Chapitre 2

Verset 15

Quand on a l’un de ses organes envahis par une tumeur, surtout si elle est cancéreuse, on veut que le chirurgien fasse tout son possible pour la couper et l’extraire dans sa totalité et pas seulement en retirer un morceau. On ne peut pas jouer avec le mal parce qu’il finit par tout envahir, jusqu’à s’infiltrer dans les parties saines et les détruire. Et ce qui est vrai sur le plan physique l’est tout autant dans les domaines moral et spirituel. Je continue maintenant de lire dans le second chapitre du livre de l’Apocalypse.

(Au messager de l’église de Pergame, écris : […]. J’ai quelques reproches à te faire 🙂 tu as chez toi des gens attachés à la doctrine des Nicolaïtes (Apocalypse 2.15).

Comme je l’ai déjà dit, les Nicolaïtes prônent la satisfaction des appétits de la chair parce que, disent-ils, ce qu’on fait avec son corps n’a pas d’incidence sur l’esprit. Dans la première lettre dictée aux Éphésiens, Jésus félicite les membres de cette église parce qu’ils rejettent les Nicolaïtes et se séparent de ces gens peu recommandables (Apocalypse 2.6). Malheureusement, les chrétiens de Pergame ne réagissent pas aussi bien que les Éphésiens. Bien qu’une majorité d’entre eux n’accepte pas personnellement « la doctrine des Nicolaïtes et de Balaam », ils se rendent quand même coupables parce qu’au lieu de prendre les mesures disciplinaires énergiques qui s’imposent, ils tolèrent la présence de membres de ce groupe hérétique parmi eux, ce qui a de très fâcheuses conséquences.

Certains compromis avec le style de vie des païens apparaissent déjà dans les églises du premier siècle, et au fil du temps, cette tendance ne fait que s’amplifier jusqu’à totalement corrompre la saine doctrine des Écritures. Dans l’évangile selon Matthieu, on lit que Jésus enseigne ce que les responsables de l’église de Pergame doivent faire à l’égard des hérétiques. Il dit :

Si ton frère s’est rendu coupable à ton égard, va le trouver, et convaincs-le de sa faute : mais que cela se passe en tête-à-tête. S’il t’écoute, tu auras gagné ton frère. S’il ne t’écoute pas, reviens le voir en prenant avec toi une ou deux autres personnes, pour que tout ce qui sera dit soit appuyé sur les déclarations de deux ou de trois témoins. S’il refuse de les écouter, dis-le à l’église. S’il refuse aussi d’écouter l’église, mets-le sur le même plan que les païens et les collecteurs d’impôts (Matthieu 18.15-17).

Verset 16

Je continue le texte.

Repens-toi donc, sinon je viens à toi sans tarder et je vais combattre ces gens-là avec l’épée qui sort de ma bouche (Apocalypse 2.16 ; auteur).

C’est par sa Parole que le Seigneur jugera son peuple parce qu’elle est l’autorité suprême et finale dans les domaines spirituel et moral. Combien tragique est cette erreur doctrinale qui consiste à faire d’un mouvement religieux, peu importe lequel, la source de l’autorité divine. C’est ce que font les Témoins de Jéhovah, les Mormons, certaines familles d’églises protestantes et bien sûr l’Église catholique depuis déjà le second siècle de notre ère.

Les croyants authentiques, ceux qui ont placé leur confiance en Jésus et en lui seul, sont appelés à briller comme des flambeaux dans un monde de mensonges et de ténèbres (Matthieu 5.14-16). Mais avant de pouvoir éclairer les autres, ils doivent premièrement accepter que la Parole de Dieu est la seule autorité à laquelle on peut se confier en toute confiance pour connaître la vérité et pour conduire sa vie d’une façon juste et droite devant Dieu. Mais les chrétiens de Pergame ont failli à leur devoir en ne réfutant pas la fausse doctrine des Nicolaïtes hérétiques, ce qui fait qu’ils encourent la colère du Seigneur qui de toute évidence est très fâché car son ultimatum est brusque. Cependant, si je fais fausse route, la meilleure, pour ne pas dire la seule solution, consiste à changer de cap et à revenir dans le droit chemin. C’est d’ailleurs aussi la définition de la repentance. Dans sa première épître, l’apôtre Jean écrit :

Si nous reconnaissons nos péchés, il (Dieu) est fidèle et juste et, par conséquent, il nous pardonnera nos péchés et nous purifiera de tout le mal que nous avons commis (1Jean 1.9).

