Chapitre 21

Verset 4

Y en a marre de toujours parler de la mort. Si on l’ignore, elle n’existera plus. Oui, mais il faudrait alors que tous les journaux évacuent les faits divers et la rubrique nécrologique. Et s’ils le font, ça ne sera pas bon pour le business parce que les familles endeuillées vont être mécontentes si justement on ne parle pas de leur défunt. Elles veulent qu’on se souvienne combien la personne qui nous a quittés était quelqu’un de fantastique et qu’on fasse son éloge. Ce n’est sans doute pas pour demain, mais un jour, la rubrique nécrologique disparaîtra d’elle-même, et on ira plus fleurir les tombes des cimetières.

Je continue de lire dans le chapitre 21 de l’Apocalypse.

Il (Dieu) essuiera toute larme de leurs (des hommes) yeux. La mort ne sera plus et il n’y aura plus ni deuil, ni plainte, ni souffrance. Car ce qui était autrefois a définitivement disparu (Apocalypse 21.4).

Rien que le temps de lire l’introduction de cette étude et une centaine de personnes ont trépassé quelque part sur terre et ça n’inclut pas les enfants avortés. Ça fait réfléchir. À tout instant du jour ou de la nuit ont lieu des processions funéraires de par le monde. La mort est la pire des malédictions qui afflige le genre humain. Mais comme je l’ai déjà dit, ici dans le texte la dame et sa faux sont dans l’étang de feu à tout jamais.

Dans la nouvelle création, Dieu est constamment au milieu de son peuple. Or, comme il est source de vie, sa présence implique automatiquement la disparition de la mort et du cortège de souffrances qui sont associées à l’ancienne création. La révélation que reçoit l’apôtre Jean n’est pas entièrement nouvelle car Ésaïe écrit :

Il (l’Éternel) fera disparaître la mort à tout jamais. Et de tous les visages le Seigneur, l’Éternel, effacera les larmes, et sur toute la terre, il fera disparaître l’opprobre pesant sur son peuple. L’Éternel a parlé (Ésaïe 25.8).

Et prophétisant le sacrifice de Jésus, Ésaïe dit aussi :

C’est de nos maladies qu’il s’est chargé, et ce sont nos souffrances qu’il a prises sur lui, alors que nous pensions que Dieu l’avait puni, frappé et humilié. Mais c’est pour nos péchés qu’il a été percé, c’est pour nos fautes qu’il a été brisé. Le châtiment qui nous donne la paix est retombé sur lui et c’est par ses blessures que nous sommes guéris (Ésaïe 53.4-5).

Il est vrai que ce passage souligne d’abord la guérison spirituelle dans le temps présent, mais cette guérison est également physique et s’accomplira en temps voulu par Dieu.

La déclaration : « Dieu essuiera toute larme de leurs yeux », ne veut pas dire que les croyants arrivent au ciel en larmes mais que toutes les raisons possibles et imaginables qui aujourd’hui nous attristent et nous font souffrir, ont disparu en même temps que l’ancienne terre. Les corps glorifiés des croyants ne sont sujets à aucun désagrément quel qu’il soit : jamais blessé, jamais malade, jamais fatigué et toujours en grande forme.

Verset 5

Je continue de lire dans le chapitre 21.

Alors celui qui siège sur le trône déclara : – Voici : je renouvelle toutes choses. Il ajouta : – Écris que ces paroles sont vraies et entièrement dignes de confiance (Apocalypse 21.5).

Dieu ne procède pas à un échange standard ; le présent univers n’est pas réparé et remis à neuf ; il retourne d’où il est sorti, du néant. Dieu crée « un nouveau ciel et une nouvelle terre » qui dureront l’éternité. Il se peut qu’à l’écoute de ces paroles, Jean soit bouche bée, alors le Seigneur le rappelle à l’ordre et lui dit d’écrire « que ces paroles sont vraies et entièrement dignes de confiance ». Dans l’évangile selon Luc, on lit que Jésus dit à ses disciples :

Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront jamais (Luc 21.33).

Aussi vrai que cette terre disparaîtra, la Parole de Dieu demeure éternellement et il est certain que ce qu’il dit se réalisera (comparez 1Pierre 1.25).

