Chapitre 23

Introduction

Chacun sait qu’il faut beaucoup de courage pour aller contre l’ordre établi, quel qu’il soit. C’est vrai, cependant dans un cours d’eau, ce sont les poissons vivants qui remontent le courant, les morts, eux, le descendent toujours. C’est pareil dans la vie. Josias, le roi du royaume de Juda, au sud de la Palestine, a fermement décidé de faire table rase de tout ce qui est en rapport de près ou de loin avec les cultes idolâtres que son père et son grand-père avaient établis. L’étendue de ses réformes ira même jusque dans Israël-Nord qui pourtant n’existe plus en tant qu’entité politique. Cet ancien royaume a été repeuplé par des païens, mais il reste aussi les plus pauvres des Israélites que les Assyriens n’avaient pas déportés. Josias peut étendre ses réformes dans le nord de la Palestine parce qu’à cette époque, l’empire assyrien est en plein déclin.

Verset 7

Je continue à lire dans le chapitre 23 du second livre des Rois en le compressant.

Le roi fit démolir les maisons des prostitués sacrés qui se trouvaient dans le Temple de l’Éternel, et où les femmes tissaient des voiles pour Achéra (2Rois 23.7).

Il semble que les couturières qui fabriquent des tentes pour abriter les idoles d’Astarté dans tout le pays et les prostituées, habitent toutes ensemble. Peut-être même que leurs occupations sont interchangeables. Les cultes idolâtres avaient presque toujours un caractère sexuel très marqué et qui comprend aussi l’homosexualité, la bestialité ainsi que d’autres perversions. Entre ces pratiques et les sacrifices d’enfants, il y a vraiment de quoi vous faire vomir. Ces orgies, qui à l’origine étaient répandues sur l’ensemble du territoire cananéen, employaient pour cela des prostitués dits sacrés tant hommes que femmes. Il va sans dire qu’ils étaient fort occupés lors des fêtes religieuses et que ce genre d’activité rencontrait un succès fou. Les Israélites qui avaient adopté ces coutumes idolâtres s’envoyaient en l’air sous le couvert d’un culte rendu à certaines divinités locales. Selon la logique païenne de l’époque, la pratique de la prostitution sacrée assure la fertilité de la terre et la fécondité des femmes et des troupeaux. Qu’on se le dise !

Verset 8-9

Je continue.

Il fit venir tous les prêtres des villes de Juda. Il profana les hauts-lieux depuis Guéba jusqu’à Beer-Chéba où les prêtres brûlaient des parfums. Il fit aussi démolir les sanctuaires construits près des portes des villes. On ne permit pas aux prêtres des hauts lieux d’officier à l’autel de l’Eternel à Jérusalem, ils furent seulement autorisés à manger du pain sans levain avec les autres prêtres (2Rois 23.8-9).

Josias ratisse large. Il détruit tous les autels qui se trouvent près des portes des villes, où ceux qui entrent ou sortent peuvent faire leurs dévotions à l’idole en question. Il somme tous les prêtres du pays, du nord au sud et d’est en ouest de venir lui faire un rapport de leurs activités. Le prêtres idolâtres ne sont pas autorisé à officier à l’autel de l’Eternel à Jérusalem; ils peuvent seulement manger du pain sans levain avec les prêtres fidèles. Le roi est vraiment décidé à mettre de l’ordre cultuel dans son royaume et une fin définitive à toutes les formes d’idolâtrie pratiquées sur son territoire. Dans un texte parallèle on lit :

Josias fit disparaître toutes les idoles abominables dans tous les territoires appartenant aux Israélites. Il obligea tous les gens qui se trouvaient en Israël à servir l’Éternel leur Dieu (2Chroniques 34.33).

Verset 10

Je continue.

Le roi profana aussi le brûloir qui se trouvait dans la vallée de Ben-Hinnom, pour que personne ne brûle plus son fils ou sa fille pour l’offrir en sacrifice à Molok (2Rois 23.10).

La vallée de Hinnom était au sud de Jérusalem; plus tard, elle prit le nom de Géhenne. Le brûloir qui s’y trouvait était le lieu principal où les adorateurs de l’idole Molok immolaient leurs enfants en son honneur. Le roi Josias a rasé et profané cet endroit afin qu’il ne soit plus utilisé pour de telles atrocités.

Versets 11-12

Je continue.

