes, douze anges et douze tribus d’Israël ». Plus loin, il mentionne « douze fondements et douze apôtres » (Apocalypse 21.14). Il dit aussi que la ville fait « douze mille stades de côté » (Apocalypse 21.16), la muraille est de 144 coudées de haut, soit 12 x 12 ; et enfin que « les douze portes sont douze perles » (Apocalypse 21.21).

La haute muraille et les portes gardées par des anges communiquent l’idée de sécurité absolue. L’idée comme quoi il n’y a rien à craindre est renforcée par le fait que plus loin, Jean dit que ces portes sont toujours ouvertes (Apocalypse 21.25).

Verset 13

Je continue le texte du chapitre 21.

Les portes étaient orientées, trois vers l’est, trois vers le nord, trois vers le sud et trois vers l’ouest (Apocalypse 21.13).

Cette disposition rappelle la répartition des douze tribus autour du Tabernacle (Nombres 2). Jean ne nous donne pas les noms des douze portes de la Nouvelle Jérusalem mais il est probable que ce sont les mêmes que les noms des portes du temple du millénium. Or, nous les connaissons parce qu’ils nous sont donnés par le prophète Ézéchiel (Ézéchiel 48.31-34).

La présence des noms des tribus d’Israël sur les portes de la Nouvelle Jérusalem a pour but de rappeler pour l’éternité que Dieu tient les promesses qu’il faits, et respecte l’alliance éternelle qu’il a conclue avec Abraham et ses descendants, le roi David en particulier.

Verset 14

Je continue.

La muraille reposait sur douze fondements qui portaient les noms des douze apôtres de l’Agneau (Apocalypse 21.14).

Tout comme les douze tribus d’Israël sont en réalité treize, les douze apôtres sont également treize. Cependant, on ne sait pas si c’est Paul ou Matthias (Actes 1.26) qui est omis. Comme ce dernier est tombé un peu comme un cheveu sur la soupe et qu’après son élection par les onze apôtres, on n’entend jamais plus parler de lui, il semble que c’est plutôt Paul qui remplace Judas et fait donc partie du groupe des douze.

Les noms des apôtres rappellent la Nouvelle alliance que Dieu a conclue ave l’Église et c’est Jésus-Christ qui est la pierre angulaire sur laquelle repose l’Église, tandis que les douze apôtres constituent sa fondation car ils ont été les premiers à prêcher, à donner la direction à suivre aux églises, et à suivre l’exemple du diacre Étienne qui a sacrifié sa vie pour la cause du Christ (Actes 7). Les 24 noms des tribus et des apôtres témoignent de la grâce que Dieu a faite aux hommes de l’Ancienne et de la Nouvelle Alliance.

Versets 15-16

Je continue.

Mon interlocuteur tenait, en guise de mesure, un roseau d’or pour mesurer la ville, ses portes et sa muraille. La ville était bâtie en carré, sa longueur égalait sa largeur. L’ange mesura donc la ville avec son roseau et trouva douze mille stades, sa longueur, sa largeur et sa hauteur étant d’égale dimension (Apocalypse 21.15-16).

Dans sa vision, le prophète Ézéchiel assiste à la prise des mesures du temple du millénium (Ézéchiel 40.3 et suivants), et Jean celle du temple de la Tribulation (Apocalypse 11.1). Ces deux métrages ainsi que celui de la Nouvelle Jérusalem ont pour but de circonscrire ce qui appartient à Dieu.

La forme de la Nouvelle Jérusalem ne nous est pas donnée. Ce pourrait être une pyramide mais il s’agit certainement d’un cube pour les raisons suivantes.

Premièrement, c’est la forme géométrique que l’Éternel choisit pour le Lieu très saint du Tabernacle et du temple, sans doute parce qu’il symbolise la perfection. Il semble que quand Dieu est au milieu de son peuple, il choisit d’habiter un cube.

