Chapitre 2

Introduction

Il y a des événements particuliers qui ont marqué l’histoire de l’humanité. On en apprend un certain nombre sur les bancs de l’école, mais le répertoire complet se trouve en détail dans les encyclopédies. Ce peut-être une circonstance fâcheuse comme l’assassinat d’un haut personnage ou une découverte utile comme celle du moteur à explosion ou du vaccin contre la rage par exemple. Dans le domaine religieux aussi il existe des moments forts et pour le christianisme c’est le premier Noël, la résurrection de Jésus le dimanche de Pâque puis la Pentecôte qui est le coup d’envoi de l’Église pour ainsi dire. S’adressant à la foule de Juifs et de prosélytes rassemblés à Jérusalem pour la fête, l’apôtre Pierre explique pourquoi il fallait que Jésus meure et ressuscite, puis exhorte ses auditeurs à se repentir car cette démarche est indispensable pour obtenir la foi qui sauve. D’ailleurs, que ce soit dans les Évangiles ou dans le livre des Actes, les apôtres annoncent toujours la nécessité de changer sa perspective sur Dieu et soi-même afin d’obtenir le salut. Je cite quelques passages :

On annoncera de la part du Christ, aux hommes de toutes les nations, en commençant par Jérusalem, qu’ils doivent se repentir afin d’obtenir le pardon des péchés. Et c’est Jésus que Dieu a élevé pour siéger à sa droite, comme Chef suprême et Sauveur, pour accorder à Israël la repentance et le pardon de ses péchés en lui. Tous les prophètes ont parlé du Christ en disant que tout homme qui croit en lui reçoit par lui le pardon de ses péchés (Luc 24.47 ; Actes 5.31 ; 10.43).

Celui qui est baptisé au nom de Jésus s’identifie au Christ dans sa mort et sa résurrection, et signifie qu’il lui appartient. Le don du Saint-Esprit est le garant de la vie éternelle et s’obtient par la foi en Jésus-Christ. Ces vérités devaient être profondément troublantes pour ceux qui les écoutaient, qu’ils aient pris une part active dans la condamnation à mort de Jésus ou qu’il lui aient été indifférents. Nul doute que certains de ces auditeurs ont fait partie de la foule qui devant le palais de Ponce Pilate a crié à tue-tête : « À mort ! À mort ! Crucifie-le ! »

Verset 40

Je continue le texte dans le chapitre 2 du livre des Actes.

Pierre continuait, avec instance, à leur adresser d’autres paroles pour les persuader, et il les encourageait, leur disant : — Recevez le salut, séparez-vous de cette génération dévoyée (Actes 2.40).

Le discours que Luc, l’auteur nous rapporte est un résumé succinct de tout ce que Pierre a déclaré ce jour-là. L’apôtre est tout à fait conscient que Dieu est en train d’opérer un tri en Israël, parmi ses habitants qui se sont rendus coupables d’un affreux péché, un crime de lèse-majesté. Pierre exhorte donc ses auditeurs de se séparer moralement de cette génération perverse qui a tué son Messie. Chaque Juif qui se repent peut encore échapper au jugement de Dieu qui tombera sur cette génération.

Versets 41-42

Je continue.

Ceux qui acceptèrent les paroles de Pierre se firent baptiser et, ce jour-là, environ trois mille personnes furent ajoutées au nombre des croyants. Dès lors, ils s’attachaient à écouter assidûment l’enseignement des apôtres, à vivre en communion les uns avec les autres, à rompre le pain et à prier ensemble (Actes 2.41-42).

Le texte ne dit pas que ces nouveaux croyants furent baptisés ce même jour, mais c’est tout à fait possible. D’une part, les bassins vastes et nombreux qui se trouvent autour de Jérusalem offrent des moyens suffisants pour la célébration du rite du baptême. D’autre part, les habitudes orientales ne s’opposent pas à un tel usage des réservoirs publics. On suppose que les 120 disciples ont tous participé à ce travail. Cependant, les apôtres seuls auraient pu baptiser ces trois mille personnes en une seule journée. On sait, en effet, que Chrysostome, un Père de l’Église, aidé par des anciens, a baptisé par immersion 3 000 personnes en une journée en l’an 404 ap. J-C.

