Chapitre 2

Introduction

Le père de George était souvent sur les routes en voyage d’affaires, même les dimanches. Mais avant chaque départ, il donnait à son fils une série de directives auxquelles ce dernier devait obéir ainsi que des travaux à effectuer. Couper et fendre le bois de chauffage n’était pas désagréable ; par contre, l’obligation d’aller à l’Église ne convenait pas du tout à George. Sachant que son père ne rentrerait que tard ce dimanche, le matin, au lieu d’aller au culte, George alla pêcher dans l’étang proche du village. Seulement son père rentra bien plus tôt que prévu et il comprit très vite où se trouvait son fils. S’étant approché de lui alors qu’il venait tout juste d’attraper un poisson, il lui demanda :

Alors fiston, la chance te sourit ?

Mais à cet instant, George comprit que sa chance lui faisait plutôt une méchante grimace. Alors, il a reconnu, sans chercher d’excuses, qu’il avait désobéi et qu’il aurait dû aller à l’Église. Son père a répondu :

J’ai ramené des jouets pour toi et ton frère, mais quand je t’ai vu, j’ai décidé de t’en priver, mais finalement, je crois que je vais quand même te les donner.

Au lieu de punir George, son père lui avait fait grâce.

De nature, Dieu est miséricordieux. Il pardonne à tous ceux qui reconnaissent sincèrement leurs fautes et qui placent leur confiance en Jésus-Christ. On devient enfant et on naît dans la famille de Dieu par la foi, et c’est la Parole de Dieu qui produit ce miracle. Je résume deux passages :

Celui qui est la Parole est venu chez lui, et les siens ne l’ont pas accueilli. Certains pourtant l’ont accueilli ; ils ont cru en lui. À tous ceux-là, il a accordé le privilège de devenir enfants de Dieu ; c’est de Dieu qu’ils sont nés. – Car vous êtes nés à une vie nouvelle, non d’un homme mortel, mais d’une semence immortelle : la Parole vivante et éternelle de Dieu (Jean 1.10-13 ; 1 Pierre 1.23).

Si la vie chrétienne débute avec la grâce de Dieu, elle continue aussi par la grâce, et toutes les ressources dont le croyant a besoin sont en Dieu et il les reçoit par grâce.

Verset 1

Je commence à lire le second chapitre de la deuxième Épître de Paul à Timothée.

Toi donc, mon enfant, puise tes forces dans la grâce qui nous est accordée dans l’union avec Jésus-Christ (2 Timothée 2.1).

L’apôtre continue son exhortation à Timothée en l’appelant, mon enfant, alors qu’il ne l’était pas, du moins par la chair. Néanmoins, Timothée était son fils spirituel puisqu’il s’était converti suite à la première visite missionnaire de Paul dans sa ville natale (Lystre). Ensuite lors de son second passage, l’apôtre le prit avec lui et en fit un disciple. Paul s’adresse à Timothée de manière très affectueuse, exactement comme un père envers son fils.

L’expression de cet amour n’est pas de trop parce qu’il semble que Timothée soit enlisé dans des difficultés dont il n’arrive pas à se sortir. L’apôtre est tendre mais ferme. Il ordonne et dit littéralement : Sois fort par le moyen de la grâce qui est en Jésus-Christ. Il lui fait ainsi comprendre que le travail du Seigneur à Éphèse dépend de lui, que Dieu l’a choisi et lui a donné les ressources nécessaires pour diriger l’œuvre dans cette ville, mais il faut que Timothée soit fidèle à son appel et dans l’accomplissement de la tâche qui lui a été confiée.

Verset 2

Je continue.

Et l’enseignement que tu as reçu de moi et que de nombreux témoins ont confirmé, transmets-le à des personnes dignes de confiance qui seront capables à leur tour d’en instruire d’autres (2 Timothée 2.2).

