Chapitre 22

Introduction

Parmi les multiples injustices qui sévissent en ce bas monde, pour moi, tout en haut de la liste est celle qui consiste à devoir se défendre d’une mauvaise action qu’on n’a pas commise et dont on est accusé. J’ai eu le triste privilège de me trouver dans cette situation plus d’une fois. C’est aussi l’expérience répétée de l’apôtre Paul qui est poursuivi comme un malfaiteur dans tout l’Empire romain. Il est obligé de s’enfuir ou de justifier ses actions à tout bout de champs devant les uns et les autres. Ici, c’est devant une foule en colère qui a essayé de le lapider qu’il explique comment il est devenu apôtre auprès des païens.

Versets 17-21

Je continue à lire dans le chapitre 22 du livre des Actes.

Un jour, après mon retour à Jérusalem (Actes 9.26), pendant que je priais dans la cour du Temple, je suis tombé en extase et j’ai vu le Seigneur. Il m’a dit : “ Hâte-toi de quitter Jérusalem, car ses habitants n’accepteront pas ton témoignage à mon sujet. ” J’ai répondu : “ Mais, Seigneur, ils savent pourtant que j’allais de synagogue en synagogue pour faire emprisonner et fouetter ceux qui croient en toi. Lorsqu’on a versé le sang d’Étienne, ton témoin, j’étais là, en personne, j’approuvais ce qui se passait et je gardais les vêtements de ses meurtriers. ” Le Seigneur m’a dit alors : “ Va, je vais t’envoyer au loin vers les païens¼ ” (Actes 22.17-21).

Paul voulait d’abord évangéliser ceux de la race d’Israël, mais alors qu’il prie dans le temple, il a une vision du Seigneur qui lui montre que les Juifs le rejetteront et que son ministère sera auprès des païens. L’apôtre est surpris car il pensait qu’ayant été un persécuteur des chrétiens, les Juifs croiraient à la sincérité de sa conversion et accepteraient son témoignage. Paul est très honnête, même candide face à son auditoire qui jusqu’ici est calme et l’écoute. Mais ses dernières paroles « Va, je vais t’envoyer au loin vers les païens » met à nouveau le feu aux poudres.

Versets 22-23

Je continue.

La foule l’avait écouté jusque là, mais, à ces mots, ils se mirent tous à crier : — À mort ! Qu’on débarrasse la terre d’un tel individu ! Il n’a pas le droit de vivre ! Ils hurlaient de plus en plus fort, agitaient leurs vêtements et jetaient de la poussière en l’air (Actes 22.22-23).

La foule est à nouveau et soudainement folle de rage ce qui empêche l’apôtre de lui présenter l’Évangile; ils sont furieux car ils ont bien compris que d’après les paroles de Paul, les païens et les Juifs sont égaux devant Dieu. Cette réaction de colère scelle le sort d’Israël parce qu’elle montre que l’orgueil national des Juifs et leur haine à l’égard des païens est sans remède. Le peuple reste irrévocablement ancré dans la Loi et refuse le régime de la grâce inauguré par Jésus-Christ. Moins de 20 ans plus tard, Jérusalem et le temple seront rasés.

Versets 24-28

Je continue le texte.

Alors le commandant donna l’ordre de faire entrer Paul dans la citadelle et de le soumettre à la torture à coups de fouet, afin de savoir pourquoi les Juifs criaient ainsi contre lui. On était en train de l’attacher avec des courroies, quand il demanda à l’officier de service : — Avez-vous le droit de fouetter un citoyen romain, et sans même l’avoir jugé ? Quand l’officier entendit cela, il courut avertir le commandant : — Sais-tu ce que tu allais faire ? Cet homme est citoyen romain. Le commandant se rendit aussitôt auprès de Paul et lui demanda : — Dis-moi, es-tu vraiment citoyen romain ? — Oui, répondit-il. — Moi, reprit le commandant, j’ai dû payer très cher pour acquérir ce titre. — Et moi, dit Paul, je le tiens de naissance (Actes 22.24-28).