Tous les Juifs qui se sont convertis à Jésus-Christ se sont immédiatement joints à l’Église constituée jusqu’alors des premiers disciples. La preuve de leur foi nouvelle se manifeste par leur désir constant de se laisser instruire par les apôtres. De plus, ils jouissent tous ensemble d’une communion fraternelle intense car ils sont intimement unis par l’amour au même Sauveur. Le signe distinctif d’une Église chrétienne n’est pas la hauteur de son clocher, ni le son de ses cloches, mais l’amour de ses membres les uns pour les autres. La dimension communautaire de la vie des premiers chrétiens était très importante ; leur attachement au Christ, leur foi et leur salut communs les rendaient solidaires et proches les uns des autres. Ils étaient enseignés, célébraient la sainte cène, mangeaient et priaient ensemble.

Versets 43-45

Je continue.

Tout le monde était très impressionné, car les apôtres accomplissaient beaucoup de prodiges et de signes miraculeux. Tous les croyants vivaient unis entre eux et partageaient tout ce qu’ils possédaient. Ils vendaient leurs propriétés et leurs biens et répartissaient l’argent entre tous, selon les besoins de chacun (Actes 2.43-45).

Les miracles avaient pour but d’asseoir l’autorité des apôtres et d’authentifier leur enseignement. La solidarité de ces premiers chrétiens qui mettent tout en commun n’est pas une forme de communisme puisque c’est un acte volontaire de la part de chacun, l’expression d’un amour ardent qui porte les premiers croyants à venir en aide à leurs frères nécessiteux. Les biens ne sont pas distribués également mais donnés par amour pour combler des besoins criants de certains membres de la jeune Église. Le croyant dit à son frère : « ce qui est à moi est à toi ; ce que j’ai je te le donne ». Le communiste dit : « ce qui est à toi est à moi; donne-moi ce que tu as ».

Versets 46-47

Je finis le chapitre 2.

Tous les jours, d’un commun accord, ils se retrouvaient dans la cour du Temple ; ils rompaient le pain dans les maisons, et prenaient leurs repas dans la joie, avec simplicité de cœur. Ils louaient Dieu, et le peuple tout entier leur était favorable. Le Seigneur ajoutait chaque jour à leur communauté ceux qu’il sauvait (Actes 2.46-47).

Tout comme Jésus lui-même, les chrétiens de Jérusalem n’ont pas rompu radicalement avec les pieuses institutions de l’Ancienne Alliance. Parce que celles-ci ont été établies par Moïse sur l’ordre de l’Éternel, leur caractère symbolique avait toujours de la valeur aux yeux des croyants de la Nouvelle Alliance. Pour cette raison, les premiers chrétiens ont continué à observer beaucoup des rites du culte juif seulement ils y ajoutaient l’enseignement du Christ. Il a fallu des années avant que l’Église ne s’émancipe totalement du Judaïsme. En fait, c’est le jugement de Dieu qui tomba sur Israël en l’an 70 quand les Romains détruisirent le temple et Jérusalem, qui mit un terme final aux pratiques issues du judaïsme des premiers chrétiens. Cependant, même si ceux-ci étaient profondément juifs dans leur façon de vivre, ils avaient un amour sincère les uns pour les autres et ils rayonnaient de joie. D’ailleurs l’un des thèmes sous-jacents du livre des Actes est la joie et elle sera mentionnée encore 12 fois dans le livre.

