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14 juil. 2025

2 Timothée 2.11-26

Chapitre 2

Verset 11 a

Comme on connaît les saints, on les honore.

Quand quelqu’un me dit : C’est l’entière vérité, je me pose d’abord la question pour savoir si cette personne est généralement digne de foi avant de croire ou pas ce qu’elle me raconte. Mais si c’est l’apôtre Paul qui dit : ces paroles sont certaines, alors je tends l’oreille ou plutôt je prête attention à ce qu’il écrit.

Je continue à lire dans le second chapitre de la deuxième Épître de Paul à Timothée où il dit littéralement :

Digne d’être crue est la parole (2 Timothée 2.11 a).

Cette expression apparaît à cinq reprises dans les épîtres pastorales et nulle part ailleurs dans le Nouveau Testament. Elle rappelle les vingt-cinq En vérité, en vérité je le dis, que Jésus prononce dans l’Évangile de Jean. Chaque fois que Paul utilise cette courte phrase, il introduit un axiome, un truisme, une évidence qui était reconnue comme telle dans l’Église primitive.

Versets 11 b-13

Ici, cette vérité importante est la suivante :

Si nous mourons avec lui, avec lui nous revivrons, et si nous persévérons, avec lui nous régnerons. Mais si nous le renions, lui aussi nous reniera. Si nous sommes infidèles, lui, il demeure fidèle, car il ne pourra jamais se renier lui-même (2 Timothée 2.11 b-13).

En grec, ce passage est une seule phrase. Son rythme et le parallélisme constitué de quatre affirmations à deux volets laissent à penser qu’il s’agit d’une doxologie qui était probablement chantée au moment des baptêmes.

Si nous mourons avec lui, est littéralement, si nous sommes morts avec lui, avec lui nous revivrons. Par la foi, les croyants sont identifiés à Jésus, ce qui explique qu’ils sont morts avec lui sur la croix il y a presque deux mille ans. Ceux qui placent leur confiance en Jésus sont baptisés, immergés dans sa mort et dans sa résurrection. Ailleurs, Paul écrit :

Or, puisque nous sommes morts avec le Christ, nous croyons que nous vivrons aussi avec lui (Romains 6.8).

Cependant, le contexte de cette épître, écrite alors que l’apôtre attend son exécution, suggère qu’il a son propre martyre en vue. Celui qui perd sa vie à cause de son témoignage pour Jésus-Christ se console en sachant qu’il vivra avec lui pour l’éternité. Pareillement, si nous persévérons, avec lui nous régnerons. Le mot régnerons signifie jouir de l’autorité d’un roi.

Tout comme la mort pour la cause du Christ entraîne la vie éternelle avec lui, la souffrance pour lui sera suivie d’un règne pour l’éternité. Les croyants qui sont persécutés à cause de leur foi en Jésus peuvent tenir ferme parce qu’ils sont pleins d’espérance en sachant qu’un jour ils régneront avec lui.

C’est sur ce passage parmi d’autres (Colossiens 1.21-23) qu’est fondé le concept théologique que Jean Calvin a appelé la persévérance des saints. Paul sous-entend aussi que ceux qui ne persévèrent pas ne régneront pas non plus. Parmi ceux qui se disent croyants et qui faiblissent face à l’épreuve, certains sont des faux ; ils n’ont jamais été sauvés, alors dès qu’il y a une difficulté, ils s’esquivent.

Mais d’autres sont de véritables croyants, seulement comme leur foi ne tient qu’à un fil, pour ainsi dire, ils font toujours des concessions afin d’éviter de souffrir. Ceux-là n’auront qu’une petite place dans le royaume des cieux. En effet, il faut savoir que dans l’au-delà, il y aura différents degrés d’autorité et des hiérarchies (comparez Matthieu 5.19 ; 11.11 ; 18.4 ; 19.28 ; 1 Corinthiens 6.2-3).

Mais si nous le renions, lui aussi nous reniera. Cette affirmation est brutale, mais autant regarder la vérité en face. Paul pense d’abord aux hérétiques. L’apôtre Pierre écrit :

Autrefois, il y a eu des prophètes de mensonge parmi le peuple d’Israël ; il en sera de même parmi vous. Ces enseignants de mensonge introduiront subtilement parmi vous des erreurs qui mènent à la perdition. Ils renieront le Maître qui les a rachetés et attirés ainsi sur eux une perdition soudaine (2 Pierre 2.1 ; comparez Jean 6.66 ; Hébreux 6.4-6).

