Introduction

Un grand nombre de personnages importants qui occupent les pages des livres d’histoire ont plutôt mal commencé dans la vie ou dans leur carrière. Soit ils connurent tout d’abord des défaites cinglantes sur le champ de bataille, soit ils subirent une déroute électorale, soit ils étaient maladifs ou se trouvaient dans une autre situation fort difficile. De ce nombre est David. Il est considéré comme le plus grand roi qu’Israël ait connu et pourtant, il a été pourchassé par monts et par vaux comme du vulgaire gibier pendant dix ans par le roi Saül qui, la jalousie au ventre, a décidé de le tuer coûte que coûte. Son histoire nous est racontée dans le premier livre de Samuel. Ne sachant où trouver un refuge dans le pays d’Israël et craignant de compromettre tous ceux à qui il pourrait demander asile, David prend le parti désespéré de quitter le sol de sa patrie et, en comptant sur la loi de l’hospitalité, si sacrée en Orient, de se réfugier dans le pays des Philistins. Je continue à lire dans le chapitre 21.

Versets 11-13

Puis David partit ce même jour pour s’enfuir loin de Saül. Il se rendit chez Akich, le roi de Gath. Les hauts fonctionnaires d’Akich dirent au roi : — N’est-ce pas David, le roi du pays ? N’est-ce pas celui pour qui l’on chantait en dansant : “ Saül a vaincu ses milliers et David ses dizaines de milliers ” ? David prit ces paroles très au sérieux. Il eut une grande peur d’Akich, le roi de Gath (1Samuel 21.11-13).

Gath est l’une des 5 principales villes-état des Philistins, chacune ayant son propre roi. Il est important de remarquer que les hauts fonctionnaires d’Akich, dont la dynastie a pour nom Abimélek, appellent David « le roi du pays ». L’auteur indique par là qu’ils croient que tôt ou tard il sera roi d’Israël. Par contre, ils ignorent la rupture entre lui et Saül et ne savent pas que ce dernier pourchasse David.

Versets 14-16

Je finis le chapitre 21.

Alors David fit semblant devant eux d’avoir perdu la raison : il se comportait de manière extravagante et faisait des marques sur les battants des portes et laissait la bave couler sur sa barbe. Akich dit à ses familiers : — Vous voyez bien que cet homme est fou. Pourquoi me l’avez-vous amené ? Est-ce que je n’ai pas assez de fous ici que vous m’ameniez encore celui-là pour se livrer à des extravagances devant moi ? Il n’est pas question qu’il mette les pieds dans ma maison ! (1Samuel 21.14-16).

David adopte le comportement d’un fou pour éviter que les Philistins se vengent des défaites qu’il leur a infligées sur le champ de bataille. Dans le monde antique, on considérait les fous comme porteurs de mauvais augures, alors on les laissait tranquilles pour ne pas provoquer les dieux. Ce passage n’est évidemment pas à la gloire du futur grand roi ; sa panique devant Saül et sa fuite chez ses ennemis montrent qu’il n’a guère confiance en l’Éternel et que sa conduite lui est dictée par les circonstances et non sa foi. Pourtant, c’est à cette occasion qu’il adresse les intenses supplications à l’Éternel qui ont été conservées dans le Psaume 34.

À première vue, on pourrait penser que David a été plutôt imprudent de se réfugier dans la ville de Gath. Cependant, plus loin le texte indique clairement que le roi Akich a beaucoup d’estime pour lui sans qu’on sache exactement pourquoi. En tout cas, cela expliquerait pourquoi David s’est réfugié chez lui. Malheureusement, les choses ont mal tourné à cause des hauts fonctionnaires qui ne partagent pas le point de vue de leur maître.

Chapitre 22

Introduction

Nous arrivons maintenant au chapitre 22 qui décrit les débuts de la vie errante de David, une période pendant laquelle il doit se cacher dans les cavernes et autres antres de la terre. Durant dix ans il est traqué comme une bête sauvage et doit fuir constamment d’un endroit à un autre. Nous ne savons pas pourquoi Dieu a permis que cette situation se prolonge aussi longtemps.