Le renouvellement de toutes choses peut nous paraître très lointain et pourtant il est tout proche. Une fois sa vie terrestre achevée, le croyant est instantanément dans la présence du Seigneur, puis il s’installe déjà dans « la Nouvelle Jérusalem », la résidence éternelle des rachetés. Là, il attend son nouveau corps, la fin de ce monde et le début de l’autre.

Cependant, il ne trouve pas le temps long parce qu’il est dans un environnement parfait et dans une communion sans nuage avec Dieu, et il retrouve les croyants qu’il a connus et qui l’ont précédé. Devant lui s’étend un avenir glorieux sans aucune ombre. Quelle différence avec ce que nous vivons ici-bas !

Si je considère mon existence présente, je dois avouer qu’elle laisse quelque peu à désirer. Je suis frustré dans mes projets ; je vois mes espoirs déçus ; je me sens coincé et tout ce que je fais est imparfait. J’aurais voulu être un meilleur élève, un meilleur mari, un meilleur père, un meilleur ami, un meilleur évangéliste, un meilleur conseiller, un meilleur pasteur et surtout moins captif des valeurs de ce monde et davantage fidèle à Jésus-Christ. Pendant que j’y suis, j’aurais aussi voulu être un bon bricoleur, un bon jardinier et un grand sportif. Dans le secondaire, le mot que mes profs aiment écrire dans mon livret scolaire est : « médiocre »; c’est tout dire. Certes, mais tout n’est pas perdu et il n’est jamais trop tard pour mieux faire. J’aime bien les paroles de l’apôtre Paul qui écrit aux Philippiens :

Je fais une chose : oubliant ce qui est en arrière et me portant vers ce qui est en avant, je cours vers le but, pour remporter le prix de la vocation céleste de Dieu en Jésus-Christ (Philippiens 3.13-14 ; SER).

Avec Dieu on peut toujours recommencer, et un jour je remettrai tous mes compteurs à zéro et au lieu de « médiocre », ce que je ferais sera parfait. Peut-être même que dans les cieux je pourrais comprendre les algorithmes, apprendre à jouer du piano et acquérir des tas d’autres connaissances dont j’ignore même à présent jusqu’à leur existence.

Je suppose aussi qu’avec un corps de résurrection on doit pouvoir assez facilement faire un triple saut périlleux à ski ou sur une planche à roulettes. Comme Dieu est un être infini, même après des siècles et des millénaires, les habitants du ciel ont toujours quelque chose de nouveau qu’ils peuvent apprendre.

Verset 6 a

Je continue le texte.

Puis il me dit : – C’en est fait ! Je suis l’Alpha et l’Oméga, le commencement et la fin (Apocalypse 21.6 a ; auteur).

« L’alpha et l’oméga » sont la première et la dernière lettre de l’alphabet grec. Jésus a déjà utilisé cette terminologie au tout début du livre quand il se présente à l’apôtre Jean. À cette occasion il dit : « je suis l’Alpha et l’Oméga » et il ajoute :

Je suis celui qui est, qui était et qui vient, le Tout-Puissant (Apocalypse 1.8).

Mais ici « le commencement et la fin » est mis en parallèle à « l’alpha et l’Oméga » ce qui est une répétition poétique. Vers la fin de l’Apocalypse, Jésus dit à nouveau :

Je suis l’Alpha et l’Oméga, le premier et le dernier, le commencement et la fin (Apocalypse 22.13).

Soit dit en passant que « le commencement et la fin » a la même signification que « premier et dernier » qui dans l’Ancien Testament est un titre divin. Le prophète Ésaïe écrit :

Ainsi dit l’Éternel, lui, le Roi d’Israël, le Seigneur des armées célestes […] : “ Moi, je suis le premier et je suis le dernier, et en dehors de moi, il n’y a pas de dieu ” (Ésaïe 44.6). Écoute-moi, Jacob, Israël, que j’appelle : je suis toujours le même ; moi, je suis le premier et je suis aussi le dernier (Ésaïe 48.12).