Les hérétiques qui introduisent des fausses doctrines sont des antichrists ; ils n’ont jamais été des croyants. Mais à côté d’eux, il y a une autre catégorie de faux croyants qui professent le Christ pendant un temps, et puis qui finalement le rejettent. C’est d’eux que Jésus parle quand il dit :

Celui qui aura prétendu ne pas me connaître devant les hommes, je ne le reconnaîtrai pas non plus devant mon Père céleste (Matthieu 10.33).

L’apôtre Pierre a aussi renié Jésus, mais il s’en est amèrement repenti (comparez Matthieu 26.69-75). Et après sa réhabilitation (Jean 21.15-17), son courage et sa hardiesse devinrent légendaires (Actes, chapitres 1, 2, 3, 4). Même si pour moi, renier Jésus-Christ est une possibilité impensable et insoutenable, je ne peux pas bomber la poitrine et affirmer haut et fort : Moi ? Jamais ! car je dépends entièrement de la grâce de Dieu pour lui rester fidèle.

Si nous sommes infidèles, lui, il demeure fidèle, car il ne pourra jamais se renier lui-même. Ici, il est question de véritables croyants qui peuvent devenir infidèles pour un temps, mais s’ils sont vraiment des enfants de Dieu, ils retourneront éventuellement au bercail avec les autres brebis. Heureusement, pendant tout le temps où ils vadrouillent hors de la bergerie, Jésus leur reste fidèle ; il ne les abandonnera pas parce qu’ils sont membres de son corps qui est l’Église. Si la fidélité du Seigneur dépendait de la mienne, je serais perdu.

Verset 14

Je continue le texte.

C’est cela qu’il te faut rappeler sans cesse. Recommande solennellement devant Dieu d’éviter les disputes de mots : elles ne servent à rien si ce n’est à la ruine de ceux qui les écoutent (2 Timothée 2.14).

Le mot pour Recommande solennellement est très fort et c’est un impératif. La mention devant Dieu (comparez 2 Timothée 4.1 ; 1 Timothée 5.21 ; 6.13) ajoute encore à la gravité et à la sévérité de cette exhortation. Paul demande à Timothée d’informer les membres de l’Église de ne pas se lancer dans des débats stériles avec les hérétiques qui utilisent la sagesse et la raison humaines pour s’opposer à la Parole de Dieu. Il n’est pas possible d’arriver à un compromis entre deux points de vue qui argumentent en s’appuyant sur des présuppositions contraires.

Les hérétiques ont Satan avec eux et derrière eux qui les poussent. Or le diable sait très bien que la plupart des gens, y compris les érudits qui se croient super intelligents, sont plus facilement influencés par les croyances populaires que par des preuves tangibles, bien qu’ils s’en défendent.

Depuis le 19e siècle, des théories opposées à la foi chrétienne ont été concoctées par des intellectuels de haut niveau et par des scientifiques qui avaient une dent contre Dieu. Ces hommes en blouse blanche qui exaltent leur savoir au-dessus de la révélation divine ne se rendent pas compte, à cause de leur égotisme et de la louange qu’ils reçoivent de toutes parts, qu’ils sont manipulés et de tout petits jouets entre les mains de Satan.

Cela dit, entre croyants qui acceptent l’autorité des Écritures, il est tout à fait souhaitable de parler des différentes interprétations possibles d’un passage difficile. Mais il faut discuter dans un esprit d’humilité et en se respectant mutuellement. Je ne suis pas d’accord sur certains points de doctrines avec des frères qui sont d’obédience pentecôtiste, adventiste, méthodiste, presbytérienne ou catholique, mais quand nous serons au ciel, le Seigneur nous réconciliera en nous donnant son explication.