Le deuxième chapitre du livre des Actes se termine par : « Le Seigneur ajoutait chaque jour à leur communauté ceux qu’il sauvait ». Cette déclaration conclut le récit de la création de l’Église et c’est aussi le premier des sept compte-rendus de la situation que fait Luc tout au long du récit. Conformément à la promesse que Jésus avait faite à ses disciples, il leur a fait don de l’Esprit, qui remplace la Loi de Moïse. Dorénavant, le peuple de Dieu n’observe plus des rites complexes et contraignants comme sous le régime de l’Ancienne Alliance car les chrétiens sont scellés par l’Esprit, ce qui se traduit par une vie transformée de l’intérieur. Cependant, un tri s’opère en Israël, et seuls ceux qui croient que Jésus est le Messie que Dieu a ressuscité ont part au don de l’Esprit. Le fait que les disciples parlant des merveilles de Dieu furent compris par des hommes de nations étrangères laisse entrevoir la participation des païens à l’Église. Au moment du jugement de la Tour de Babel, Dieu avait désuni l’humanité en confondant leur langage, mais maintenant commence à s’opérer le contraire. Sous la bannière du Christ, toutes les langues de tous les peuples seront réunies dans la même Église.

Chapitre 3

Versets 1-2

Nous arrivons maintenant au chapitre 3 du livre des Actes des Apôtres, dans lequel Luc raconte un miracle et nous fait part du second sermon de Pierre. Je commence à lire.

Un jour, Pierre et Jean montaient au Temple pour la prière à trois heures de l’après-midi. On était juste en train d’y porter un infirme : c’était un homme paralysé depuis sa naissance. On l’installait tous les jours à l’entrée de la cour du Temple, près de la porte appelée la “ Belle Porte ”, pour qu’il puisse demander l’aumône à ceux qui se rendaient au sanctuaire (Actes 3.1-2).

Plusieurs fois dans la suite du texte, nous trouvons Jean qui est associé à Pierre, mais c’est toujours ce dernier, plus âgé, qui prend la parole et agit. Jean le seconde de sa présence, observe et tiendra compte de ses expériences dans ses épîtres. Il y avait plusieurs temps de prière au temple de Jérusalem et 3 heures de l’après-midi est probablement le moment où le prêtre de service offre l’encens sur l’autel des parfums aussi appelé autel d’or. Si c’est bien le cas, alors beaucoup de gens se rendent au temple pour prier. Luc établit un contraste saisissant entre cette porte (de Nicanor), qu’on appelait la Belle tellement sa beauté frappe les regards, et ce paralysé qu’on installe devant et qui lui n’a rien d’attrayant du tout. Non seulement son cas est désespéré, mais à cause de son infirmité, il lui est interdit de participer normalement au culte; ça ferait désordre. Par sa simple présence, cet homme symbolise la déchéance humaine. Il était habituel de placer les mendiants aux portes, pour qu’ils en appellent à la charité des foules qui entrent pour prier et adorer l’Éternel.

Il me semble qu’aujourd’hui c’est pareil, ceux qui font la manche aiment bien s’installer à l’entrée des églises et pour certains, les affaires marchent plutôt fort. À cette époque, l’aide publique n’existant pas, les indigents n’ont pas d’autres recours que de mendier. Cette « Belle Porte » sépare le parvis extérieur destiné aux non-Juifs des autres réservés aux seuls Juifs.

Versets 3-6

Je continue.

Quand il vit Pierre et Jean qui allaient pénétrer dans la cour du Temple, il leur demanda l’aumône. Les deux apôtres fixèrent les yeux sur lui. — Regarde-nous ! lui dit Pierre. L’infirme les regarda attentivement : il pensait qu’il allait recevoir d’eux quelque chose. Mais Pierre lui dit : — Je n’ai ni argent ni or, mais ce que j’ai je te le donne : au nom de Jésus-Christ de Nazareth, lève-toi et marche ! (Actes 3.3-6).

Pierre demande au mendiant de le regarder pour fixer son attention et afin que leurs âmes se rencontrent pour que la puissance divine puisse passer de l’une à l’autre par la parole. En invoquant le nom de Jésus-Christ, l’apôtre fait appel à son autorité et à sa puissance. Bien que la première Église ait partagé ses possessions terrestres, Pierre n’en a évidemment tiré aucun profit; il est toujours aussi pauvre qu’auparavant. Il y a là une certaine discordance avec beaucoup de ceux qui se sont dit ses successeurs. On raconte que Thomas d’Aquin (1224-1274), un Père de l’Église, étant venu au Vatican à Rome rendre visite au pape Innocent IV (1243-1254), fut stupéfait par l’amoncellement des richesses qu’il y découvrit. Le pape, devant son étonnement, lui a dit :

Vous voyez, Thomas, je ne peux pas dire, comme saint Pierre, que je n’ai ni argent ni or. Non, lui répondit Thomas, mais vous ne pouvez pas non plus dire comme lui, à un boiteux : lève-toi et marche !