Verset 1

Je commence à lire le chapitre 22.

Là-dessus David quitta la ville de Gath et alla se réfugier dans la grotte d’Adoullam. Lorsque ses frères et tous les membres de sa famille l’apprirent, ils allèrent l’y rejoindre (1Samuel 22.1).

Adoulam est une ville située dans la partie occidentale des Monts de Juda, non loin de la frontière philistine. La caverne en question se trouve probablement là où a été construite l’actuelle Khirbet’id al-ma. Une petite variante de l’hébreu donne le sens de « forteresse » à la place de « caverne » ce qui est peut-être exact. Comme elle est d’accès très difficile, elle est facile à défendre. C’est alors qu’il est réfugié dans cette place forte que David se compare à une « misérable puce (1Samuel 26.20) », et écrit plusieurs psaumes dans lesquels il décrit sa condition misérable et supplie Dieu. Je lis quelques passages :

Méditation de David. Prière qu’il prononça quand il était dans la caverne. À pleine voix, je supplie l’Éternel, et devant lui, je me répands en plaintes. En sa présence, j’expose ma détresse. Quand mon esprit est abattu en moi, c’est toi qui sais sur quel sentier je marche. Sur mon chemin, ils m’ont tendu un piège. Regarde à droite : il n’y a plus personne, pas même un seul qui veuille me connaître ! Je ne sais plus où chercher un refuge et nul ne veut s’inquiéter de ma vie. Ô Éternel, je fais appel à toi, et je m’écrie : “ Tu es mon seul abri ! Tu es mon bien au pays des vivants ! ” Sois attentif à mes supplications car j’ai touché au fond de la misère. Délivre-moi de mes persécuteurs ! Ils sont trop forts, bien plus puissants que moi. Libère-moi, car je suis en prison, pour que je puisse te rendre mon hommage ! Je suis entouré de lions, couché au milieu d’ennemis, qui crachent du feu. Leurs dents acérées sont des lances et des flèches, et ils ont pour langue une épée. Ils ont préparé un filet et ils l’ont tendu sur ma route. Ils m’ont humilié (Psaumes 142 ; 57.5, 7).

Verset 2

Je continue le texte.

Et tous les gens qui étaient dans la détresse, tous ceux qui avaient des dettes et tous les mécontents se rallièrent à lui, et il devint leur chef. Il y eut ainsi quelques quatre cents hommes qui se regroupèrent autour de lui (1Samuel 22.2).

Ceux qui sont mécontents du roi déchu ou opprimés par lui cherchent refuge auprès de David qui devient une sorte de « Robin des bois » qui va faire de cette bande disparate une unité militaire efficace. Saül est un despote à l’image de tous ceux que le monde a déjà connus. Il n’a aucune révérence pour l’Éternel et il est animé d’une grande violence. Tueur froid, il persécute tous ceux qui se mettent en travers de sa route.

À cette époque, ceux qui sont obligés d’emprunter à cause des aléas de la vie n’ont pas d’autres solutions que de se vendre pour rembourser leur créancier. Il est vrai que la Loi de Moïse prévoie que toutes les dettes sont épongées à la prochaine fête du Jubilé, mais comme la Loi n’est pas suivie, ces gens délestés de tout ne possédent aucun recours, sinon devenir esclaves. Cette situation est décrite dans un passage de l’Évangile que je cite :

Comme ce serviteur n’avait pas de quoi rembourser ce qu’il devait, son maître donna ordre de le vendre comme esclave avec sa femme et ses enfants ainsi que tous ses biens pour rembourser sa dette (Matthieu 18.25).

On comprend donc aisément pourquoi ces gens se joignent à David. Cela me fait penser que j’ai moi aussi une dette envers Dieu car j’ai péché contre lui. C’est pourquoi l’Évangile nous donne la fameuse prière du Notre Père dans laquelle nous lisons ces paroles :

Remets-nous nos dettes comme nous les remettons aussi à ceux qui sont nos débiteurs (Matthieu 6.12).