Paul dit aussi : Les disputes de mots ne servent à rien si ce n’est à la ruine de ceux qui les écoutent. Le mot ruine a donné catastrophe en français. Il apparaît une autre fois dans le Nouveau Testament sous la plume de l’apôtre Pierre quand il dit que Dieu a condamné à la catastrophe les villes de Sodome et de Gomorrhe en les réduisant en cendres (2 Pierre 2.6). Paul dit donc qu’argumenter contre les hérétiques, c’est leur donner l’occasion de répandre leurs fausses doctrines, ce qui aura un effet catastrophique sur ceux qui les écouteront ; ils seront spirituellement ruinés.

Verset 15

Je continue le texte.

Efforce-toi de te présenter devant Dieu en homme qui a fait ses preuves, en ouvrier qui n’a pas à rougir de son ouvrage, parce qu’il transmet correctement la Parole de vérité (2 Timothée 2.15).

Par opposition et contrairement aux hérétiques, Timothée devait s’efforcer d’étudier la Parole de Dieu sérieusement. L’impératif efforce-toi contient aussi les notions de zèle et de persistance qui sont nécessaires pour atteindre un objectif. Quant à l’expression transmet correctement, elle signifie couper ou labourer en ligne droite.

Paul dit donc à Timothée qu’il doit enseigner et communiquer la vérité contenue dans les Écritures en lui étant fidèle, sans partialité, le plus clairement, le plus complètement et avec le moins d’ambiguïté possible. Parce que ce travail est très exigeant, dans sa première épître, Paul a dit :

Les responsables qui dirigent bien l’Église méritent un double honneur, notamment ceux qui se dévouent au ministère astreignant de la prédication et de l’enseignement (1 Timothée 5.17 ; Autre).

Le bon prédicateur est un artiste. La Parole de Dieu est un ensemble de vérités qui doivent être comprises selon les lois d’interprétation de textes (l’herméneutique), car on ne peut pas simplement prendre un passage ici parce qu’il nous convient et laisser de côté ceux qui nous dérangent. Pour cette raison, les soixante-six livres qui représentent l’ensemble de la révélation divine doivent être étudiés en tenant compte du temps et du régime sous lesquels l’auteur sacré a écrit.

En effet, selon les époques, Dieu administre la race humaine de façon différente. L’homme a toujours été déclaré juste sur la base de sa foi en Dieu. Seulement la foi ne s’est pas toujours exprimée de la même manière. Par exemple, Abel et Abraham ont égorgé un agneau sur l’autel parce que ce sacrifice symbolisait et annonçait la venue du Sauveur, l’Agneau parfait de Dieu qui viendrait offrir sa vie afin d’enlever le péché du monde (comparez Jean 1.29). Mais alors qu’Abel, Abraham ou David regardaient vers l’avenir, sous le régime de la Nouvelle Alliance où nous sommes actuellement, nous regardons vers le passé, vers la croix où Jésus est mort il y a presque deux mille ans. De plus, il faut bien faire la distinction entre la Loi et la grâce.

La Bible qui a été écrite par une quarantaine d’auteurs différents couvrant une période d’environ deux mille ans n’a jamais manqué de critiques. On l’a accusée d’être une collection désordonnée de livres fastidieux, barbares, énigmatiques, remplis de contradictions et d’incohérences, un mélange de propagande et de poésie, de lois et de mythes, d’histoire et d’hystérie. Ceux qui tiennent un tel verbiage verbeux brillent par leur ignorance et montrent qu’ils ne savent absolument pas de quoi ils parlent.

Verset 16

Je continue le texte.

Évite les discours creux et contraires à la foi. Ceux qui s’y adonnent s’éloigneront toujours plus de Dieu (2 Timothée 2.16).

Ici, il ne s’agit pas de commérages ou de médisances qui sont déjà des pratiques suffisamment destructrices, mais d’enseignements pernicieux qui éloignent les gens de la vérité des Écritures et donc du salut, et qui les encouragent à mener une vie corrompue.

Versets 17-18

Je continue.

La parole de ces gens est comme une gangrène qui finit par dévorer tout le corps. C’est le cas d’Hyménée et de Philète. Ils se sont écartés de la vérité en prétendant que la résurrection a déjà eu lieu. Ainsi, ils sont en train de détourner plusieurs de la foi (2 Timothée 2.17-18).