Il est entendu que c’est l’Éternel qui a créé l’univers, la matière, l’espace-temps, et qui est à l’origine de l’humanité. C’est aussi lui qui tourne les pages de l’Histoire et qui ferme le livre quand il en a assez.

Verset 6 b

Je continue le texte.

À celui qui a soif, je donnerai, moi, à boire gratuitement à la source d’où coule l’eau de la vie (Apocalypse 21.6 b).

Cette parole est adressée aux lecteurs du livre de l’Apocalypse. On éprouve la soif quand on est en manque d’eau et c’est un besoin qui, s’il n’est pas satisfait, se fait de plus en plus pressant. Ici, « celui qui a soif » est conscient de ses besoins spirituels et donc de Dieu. Il désire son pardon et sa présence ainsi que son soutien dans tous les domaines de la vie. Dans le Sermon sur la Montagne que nous rapporte Matthieu, Jésus  dit :

Heureux ceux qui ont faim et soif de justice, car ils seront rassasiés (Matthieu 5.6).

Cette béatitude condense une parole d’Ésaïe qui écrit :

Vous tous qui avez soif, venez, voici de l’eau ! Et même vous qui n’avez pas d’argent, venez, achetez et mangez ! Venez acheter sans argent, oui, sans paiement, du vin, du lait ! (Ésaïe 55.1 ; comparez Apocalypse 22.17).

L’évangile selon Jean rapporte que Jésus a dit à la femme samaritaine :

Celui qui boira de l’eau que je lui donnerai n’aura plus jamais soif. Bien plus : l’eau que je lui donnerai deviendra en lui une source intarissable qui jaillira jusque dans la vie éternelle (Jean 4.14).

Et plus loin dans cet évangile, Jésus enseigne qu’il est lui-même « l’eau vive » quand il dit aux Juifs :

Si quelqu’un a soif, qu’il vienne à moi, et que celui qui croit en moi boive (Jean 7.37).

Oui, mais pour venir à Jésus, il faut d’abord avoir « soif de Dieu, soif du Dieu vivant », écrit le psalmiste (Psaumes 42.3). Alors seulement, il peut boire « gratuitement à la source d’où coule l’eau de la vie », ce qui est somme toute une bonne définition de la vie éternelle et de la vie chrétienne. Cependant, ce n’est que dans le royaume des cieux que le croyant pourra boire goulûment et jouir de la félicité éternelle. Alors, il sera totalement et absolument satisfait.

Verset 7

Je continue le texte.

Tel sera l’héritage du vainqueur. Je serai son Dieu et il sera mon fils (Apocalypse 21.7).

Le terme « vainqueur » comporte un certain élément de violence car il est utilisé dans un contexte de guerre de rixe ou de compétition entre adversaires où chacun tente de l’emporter sur les autres ou de les vaincre. Ici c’est pareil sauf qu’on cherche à triompher de soi-même en se mesurant aux exigences de Dieu qu’on trouve dans sa Parole. Dans sa première épître, Jean définit le vainqueur de la façon suivante :

Tout ce qui est né de Dieu triomphe du monde, et la victoire qui triomphe du monde, c’est notre foi. Qui, en effet, triomphe du monde ? Celui-là seul qui croit que Jésus est le Fils de Dieu (1Jean 5.4-5).

Par ailleurs, Jésus utilise le terme « vainqueur » sept fois de suite pour décrire les croyants fidèles à la fin de chaque lettre qu’il adresse aux sept églises de la province romaine d’Asie.

« L’héritage du vainqueur » c’est être appelé « fils de Dieu », ce qui est le plus grand privilège qu’un homme puisse recevoir. Littéralement, le texte dit : « il est fils de moi » (moi ho huios), une tournure de phrase qui met en valeur le possessif. C’est le seul endroit du Nouveau Testament où la relation du croyant à Dieu est définie de cette manière.

Aujourd’hui déjà, les croyants sont fils et filles adoptés par le Père, une vérité souvent répétée dans le Nouveau Testament. Par exemple, dans son évangile et dans sa première épître, Jean écrit respectivement :

Certains […] l’ont accueilli (la parole devenue homme) ; ils ont cru en lui. À tous ceux-là, il a accordé le privilège de devenir enfants de Dieu (Jean 1.12). Voyez combien le Père nous a aimés pour que nous puissions être appelés enfants de Dieu – et nous le sommes ! (1Jean 3.1).