Paul mentionne ici quatre générations successives. Mais en réalité, il exprime un processus continuel qui a débuté avec Jésus et qui ne doit jamais s’arrêter. L’apôtre n’est guère préoccupé par le sort qui l’attend, mais bien plutôt par l’avenir de l’Église. Comme il savait qu’il allait bientôt quitter ce monde, il veut s’assurer que d’autres prendront la relève ; son souci est que l’œuvre de Dieu se poursuive coûte que coûte. Son état d’esprit est le même que celui dans le chant des maquisards :

Ami si tu tombes, un ami sort de l’ombre à ta place.

Quand Jésus était enfant, suite à un incident, il a dit à ses parents :

Pourquoi m’avez-vous cherché ? Ne saviez-vous pas que je dois m’occuper des affaires de mon Père ? (Luc 2.49).

Depuis deux mille ans, Dieu a fait en sorte que des hommes fidèles se lèvent et répandent la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ. Ce monde est hostile au Fils de Dieu et à sa Parole qu’il peut freiner ici et là mais jamais arrêter. En effet, Jésus a dit à l’apôtre Pierre :

Je bâtirai mon Église et les portes du séjour des morts ne prévaudront pas contre elle (Matthieu 16.18).

Timothée a été formé par Paul et ce qu’il a entendu de lui a été confirmé par d’autres, probablement Barnabas, Silas, Luc et les apôtres du Christ. Maintenant, c’est à son tour d’enseigner à des hommes de confiance la doctrine de la foi chrétienne et toutes les vérités contenues dans la Parole de Dieu. Telle est l’exhortation que l’apôtre lui adresse sur un ton doux mais qui est également ferme, car il se doute que même si son poulain n’a pas encore quitté la course, il y songe. Alors avant qu’une telle éventualité ne se produise, ce qui serait une catastrophe pour l’Église d’Éphèse, Paul lui trace la ligne de conduite qu’il doit suivre.

L’enseignement que tu as reçu de moi, transmets-le. Le verbe transmettre est à l’impératif et veut dire déposer quelque chose de précieux en un lieu sûr. Paul utilise deux fois ce verbe sous sa forme nominale dans le chapitre précédent (2 Timothée 1.12, 14). Le bien inestimable qui avait été confié à Timothée, il doit lui-même le transmettre à des gens sérieux et dignes de confiance.

Ce dépôt, c’est la connaissance et la formation pratique que doivent recevoir les responsables d’Église pour qu’ils soient capables d’enseigner tout le conseil de Dieu à d’autres croyants afin que ces derniers deviennent des disciples accomplis de Jésus-Christ. Timothée doit donc trouver des gens consacrés à Dieu et qui ont les dons nécessaires pour devenir pasteurs et évangélistes.

Dieu veut que ses enfants le fassent connaître autour d’eux par sa Parole, mais ce travail est spirituel et doit être accompli en obéissant à l’exhortation de Paul qui a dit à Timothée : puise tes forces dans la grâce qui nous est accordée dans l’union avec Jésus-Christ.

Mais si je place ma confiance dans mes capacités, je serai déçu de moi et découragé, et si je pense que je peux mieux faire, c’est que je compte encore trouver quelque chose de bon en moi. Paul veut au contraire que Timothée et tous les croyants s’appuient sur Dieu, dépendent de lui et s’attendent à le voir agir au travers de sa Parole.

Versets 3-4

Je continue le texte.

Tel un bon soldat de Jésus-Christ, prends, comme moi, ta part de souffrances. Celui qui s’engage dans une expédition militaire ne s’embarrasse pas des affaires de la vie civile, afin de donner pleine satisfaction à l’officier qui l’a enrôlé (2 Timothée 2.3-4).

La vie chrétienne est une guerre qui se mène sur trois fronts à la fois : contre le monde en tant que système qui s’oppose au Christ, contre sa propre nature pécheresse et enfin contre Satan et les forces démoniaques. Dès que quelqu’un place sa confiance en Jésus, il est automatiquement enrôlé dans son armée et devient un soldat. Dans son Épître aux Éphésiens, Paul écrit :

Puisez votre force dans le Seigneur et dans sa grande puissance. Revêtez-vous de l’armure de Dieu afin de pouvoir tenir ferme contre toutes les ruses du diable. Car nous n’avons pas à lutter contre des êtres de chair et de sang, mais contre les Puissances, contre les Autorités, contre les Pouvoirs de ce monde des ténèbres, et contre les esprits du mal dans le monde céleste. C’est pourquoi, endossez l’armure que Dieu donne afin de pouvoir résister au mauvais jour et tenir jusqu’au bout après avoir fait tout ce qui était possible (Éphésiens 6.10-13).