Les fausses doctrines sont insidieuses et aussi dangereuses pour l’âme que la gangrène. Dans l’antiquité, ce mot était aussi utilisé pour le cancer. Ces deux maladies se propagent rapidement et si rien n’est fait, elles conduisent à une mort quasi certaine. On a déjà rencontré Hyménée dans la première épître, en compagnie d’un certain Alexandre (1 Timothée 1.20).

Mais maintenant, cet hérétique s’est adjoint Philète et ensemble ils propagent des fausses doctrines. Conformément aux croyances grecques de l’époque, ils enseignaient qu’il n’y a pas de résurrection du corps mais seulement de l’esprit et qu’elle avait lieu au moment de la conversion à Jésus-Christ. C’était très grave, parce que comme Paul le montre ailleurs (1 Corinthiens 15.13-17), la résurrection corporelle, à commencer par celle de Jésus-Christ, est la colonne centrale du christianisme. Le pire est qu’ils détournaient certains de la vraie foi.

Verset 19

Je continue.

Cependant, le solide fondement posé par Dieu demeure ; il porte, en guise de sceau, les inscriptions suivantes : Le Seigneur connaît ceux qui lui appartiennent et « Qu’il se détourne du mal, celui qui affirme qu’il appartient au Seigneur » (2 Timothée 2.19).

Sous l’Ancienne Alliance, l’Israélite pieux qui voulait témoigner de sa foi portait toujours avec lui les commandements de la Loi et les affichait dans sa maison (comparez Deutéronome 6.8-9).

Le fondement posé par Dieu que mentionne Paul, est l’Église (comparez 1 Timothée 3.15), et tous les vrais croyants ont en eux le sceau de Dieu qui atteste qu’ils sont ses enfants authentiques et donc qu’ils lui appartiennent (comparez Jean 10.27-28 ; Éphésiens 1.4 ; Romains 8.29-30). Les deux citations de l’apôtre proviennent de l’Ancien Testament (Nombres 16.5, 26) quand un certain Qoré prit la tête d’une conspiration contre Moïse.

Verset 20

Je continue.

Dans une grande maison, il n’y a pas seulement des vases d’or et d’argent, il y en a aussi en bois et en terre cuite. Les premiers sont réservés aux grandes occasions. Les autres sont destinés à l’usage courant (2 Timothée 2.20).

Paul fait référence à une maison de la haute aristocratie romaine, mais il l’utilise comme métaphore pour l’Église universelle, tandis que les vases sont ses membres. Ceux qui sont d’or et d’argent occupent une place prééminente et servent à honorer des hôtes de marque, tandis que les objets en bois et en terre cuite sont purement utilitaires et rangés au fond d’un tiroir.

Un vase en métal noble représente le croyant fidèle sur qui Dieu peut compter ; il est comme un bon soldat, comme l’athlète qui s’entraîne sérieusement ou le cultivateur qui travaille dur (2 Timothée 2.3-6). Par contre, le vase de terre ou de bois est infidèle ; il est donc comme un soldat pleutre, un athlète indiscipliné ou un agriculteur apathique.

Verset 21

Je continue.

Eh bien, si quelqu’un se garde pur de tout ce dont j’ai parlé, il sera un vase destiné à un noble usage, purifié, utile à son propriétaire, disponible pour toutes sortes d’œuvres bonnes (2 Timothée 2.21).

Ces recommandations qui sont écrites à Timothée s’adressent aussi aux dirigeants spirituels de l’Église d’Éphèse que Paul appelle plus loin Serviteur du Seigneur (2 Timothée 2.24).

Si quelqu’un se garde pur. Ce verbe a donné catharsis en français et veut dire nettoyer complètement, en profondeur. Les responsables de l’Église doivent se garder purs en se séparant des faux frères hérétiques, ce qui veut dire ne pas les fréquenter et ne pas entretenir de relations avec eux (comparez 1 Corinthiens 5.9-13) parce que leur gangrène est contagieuse (comparez Proverbes 13.20 ; 1 Corinthiens 15.33).

D’une manière générale, tout croyant qui veut servir et être utile au Seigneur doit se préserver du mal et du péché comme de la peste.

Verset 22

Je continue.

Fuis les passions qui peuvent assaillir un jeune homme et recherche la justice, la foi, l’amour et la paix avec tous ceux qui font appel au Seigneur d’un cœur pur (2 Timothée 2.22 ; Autre).

