Chapitre 17

Verset 6

Quand on use ses fonds de culotte sur des bancs d’école et que de temps en temps on se paie un cours sur l’Antiquité, on se demande alors pourquoi on nous rebat les oreilles avec ces vieilles histoires dépassées. C’était mon cas mais depuis j’ai radicalement changé d’avis, car ce qui s’est passé il y a très longtemps peut aider à comprendre le présent et à discerner ce que nous réserve l’avenir. Je vais vous le prouver.

L’une des femmes de Nimrod, le fondateur de Babylone (Genèse 10.8-12) a pour nom Sémiramis. Or, d’après les découvertes archéologiques, c’est elle qui institua les rites secrets des religions à mystères babyloniennes. Sémiramis a un fils suite à une conception soi-disant miraculeuse ; elle lui donne le nom de Tammouz et sa naissance est célébrée comme l’accomplissement de la promesse de Dieu qui a dit à Ève que sa postérité écrasera la tête du diable (Genèse 3.15).

Cette fausse religion babylonienne comporte un certain nombre de pratiques dont l’institution d’une classe de jeunes filles qui deviennent prostituées sacrées, ainsi que, tenez vous bien, l’adoration de la mère et l’enfant. Est-ce que par hasard ça ne vous rappellerait pas une autre religion ?

Selon des textes retrouvés, Tammouz est tué par un animal sauvage mais il revient à la vie. Ce qui est intéressant dans ces histoires est que la première bête du livre de l’Apocalypse, c’est à dire l’Antichrist, a, elle aussi, reçu soi-disant une blessure mortelle et est ressuscité, ce qui bien sûr est une contrefaçon de la résurrection de Jésus-Christ.

Le culte de l’idole Baal, très présent dans l’Ancien Testament, est également issu du culte rendu à Tammouz. Les Écritures condamnent à maintes reprises toute forme d’idolâtrie, dont la vénération de la reine du ciel et de son fils (Jérémie 7.18 ; 44.17-19, 25 ; Ézéchiel 8.14).

Après la prise de Babylone par les Perses (539 avant Jésus-Christ), ces derniers tirent un trait sur les religions à mystères, mais les membres des sectes babyloniennes plient bagages et vont s’installer à Pergame où se trouve l’une des sept églises auxquelles le Seigneur écrit (Apocalypse 2.12-17) et qui, comme par le plus grand des hasards, est minée par les adeptes de la doctrine pernicieuse de Balaam et des Nicolaïtes.

Pour honorer le dieu poisson, les prêtres des sectes babyloniennes portent des couronnes en forme de tête de poisson et sur celles-ci est écrit : « Gardien du pont », le pont entre l’homme et l’Au-delà. C’est aussi le titre du grand-prêtre d’une religion romaine. Puis ce titre qui en latin devient « Pontifex Maximus » est adopté par les empereurs romains jusque vers la fin du 4 ème siècle, quand l’empereur Gratian (375-383) l’abandonne. Mais il ne tombe pas dans les oubliettes car l’évêque de l’église de Rome récupère ce titre, et aujourd’hui le pape est appelé « pontife » qui vient bien sûr de « pontifex », c’est-à-dire « pont ».

Finalement, les prêtres des religions à mystères s’installent à Rome et quand l’empereur Constantin déclare que dorénavant son empire est chrétien, ces prêtres se joignent aux églises, apportant avec eux dans leurs bagages, les rites babyloniens occultes des religions à mystères, réussissant du même coup à paganiser le christianisme. Babylone est donc bien le symbole de l’apostasie et l’origine de la vénération des idoles à la place de l’adoration du Dieu unique et vrai, et Babylone est toujours bien présente aujourd’hui parmi nous.

Je continue maintenant de lire dans le chapitre 17 de l’Apocalypse.

Je vis qu’elle (Babylone, la grande prostituée) était ivre du sang de ceux qui appartiennent à Dieu et de ceux qui ont rendu témoignage à Jésus. À sa vue, je fus profondément bouleversé (Apocalypse 17.6).