Mais être simple soldat ne suffit pas, Paul désire que Timothée soit aguerri, qu’il accepte de souffrir. Celui qui est engagé dans une lutte armée ne commence pas à se battre à 9 h du matin après le petit déjeuner pour finir à 17 h pour rentrer chez lui. On voit mal un soldat en campagne aller voir le sergent et lui dire :

Ça commence à bien faire, j’ai d’autres obligations, alors je dois vous quitter, continuez la bataille sans moi et bon courage.

Je pense que le sergent lui donnerait un grand coup de pied où je me pense. Un soldat est sur le pont 24 h sur 24 et il appartient corps et âme à son unité de combat. De plus, il doit être prêt à risquer et à perdre sa vie à tout moment. Comme il est totalement immergé dans la vie militaire, il ne s’embarrasse pas des affaires de la vie civile.

Jésus-Christ est l’officier qui a enrôlé le croyant dans son armée et ce dernier doit une loyauté absolue à son Seigneur. Avis aux petites natures : La vie chrétienne n’est pas un terrain de jeu mais un champ de bataille. Quand la guerre sera terminée et la victoire acquise, ceux qui auront été fidèles comparaîtront devant leur commandant en chef qui leur dira :

« Très bien (lui dit son maître), tu es un bon serviteur, en qui l’on peut avoir confiance. Tu t’es montré fidèle en peu de choses. C’est pourquoi je t’en confierai de plus importantes. Viens partager la joie de ton maître ! » (Matthieu 25.21).

Verset 5

Je continue le texte.

On n’a jamais vu un athlète remporter le prix sans avoir respecté toutes les règles (2 Timothée 2.5).

Paul a d’abord comparé la vie chrétienne à un combat, maintenant l’analogie est avec une compétition sportive. L’apôtre utilise plusieurs fois ces métaphores dans ses écrits. Ici, il dit, littéralement : l’athlète n’est pas couronné, s’il n’a combattu comme un athlète en suivant les règles. L’obtention d’une couronne est soumise à deux conditions.

Premièrement, l’athlète doit se battre et lutter avec acharnement. C’est ce que le verbe traduit par combattre comme un athlète signifie. L’idée est que l’athlète qui participe à une compétition et qui veut vraiment remporter le prix donnera tout ce qu’il a dans les tripes. L’écart entre la première et la seconde place d’une course à pied par exemple, surtout quand elle n’est que de quelques centièmes de seconde, ne signifie pas que le vainqueur était mieux entraîné ou plus doué, mais plutôt qu’il avait une détermination, une volonté de gagner qui était supérieure à celle de celui qui est arrivé second. Paul voulait absolument triompher dans sa vie chrétienne. Ailleurs, il écrit :

Je poursuis ma course vers le but pour remporter le prix attaché à l’appel que Dieu nous a adressé du haut du ciel dans l’union avec Jésus-Christ (Philippiens 3.14).

Deuxièmement, celui qui remporte le prix doit respecter les règles du jeu. En effet, vouloir gagner une compétition et en avoir la capacité physique et mentale ne suffit pas ; il faut aussi obéir aux règles qui sont particulières à ce sport. Par exemple, le coureur qui ne suit pas le circuit balisé sera disqualifié et le joueur de foot qui fait obstruction se prendra un carton jaune, rouge ou sera éjecté du terrain.

Au premier siècle, pour participer aux Jeux olympiques, tous les athlètes devaient remplir trois conditions : être Grecs de naissance, s’être entraîné pendant au moins dix mois ce qu’ils devaient jurer devant une statue de Zeus, et enfin obéir strictement aux règles en vigueur.