Il fit disparaître de l’entrée du Temple de l’Éternel les chevaux que les rois de Juda avaient dédiés au culte du soleil ; il fit aussi brûler les chars du soleil. Le roi fit abattre les autels qui se trouvaient sur la terrasse des appartements que les rois de Juda avaient érigés, ainsi que ceux que Manassé avait bâtis dans les deux parvis du Temple de l’Éternel. Après les avoir mis en pièces, il les enleva de là et en fit disperser les débris dans la vallée du Cédron (2Rois 23.11-12).

Les anciens Perses, adorateurs du soleil, utilisaient les toits plats des maisons pour le culte des astres. Ils dédiaient au dieu-soleil des chevaux blancs qui paradaient dans des processions en son honneur et où on représentait le soleil parcourant les douze stations du zodiaque. Les Juifs avaient adopté une pratique semblable sous les règnes des rois pervers Ahaz, Manassé et Amôn. L’auteur nous donne tous ces détails barbants pour bien montrer d’une part l’étendue des pratiques idolâtres dans le royaume de Juda, et d’autre part l’ampleur des réformes entreprises par le roi Josias.

Versets 13-14

Je continue.

Il profana également les sanctuaires des hauts lieux situés en face de Jérusalem, et qui avaient été érigés par Salomon, roi d’Israël, en l’honneur d’Astarté, l’abominable idole des Sidoniens, de Kémoch, l’abominable dieu des Moabites et de Milkom, l’abominable divinité des Ammonites. Il les profana tous. Josias brisa les stèles, renversa les pieux sacrés d’Achéra et remplit d’ossements humains les emplacements sacrés qu’ils occupaient (2Rois 23.13-14).

En vue de profaner irrémédiablement les lieux sacrés dédiés aux faux dieux, le roi y met les ossements des adorateurs idolâtres. Ainsi contaminés, et dans l’esprit des païens de l’époque, ces endroits deviennent à tout jamais impropres à un usage cultuel. En passant, l’auteur donne un coup de patte à Salomon et à juste titre. En effet, vers la fin de sa vie ce roi a cédé aux pressions de certaines de ses 1 000 femmes et concubines qui voulaient des autels dédiés à leurs divinités. Ce fut la brèche dans le système cultuel israélite qui se transforma rapidement en d’immenses torrents idolâtres qui menèrent la nation à une scission en deux royaumes puis à la chute d’Israël-Nord et les Israélites soit à la tombe soit à l’exil. Le royaume de Juda subira le même sort pour les mêmes raisons.

Versets 15-16

Je continue.

Il fit de même à Béthel, où il détruisit l’autel qui se trouvait dans le haut-lieu construit par Jéroboam, le roi qui avait entraîné le peuple d’Israël dans le péché. Il détruisit cet autel et le haut-lieu, brûla le pieu sacré d’Achéra et incendia le haut-lieu pour le réduire en cendres. À cette occasion, regardant autour de lui, Josias vit les tombes qui se trouvaient là sur la montagne, alors il fit exhumer les ossements des tombes et les brûla sur l’autel pour le profaner ; il accomplit ainsi la parole de l’Éternel que l’homme de Dieu avait proclamée et qui annonçait ces événements (2Rois 23.15-16).

Béthel était le haut-lieu le plus important de l’idolâtrie d’Israël-Nord. Les peuples étrangers y avaient également introduit le culte de leurs divinités propres. Jéroboam, le premier roi des X tribus du Nord, y avait placé un veau d’or qui fut donné aux Assyriens comme part du tribut après qu’ils eurent vaincu les Israélites. Josias a fait déterrer les ossements des prêtres qui officiaient à cet autel idolâtre et qui pour exprimer leur dévotion avaient voulu être enterrés à proximité. Puis le roi a fait brûler leurs os sur cet autel maudit, le profanant à tout jamais. En agissant ainsi, il accomplit la prédiction d’un prophète qui avait dit :

Autel ! Autel ! Voici ce que déclare l’Éternel : il naîtra un fils parmi les descendants de David ; son nom sera Josias. Sur cet autel, il égorgera les prêtres des hauts-lieux qui offrent sur toi des parfums, et l’on fera brûler sur toi des ossements humains ! (1Rois 13.2).