Les mécontents de leur sort qui se rallient à David sont ceux qui se sont blessés sur les barbelés de la vie, ainsi que tous les exploités et autres victimes. Aujourd’hui encore, comme l’eau d’un ruisseau un jour de pluie, les injustices sont partout monnaie courante. C’est aux affligés que Jésus s’est adressé quand il a dit :

Venez à moi, vous tous qui êtes accablés sous le poids d’un lourd fardeau, et je vous donnerai du repos. Prenez mon joug sur vous et mettez-vous à mon école, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos pour vos âmes. Si quelqu’un a soif, qu’il vienne à moi, et que celui qui croit en moi boive (Matthieu 11.28 ; Jean 7.37).

De la même manière que David a accepté que ces 400 hommes endettés ou dans une détresse quelconque se joignent à lui, le Seigneur aussi est prêt à recevoir tous les insatisfaits de la terre qui viennent à lui.

Versets 3-4

Je continue le texte.

Plus tard, David se rendit de là à Mitspé de Moab et il dit au roi de Moab : — Permets, je te prie, à mon père et à ma mère de venir se réfugier chez vous jusqu’à ce que je sache ce que Dieu fera pour moi. Il amena donc ses parents auprès du roi de Moab, et ils restèrent chez lui tout le temps que David passa dans son refuge fortifié (1Samuel 22.3-4).

Sachant sa famille en danger à cause de la folie furieuse du roi déchu, David demande exil auprès du roi de Moab. Celui-ci accepte car, d’une part, il est lui-même en guerre contre Saül, et d’autre part, Ruth, l’arrière-grand-mère de David, était d’origine moabite. Mitspé, dont on ignore la localisation, est probablement la ville d’origine de Ruth.

Verset 5

Je continue.

Un jour, le prophète Gad dit à David : — Ne reste pas dans cette forteresse. Pars et rentre au pays de Juda. David s’en alla et s’enfonça dans la forêt de Héreth (1Samuel 22.5).

C’est la première apparition du prophète qui jouera un rôle important durant tout le règne de David. Il assistera le roi dans les arrangements musicaux pour le sanctuaire de Dieu et écrira une histoire de son règne. David retourne donc dans Juda, sa propre tribu, et se cache dans une forêt qui est à quelques kilomètres à l’est de sa forteresse d’Adullam.

Versets 6-8

Je continue.

Saül apprit qu’on avait repéré David et ses hommes. Il siégeait à Guibea sur la colline, à l’ombre d’un tamaris, sa lance à la main. Tous ses familiers se tenaient autour de lui. Saül leur dit : — Écoutez bien, hommes de Benjamin : croyez-vous que le fils d’Isaï donnera à chacun de vous des champs et des vignes ? Est-ce qu’il fera de vous tous des chefs de “ milliers ” et de “ centaines ” ? Alors pourquoi avez-vous tous comploté contre moi de sorte que personne ne m’a averti que mon fils a conclu un pacte avec le fils d’Isaï. Aucun de vous ne se soucie de moi et personne ne m’a prévenu que mon fils a dressé mon serviteur contre moi pour me tendre des pièges, comme cela apparaît aujourd’hui (1Samuel 22.6-8).

Le roi déchu fait un gros complexe de persécution; il présente maintenant tous les traits d’un paranoïaque. Saül étant lui-même un Benjaminite, il a favorisé les hommes de sa tribu. Dans son discours, il sous-entend que si David devient roi, il suivra la même politique que lui envers les membres de sa tribu. Cela montre que Saül avait adopté la conduite des rois des peuples environnants.

Aujourd’hui, ce népotisme est largement répandu sur tous les continents ce qui donne lieu comme chacun sait à des guerres ethniques régulières et particulièrement cruelles. En Afrique, les luttes inter-tribales font partie du paysage politique habituel.

Versets 9-23

Je continue en compressant et finis le chapitre 22.