Sous le règne de l’empereur Claude, il était possible d’acheter la citoyenneté romaine. En fait c’est sa femme qui se livrait à ce trafic. Les fonctionnaires chargés de ce travail faisaient une mine d’or grâce aux pots-de-vin qu’ils recevaient en plus du prix fixé par l’Empire. C’est pour cela que ce commandant dit que la citoyenneté romaine lui a coûté les yeux de la tête. Quoi qu’il en soit, cet officier qui n’a rien compris au discours en araméen de l’apôtre est désemparé devant tout ce tapage. Alors, il décide de faire donner le fouet à son prisonnier pour obtenir de lui la vérité.

Paul est vraiment malmené dans cette affaire : d’abord, la foule se laisse berner par les Juifs d’Éphèse, et croit qu’il a introduit un Grec dans l’enceinte du temple. Ensuite, le commandant pense qu’il est un Égyptien fauteur de trouble qui mérite la potence. Heureusement, il reste un gros atout entre les mains de Paul ; il abat ses cartes et coupe le jeu; il est citoyen romain sans qu’on sache comment ses parents le sont devenus. On sait aussi, d’après les écrits de l’historien Josèphe (Antiquités, XIV, 10, 13, 14, 17) que dans plusieurs villes d’Asie Mineure, certains Juifs jouissaient effectivement de la citoyenneté romaine, or, et comme je l’ai déjà dit, il était absolument interdit de flageller un Romain et même de le lier sous peine de poursuites pénales.

Versets 29-30

Je continue jusqu’à la fin du chapitre 22.

Aussitôt, ceux qui allaient le torturer le laissèrent. Le commandant lui-même commença à s’inquiéter à l’idée qu’il avait bel et bien fait enchaîner un citoyen romain. C’est pourquoi, dès le lendemain, il voulut éclaircir l’affaire et savoir au juste de quoi les Juifs accusaient Paul. Il le fit délier et, après avoir convoqué les chefs des prêtres et tout le Grand-Conseil, il le fit descendre et le plaça en face d’eux (Actes 22.29-30).

Le commandant a des sueurs froides parce qu’il a enfreint la loi romaine en faisant enchaîner Paul. Il sait maintenant que les accusations portées contre son prisonnier sont liées à la religion juive. Alors, afin d’en avoir le cœur net, le commandant convoque les membres du Grand-Conseil afin de faire comparaître Paul devant eux. S’il a commis un acte répréhensible contre Rome il sera transféré devant le gouverneur ; si ce n’est que des histoires liées à la religion, il sera libéré.

Chapitre 23

Versets 1-2

Nous arrivons au chapitre 23 qui raconte comment l’apôtre Paul tente de s’expliquer devant le Grand Conseil. À partir d’ici, la plus grande partie du reste de sa vie va être celle d’un prisonnier ; ça va commencer par environ 2 ans à Césarée, qui se trouve à 105 km au nord de Jérusalem. Là, il comparaît devant plusieurs grands personnages qui gouvernent la Palestine. Ensuite, comme il fait appel à César, il est transféré à Rome où s’achève le livre des Actes. Je commence à lire le chapitre 23.

Paul fixa ses regards sur tous les membres du Grand-Conseil et déclara : — Mes frères, j’ai vécu devant Dieu jusqu’à ce jour avec une conscience parfaitement pure. Mais le grand-prêtre Ananias ordonna à ceux qui étaient près de Paul de le frapper sur la bouche (Actes 23.1-2).

Luc passe sous silence les formalités d’ouverture de la séance, mais il ne fait aucun doute que Paul a été invité à parler. Ananias fut grand-prêtre de l’an 47 à 59, année où il fut déposé par le roi Agrippa. L’historien juif Josèphe mentionne sa malhonnêteté et sa cruauté; c’était un homme ambitieux, insolent, colérique, impie et cupide.