D’après le second livre des Chroniques (34:9), les Israélites qui habitaient dans l’ancien territoire d’Israël s’étaient rattachés au culte de Jérusalem et contribuaient même à son entretien. En sa qualité de chef religieux de tout le peuple de Dieu, Josias étend ses réformes jusqu’à eux, comme l’avait fait déjà précédemment Ézéchias (2 Chroniques 31:1).  Béthel fait certes partie de l’empire assyrien, mais comme je l’ai dit, il est sur son déclin et de toute façon, ces réformes religieuses sont sans conséquence politique.

Versets 17-20

Je continue notre texte.

Puis le roi demanda : — Quel est ce monument que je vois là ? Les gens de la ville lui répondirent : — C’est la tombe de l’homme de Dieu qui a annoncé que se produirait ce que tu viens de faire à l’autel de Béthel. — Alors, laissez-le, dit le roi. Josias démolit aussi tous les bâtiments des hauts-lieux qui avaient été construits par les rois d’Israël dans les villes de la Samarie et qui avaient irrité l’Éternel. Il agit à leur égard exactement comme il l’avait fait à Béthel. Il fit exécuter tous les prêtres des hauts-lieux qui se trouvaient là en les immolant sur leurs propres autels, puis il y brûla des ossements humains. Ensuite, il retourna à Jérusalem (2Rois 23.17-20).

Josias fait exécuter les prêtres apostats païens qui ont accompagné les nouvelles populations. Il les traite selon les prescriptions de la loi de Moïse parce qu’ils sont consacrés aux cultes idolâtres sur le territoire donné à Israël par l’Éternel. Chaque réforme religieuse sérieuse exige cet acte purificateur. Ça parait sévère, me direz-vous. En réalité, si les Israélites du royaume du Nord l’avaient fait, l’Éternel ne les aurait pas livrés aux Assyriens qui après en avoir massacré une bonne partie, ont emmené les autres en captivité. J’ai envie de faire un long discours sur les assassins ou les violeurs de petites filles qu’on met en prison puis qu’on relâche pour qu’ils recommencent, mais je respire un grand coup et je me retiens.

Versets 21-23

Je continue.

Là-dessus, le roi ordonna à tout le peuple : — Célébrez la Pâque en l’honneur de l’Éternel votre Dieu, comme cela est prescrit dans ce livre de l’alliance. De fait, aucune Pâque pareille à celle-ci n’avait été célébrée depuis l’époque où les chefs gouvernaient Israël. Ce fut seulement la dix-huitième année du règne de Josias que l’on célébra cette Pâque en l’honneur de l’Éternel à Jérusalem (2Rois 23.21-23).

Après avoir fait disparaître l’idolâtrie du pays promis, Josias rétablit la Pâque, la plus ancienne et la plus solennelle des fêtes, celle qui commémore la libération du peuple hébreu de l’esclavage. Elle avait été célébrée par Josué (5.10), sous Samuel (2 chroniques 35.18), pendant l’époque des Juges (v. 22) puis par le roi Ézéchias (2 Chroniques 30). La loi de Moïse stipule qu’elle devait être célébrée dans le lieu que l’Éternel a choisi, c’est-à-dire dans le Temple de Jérusalem. C’était aussi la meilleure façon de marquer la restauration du culte à l’Éternel.

Versets 24-25

Je continue.

Josias fit aussi disparaître du pays de Juda et de Jérusalem ceux qui évoquaient les esprits des morts et ceux qui prédisaient l’avenir, il fit détruire les statuettes sacrées, les idoles et tous les autres objets de culte païens, pour faire respecter les articles de la Loi. Aucun roi avant Josias ne revint comme lui à l’Éternel de tout son cœur, de tout son être et de toutes ses forces, en observant toute la Loi de Moïse ; et après lui, il n’en a point paru de semblable (2Rois 23.24-25).

La charrette des condamnés emmène également ceux qui pratiquent les arts occultes : la nécromancie, les devins, les diseuses de bonne aventure, etc. Au feu les petites idoles domestiques que les gens utilisent en privé pour la divination. Adieu les Saint-Christophe et les pattes de lapin. Dans sa dévotion à l’Éternel, Josias a vraiment à cœur le respect de la Loi.

Versets 26-27

Je continue.