Versets 7-11

Je continue le texte.

Et, en même temps, Pierre prit l’infirme par la main droite et le fit lever. Aussitôt, ses pieds et ses chevilles se raffermirent, d’un saut il fut debout et se mit à marcher. Il entra avec eux dans la cour du Temple : il marchait, il sautait de joie et louait Dieu. Tout le monde le vit ainsi marcher et louer Dieu. On le reconnaissait : c’était bien lui qui était toujours assis à mendier près de la “ Belle Porte ” du Temple. En voyant ce qui venait de lui arriver, les gens étaient remplis de stupeur et de crainte. Quant à lui, il ne quittait plus Pierre et Jean. Tout le peuple accourut et se rassembla autour d’eux dans la cour du Temple, sous le portique de Salomon, et ils étaient stupéfaits (Actes 3.7-11).

Cette guérison dramatique porte le cachet de la vérité historique. Ce miracle de Pierre ainsi que la réaction de reconnaissance exubérante de l’infirme, qui se comprend tout à fait, attire une foule stupéfaite. Les Juifs qui se rendaient régulièrement au temple avaient souvent remarqué ce mendiant paralysé, mais ils ne l’avaient jamais vu « marchant, sautant, et louant Dieu », et pour l’instant, ils ne comprennent pas comment il a été guéri. Ce prodige a rassemblé la foule sous un grand portique couvert construit sur les fondations du temple de Salomon, et qui en portait le nom. Ce genre de guérison était prophétisé comme faisant partie du royaume de Dieu. Je lis un passage.

À ceux qui sont troublés dites : “ Prenez courage, n’ayez aucune crainte, votre Dieu va venir pour la rétribution et pour régler ses comptes. Il viendra lui-même et vous sauvera. ” Ce jour-là s’ouvriront les oreilles des sourds et les yeux des aveugles. Et alors le boiteux bondira comme un cerf, et le muet criera de joie, car des eaux jailliront dans le désert et, dans la steppe, des torrents couleront (Ésaïe 35.4-6).

Verset 12

Je continue le texte.

Quand Pierre vit cela, il s’adressa à la foule : — Hommes israélites, qu’avez-vous à vous étonner ainsi de ce qui vient de se passer ? Pourquoi nous fixez-vous avec tant d’insistance comme si c’était nous qui, par notre propre pouvoir ou notre piété, avions fait marcher cet homme ? (Actes 3.12).

Pierre évalue la situation et voit là une belle occasion d’annoncer la personne de Jésus-Christ. Mais il veut tout d’abord se distinguer des magiciens et guérisseurs païens, déclarant qu’il n’est pas un thaumaturge. Il va d’abord expliquer l’origine de cette guérison pour ensuite exhorter ses auditeurs à la repentance en se tournant vers le véritable auteur de cette guérison.

Versets 13-15

Je continue.

Non, c’est le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob, le Dieu de nos ancêtres, qui vient ici de manifester la gloire de son serviteur Jésus — ce Jésus que vous avez livré à Pilate et renié devant lui alors qu’il était décidé de le remettre en liberté. Oui, vous avez renié celui qui est saint et juste. À sa place, vous avez demandé comme faveur la libération d’un meurtrier. Ainsi vous avez fait mourir le Prince de la vie. Mais Dieu l’a ressuscité des morts : nous en sommes témoins (Actes 3.13-15).

Les noms des patriarches cités par Pierre ont pour but de rendre son discours plus solennel. Il attribue la puissance de guérison à Jésus qui est décrit comme le serviteur de Dieu et le Juste, des attributs qu’on retrouve dans une prophétie d’Ésaïe qui dit :

Et parce que beaucoup de gens le connaîtront, mon serviteur, le Juste, les déclarera justes et se chargera de leurs fautes (Ésaïe 53.11).