Pareillement, pour répondre aux exigences de Dieu, le croyant devra accepter une discipline stricte dans tous les domaines de sa vie, c’est-à-dire tenir son corps en bride, maîtriser ses pulsions et la convoitise, contrôler son affectivité et ordonner ses priorités en fonction des valeurs des Écritures. De plus, il doit se consacrer à la prière et saisir toutes les opportunités pour témoigner de sa foi en Jésus-Christ. Un véritable disciple est forcément discipliné puisque ces deux mots sont pratiquement synonymes. Ailleurs, Paul écrit :

Ne savez-vous pas que, sur un stade, tous les concurrents courent pour gagner et, cependant, un seul remporte le prix ? Courez comme lui, de manière à gagner. Tous les athlètes s’imposent une discipline sévère dans tous les domaines pour recevoir une couronne, qui pourtant sera bien vite fanée, alors que nous, nous aspirons à une couronne qui ne se flétrira jamais. C’est pourquoi, si je cours, ce n’est pas à l’aveuglette, et si je m’exerce à la boxe, ce n’est pas en donnant des coups en l’air. Je traite durement mon corps, je le maîtrise sévèrement, de peur qu’après avoir proclamé la Bonne Nouvelle aux autres, je ne me trouve moi-même disqualifié (1 Corinthiens 9.24-27).

Ceux qui participent aux Jeux olympiques et qui remportent l’épreuve, du temps de Paul, recevaient une couronne de laurier, alors que de nos jours c’est une médaille. Mais ces récompenses sont bien éphémères tandis que les croyants qui sont engagés dans la course de la vie chrétienne ont tous la possibilité de remporter le grand prix et d’obtenir une couronne incorruptible. Plus loin dans cette épître, Paul écrit :

Désormais le prix de la victoire, la couronne de justice m’est réservée ; le Seigneur, le juste juge, me la donnera au jour du jugement, et pas seulement à moi, mais à tous ceux qui auront aimé son apparition (2 Timothée 4.8 ; Autre).

Verset 6

Je continue le texte.

C’est au cultivateur qui travaille dur d’être le premier à jouir de la récolte (2 Timothée 2.6).

Paul a mis en parallèle l’homme spirituel avec le soldat et l’athlète. Maintenant, il le compare à un cultivateur. Celui qui travaille la terre a bien l’intention d’être le premier à en profiter ; c’est normal et au premier siècle, les ouvriers agricoles étaient souvent rémunérés avec une portion de la récolte.

Tous ceux qui vivent de la terre ou qui font de l’élevage doivent travailler dur. Ils commencent tôt, finissent tard et ne s’arrêtent jamais ; ils sont toujours sur la brèche aux ordres de la nature 365 jours par an. Quand les ronces font leur apparition, il faut les couper d’urgence, sinon elles envahiront toute la vigne et figurez-vous que les vaches laitières produisent du lait même les dimanches et jours fériés.

Mon grand-père travaillait dans une usine à Mulhouse. Mais avant d’y aller en vélo, il fallait qu’il s’occupe des lapins, des poules, des chèvres et des cochons. Il avait un immense jardin et un très grand verger, des bois, une vigne et encore d’autres arbres fruitiers éparpillés dans la commune. Il ne faisait que travailler, mais tout le monde en profitait ; qu’est-ce qu’on mangeait bien.

Verset 7

Je continue.

Réfléchis bien à ce que je te dis et le Seigneur te donnera de comprendre toutes ces choses (2 Timothée 2.7).

Toutes les activités que Paul a décrites exigent des sacrifices. Elles illustrent la persévérance malgré la souffrance, la nécessité d’une consécration sans réserve et d’un travail constant et soutenu si on veut être récompensé. Celui qui enseigne se réjouit du fait qu’il enrichit la vie de ses élèves ; le soldat zélé qui fait son devoir reçoit l’approbation de son supérieur ; l’athlète discipliné qui obéit aux règles gagne la course et reçoit une couronne sous les ovations du public ; et l’agriculteur qui travaille dur obtient une récolte dont il est le premier à profiter.

Paul demande à Timothée de réfléchir aux personnes engagées dans les activités qu’il a décrites et à reproduire dans son ministère leur persévérance et leur volonté de réussir. S’il le fait, Dieu lui donnera la sagesse dont il a besoin pour surmonter les difficultés qu’il rencontrera.

