Introduction

Plusieurs afflictions ont reçu la distinction d’être appelée « maladie du siècle » et parmi celles-ci il y a la dépression nerveuse. Cet état morbide peut frapper tout un chacun et c’est souvent à cause d’une circonstance éprouvante de la vie. En fait, même plusieurs prophètes de l’Ancien Testament, pourtant des hommes d’une très haute stature spirituelle, ont connus des moments particulièrement difficiles. Élie, par exemple, ne nous a laissé aucun écrit, mais c’est quand même le premier des grands prophètes de l’Ancienne Alliance. Armé de la puissance de Dieu, il a défié et vaincu 450 prophètes de Baal et maintenant il fait une très grosse déprime parce que Jézabel la femme d’Achab, le roi des X tribus d’Israël Nord, lui montre les dents. Mais qu’est-il donc arrivé et comment une telle chose est-elle possible de la part d’un homme comme Élie? Le voilà qui court comme un dératé ; il est à bout de souffle, s’arrête sous un genêt et demande à l’Éternel de mourir. Il n’en peut plus.

Versets 5-7

Je continue à lire dans le chapitre 19 du 1er livre des Rois en compressant.

Élie se coucha et s’endormit sous le genêt. Soudain, un ange le toucha et lui dit : — Lève-toi et mange ! Il regarda et aperçut près de sa tête un de ces gâteaux que l’on cuit sur des pierres chauffées et une cruche pleine d’eau. Il mangea et but, puis se recoucha. L’ange de l’Éternel revint une seconde fois, le toucha et dit : — Lève-toi, mange, car autrement le chemin serait trop long pour toi. Il se leva, mangea et but ; puis, fortifié par cette nourriture, il marcha quarante jours et quarante nuits jusqu’à la montagne de Dieu, à Horeb (1Rois 19.5-8).

Comme pour Jésus quand il était à l’agonie, un ange vient réconforter Élie alors qu’il est en train de subir son Gethsémané, pourrait-on dire. Cet aliment offert par l’Éternel est le repas habituel des Bédouins. Ici encore, l’Éternel pourvoit aux besoins de son serviteur d’une façon miraculeuse puisque ces mets apparaissent de nulle part et vont permettre à Élie de se passer de nourriture pendant plus d’un mois. Depuis qu’il a pris sa situation en main, c’est la catastrophe. Il a fait face à ses difficultés comme un seul homme sans invoquer Dieu et s’est enfui à toutes jambes. Les paroles de l’ange : « le chemin est trop long pour toi » sont une façon de dire à Élie qu’il ne peux pas continuer tout seul, qu’il a besoin du soutien de l’Éternel qui l’appelle vers le mont Horeb ou Sinaï, le lieu des grandes révélations de Dieu. C’est là que l’Éternel a donné les X commandements à Moïse. 40 jours et 40 nuits correspondent aussi au temps que Moïse a passé sur le mont Sinaï à cette occasion. Ce nombre symbolique est aussi un rappel des 40 années que les Hébreux passèrent dans le désert. Selon la route empruntée par Élie, il y a entre 3 et 400 km entre Beer-Chéba et le Sinaï; il faut quinze jours tout au plus pour couvrir une telle distance à pied. Élie n’entreprend donc pas une marche commando mais bien plutôt un pèlerinage solitaire qui est un temps de recueillement, de méditation et de prière. Jésus aussi fut 40 jours et 40 nuits dans le désert avant d’être tenté par le diable. Dans les Écritures, 40 représente l’épreuve.

Verset 9

Je continue le texte.

Là-bas, Élie entra dans la grotte et y passa la nuit. Soudain, l’Éternel lui adressa la parole en ces termes : — Que viens-tu faire ici, Élie ? (1Rois 19.9).

Même quand je prends le mauvais chemin, Dieu m’accompagne, mais c’est à travers des souffrances que j’arriverai finalement à bon port. Alors qu’Élie est en fuite, l’ange lui indique la direction à prendre. L’Éternel commence la leçon qu’il veut donner à son serviteur par une question qui à la fois est un reproche et donne à Élie l’occasion d’épancher son cœur.

Verset 10

Je continue le texte.

Il répondit : — J’ai ardemment défendu la cause de l’Éternel, le Dieu des armées célestes, car les Israélites ont abandonné ton alliance et ils ont renversé tes autels, ils ont massacré tes prophètes ; je suis le seul qui reste, et les voilà qui cherchent à me prendre la vie (1Rois 19.10).

Élie déverse l’amertume de son cœur. Il a lutté pour l’honneur de l’Éternel en espérant ramener à lui le peuple d’Israël mais il a lamentablement échoué, et maintenant, sa vie est menacée et il doit fuir. Il a probablement le sentiment que l’œuvre commencée par l’Éternel au Sinaï avec Moïse a été réduite à néant. Il broie du noir et a perdu ses repères. Il dit être le seul qui soit encore fidèle à l’Éternel alors qu’il sait qu’au moins cent prophètes sont encore en vie.

Versets 11-12

Je continue.

L’Éternel dit : — Sors et tiens-toi sur la montagne, devant l’Éternel. Et voici que l’Éternel passa. Devant lui soufflait un vent si violent qu’il fendait les montagnes et fracassait les rochers. Mais l’Éternel n’était pas dans l’ouragan. Après l’ouragan, il y eut un tremblement de terre. Mais l’Éternel n’était pas dans ce tremblement de terre. Après cela, il y eut un feu ; l’Éternel n’était pas dans ce feu. Enfin, après le feu, ce fut un bruissement doux et léger (litt. : le son d’un silence; 1Rois 19.11-12).