Dans le Nouveau Testament, le verbe grec traduit par « repens-toi » (metanoeô), signifie « changer de comportement ». Comme je le dis de temps en temps, aujourd’hui la tolérance est élevée au même niveau que les plus hautes vertus, mais l’acceptation inconditionnelle de tout et de tout le monde, au mieux est stupide, et au pire mortel ; c’est un peu comme introduire un loup dans une bergerie ou un renard dans un poulailler. Dans sa première épître aux Corinthiens, l’apôtre Paul écrit :

Ah ! vous n’avez vraiment pas de quoi vous vanter ! Ne savez-vous pas qu’“ il suffit d’un peu de levain pour faire lever toute la pâte ” ? Faites donc disparaître tout “ vieux levain ” du milieu de vous afin que vous soyez comme “ une pâte toute nouvelle ” (1Corinthiens 5.6-7).

Tolérer des enseignements hérétiques ou une conduite coupable dans l’église n’est pas une vertu, mais une faute. L’église de Pergame accepte le mal, ce qui aux yeux de Dieu est très grave. Si ses dirigeants ne se ressaisissent pas et ne prennent pas des mesures énergiques, Jésus les menace d’intervenir rudement, soudainement et sans demi-mesure, puisqu’il n’hésitera pas à se servir de son épée. Et même si elle est symbolique, l’idée est que le châtiment sera sévère. Un proverbe dit :

Celui qui se raidit contre les reproches sera brisé soudainement et ne s’en remettra pas (Proverbes 29.1).

L’église tout entière court le risque d’être jugée : les hérétiques pour leur fausse doctrine et les autres membres pour leur laisser-aller.

Verset 17 a, b

Je continue le texte.

Que celui qui a des oreilles écoute ce que l’Esprit dit aux églises. Au vainqueur, je donnerai la manne cachée (Apocalypse 2.17 a, b).

Comme dans les lettres aux autres églises, l’exhortation finale est adressée à ceux qui ont « des oreilles » pour écouter, c’est-à-dire qui sont suffisamment humbles et dociles pour entendre et accepter les réprimandes du Seigneur.

À celui qui ne se laisse pas dominer par le mal et le péché mais qui en est « vainqueur », Jésus « donnera la manne cachée ». À l’origine et dans le Lieu très saint, « le coffre sacré » dont le vrai nom est « arche de l’alliance », contenait trois articles différents : les tables de la Loi, le bâton d’Aaron qui en une seule nuit, avait fleuri et porté des amandes, et un récipient contenant de « la manne » (Exode 16.32), un mot dérivé de l’hébreu « mannah » qui signifie : « Qu’est-ce que c’est ? »

dans le livre de l’Exode, un passage dit que la manne « ressemblait à des grains de coriandre blanche, et elle avait un goût de beignet au miel » (Exode 16.31), et dans le livre des Nombres, que « elle était transparente comme de la résine de bdellium » (Nombres 11.7), une gomme aromatique extraite de certains arbres.

Dans la tradition juive, la manne symbolise les temps messianiques parce qu’elle redeviendra la nourriture du peuple de Dieu. Ici, « la manne cachée » symbolise les bénédictions accordées aux croyants (comparez Éphésiens 1.3) et surtout la communion dont ils jouiront avec Jésus-Christ à la fin des temps dans les lieux célestes. La même idée est reprise vers la fin du livre de l’Apocalypse, mais sous la forme d’un banquet. Un ange dit alors à Jean :

Écris : Heureux les invités au festin des noces de l’Agneau (Apocalypse 19.9).