Deuxièmement, dans les Écritures, la forme pyramidale a mauvaise réputation parce qu’elle figure dans les religions païennes où elle est associée à l’idolâtrie. En effet, on trouve presque toujours à son sommet un temple consacré à l’adoration des astres. De plus, après la construction de la tour de Babel, les Écritures condamnent toute activité religieuse qui a lieu sur des hauts lieux (Lévitique 26.30), que ce soit une colline ou une ziggourat.

La Nouvelle Jérusalem fait « douze mille stades » de côté, ce qui correspond à 2 220 kilomètres de long et de large, mais aussi de hauteur, ce qui au premier abord a de quoi surprendre. Mais si on y réfléchit, ce n’est guère étonnant parce que le cube est l’espace idéal pour les déplacements d’un corps ressuscité. En effet, comme il n’est plus soumis aux forces électromagnétiques et gravitationnelles, il peut aller dans toutes les directions, que ce soit sur un plan horizontal, vertical, oblique ou en zigzag. Les rabbins ont un diction selon lequel Jérusalem sera agrandie « jusqu’à atteindre les portes de Damas et exaltée jusqu’à atteindre le trône de Dieu ». La Jérusalem céleste s’étendra donc du ciel à la terre et les unit l’un à l’autre.

Cela dit, comme un cube dans l’espace ça choque un peu, on peut envisager que la Nouvelle Jérusalem sera à l’intérieur d’une sphère. Elle fera alors 3 845 km de diamètre, soit 10 % plus grande que la lune (3 456 km de diamètre).

La Nouvelle Jérusalem est immense, certes, mais est-elle suffisamment grande pour contenir tous les croyants de tous les temps ? Oui, parce que dans l’éternité, la notion d’espace n’existe pas, les croyants sont comme les anges hors de l’espace-temps qui nous emprisonne ici-bas. Ils n’habitent pas seulement une surface plane comme dans les villes actuelles mais un volume à trois dimensions.

Si on ramène ce concept aux deux dimensions qui nous sont familières, c’est comme si les croyants occupaient 2 220 km à la puissance trois, soit près de 11 000 km2. Si ça ne semble pas suffisant, il suffit de se rappeler que les corps ressuscités ne prennent aucune place. Les enfants qui vont au catéchisme demandent souvent sur un ton de plaisanterie : « Combien d’anges peuvent tenir sur une tête d’épingle » ? Mis à part le fait que cette question est stupide, elle répond au souci de ceux qui peuvent se demander si dans la Nouvelle Jérusalem, les rachetés ne vont pas être serrés comme des sardines.

Verset 17

Je continue le texte.

Il mesura aussi la muraille et trouva cent quarante-quatre coudées, d’après la mesure humaine employée par l’ange (Apocalypse 21.17).

Ces 144 coudées mesurent l’épaisseur de « la muraille » ce qui correspond à un peu plus de 65 m. L’information supplémentaire « d’après la mesure humaine », signifie que l’ange se sert de nos dimensions. Or, que ce soit un homme ou un ange qui utilise l’instrument de mesure, un mètre reste toujours un mètre. Ce détail est important car il montre que toutes les dimensions données sont littérales et non pas symboliques.

Verset 18

Je continue.

La muraille était construite en jaspe, la ville elle-même était d’or pur, transparent comme du cristal pur (Apocalypse 21.18).

On peut se demander à quoi sert cette muraille puisqu’il n’existe pas d’ennemis, et puis, d’une part, les corps glorifiés ne peuvent pas être blessés, et d’autre part, Dieu réside au milieu de son peuple. Cette muraille est donc purement symbolique et signale une fois encore que dans la Nouvelle Jérusalem, les rachetés vivront en sécurité sans jamais être inquiétés par quoi que ce soit.

On sait déjà que l’éclat de la ville rappelle une pierre précieuse d’une « transparence cristalline » qui est sans aucun doute du diamant (Apocalypse 21.11). Maintenant Jean nous donne quelques détails supplémentaires. Il dit que le matériau de la muraille est une pierre précieuse transparente, ce qui correspond également à du diamant.