Néanmoins, l’Éternel n’abandonna pas la grande et ardente colère dans laquelle il était entré contre Juda, à cause des nombreux crimes par lesquels Manassé l’avait irrité. C’est pourquoi il décida : — Je chasserai aussi Juda loin de moi, comme j’ai chassé Israël, et je rejetterai cette ville, Jérusalem, que j’avais choisie, ainsi que le Temple où j’avais promis d’établir ma présence (2Rois 23.26-27).

Le mal ayant atteint sa pleine mesure, le jugement inexorable de Dieu sur la nation est prononcé. Les réformes d’Ézéchias et maintenant de Josias n’ont que superficiellement et temporairement endigué l’infidélité foncière des habitants de Juda. Le peuple de Dieu, sa ville et son Temple seront donc livrés aux ennemis d’Israël, en l’occurrence Babylone.

Versets 29-30

Je continue plus loin.

Sous son règne (de Josias), le pharaon Néko, roi d’Égypte (610-595), monta vers le roi d’Assyrie près de l’Euphrate (Auteur). Le roi Josias essaya de lui barrer la route, mais dans l’affrontement, le pharaon le tua à Megiddo. Ses officiers mirent son corps sur un char, le ramenèrent à Jérusalem et l’enterrèrent dans son tombeau. Le peuple du pays prit Yoahaz, fils de Josias, et l’établit roi par l’onction pour succéder à son père sur le trône (2Rois 23.29-30).

Josias s’est mêlé de politique, de ce qui ne le regardait pas et y a laissé sa vie. À cette époque, l’ancien empire assyrien est en déconfiture. Alors en l’an 609, le pharaon se met en campagne pour profiter de la situation et prendre le contrôle de tous les territoires en deçà de l’Euphrate. Josias qui se trouve à l’apogée de son règne est devenu quelque peu arrogant, ce qui fait qu’il veut lui aussi étendre son influence sur toute la Palestine. Alors, et sans consulter l’Éternel, il lui prend la très mauvaise idée de vouloir arrêter l’Égypte. De profundis ! Selon l’historien Josèphe, Josias fut tué d’une flèche avant le combat et alors qu’il passait en revue ses troupes. Comme les règnes de David et de Salomon avaient été l’aurore et le glorieux lever de soleil de la royauté israélite, celui de Josias fut le dernier éclat d’un soleil couchant sur le point de s’éteindre dans une longue et sombre nuit. Dans les 22 ans qui suivent, il y aura 4 rois et 3 invasions de Jérusalem par les Babyloniens.

Versets 31-32

Je continue le texte.

Yoahaz avait vingt-trois ans à son avènement et il régna trois mois à Jérusalem. Il fit ce que l’Éternel considère comme mal, tout comme ses ancêtres (2Rois 23.31-32).

Josias a 4 fils et 3 lui succèderont. Bien qu’étant le cadet, Yoahaz est choisi par le peuple, peut-être parce qu’il veut s’opposer à l’Égypte, mais ça ne lui a pas réussi.

Versets 33-34

Je continue.

Le pharaon Néko le fit prisonnier et l’enchaîna, mettant ainsi fin à son règne à Jérusalem. Il imposa au pays un tribut de trois mille quatre cents kilos d’argent et trente-quatre kilos d’or. Le pharaon Néko établit Élyaqim, fils de Josias, comme roi à la place de son père. Il changea son nom en celui de Yehoyaqim. Quant à Yoahaz, il fut emmené en Égypte. C’est là qu’il mourut (2Rois 23.33-34).

Comme Néko a vaincu Juda, c’est lui le patron de toute la Palestine. Alors qu’il se trouve en pleine campagne militaire, il a établi son quartier général à Ribla, un petit village syrien sur le fleuve Oronte, situé à une centaine de kilomètres au nord de Damas. Il somme alors Yoahaz le nouveau roi de Juda de venir lui prêter main-forte, mais le jugeant peu coopérant il l’enchaîne.

À son retour de campagne Néko établit Élyaqim, le fils aîné de Josias, comme roi-gouverneur pour son compte, parce que ce dernier accepte de mener une politique pro-égyptienne. Le pharaon change aussi son nom pour bien marquer sa suzeraineté sur lui. Yehoyaqim n’est en fait qu’une marionnette et c’est le pharaon qui tire les ficelles.

Versets 35-37

Je finis le chapitre 23.