Cette femme prostituée symbolise le système religieux apostat qui sera présent sur toute la terre pendant la première moitié de la Tribulation, et qui remettra l’inquisition au goût du jour. Tout au long de l’Histoire, les chrétiens authentiques sont persécutés par les adeptes des fausses religions car ces derniers ont pour père le diable. Mais cette chasse aux croyants sera particulièrement violente pendant toute la durée de la Tribulation.

La prostituée est « ivre de sang », une expression courante dans l’Antiquité pour décrire quelqu’un qui est animé d’une soif de violence meurtrière. Les croyants sont d’abord la cible du système religieux apostat représenté par « la grande prostituée », avec l’aval de l’Antichrist bien entendu. Ensuite, pendant la seconde moitié de la Tribulation, une fois que la bête s’est débarrassée de cette Babylone religieuse, c’est l’Antichrist lui-même qui pourchasse les fidèles du Seigneur.

Verset 7

Je continue le texte du chapitre 17.

L’ange me demanda : – Pourquoi t’étonnes-tu ainsi ? Je vais te dévoiler le mystère de la femme et de la bête qui la porte, cette bête aux sept têtes et aux dix cornes (Apocalypse 17.7).

L’apôtre sait très bien que la femme représente le système babylonien des religions à mystères, et que la bête est l’Antichrist, mais il ne comprend pas le rapport entre ces deux symboles, ni le rôle que joue la femme et pourquoi elle est portée par la bête.

Verset 8 a

Je continue.

La bête que tu as vue était. Elle n’est plus, elle va monter de l’abîme pour aller à la perdition (Apocalypse 17.8 a ; comparez Apocalypse 20.2-3, 10).

Dans l’Ancien Testament, un monstre ou une bête quelconque sert souvent à représenter les nations hostiles à Israël (Ésaïe 27.1 ; 30.7 ; 51.9). Aujourd’hui, les empires du passé qui ont persécuté Israël ont disparu, mais Rome renaîtra de ses cendres et remontera de l’abîme sous une autre forme.

Ici donc, « la bête » désigne à la fois la personne de l’Antichrist et son territoire qui est l’empire romain reconstitué, et tous deux reviennent de loin, de l’abîme, où sont enchaînés certains démons (Apocalypse 9.1-2, 11). Ce passage montre bien que c’est une puissance satanique qui est derrière l’Antichrist et ses succès politiques. Mais la bête n’est qu’un instrument et un jouet entre les mains du diable, car c’est lui qui tire les ficelles et mène le bal. Il trompe aussi les habitants de la terre (comparez Apocalypse 13.4) qui considèrent comme miraculeuse la survie de l’Antichrist ainsi que le rétablissement de l’empire romain.

« La bête … était … n’est plus, elle va monter de l’abîme pour aller à la perdition », résume le destin à la fois de « la bête » et de l’empire romain reconstitué.

Jusqu’à la mise en scène de la guérison de sa blessure mortelle qui a lieu vers le milieu de la Tribulation, l’Antichrist coexiste avec le faux système religieux. Mais ensuite, il détruit la Babylone religieuse et ne tolère plus que le culte de sa personne. Dans son insolence, il se comporte comme Lucifer quand il a défié l’Éternel (Ésaïe 14.13-15) ce qui n’est guère surprenant puisque c’est Satan qui inspire l’Antichrist.

Je continue le texte.

Les habitants de la terre dont le nom n’est pas écrit dans le livre de vie depuis la fondation du monde, s’émerveilleront en voyant la bête, car elle était, elle n’est plus et elle viendra (Apocalypse 17.8 b).

Comme on l’a vu, le monde entier est dans le plus grand étonnement à cause de la guérison de l’Antichrist et la reconstitution de l’empire romain. Par contre, « ceux dont le nom est écrit dans le livre de vie depuis la fondation du monde » ne se laissent pas flouer parce qu’ils possèdent le discernement spirituel ; ils savent bien que la bête est l’Antichrist et que derrière elle se trouve Satan. Dans sa première épître, Jean écrit :

Vous avez reçu le Saint-Esprit dont celui qui est saint vous a oints, et vous connaissez tous la vérité (1Jean 2.20). L’Esprit dont vous avez été oints par le Christ demeure en vous. Vous n’avez donc pas besoin que l’on vous instruise, car cet Esprit dont vous avez été oints vous enseigne tout (1Jean 2.27).