Humainement parlant, Paul est dans de sales draps. Mais lui, va profiter de cette situation pour témoigner en faveur de Jésus-Christ. Il étudie attentivement son auditoire, cherchant peut-être du regard d’anciennes connaissances parmi les membres du Conseil. Quelques années auparavant, il était un de leurs agents de confiance, le grand inquisiteur pour exécuter leurs ordres contre les chrétiens. Maintenant, il fait partie de ceux qu’ils sont fermement décidés à supprimer. Irrité par l’assurance avec laquelle l’ancien pharisien, devenu apostat, en appelle à la bonne conscience des membres du conseil, Ananias ordonne qu’on le frappe pour l’outrager. Leur haine est si intense qu’ils ne peuvent écouter calmement la défense de l’apôtre.

Verset 3

Je continue.

Paul lui dit alors : — Dieu lui-même va te frapper, muraille blanchie ! Tu sièges là pour me juger selon la Loi, et voilà que tu violes la Loi en ordonnant de me frapper ! (Actes 23.3).

L’attitude plein de haine du Grand Prêtre déclenche la colère de Paul qui est indigné par ce mépris de la justice. Jésus avait également été frappé sur la bouche et lui aussi avait mis en question la légalité de ce geste (Jean 18.23). Les paroles de Paul sont aussi de nature prophétique. En effet, parce qu’il collaborait avec Rome, dès le début de la guerre des Juifs contre les Romains, Ananias meurt assassiné par des sicaires, des nationalistes sionistes en l’an 66. L’épithète : « muraille blanchie » provient de la pratique en Orient de blanchir les murailles pour en cacher les défauts. Jésus aussi mentionne cette coutume quand il fait une imprécation à l’encontre des chefs religieux de son époque. Je le cite :

Malheur à vous, spécialistes de la Loi et pharisiens hypocrites ! Vous êtes comme ces tombeaux crépis de blanc, qui sont beaux au-dehors. Mais à l’intérieur, il n’y a qu’ossements de cadavres et pourriture (Matthieu 23.27).

Paul dénonce ainsi l’hypocrisie du Grand-Prêtre qui en apparence représente la justice, mais qui en fait est totalement dégénéré à l’intérieur. Selon la loi juive, l’accusé est présumé innocent tant que sa culpabilité n’est pas établie, mais Ananias préfère les méthodes païennes expéditives.

Il va de soi que les lois ne fonctionnent que dans la mesure où on les respecte, et encore car elle sont souvent très déficientes. Cependant, le fond du problème ne vient pas du système de gouvernement qui les a établies, et ce n’est pas en changeant de structure politique que les choses s’amélioreront de manière durable et égalitaire. En effet, selon l’enseignement des Textes Sacrés, la racine du mal réside dans le cœur de l’homme qui est tordu par-dessus tout et méchant (Jérémie 17.9). La nature humaine a besoin de subir une métamorphose, une refonte totale. C’est ce que les Écritures appellent la nouvelle naissance.

Versets 4-5

Versets 6-9

Je continue le texte.

Paul savait que le Conseil était composé pour une part de sadducéens, pour l’autre de pharisiens, et il s’écria au milieu du Conseil : — Frères, je suis pharisien et fils de pharisien. Si je suis mis en accusation, c’est pour notre espérance de la résurrection des morts. Ces mots provoquèrent une dispute entre pharisiens et sadducéens, et l’assemblée se divisa en deux camps. Les sadducéens, en effet, déclarent qu’il n’y a pas de résurrection, pas plus que d’anges ou d’esprits, et les pharisiens affirment le contraire. Le ton monta considérablement. Quelques spécialistes de la Loi qui étaient du parti des pharisiens se levèrent pour protester avec énergie en faveur de l’accusé : — Vraiment, nous ne trouvons rien à reprocher à cet homme. Après tout, qui sait ? Peut-être un esprit ou un ange lui a-t-il parlé ? (Actes 23.6-9).