Cependant, ici-bas, nous n’avons qu’un avant-goût de ce que le statut de fils ou de fille de Dieu représente. C’est dans le royaume de Dieu que nous jouirons pleinement de ce privilège (Romains 8.23).

Verset 8

Je continue le texte.

Quant aux lâches, aux infidèles, aux dépravés, meurtriers et débauchés, aux magiciens, aux idolâtres et à tous les menteurs, leur part sera l’étang ardent de feu et de soufre, c’est-à-dire la seconde mort (Apocalypse 21.8).

Jean conclut sa vision de la nouvelle création par un avertissement solennel adressé à ceux qui courent le risque de se voir exclure du royaume des cieux. Contrairement aux « vainqueurs » qui sont « fils de Dieu », les impies sont coupables de mener une vie de bâton de chaise. Cette liste de huit péchés décrit les comportements de ceux qui ne participeront pas aux bénédictions célestes.

On trouve également de pareilles listes sous la plume de l’apôtre Paul (Romains 1.28-32 ; 1Corinthiens 6.9-10 ; Galates 5.19-21 ; 2Timothée 3.2-5), et une autre à la fin du chapitre suivant, le dernier de l’Apocalypse.

Les « lâches » sont ceux qui au lieu de persévérer dans la foi retournent leur veste et abandonnent le Seigneur dès qu’ils sont face à une épreuve. Plus tôt dans le chapitre 13 du livre, on lit :

Si quelqu’un doit aller en captivité, il ira certainement en captivité. Si quelqu’un doit périr par l’épée, il périra certainement par l’épée. C’est là que ceux qui appartiennent à Dieu doivent faire preuve d’endurance et de foi (Apocalypse 13.10).

Même si cette exhortation s’adresse d’abord aux croyants de la Tribulation, elle concerne tout autant ceux d’aujourd’hui.

Dans la parabole du semeur que nous rapporte Matthieu, Jésus raconte que la semence tombe dans quatre terrains différents et l’un d’entre eux correspond aux « lâches ». Je lis ce passage :

(C’est) celui qui reçoit la semence “ sur le sol rocailleux ” : quand il entend la Parole, il l’accepte aussitôt avec joie. Mais il ne la laisse pas prendre racine en lui, car il est inconstant. Que surviennent des difficultés ou la persécution à cause de la Parole, le voilà qui abandonne tout (Matthieu 13.29-21).

Et l’auteur de l’épître aux Hébreux écrit :

Nous ne sommes pas de ceux qui retournent en arrière pour aller se perdre, mais de ceux qui ont la foi pour être sauvés (Hébreux 10.39).

Ces personnes ne sont attachées ni à Dieu ni à sa Parole (Jean 8.31) et donc ils n’ont pas vraiment une foi authentique. Toujours dans Matthieu on lit que Jésus a aussi dit :

Celui qui tiendra bon jusqu’au bout sera sauvé (Matthieu 24.13). Celui qui est préoccupé de sauver sa vie la perdra ; mais celui qui perdra sa vie à cause de moi, la retrouvera (Matthieu 16.25 ; comparez 10.38 ; Marc 8.35 ; Luc 9.24 ; 17.33 ; Jean 12.25).

Dans les 4 évangiles on lit six fois que celui qui consacre sa vie à Jésus ou qui la perd à cause de lui, la retrouvera dans le monde à venir. Oui, six fois.

Après « les lâches », Jean cite « les infidèles ». Ce sont ceux qui vont manger à deux râteliers à la fois. Ils disent bien accepter le Seigneur mais, sait-on jamais, ils veulent assurer leurs arrières, soit en faisant des aumônes et des bonnes œuvres, soit en se confiant dans des rites. En réalité, ce sont des agents doubles et Jésus n’en veut pas dans son ciel.

« Les dépravés » sont littéralement « ceux qui commettent des actions abominables ». Le mot pour « abominable » est un dérivé du verbe « puer », c’est tout dire. Dans les Écritures, les actions abominables sont généralement des pratiques idolâtres. Mais comme son sens l’indique, ces actions peuvent être étendues à tout ce qui pue, est vil, détestable et souillé.