En tant que « pain venu du ciel », la manne nourrissait parfaitement le peuple d’Israël dans le désert, mais elle avait aussi une fonction symbolique car elle préfigurait Jésus-Christ, le pain de vie. En effet, dans l’évangile selon Jean, on lit que le Seigneur dit :

Vraiment, je vous l’assure : celui qui croit en moi a la vie éternelle, car je suis le pain qui donne la vie. Vos ancêtres ont bien mangé la manne dans le désert et cela ne les a pas empêchés de mourir. Mais c’est ici le pain qui descend du ciel : celui qui en mange ne mourra pas. C’est moi qui suis le pain vivant descendu du ciel : si quelqu’un mange de ce pain-là, il vivra éternellement. Le pain que je donnerai pour que le monde vive, c’est mon propre corps (Jean 6.47-51).

« La manne cachée » est mentionnée pour deux raisons, parce que, d’une part, elle symbolise les bénédictions accordées aux croyants, et d’autre part, elle établit un contraste avec la viande que les païens offrent aux idoles. Il déjà été question de ces sacrifices idolâtres au début de la lettre à l’église de Pergame, quand Jésus lui reproche de tolérer en son sein « des gens attachés à la doctrine de Balaam qui voulait qu’ils (les Israélites) participent au culte des idoles en mangeant les viandes provenant de leurs sacrifices et en se livrant à la débauche » (Apocalypse 2.14).

Verset 17 c

Je termine maintenant la lettre à l’église de Pergame.

Au vainqueur, je donnerai […] une pierre blanche ; sur cette pierre est gravé un nom nouveau, que personne ne connaît sauf celui qui le reçoit (Apocalypse 2.17 c).

Les commentateurs ne manquent pas d’imagination quand il s’agit de donner la signification de ce caillou blanc « gravé d’un nom nouveau ». Mais c’est le contexte sportif de l’époque qui permet de donner l’explication la plus plausible et donc le vrai sens de ce passage. En effet, dans l’empire romain, ceux qui remportent une épreuve athlétique reçoivent un caillou blanc qui porte leur nom et qui leur sert de ticket d’entrée au banquet de remise des médailles. Cette coutume nous invite donc à voir dans cette pierre blanche, une invitation personnelle que reçoivent tous ceux qui auront le droit de participer « au festin des noces de l’Agneau » (Apocalypse 19.9), le banquet éternel qui débutera à la fin des temps.

Chaque croyant recevra alors ce caillou blanc sur lequel sera écrit « un nom nouveau » qu’il portera pour l’éternité et qui l’identifiera en tant qu’individu racheté et appartenant à Jésus-Christ. Tout comme j’ai reçu un nom à ma naissance, dans le royaume de Dieu, j’en aurai un nouveau. Dieu attribuera à chaque habitant du royaume des cieux « un nom nouveau » qui le définira d’une manière particulière, un peu comme Antipas que Jésus appelle « mon témoin fidèle ». Contrairement à nos pratiques en Occident, les Hébreux et tous les peuples antiques donnaient à leurs enfants un nom qui avait une signification précise.

Verset 18 a

Nous arrivons maintenant à la lettre que Jésus adresse à l’église de Thyatire. Le coursier a quitté Pergame, la plus au nord des sept villes et il emprunte la voie romaine vers l’est, puis il prend une bifurcation en direction du sud-est qui le mène à Thyatire. Située à environ 65 kilomètres de Pergame, cette ville se trouve dans une longue vallée sens nord-sud qui relie les plaines de deux grands fleuves (Caïcus et Hermus). Contrairement à Smyrne et Pergame, Thyatire est sur un terrain plat.

Avant d’être une ville proprement dite, ce lieu est tout d’abord un simple poste militaire établi par Séleucos I, l’un des successeurs d’Alexandre le Grand et le fondateur de la dynastie des Séleucides. Il voulait ainsi contrôler l’axe nord-sud et toute la vallée. Plus tard, Thyatire fait partie du royaume de Pergame mais comme cette ville n’a pas de défenses naturelles, elle est sans cesse conquise et détruite par ses ennemis. Les quelques rares textes de la littérature antique qui font allusion à Thyatire décrivent sa conquête par un quelconque envahisseur.