Au vu de la situation, Paul se rend vite compte que l’espoir d’un jugement équitable à son encontre est nul, alors il change son fusil d’épaule. Au lieu de s’expliquer en donnant des arguments rationnels clairs et posés, avec un présence d’esprit remarquable, il opte pour une toute autre tactique; il décide de semer la zizanie en exploitant la célèbre devise : « Diviser pour régner ». Il proclame donc bien haut qu’il appartient à la secte religieuse des pharisiens et qu’il croit en la résurrection des morts, ce qui était le grand thème de ses prédications. C’est comme s’il avait lancé une grenade dégoupillée au milieu du Grand-Conseil; il a fait mouche. Il n’en fallait pas tant pour qu’une dispute éclate entre les pharisiens et les saducéens, deux clans qui sont toujours à couteaux tirés, tant au niveau religieux que politique. C’est la guerre des blocs ce qui arrête net la procédure judiciaire. En ayant recours à ce coup de maître, Paul réussit non seulement à diviser ses ennemis, mais à ce que les scribes, c’est-à-dire les spécialistes de l’interprétation de la Loi prennent partie pour lui. Le tribunal est maintenant en ébullition.

Verset 10

Je continue.

La dispute s’envenimait et le commandant craignit que son prisonnier ne soit tué par ces gens. Alors il fit signe à un détachement de soldats de descendre dans la salle pour tirer Paul du milieu d’eux et le ramener à la citadelle (Actes 23.10).

Le commandant de la cohorte, présent à cette séance du Grand-Conseil, s’attendait à savoir enfin pourquoi la foule cherche à lapider son mystérieux prisonnier. C’est loupé. Voyant le tumulte augmenter autour de lui, il commence à craindre pour sa vie dont il est responsable. Alors, pour la seconde fois, il le met lieu sûr dans la forteresse. Paul est beaucoup plus en danger au milieu de son propre peuple que dans une prison romaine, ce qui est tout de même un comble. Décidément, les Juifs font tout ce qu’ils peuvent pour provoquer leur Dieu, et ils vont réussir puisqu’en l’an 70, Jérusalem sera totalement mise à sac et ses habitants tués ou vendus.

Verset 11

Je continue.

La nuit suivante, le Seigneur apparut à Paul et lui dit : — Courage ! Tu as été mon témoin à Jérusalem, il faut que tu le sois aussi à Rome (Actes 23.11).

En moins de deux jours, Paul a échappé à la mort deux fois et ce n’est pas fini. Alors qu’il commence à se poser des questions, le Seigneur lui apparaît pour la 4e fois afin de lui rappeler que malgré les terribles circonstances qu’il traverse, Dieu est toujours à ses côtés. Cette vision l’encourage car elle confirme que l’apôtre doit aller à Rome.

Versets 12-13

Je continue.

Le lendemain matin, au petit jour, les Juifs formèrent un complot. Ils firent le serment de ne rien manger ni boire avant d’avoir tué Paul. Plus de quarante hommes participaient à cette conjuration (Actes 23.12-13).

La haine contre de Paul est si forte que ces 40 et quelques fanatiques, qui sont probablement des Juifs d’Asie, font des imprécations contre eux-mêmes jusqu’à ce qu’ils aient assassiné l’apôtre. Littéralement le texte dit qu’ils se sont placés « sous un anathème », c’est-à-dire qu’ils seront maudits s’ils n’accomplissent pas leur vœu.

Versets 14-15

Je continue.

Ils allèrent trouver les chefs des prêtres et les responsables du peuple et leur déclarèrent : — Nous nous sommes engagés par un serment solennel à ne rien manger ni boire tant que nous n’avons pas tué Paul. À vous d’agir maintenant avec l’appui du Grand-Conseil : intervenez auprès du commandant et proposez-lui de faire comparaître Paul devant vous sous prétexte que vous voulez instruire son cas de plus près. De notre côté, nous avons pris nos dispositions pour le supprimer avant qu’il n’arrive ici (Actes 23.14-15).