« Les meurtriers » sont exactement ça ; ils se débarrassent de leur prochain pour des raisons purement égoïstes. Le mot pour « débauchés » a donné « porno » en français. En grec, ce mot inclut tous les désordres d’ordre sexuel mais plus spécialement les relations illicites, la prostitution et l’adultère. Le mot pour « magiciens » a donné « pharmacie » et tous ses dérivés en français. Au premier siècle, ce sont ceux qui font usage de drogues et d’hallucinogènes dans les pratiques occultes des religions à mystères, ce qui est alors très courant.

« Les idolâtres » incluent tous ceux qui s’adonnent à une fausse religion même si elle est dite « chrétienne ».

Le Seigneur de l’univers ne se partage pas, ni avec une fausse divinité, ni avec un quelconque rite. La vénération des saints, d’objets, de statues et d’images porte atteinte à la sainteté de Dieu ; c’est grave.

« Les menteurs » occupent une place de choix puisque trois fois dans le livre de l’Apocalypse, le mensonge est souligné et présenté comme la clé de voûte et le point culminant des fautes qui condamnent le pécheur (comparez Apocalypse 21.27 ; 22.15). Ceux qui sont habituellement caractérisés par un tel comportement prouvent qu’ils n’ont pas reçu la grâce de Dieu pour être sauvés et donc qu’ils n’entreront pas dans le royaume des cieux.

Alors que les croyants occupent « la Nouvelle Jérusalem » avec Dieu au milieu d’eux, les incrédules, les impies et les autres ressuscitent pour le jugement et sont jetés dans un endroit particulièrement horrible. Le but de la vie sur terre n’est pas de faire une carrière, d’avoir du bon temps, un maximum de vacances, et de s’assurer une retraite dorée, mais de choisir où l’on passera l’éternité.

À partir d’ici, Jean continue à décrire ce qui attend les croyants dans le royaume des cieux mais les mots lui manquent tellement la vision qu’il reçoit lui coupe le souffle. La révélation consignée dans ce livre n’est pas le fruit de l’imagination du vieil apôtre mais une réalité spirituelle. Ce qu’il voit est quasi impossible à décrire. L’apôtre Paul aussi a fait une expérience semblable. Parlant de lui-même, il écrit :

Je connais un homme, un chrétien, qui, il y a quatorze ans, a été enlevé jusqu’au troisième ciel – était-ce dans son corps, je ne sais, ou sans son corps, je ne sais, mais Dieu le sait. Je sais seulement que cet homme […] a été enlevé au paradis et qu’il a entendu des paroles qu’on ne peut pas répéter parce qu’il n’est pas permis à un homme de les dire. D’ailleurs, parce que ces révélations étaient extraordinaires, pour me garder de l’orgueil, Dieu m’a imposé une épreuve qui, telle une écharde, tourmente mon corps (2Corinthiens 12.2-4,7).

Il est tout à fait naturel et normal pour les croyants de s’interroger sur l’au-delà, surtout qu’ils vont y passer beaucoup de temps ; l’éternité c’est long. Moi, quand je dois aller dans un nouvel endroit, ne serait-ce que pour une nuit, je m’assure que j’ai un logis, le couvert et surtout un lit. En plus, je me fais une petite valise avec des tas de trucs au cas où, parce que je n’aime pas du tout être pris au dépourvu.

Alors comme ici, il s’agit de partir pour l’au-delà avec un aller simple et pour un séjour sans fin, j’aimerais bien autant que possible avoir quelques points de repère et savoir où je vais mettre les pieds. Peut-être que vous êtes comme moi. En tout cas, Dieu le sait et pour cette raison, par l’intermédiaire de Jean, il nous donne quelques informations sur « la Nouvelle Jérusalem », le lieu de félicité et de repos éternel des rachetés dans le royaume des cieux.

En 2011 est sorti en anglais un petit livre qui relate l’expérience d’un enfant de 4 ans qui pendant une opération grave, est allé dans les cieux et les a visités. C’est captivant. Il existe en français et son titre est « Le paradis c’est pour du vrai ».