En la personne de l’Antichrist, le diable essaie d’imiter Jésus. Mais alors que le Christ était mort et est vivant pour l’éternité (Apocalypse 1.17-18 ; comparez Apocalypse 2.8), les trois membres de la trinité infernale : Satan le dragon, l’Antichrist qui est la première bête, et le faux prophète qui est la seconde bête vont à la perdition éternelle dans l’étang de feu et de soufre (Apocalypse 20.10).

Verset 9 a

Je continue le texte.

C’est ici qu’il faut une intelligence éclairée par la sagesse (Apocalypse 17.9 a).

Cette expression tout à fait inhabituelle invite le lecteur à prêter une très grande attention à ce qui suit car la prophétie est difficile à saisir. Il se peut même que seuls les croyants qui vivront ces événements les comprendront pleinement.

Verset 9 b-10 a

Je continue.

Les sept têtes sont sept montagnes, sur lesquelles siège la femme. Les sept têtes sont sept rois (Apocalypse 17.9 b-10 a ; auteur).

Ce passage décrit Rome car plusieurs écrivains romains (Virgile, Martial, Cicéron) appellent cette capitale « urbis septicollis », c’est-à-dire « la ville aux sept collines », et Rome avait une fête annuelle appelée « Septimontium » ou « sept collines », et l’empereur Vespasien (69-79) fait frapper des pièces de monnaie qui représentent une femme assise sur sept collines. Cependant, s’il est vrai qu’à l’origine Rome comprend sept petites collines le long du Tibre, par la suite, la ville s’étend pour en inclure deux autres.

Certes, les sept montagnes désignent Rome qui représente l’empire romain, mais il faut aussi tenir compte que « les sept têtes sont sept rois ». Tout comme la prostituée assise sur la bête est une métaphore, il faut aussi interpréter les sept montagnes au sens figuré. En effet, dans l’Ancien Testament, les montagnes sont parfois utilisées pour signifier un règne ou une puissance (comparez Psaumes 30.8 ; Ésaïe 2.2 ; Jérémie 51.25 ; Daniel 2.35). Ici donc, ces sept montagnes symbolisent sept empires ainsi que leurs chefs.

Verset 10 b

Je continue.

(Les sept têtes sont sept rois), cinq d’entre eux ont été renversés, un autre règne en ce moment, et un autre n’est pas encore venu. Une fois qu’il sera là, il ne doit rester que peu de temps (Apocalypse 17.10 b).

Le monde a connu beaucoup d’empires puissants, non seulement au Moyen-Orient, mais aussi en Asie et aux Amériques. Cependant, les Écritures se placent toujours dans le contexte d’Israël. Or, par rapport au peuple de Dieu, les cinq grandes puissances ennemies qui « ont été renversées » sont l’Égypte, l’Assyrie, Babylone, la Médo-Perse et la Grèce. L’empire qui « règne en ce moment », c’est à dire à l’époque de Jean, est bien sûr Rome, et l’autre, celui qui « n’est pas encore venu », est l’empire romain reconstitué de l’Antichrist, qui comparé aux six autres sera d’une extrême courte durée.

Il existe un poster sur lequel un poisson est mangé par un poisson qui est mangé par un autre poisson et ainsi de suite. C’est un peu ce qui est arrivé aux cinq premiers empires ; chacun a été avalé par le suivant. Le sixième, le plus gros des poissons, est l’empire romain antique. Le septième, celui de l’Antichrist est l’héritier des six précédents, et de Babel autant religieuse que politique, et ce septième est la bête sur laquelle la femme, c’est-à-dire le système religieux babylonien, est assise.

Verset 11

Je continue.

Quant à la bête qui était et qui n’est plus, elle est elle-même un huitième roi. Elle est aussi l’un des sept et elle va à la perdition (Apocalypse 17.11).