Pierre pointe à nouveau son doigt accusateur en direction des Israélites criminels qui ont adopté une conduite abominable et irrationnelle en commettant trois fautes graves.

  1. Ils ont exigé la mort du Christ alors que Pilate était d’avis qu’on le relâche.
  2. Ils ont renié le Saint et le Juste et demandé à sa place la libération d’un meurtrier.
  3. Ils ont fait mourir le Prince de la vie.

Pierre culpabilise le peuple d’Israël un maximum; il enfonce le couteau dans la plaie, le tourne et le retourne. C’est effectivement une faute considérable que d’avoir fait mourir celui qui est le Prince de la vie, la source de la vie éternelle et qui a le pouvoir de la donner aux hommes. Dans l’Évangile, Jésus a dit de lui :

Moi, je suis venu afin que les hommes aient la vie, une vie abondante. Je suis le bon berger. Le bon berger donne sa vie pour ses brebis (Jean 10.10-11).

Certes, Jésus s’est offert volontairement en sacrifice, mais il n’empêche que la culpabilité des Juifs est bien réelle. On voit ici que l’irrationalité du péché apparaît dans toute son horreur. Le crime que les Juifs ont commis est mille fois pire que de tuer la poule aux œufs d’or. Bien sûr et heureusement, la mort n’avait pas le pouvoir de retenir le Christ dans ses griffes, et il est donc ressuscité après avoir accompli la rédemption du genre humain.

Les apôtres mentionnaient systématiquement la résurrection dans leurs prédications. Elle était à leurs yeux, ainsi qu’aux yeux de tout croyant véritable, l’événement capital. Dans ce court passage, Pierre décrit Jésus au moyen de 4 qualificatifs différents : le serviteur de Dieu, le Juste, le Prince de la vie, mais également le Saint qui est un titre de l’Éternel dans l’Ancien Testament. Pierre ajoute encore que le but de ce miracle est de manifester la gloire de Jésus.

Verset 16

Je continue le texte.

Et c’est parce que nous croyons en Jésus, que la puissance de ce nom a rendu à cet homme que vous voyez et que vous connaissez, la force de se tenir debout. Oui, cette foi qui est efficace par Jésus a donné à cet homme une parfaite guérison, comme vous pouvez tous vous en rendre compte (Actes 3.16).

La guérison de l’infirme est directement liée à la foi de Pierre et de Jean au nom de Jésus, c’est-à-dire sa personne, qui il est en tant que Seigneur de gloire. Dans le livre des Actes, il y a au moins 33 références au nom de Jésus.

Versets 17-18

Je continue.

À présent, mes frères, je sais bien que vous avez agi sans savoir ce que vous faisiez, aussi bien vous que vos chefs. Mais Dieu a accompli de cette manière ce qu’il avait annoncé d’avance par tous ses prophètes : le Messie qu’il avait promis d’envoyer devait souffrir (Actes 3.17-18).

Après avoir donné une explication de la guérison et affirmé la responsabilité de ses auditeurs, Pierre utilise le terme affectueux « frères » pour redonner courage à ses auditeurs qui doivent se sentir très mal dans leurs sandales au vu du crime énorme qu’ils ont commis. L’apôtre  reconnaît tout d’abord que les Juifs ont agi par ignorance, dans le sens où ils n’ont pas reconnu en Jésus le Messie. Or dans l’Ancien Testament, les sacrifices couvraient les fautes commises par inadvertance ou encore les menus larcins commis contre son prochain. Mais tous les autres péchés étaient considérés à main levée contre l’Éternel, c’est-à-dire une rébellion et donc un crime de lèse-majesté qui entraînait automatiquement la peine de mort.

Dans la situation présente, et au travers de la culpabilité des Juifs et des Romains, Dieu a réalisé son objectif. Les prophéties de l’Ancien Testament qui annonçaient que le Messie devait expier les péchés des hommes, se sont accomplies. Désormais, par la foi, vous et moi pouvons être au bénéfice du calvaire du Christ ; c’est par son sacrifice qu’il a expié mes fautes.