Les passions auxquelles se réfère l’apôtre sont celles à caractère sexuel, mais aussi l’orgueil, le désir de s’enrichir, l’affirmation de soi, l’ambition mal placée, la soif de pouvoir, la jalousie, l’envie pour citer les principaux. Timothée devait fuir les vices et les erreurs de jeunesse, et poursuivre les vertus chrétiennes : la justice désigne à la fois l’intégrité personnelle et être juste dans ses rapports avec les autres. Le mot pour foi signifie aussi fidélité et loyauté.

Quant à l’amour désintéressé, c’est la marque du croyant. La paix est l’entente fraternelle avec tous ceux qui font appel au Seigneur d’un cœur pur. Il s’agit bien sûr de véritables croyants (comparez Romains 10.13 ; 1 Corinthiens 1.1-2). Les termes foi amour et paix sont fréquemment cités ensemble par Paul dans ses écrits.

Verset 23

Je continue.

Refuse les spéculations absurdes et sans fondement ; tu sais qu’elles suscitent des querelles (2 Timothée 2.23).

Paul condense ici ce qu’il a déjà dit dans sa première épître, quand il a averti Timothée au sujet des hérétiques et de leurs disciples, disant :

Qu’ils cessent de porter leur intérêt à des récits de pure invention et à des généalogies interminables. Des préoccupations comme celles-ci font naître des spéculations au lieu de nous aider dans les responsabilités que Dieu nous confie dans l’œuvre de la foi. Certains se sont écartés de ces principes et se sont égarés dans des argumentations sans aucune valeur (1 Timothée 1.4, 6 ; comparez 4.7).

Versets 24-25 a

Je continue le texte.

Or, il n’est pas convenable pour un serviteur du Seigneur d’avoir des querelles. Qu’il se montre au contraire aimable envers tout le monde, capable d’enseigner, et de supporter les difficultés. Il doit instruire avec douceur les contradicteurs (2 Timothée 2.24-25 a).

Instruire signifie aussi éduquer et corriger. Paul appelle Timothée et les anciens de l’Église à redresser leurs contradicteurs et tous ceux qui croient à des mensonges, par leur enseignement, sans se décourager, avec amour, patience, douceur et fermeté, et en évitant le piège de se laisser entraîner dans des disputes stériles. Le mot douceur n’a pas de connotation de faiblesse, mais signifie au contraire une puissance contrôlée. Ailleurs, Paul écrit :

Pendant que nous étions parmi vous, nous avons été pleins de tendresse. Comme une mère qui prend soin des enfants qu’elle nourrit (1 Thessaloniciens 2.7).

Le croyant doit imiter le Christ qui était doux et humble de cœur (Matthieu 11.29). Quand Jésus était insulté ou maltraité, il ne se défendait pas. Mais lorsque Dieu son Père était déshonoré, il manifestait sa colère. Deux fois, il a viré ceux qui profitaient du temple pour s’enrichir ; il a condamné sans ménagement les autorités hypocrites juives et prononcé un jugement sans appel sur les mécréants. Pareillement, le croyant doit défendre la vérité de Dieu en l’exposant clairement et avec courage face à ceux qui s’opposent à lui.

Versets 25 b-26

Je finis le chapitre deux de cette épître.

Qui sait si Dieu ne les amènera pas (les contradicteurs) ainsi à changer d’attitude pour connaître la vérité ? Alors, ils retrouveront leur bon sens et se dégageront des pièges du diable qui les tient encore captifs et assujettis à sa volonté (2 Timothée 2.25 b-26).

Les faux apôtres avaient fait du grabuge ; par des discours persuasifs, ils avaient réussi à séduire des membres de l’Église. Timothée doit les redresser avec douceur mais fermeté, et grâce à Dieu, ceux d’entre eux qui sont de vrais croyants reconnaîtront leurs erreurs et se repentiront. La persévérance dans le témoignage finit éventuellement par porter du fruit. C’est comme quand on va à la pêche : si on y va assez souvent, on finira par attraper du poisson.

Commentaire biblique radiophonique écrit par le pasteur et docteur en théologie : Vernon McGee (1904-1988) et traduit par le pasteur Jacques Iosti.

janv. 30 2023

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