Yehoyaqim versa au pharaon l’or et l’argent exigés. Pour être en mesure de le faire, il fit estimer les ressources de chaque habitant du pays et leva un impôt calculé suivant la fortune de chacun. Yehoyaqim avait vingt-cinq ans à son avènement, et il régna onze ans à Jérusalem (608-597). Il fit ce que l’Éternel considère comme mal, tout comme ses ancêtres (2Rois 23.35-37).

Alors que Josias était un très bon roi, tous ses fils ont mal tourné. Certes, ils ont subi la pression du peuple qui veut retourner à ses pratiques idolâtres, mais quand même. Yehoyaqim est un sale type qui a même fait assassiner un prophète de l’Éternel parce qu’il s’opposait à ses pratiques et à la décadence morale du peuple. Il a également réintroduit une idole dans le Temple et a refusé de se repentir après que le prophète Jérémie l’ait mis en garde. Ce qui reste des descendants d’Abraham en Juda est dans un état spirituel et moral délabré. Dieu ne cesse pourtant pas de leur envoyer ses prophètes pour les avertir du désastre imminent qui les attend aux mains de Babylone, mais ils n’y croient pas; ils préfèrent écouter les faux prophètes qui abondent et qui leur chatouillent les oreilles disant que l’Éternel ne les abandonnera jamais et qu’il interviendra pour défendre Jérusalem et son Temple.

Chapitre 24

Verset 1

Nous arrivons au chapitre 24 qui commence par décrire brièvement le règne désastreux de Yehoyaqim. Je commence à le lire en compressant.

Sous le règne de Yehoyaqim, Nabuchodonosor, roi de Babylone, l’attaqua et Yehoyaqim lui fut assujetti pendant trois ans, puis il se révolta de nouveau contre lui (2Rois 24.1).

Nabuchodonosor est le fils de Nabopolassar. Il fut le plus éminent des souverains du nouvel empire babylonien et eut un très long règne qui dura de 612 à 539 av. J-C. Après avoir vaincu les Égyptiens à Karkémich en l’an 605, il entreprend de conquérir toute la Palestine, mais arrivé à la frontière égyptienne, il est rappelé à Babylone par la nouvelle de la mort de son père. C’est aussi à ce moment là qu’il fait de Jéhoyaqim son tributaire et emmène un certain nombre de nobles à Babylone.

Versets 2-5

Je continue.

Alors l’Éternel déchaîna contre Yehoyaqim des bandes de pillards. Il les dressa contre le royaume de Juda pour le faire disparaître comme il l’avait annoncé par l’intermédiaire de ses serviteurs, les prophètes. Ces malheurs arrivèrent uniquement sur l’ordre de l’Éternel à cause de tous les péchés commis par Manassé, et parce qu’il avait tué beaucoup d’innocents dont le sang avait rempli Jérusalem. Car l’Éternel ne voulait plus pardonner (2Rois 24.2-4).

Après 3 années de soumission à Nabuchodonosor, Yehoyaqim se révolte et fait appel à l’Égypte mais en vain. Babylone est désormais la nation la plus forte de tout le Moyen-Orient. De plus, la fin du royaume de Juda est arrêtée ; Dieu a résolu de châtier son peuple à cause de ses fautes grossières, que ce soit l’idolâtrie ou le sang innocent qui ne cesse de couler. Yehoyaqim est mis dans les fers (2 Chroniques 35.6) mais il n’est pas dit qu’il fut emmené à Babylone. On ne sait pas comment il est mort, mais Jérémie avait prophétisé qu’il aurait la sépulture d’un âne (22.19). Un texte parallèle résume la vie et la mort de ce tyran et idolâtre fanatique. Je le lis :

Mais toi, tu n’as d’yeux, de pensées, que pour t’assurer des profits et pour tuer des innocents, pour opprimer et pour traiter les gens avec brutalité. Personne ne le pleurera. On ne mènera pas le deuil en disant : “ Hélas ! mon seigneur ! Hélas sa majesté ! ” Il sera enterré comme on enterre un âne, on traînera son corps et on le jettera à l’extérieur des portes de Jérusalem (Jérémie 22.17-19).

Comme je l’ai souvent dit, dans l’économie divine, il y a une barre limite, un point de non-retour. Quand il est atteint, le couperet divin tombe inexorablement. Cependant, aujourd’hui est encore un jour où Dieu fait grâce à tous ceux qui se tournent vers lui au nom de Jésus-Christ.