Doëg l’Édomite, qui était à la tête des fonctionnaires de Saül, répondit : — J’ai vu le fils d’Isaï arriver à Nob, chez Ahimélek. Celui-ci a consulté l’Eternel pour lui et lui a fourni des vivres. Il lui a aussi remis l’épée de Goliath le Philistin. Alors le roi envoya chercher le prêtre Ahimélek, fils d’Ahitoub, ainsi que tous les prêtres, membres de son groupe familial qui étaient à Nob. Tous vinrent se présenter devant le roi.— Écoute bien, lui dit Saül quand celui-ci fut devant lui. Pourquoi avez-vous comploté contre moi. Tu lui as donné du pain et une épée, et tu as consulté Dieu pour lui, pour qu’il se révolte contre moi et me tende des pièges. Ahimélek répondit au roi en disant : — Y a-t-il parmi tous tes fonctionnaires quelqu’un d’aussi fidèle que David ? De plus, c’est le gendre du roi. Et n’est-il pas le chef de ta garde personnelle ? N’est-il pas hautement honoré à la cour royale ? Et si j’ai consulté Dieu pour lui, était-ce la première fois ? Je n’ai jamais eu l’idée de comploter contre toi. Que le roi ne mette pas sur mon compte ni sur celui d’aucun membre de mon groupe familial une telle chose, car ton serviteur ignorait absolument tout de cette affaire. Le roi dit : — Ahimélek, tu mourras, toi et tout ton groupe familial, c’est décidé. Puis il ordonna à ses gardes qui se tenaient près de lui : — Allez, mettez à mort ces prêtres de l’Éternel, parce qu’eux aussi ont soutenu David. Mais les gardes refusèrent de porter la main sur les prêtres de l’Éternel. Alors le roi ordonna à Doëg : — Vas-y, toi, exécute ces prêtres. Doëg l’Édomite s’avança et ce fut lui qui tua les prêtres. Saül fit aussi massacrer par l’épée tous les autres habitants de Nob, la ville des prêtres; tous y passèrent : hommes, femmes, enfants, nourrissons, bœufs, ânes, brebis. Un fils d’Ahimélek, nommé Abiatar réussit cependant à s’échapper et il s’enfuit auprès de David. Il lui annonça que Saül avait fait tuer les prêtres de l’Éternel. David s’exclama : — Je m’étais bien douté, l’autre jour, que Doëg l’Édomite, qui était aussi à Nob, ne manquerait pas d’informer Saül de tout ce qui s’est passé. C’est donc moi qui suis la cause de la mort de toutes les personnes de ton groupe familial. Maintenant, reste avec moi et ne crains rien. Nous avons un ennemi commun, toi et moi, qui en veut à notre vie, mais auprès de moi tu seras en sécurité (1Samuel 22.9-23).

Cet acte sanguinaire montre la cruauté et l’injustice de Saül qui commet là un crime épouvantable. Parce qu’il est Édomite, Doëg se moque bien des prêtres israélites et c’est avec le plus grand plaisir qu’il les élimine tous ainsi que leurs familles et leurs troupeaux. Cette exécution accomplit en partie la prédiction divine sur la famille du grand-prêtre Éli. Ce dernier a encouru le jugement divin pour ne pas avoir corrigé ses fils qui en tant que prêtres commettaient des actions abominables dans le sanctuaire de l’Éternel.

Cela dit, c’est le mensonge de David qui a fait que les prêtres ne se sont pas méfiés de Saül et qu’ils ont été lâchement assassinés. L’amertume du roi déchu envers David gagne petit à petit tout le royaume comme le texte va le montrer. Un passage du Nouveau Testament nous met en garde contre ce poison générateur de violence. Je le cite :

Veillez à ce que personne ne passe à côté de la grâce de Dieu, qu’aucune racine d’amertume ne pousse et ne cause du trouble en empoisonnant plusieurs d’entre vous (Hébreux 12.15).

Le massacre perpétré par Saül a heureusement épargné Abiatar, un des fils du grand-prêtre assassiné. Il est évident qu’il sait en qui il peut avoir confiance et qui il peut soutenir. L’auteur cherche à montrer comment ces événements tragiques tournent en faveur de David. Abiatar a réussi à s’échapper et à emporter avec lui l’éphod, l’habit de cérémonie contenant l’ourim et le toummim qui servent à consulter l’Éternel. Il deviendra le grand-prêtre sous le règne de David et restera en fonction jusqu’à ce que Salomon le destitue à cause de sa participation à une rébellion contre lui.