L’Antichrist fait d’abord partie d’une confédération comprenant sept nations et il est l’un des sept rois, mais à partir d’un certain moment, aux alentours de la moitié de la Tribulation, il surpasse tous les autres rois et règne seul, car tout dictateur qui se respecte ne partage pas le pouvoir ; il devient alors le huitième roi. Mais contrairement aux six premiers empires qui ont fini comme il se doit envahis par d’autres peuples, c’est Dieu lui-même qui détruira l’Antichrist et son empire.

Versets 12-13

Je continue.

Les dix cornes que tu as vues sont dix rois qui ne sont pas encore parvenus au pouvoir. Mais ils recevront pendant une heure l’autorité royale et ils l’exerceront en commun avec la bête. Ils poursuivent un même but et mettent leur puissance et leur autorité au service de la bête (Apocalypse 17.12-13).

Quand on rencontre la bête pour la première fois, Jean dit :

Alors je vis monter de la mer une bête qui avait sept têtes et dix cornes (Apocalypse 13.1 ; comparez Apocalypse 17.3).

L’ange donne d’abord l’explication des sept têtes. Maintenant c’est au tour des cornes. Celles-ci n’ont pas de royaume mais seulement un pouvoir royal. Ce sont les sous-fifres de l’Antichrist mais avec l’autorité de proconsuls, de lieutenants impériaux en quelque sorte, et ils sont à la tête de dix provinces sénatoriales, dix régions administratives.

Évidemment, ils donnent plein pouvoir à la bête et la soutiennent dans tout ce qu’elle entreprend. Ils dirigent sous son autorité mais n’ont reçu le pouvoir que pour une heure, une figure de rhétorique qui signifie que leur mandat est très court.

Verset 14

Je continue le texte.

Ils feront la guerre à l’Agneau, mais celui-ci les vaincra, car il est le Seigneur des seigneurs et le Roi des rois. Les siens, ceux qu’il a appelés et élus, ceux qui lui sont fidèles, vaincront avec lui (Apocalypse 17.14).

Ces dix cornes sont dix rois alliées à la bête, l’Antichrist, dans leur lutte contre Dieu et Jésus-Christ. Ils participent donc à la grande kermesse, la campagne d’Harmaguédon que Jean décrit plus loin. Ici, l’apôtre dit simplement que ces roitelets sont balayés par l’Agneau et les croyants. La raison de la victoire de Jésus est très simple et tient en une petite phrase : « Il est le Seigneur des seigneurs et le Roi des rois » (comparez Apocalypse 19.16) qui est aussi le titre que l’apôtre Paul lui donne dans sa première lettre à Timothée (6.15).

Soit dit en passant que dans le livre du Deutéronome, c’est l’Éternel qui est « le Dieu suprême et le Seigneur des seigneurs, le grand Dieu, puissant et redoutable » (Deutéronome 10.17).

Quand Jésus reviendra accompagné des armées célestes (Apocalypse 19.14), sa venue fera l’effet d’une bombe car elle sera très remarquée. Jésus l’a prophétisée quand il a dit à ses disciples :

Quand le Fils de l’homme viendra, ce sera comme l’éclair qui jaillit du levant et illumine tout jusqu’au couchant (Matthieu 24.27 ; comparez Matthieu 24.30-31).

Jésus partagera sa victoire avec les siens qui sont dits « appelés et élus », deux mots qui font référence à la doctrine de l’élection et de la prédestination. Dans son épître aux Éphésiens, l’apôtre Paul écrit :

En lui (Christ), bien avant de poser les fondations du monde, il (Dieu) nous avait choisis pour que nous soyons saints et sans reproche devant lui (Éphésiens 1.4).

Verset 15

Au tout début de ce chapitre 17, l’un des sept anges qui ont déversé les sept coupes de la colère de Dieu dit à Jean :

Viens ici, je te montrerai le jugement de la grande prostituée qui est assise sur les grandes eaux (Apocalypse 17.1).

Maintenant, le texte donne davantage de détails.

L’ange me dit ensuite : – Les eaux que tu as vues, là où est assise la prostituée, représentent des peuples, des foules, des nations et des langues (Apocalypse 17.15).