Quant à la ville elle-même, c’est de « l’or pur », mais il est différent de ce que l’on connaît aujourd’hui puisqu’il est « transparent comme du cristal pur » c’est à dire qu’on peut voir à travers. Toutes les constructions sont transparentes afin que la gloire de Dieu puisse les traverser et rayonner dans toute la ville. Cela n’est pas dire que des murs noirs opaques empêcheraient Dieu de manifester sa gloire, mais ce n’est pas un genre de matériau qui apparaît dans les Écritures pour décrire Dieu.

Versets 19-20

Je continue.

Les fondements de la muraille de la ville étaient ornés de toutes sortes de pierres précieuses, le premier de jaspe, le second de saphir, le troisième de calcédoine, le quatrième d’émeraude, le cinquième de sardoine, le sixième de cornaline, le septième de chrysolithe, le huitième de béryl, le neuvième de topaze, le dixième de chrysoprase, le onzième de turquoise, le douzième d’améthyste (Apocalypse 21.19-20).

Les fondements de la muraille qui portent les noms des apôtres sont embellis par « toutes sortes de pierres précieuses » de toutes les couleurs. Comme au cours des siècles, certains noms ont changé, leur traduction est parfois incertaine. Ce qui est sûr par contre, c’est que les douze pierres que Jean mentionne expriment en termes humains la magnificence de la Nouvelle Jérusalem. Au moins huit de ces douze pierres et peut-être même toutes, se retrouvent sur le pectoral du grand-prêtre où elles sont serties en quatre rangées (Exode 28.17-20 ; 39.10-13).

Dans la législation française, sont pierres précieuses : le diamant, l’émeraude, le rubis et le saphir, tandis que les autres sont dites « pierres fines ».

Comme je l’ai déjà dit, « le jaspe » désigne probablement le diamant qui est la pierre la plus dure qu’on connaisse. Transparent, il décompose la lumière en ses différentes composantes qui sont les couleurs de l’arc-en-ciel et dans toutes les directions.

« Le saphir » est une pierre d’un bleu violacé éclatant, intense ou velouté qui se trouve surtout en Asie du Sud-Est. Après avoir donné la Loi à Israël, Moïse, le grand-prêtre Aaron accompagné de deux de ses fils, ainsi que soixante-dix responsables d’Israël gravissent le mont Sinaï. Le texte dit alors :

Ils virent le Dieu d’Israël. Sous ses pieds s’étendait comme une plate-forme de saphirs ayant la pureté du ciel (Exode 24.10).

Dans l’Antiquité, « le saphir » est utilisé comme porte-bonheur par les voyageurs car on croit aors qu’il protège de la peste, des éclairs, des blessures, et procure un gîte agréable.

« La calcédoine » est originaire d’une cité grecque (Bithynie) aujourd’hui dans le nord-ouest de la Turquie. C’est du quartz et il en existe plusieurs variétés comme l’agate ou l’onyx. On en trouve dans plusieurs régions de France (Auvergne, Finistère, Tarn, Midi-Pyrénées).

« L’émeraude » est une pierre d’un vert brillant utilisée comme monnaie d’échange à Babylone au deuxième millénaire avant Jésus-Christ. Les Celtes puis les Romains exploitent une mine en Autriche, et aux Indes en 1695, on découvre une émeraude appelée « la pierre du Grand Moghol » qui pèse un peu plus de 43 grammes (217,80 carats) et porte des inscriptions religieuses.

En soi, une pierre précieuse n’est jamais qu’une pierre, ce qui est important est la valeur qu’on lui attache et l’usage qu’on en fait. L’empereur Néron se sert d’une lame d’émeraude pour corriger sa myopie quand il regarde les gladiateurs s’entre-tuer. Heureusement pour l’émeraude, elle conserve son titre de noblesse parce qu’elle est incorporée au pectoral du grand-prêtre et aux fondements de la muraille de la Nouvelle Jérusalem.