Verset 8

Je continue.

Souviens-toi de Jésus-Christ, ressuscité d’entre les morts, descendant de David, conformément à l’Évangile que j’annonce (2 Timothée 2.8).

Ici, Paul dit à Timothée :

Tu auras davantage de courage, de persévérance, de discipline et d’endurance face aux persécutions (comparez Matthieu 10.22), si tu gardes tes yeux fixés sur le Christ. Rappelle-toi qui il est et comment il a vécu.

Jésus est Dieu incarné, le Seigneur et le Sauveur, et l’exemple suprême par son attitude face à la haine, aux humiliations, aux souffrances injustes et à la mort. Sa résurrection est la colonne centrale, la substantifique moelle du christianisme (1 Corinthiens 15.3-4, 17, 19). Elle prouve que son sacrifice était parfait et que Dieu l’a accepté en réparation de nos péchés. La résurrection prouve aussi qu’aujourd’hui il est vivant et le Roi des rois et le Seigneur des seigneurs, et l’héritier légitime du trône de David.

Verset 9

Je continue.

C’est pour cet Évangile que je souffre, jusqu’à être enchaîné comme un criminel. La Parole de Dieu, elle, n’est pas enchaînée pour autant (2 Timothée 2.9).

Paul, pourtant citoyen romain et innocent, est traité comme un grand criminel de droit commun. Pourtant, il ne se morfond pas à cause de l’injustice qu’il subit ; il met en pratique l’exhortation de l’apôtre Pierre qui dit :

Si vous endurez la souffrance tout en ayant fait le bien, c’est là un privilège devant Dieu. C’est à cela que Dieu vous a appelés, car le Christ aussi a souffert pour vous, vous laissant un exemple, pour que vous suiviez ses traces (1 Pierre 2.20-21 ; comparez 2 Corinthiens 12.10).

Emprisonné dans des conditions abominables, Paul se réjouit du fait que la Parole de Dieu ne peut pas être enchaînée comme lui. En effet, ni l’opposition de la société, ni aucun pouvoir politique, ni les puissances des ténèbres ne peuvent arrêter la vérité de l’Évangile.

Au 4e siècle, il y avait 1 000 km de catacombes sous la ville de Rome. Ces galeries avaient été creusées par dix générations successives de chrétiens sur une période de 300 ans. Les catacombes servaient de lieux de réunion et de cimetière. Sur les tombes, on trouve souvent l’inscription :

La parole de Dieu n’est pas liée.

Verset 10

Je continue.

Je supporte donc patiemment toutes ces épreuves, à cause de ceux que Dieu a choisis, pour qu’eux aussi parviennent au salut qui est en Jésus-Christ, et à la gloire éternelle qui l’accompagne (2 Timothée 2.10).

Parce que Jésus vit dans la gloire assis à la droite de Dieu et que sa Parole n’est pas liée, Paul supporte patiemment ses souffrances. S’il est en prison dans le couloir de la mort, c’est parce qu’il annonçait la Bonne Nouvelle aux païens afin qu’ils soient sauvés. Ailleurs, il dit :

Tous ceux qui feront appel au Seigneur seront sauvés. Mais comment feront-ils appel à lui s’ils n’ont pas cru en lui ? Et comment croiront-ils en lui s’ils ne l’ont pas entendu ? Et comment entendront-ils s’il n’y a personne pour le leur annoncer ? (Romains 10.13-14).

Il est nécessaire qu’il y ait des prédicateurs, mais cette occupation peut être très dangereuse. Ceux qui seront sauvés obtiendront la vie éternelle mais aussi la gloire. Cependant, cette gloire est indissolublement liée à la souffrance pour Jésus-Christ. Ailleurs, Paul écrit :

Si nous sommes enfants, nous sommes aussi héritiers : héritiers de Dieu, et cohéritiers de Christ, si toutefois nous souffrons avec lui, afin d’être aussi glorifiés avec lui (Romains 8.17 ; SER).

Comme je l’ai déjà dit, la vie chrétienne n’est pas un terrain de jeu mais un champ de bataille. Qu’on se le dise !