Chapitre 23

Versets 1-6

Nous arrivons au chapitre 23 qui continue l’histoire de David en fuite. Je commence à le lire.

On vint prévenir David que les Philistins avaient attaqué la ville de Qeïla et qu’ils pillaient les céréales sur les aires. David consulta l’Éternel pour savoir s’il devait aller attaquer les Philistins et s’il les vaincrait. L’Éternel lui répondit : — Va, tu battras les Philistins et tu délivreras Qeïla. Mais les hommes de David répondirent : — Déjà ici, dans le territoire de Juda, nous vivons constamment dans la crainte, qu’est-ce que ce sera si nous allons à Qeïla nous battre contre les bataillons des Philistins ? David consulta une nouvelle fois l’Éternel qui lui répondit : — Mets-toi en route, va à Qeïla, car je te donne la victoire sur les Philistins. David marcha donc avec ses hommes sur Qeïla et ils attaquèrent les Philistins. Ils s’emparèrent de leurs troupeaux et leur infligèrent une lourde défaite. Ainsi David délivra les habitants de Qeïla. Il faut dire que quand Abiatar, fils d’Ahimélek, s’était enfui auprès de David à Qeïla, il avait emporté avec lui l’éphod servant à consulter l’Éternel (1Samuel 23.1-6).

Qeïla est une ville de Juda proche des Philistins, à 25 km au sud-ouest de Bethléhem et à 5 km environ de la grotte d’Adoullam. Malgré sa situation précaire, David est prêt, avec l’accord de l’Éternel, à défendre ses compatriotes contre les Philistins qui pillent les réserves des Israélites. On comprend l’hésitation de ses hommes à partir en campagne contre une force supérieure, alors qu’ils doivent déjà être constamment sur le qui-vive; ils en ont marre de toujours devoir se battre. David tient compte de l’opposition de ses hommes et consulte Dieu une seconde fois avant de foncer.

Versets 7-8

Je continue.

On fit savoir à Saül que David était allé à Qeïla ; alors il s’écria : — Dieu l’a livré en mon pouvoir, car il s’est lui-même enfermé dans un piège en entrant dans une ville qui a des portes et des verrous. Il mobilisa tous ses hommes pour marcher sur Qeïla et assiéger David et sa troupe (1Samuel 23.7-8).

Le bon cœur de David qui veut secourir les Israélites oppressés le met en position difficile par rapport à Saül qui voit une occasion en or d’en finir avec celui qu’il a déclaré son ennemi juré. En réalité, le roi est non seulement méchant mais stupide et tout ce qu’il y a de plus ridicule en croyant que l’Éternel est de son côté. En fait, c’est tout le contraire. On apprend plus loin que par l’entremise de l’ourim et du toummim du prêtre Abiatar, Dieu révèle à David qu’il n’est pas en sécurité dans la ville forteresse de Qeïla car les habitants qu’il a pourtant délivrés des Philistins sont prêts à le trahir et à livrer leur libérateur en pâture à Saül.

On peut supposer qu’à cette nouvelle, David a dû avoir la mort dans l’âme, non seulement parce qu’il doit à nouveau s’enfuir, mais parce que les habitants de Qeïla lui rendent le mal pour le bien. Ils sont prêts à vendre celui qui les a secourus, à trahir leur bienfaiteur comme un vulgaire criminel. Ça me fait penser à un proverbe de l’Ancien Testament qui dit :

Si quelqu’un rend le mal pour le bien, le malheur ne quittera plus sa demeure (Proverbes 17.13).

Voilà pourquoi le Nouveau Testament nous exhorte à faire ce qui est bien en toute occasion. Je cite le passage :

Ne répondez jamais au mal par le mal. Cherchez au contraire à faire ce qui est bien devant tous les hommes (Romains 12.17).