Finalement, vers l’an 190 avant Jésus-Christ, et selon la loi de la jungle bien connue qui est « la raison du plus fort est toujours la meilleure », l’empire romain s’empare de Thyatire. Mais c’est un bienfait pour la ville qui découvre ainsi la « Pax Romana ». Protégée par la puissance de Rome, Thyatire peut enfin profiter de sa situation géographique privilégiée. Comme elle se trouve sur un grand axe de communication qui relie Pergame à Laodicée à Smyrne et aux régions intérieures de la province d’Asie, Thyatire connaît une forte expansion économique.

Quand Jean écrit le livre de l’Apocalypse, Thyatire entre dans la période la plus prospère de son histoire. Le travail de la laine s’y développe et la ville est connue pour ses teintures, surtout la couleur pourpre qui est extraite d’une racine (la garance). Mais on y travaille également le lin, le cuir, le bronze, on y fabrique des vêtements, on y trouve des poteries, et bien sûr des marchands d’esclaves comme partout ailleurs dans l’empire romain.

Dans le livre des Actes, Luc parle de Lydie « marchande d’étoffes de pourpre, originaire de la ville de Thyatire » qui pour ses affaires se trouve dans la ville de Philippes (Actes 16.14) qui est au sud de la Grèce, en Macédoine exactement. Cette remarque de Luc montre que l’influence commerciale de Thyatire s’étend jusqu’à l’autre côté de la mer Égée.

Tout comme pour les églises de Smyrne et Pergame, nous n’avons aucun renseignement précis sur l’origine de l’assemblée chrétienne de Thyatire. Selon le chapitre 16 du livre des Actes où il est question de « Lydie originaire de la ville de Thyatire », quand l’apôtre Paul est dans la ville de Philippes, il dit qu’il a parlé à quelques femmes juives, dont Lydie et que

le Seigneur ouvrit son cœur, de sorte qu’elle fut attentive à ce que disait Paul. Elle fut baptisée avec sa famille et ceux qui en dépendaient, puis elle nous invita en disant : – Puisque vous avez jugé que je crois au Seigneur, venez loger chez moi. Et, avec insistance, elle nous pressa d’accepter (Actes 16.14-15).

Lydie a probablement été le premier fruit de la ville de Thyatire pour le Seigneur mais cela ne veut pas dire qu’elle a créé l’église qui s’y trouve, encore que cela soit tout à fait possible. Cependant, et comme pour les églises de Smyrne et de Pergame, l’église de Thyatire a probablement été fondée pendant le séjour de Paul à Éphèse (Actes 19.10). Je commence maintenant de lire dans le second chapitre du livre de l’Apocalypse, le message du Seigneur à l’église de Thyatire.

Au messager de l’église de Thyatire, écris : Voici ce que dit le Fils de Dieu (Apocalypse 2.18 a ; auteur).

Cette quatrième lettre est adressée à la plus petite des sept villes et pourtant c’est la plus longue, parce que pleine de reproches. Thyatire n’a pas de temple consacré au culte de l’empereur ce qui fait que les chrétiens ne sont pas confrontés à ce problème comme dans les églises précédentes. Le problème de l’église de Thyatire est essentiellement dû aux compromis que créent les intérêts commerciaux. Thyatire est une ville industrielle réputée pour ses nombreux corps de métiers et la devise en vogue est : « les affaires sont les affaires »

Même si l’église d’Éphèse a perdu son premier amour pour le Seigneur et celle de Pergame tolère des hérétiques, la plupart des membres des trois églises précédentes sont fidèles au Seigneur.

Par contre, dans celles de Thyatire, de Sarde et de Laodicée, le mal est plus profond parce qu’un nombre important de chrétiens se laisse influencer par les mœurs dégénérées des païens qui les environnent.

Alors que l’église de Pergame se trouve là où est le « trône de Satan » (Apocalypse 2.13) qui symbolise les cultes païens et surtout celui à Zeus, et que ses membres doivent faire face à l’hostilité de « la synagogue de Satan », c’est-à-dire des Juifs incrédules (Apocalypse 2.9), plus loin, Jésus dit que l’église de Thyatire a carrément glissé dans « les profondeurs de Satan » (Apocalypse 2.24) ; la remontrance est cinglante.