Les conjurés n’ont pas la possibilité d’atteindre Paul s’il reste dans la forteresse sous la protection des Romains. Qu’à cela ne tienne, ils fomentent un complot qui exige l’aval des membres du Grand-Conseil. Même si leur participation est passive, ils trempent jusqu’au cou dans cette tentative d’assassinat. Ces responsables du peuple d’Israël sont ignobles. Leur action prouve aussi qu’ils ne disposent d’aucun argument valable contre l’apôtre. Il semble que les conjurés ont prévu de maîtriser la garde romaine; leur haine est si forte qu’ils sont prêts à subir de lourdes pertes et même à finir crucifiés s’ils échouent. Ces Juifs fanatiques ont le même état d’esprit que les commandos-suicides qui commettent d’horribles actes terroristes.

Versets 16-22

Je continue.

Mais le fils de la sœur de Paul entendit parler du guet-apens. Il se rendit à la citadelle, y entra, et prévint Paul de ce qui se tramait. Alors Paul fit appeler un officier de service et lui dit : — Conduis ce garçon auprès du commandant, je t’en prie, il a quelque chose à lui dire. L’officier l’emmena donc avec lui et l’introduisit auprès du commandant en disant : — Le détenu Paul m’a fait appeler et m’a demandé de t’amener ce jeune homme qui a quelque chose à te dire. Le commandant, prenant le garçon par la main, se retira avec lui à l’écart et lui demanda : — Qu’as-tu à me dire ? Alors le neveu de Paul raconta : Les Juifs ont convenu de te demander de leur amener Paul, demain, au Grand-Conseil. Ils disent qu’ils veulent examiner son cas de plus près. Mais surtout, ne te laisse pas prendre. Ils sont à plus de quarante qui préparent un guet-apens contre lui. Ils ont juré de ne rien manger ni boire avant de l’avoir tué. Tout est prêt. Ils n’attendent plus que ton accord. Le commandant laissa repartir le garçon. Mais il lui fit d’abord cette recommandation : — Surtout ne va dire à personne que tu m’as prévenu de cette affaire (Actes 23.16-22).

On apprend ici que Paul a un neveu. Ce passage soulève des questions concernant la famille de Paul. D’où sort donc ce garçon ? Est-il chrétien et comment a-t-il eu cette information ? Et la sœur de Paul, que fait-elle à Jérusalem ? Et si l’apôtre avait de la parenté en ville, pourquoi n’habite-il pas avec elle ? Le texte ne répond à aucune de ces questions; on reste sur sa faim.

Par contre, ce qu’on sait est que Paul est citoyen de l’Empire, ce qui veut aussi dire que selon la loi romaine, il doit être traité avec courtoisie. De plus, il a le droit de recevoir autant de visiteurs qu’il le désire. L’apôtre utilise les privilèges liés à sa naissance, ainsi que ses relations familiales. et donc la connaissance du complot dirigé contre lui, pour se tirer d’affaire. Il aurait pu tout aussi bien dire : « Je ne fais rien et j’attends que le Seigneur agisse en ma faveur ! » Mais une telle attitude serait mettre Dieu à l’épreuve car elle lui force la main pour ainsi dire, en l’obligeant d’intervenir. Mais loin de Paul une telle façon d’agir, il fait preuve d’un bon sens pratique et on peut être sûr qu’il fait pleinement confiance à Dieu, croyant dur comme fer que son neveu a eu vent du complot grâce au Seigneur qui contrôle toutes les circonstances de la vie de chacun. Sous la direction de Dieu, tout concourt à conserver la vie du grand apôtre.

Le croyant se trouve à la charnière du ciel et de la terre ; il vit dans deux mondes à la fois. Pour tout ce qui concerne sa vie, que ce soient les grandes décisions ou les petits détails, il dépend à 100 % de Dieu, mais doit aussi compter sur lui-même. « Aide toi et le ciel t’aidera » n’est pas une citation biblique, mais elle est pleine de bon sens quand même.