Dans l’Antiquité, les villes sont fondées au bord d’une source d’eau. Cependant, ici, « les grandes eaux » ne font pas allusion à un lieu géographique mais à une marée humaine, à l’ensemble des habitants de la terre. D’une manière ou d’une autre, le système religieux de la prostituée exercera une influence sur le monde entier, du moins en apparence, car comme aujourd’hui, il y a toujours des récalcitrants.

Verset 16

Je continue.

Mais les dix cornes que tu as vues, ainsi que la bête, prendront la prostituée en haine, elles la dépouilleront de tout ce qu’elle a et la laisseront nue ; elles dévoreront ses chairs et la consumeront par le feu (Apocalypse 17.16).

L’alliance de la première moitié de la Tribulation entre l’Antichrist et la fausse religion babylonienne finit en flammes et dans un bain de sang. Les dix cornes, c’est-à-dire les mignons de la bête ainsi que leur patron, se trouvent en rivalité avec la prostituée religieuse. Après avoir eu recours à ses services pour les aider à contrôler le monde, l’Antichrist se retourne contre elle et la détruit, un peu comme dans une affaire de dispute domestique où l’amant tue sa maîtresse.

Au fil des mois, la bête devient de plus en plus mégalo. Alors, dans sa soif de pouvoir absolu, elle attaque et dévore tout ce qu’elle juge lui faire un tant soit peu d’ombrage. L’Antichrist veut que tous les adeptes du faux système religieux changent de camp et l’adorent lui, et lui seul. Avec ses dix vassaux, il monte donc un traquenard pour se débarrasser une fois pour toutes de la prostituée, la Babylone religieuse.

Le langage utilisé est particulièrement violent et montre que l’Antichrist et ses zouaves font table rase de tout vestige du faux système religieux. Comme je ne cesse de le dire, ces événements ont lieu aux alentours de la moitié de la Tribulation quand l’Antichrist s’empare du pouvoir politique et commence à régner seul.

Le règne et l’adoration forcée de la bête seront l’heure la plus sombre de l’histoire de l’humanité mais aussi l’aboutissement logique de la révolte de nos premiers parents contre l’Éternel dans le jardin d’Éden. Cette rébellion reçoit une impulsion nouvelle avec la tour de Babel puis culmine avec la crucifixion de Jésus-Christ, lui qui est pourtant « le chemin, la vérité et la vie » (Jean 14.6). Ayant rejeté « la Vérité », l’homme n’a plus qu’une seule alternative : croire au mensonge. Voilà pourquoi l’humanité accueillera l’Antichrist et l’empire du mal à bras ouverts.

Verset 17

Je continue le texte.

Car Dieu leur a inspiré la résolution d’exécuter son propre plan, en faisant cause commune et en mettant leur pouvoir royal au service de la bête jusqu’à ce que toutes les décisions de Dieu soient accomplies (Apocalypse 17.17).

Dans sa souveraineté absolue sur les affaires des hommes, Dieu prépare d’avance tout ce qui arrive. Il utilise d’abord la bête et ses acolytes pour détruire la prostituée, c’est-à-dire la Babylone religieuse. Cette trahison nous rappelle que tout combat concerté contre Dieu est peine perdue car seuls ses desseins se réalisent. Tout ce que les grandes puissances passées ou présentes accomplissent peut seulement être dans la volonté de Dieu, et comme toujours, Satan, bien contre son gré, est le principal exécutant.

La femme prostituée est Babylone la mystérieuse qui symbolise le système apostat et idolâtre qui étend son influence sur le monde entier, mais c’est aussi une vraie ville.

Verset 18

Je finis de lire le chapitre 17.

Cette femme que tu as vue représente la grande ville qui exerce son pouvoir sur tous les souverains du monde (Apocalypse 17.18).

Au premier siècle, cette périphrase désigne Rome. Pendant la première moitié de la Tribulation, la capitale religieuse du monde est ancrée à Rome. Ensuite, elle est transférée à Jérusalem où l’Antichrist se proclame Dieu et exige d’être adoré. Mais le poumon économique et politique de l’empire de l’Antichrist sera la ville antique de Babylone reconstruite sur l’Euphrate en Irak.