Comme dans les lettres précédentes, le Seigneur se présente en utilisant certains titres ou descriptions tirés de la vision que Jean reçoit. La façon dont Jésus parle de lui-même donne le ton de la lettre.

Dans la vision que Jean reçoit, Jésus ressemble à un homme (Apocalypse 1.13), ce qui est une façon pour lui de s’identifier aux croyants dans leur condition humaine. Il est en effet le grand prêtre miséricordieux qui compatit à nos faiblesses (Hébreux 4.15). Par contre, dans cette lettre à l’église de Thyatire, Jésus dit être « le Fils de Dieu », et c’est la seule fois qu’il se désigne comme tel dans le livre de l’Apocalypse. Ce titre souligne son autorité divine pour juger le mal et le péché.

Verset 18 b

Je continue cette lettre à l’église de Thyatire.

Voici ce que dit le Fils de Dieu, dont les yeux sont comme une flamme ardente (comparez Apocalypse 19.12) et les pieds comme du bronze incandescent (Apocalypse 2.18 b ; auteur).

« Bronze incandescent » est la traduction d’un mot grec rare (chalkolibanô ; Apocalypse 1.15) qui est le nom d’un alliage de métaux qui brille de mille feux quand il est bien poli. Quand les chrétiens de Thyatire ont entendu la lettre que leur adressait Jésus-Christ, la description terrifiante qu’il fait de lui-même, ils ont dû recevoir un choc. En effet, ces allusions à une « flamme ardente et du bronze incandescent » soulignent la grande indignation du Seigneur et sa ferme intention de corriger les membres de son peuple qui s’écartent du droit chemin.

Tout de suite après la Pentecôte, qui est le jour de la création de l’Église, le couple Ananias et Saphira induit les apôtres en erreur, en fait tous deux leur racontent un gros bobard au sujet de la vente d’une propriété. La conséquence est dramatique et immédiate puisque l’un et l’autre est frappé par Dieu et tombe raide mort devant toute l’assemblée en état de choc (Actes 5). Par cette exécution sommaire, le Seigneur communique haut et fort que la pureté de son Église est très importante à ses yeux. Le message est bien reçu parce que dans le livre des Actes qui rapporte cet incident, on lit :

Cet événement inspira une grande crainte à toute l’église, ainsi qu’à tous ceux qui en entendirent parler (Actes 5.11).

Dieu châtie les siens et c’est par eux qu’il commence, mais bien évidemment il va aussi juger les non-croyants. Dans sa première épître, l’apôtre Pierre écrit :

Maintenant a lieu la première étape du jugement : il commence par le peuple de Dieu. Et s’il débute par nous, quel sera le sort final de ceux qui refusent de croire à l’évangile de Dieu ? (1Pierre 4.17).

Plus loin dans le livre de l’Apocalypse, on lit :

De sa bouche (du Seigneur) sort une épée aiguisée pour frapper les nations. […] Il va aussi écraser lui-même le raisin dans le pressoir à vin de l’ardente colère du Dieu tout-puissant (Apocalypse 19.15).

Verset 19

Je continue le texte.

Je connais tes œuvres, ton amour, ta fidélité, ton service et ta persévérance. Je sais que tes dernières œuvres sont plus nombreuses que les premières (Apocalypse 2.19).

Même si les croyants de Thyatire ont des conduites à se reprocher, Jésus leur rend hommage pour leur amour envers Dieu, et sans aucun doute envers les autres, pour leur fidélité, leur service et leur persévérance. C’est déjà pas si mal me semble-t-il. Et contrairement aux Éphésiens qui se laissaient aller, les croyants de Thyatire sont de plus en plus actifs. Or, les bonnes œuvres sont aussi une des preuves de l’authenticité de la foi car l’apôtre Jacques écrit :

On est déclaré juste devant Dieu à cause de ses actes, et pas uniquement à cause de sa foi (Jacques 2.24).