Élie assiste au même spectacle que Moïse des siècles auparavant; c’est une démonstration impressionnante de la puissance de Dieu par le vent, un tremblement de terre et le feu. Cependant, ces manifestations annonciatrices de jugements ne sont pas le moyen favori de Dieu de se révéler; il préfère le bruissement doux et léger qui évoque sa bonté envers ceux qui respectent son alliance. Dieu enseigne aussi que le plus souvent, il agit dans l’Histoire d’une manière discrète et non pas par des actes puissants et tape-à-l’œil.

Versets 13-14

Je continue le texte.

Dès qu’Élie l’entendit, il se couvrit le visage d’un pan de son manteau et sortit se placer à l’entrée de la grotte. Quelqu’un s’adressa à lui : — Que fais-tu ici, Élie ? Il répondit : — J’ai ardemment défendu la cause de l’Éternel, le Dieu des armées célestes, car les Israélites ont abandonné ton alliance, ils ont renversé tes autels, ils ont massacré tes prophètes ; je suis le seul qui reste et les voilà qu’ils cherchent à me prendre la vie (1Rois 19.13-14).

Élie se cache car nul ne peut voir Dieu et vivre mais il s’approche pour entendre. L’Éternel lui pose la même question qu’auparavant mais le prophète se répète; il est lassant à la fin. Même après avoir expérimenté Dieu dans toute sa grandeur, il reste emprisonné dans sa torpeur.

Versets 15-16

Je continue.

L’Éternel lui dit : — Va, retourne sur tes pas, à travers le désert, jusqu’à Damas ; quand tu seras arrivé, tu oindras Hazaël comme roi de Syrie. Puis tu iras oindre Jéhu, comme roi d’Israël ; tu oindras aussi Élisée, comme prophète pour te remplacer (1Rois 19.15-16).

L’Éternel annonce à son prophète fatigué que quelqu’un d’autre, Élisée, va continuer son ministère prophétique et son combat. Par ailleurs, Dieu décide de modifier la carte géopolitique du nord de la Palestine en changeant deux dynastie. Élie doit d’abord parcourir plus de 500 km pour aller oindre, d’une part, un nouveau roi en Syrie, mais c’est Élysée qui le fera, et d’autre part, un nouveau roi pour les X tribus. Jéhu est alors l’un des généraux de l’armée d’Israël-Nord. L’Éternel vient donc de tirer un trait sur le couple maudit que forment Achab et Jézabel, mais il va leur donner encore quelques années pour se repentir.

Verset 17

Je continue.

Tout homme qui échappera à l’épée de Hazaël sera mis à mort par Jéhu, et tous ceux qui échapperont à l’épée de Jéhu seront mis à mort par Élisée (1Rois 19.17).

En ordonnant l’onction des deux rois, le Seigneur du ciel et de la terre déclare qu’il est le souverain de l’Histoire humaine. Élie, porte-parole de l’Éternel, est engagé dans un bras de fer l’opposant au pouvoir royal idolâtre. Par l’intermédiaire de ces trois nouveaux chefs, Dieu va faire le ménage, punir son peuple et purger le pays du culte de Baal.

Verset 18

Je continue.

Toutefois, j’épargnerai en Israël les sept mille hommes qui ne se sont jamais agenouillés devant Baal et qui ne l’ont jamais baisé de leurs lèvres (1Rois 19.18).

L’adoration de l’idole Baal était très gestuelle et sensuelle. L’orateur Cicéron rapporte que la statue d’Hercule avait les joues et la barbe usées par les baisers des adorateurs. Ici, Élie apprend que contrairement à ce qu’il croyait, il n’est pas le seul en Israël à être rester fidèle à l’Éternel.

Versets 19-21

Je finis le chapitre 19.

Élie partit de là et rencontra Élisée, fils de Chaphath, qui était en train de labourer un champ de douze arpents. Il en était au douzième. Élie s’approcha de lui et jeta son manteau sur lui. Élisée abandonna ses bœufs, courut derrière Élie et dit : — Je vais aller embrasser mon père et ma mère pour prendre congé d’eux, puis je te suivrai. Élie lui répondit : — Va et reviens à cause de ce que je t’ai fait. Élisée quitta Élie, prit une paire de bœufs et l’offrit en sacrifice. Il se servit du bois de l’attelage pour faire cuire la viande et la distribua aux siens qui la mangèrent. Puis il se mit en route pour suivre Élie et être à son service (1Rois 19.19-21).

Élisée est un agriculteur comme tout le monde à cette époque. Il finit de préparer le champ familial en terminant le dernier arpent. Ce mot désigne la surface qu’on peut labourer en un jour. Le geste d’Élie de jeter son manteau sur Élisée signifie qu’il le choisit comme successeur et lui transmet son pouvoir et son autorité. Bien qu’Élisée soit d’une famille aisée, en répondant à l’appel de Dieu, il renonce à tous ses privilèges pour devenir simple serviteur. D’ailleurs le texte l’efface car on entend plus parler de lui jusqu’à la fin du ministère d’Élie. La prompte réponse d’Élisée rappelle la vocation des apôtres qui, sur l’invitation de Jésus abandonnèrent aussitôt leurs filets de pêche et le suivirent. Avant de partir, Élisée offre un banquet à ses proches comme le veut alors la coutume.

Chapitre 20

Verset 1

Nous arrivons maintenant au chapitre 20 du premier livre des Rois où la situation du royaume des X tribus prend une très mauvaise tournure car il est attaqué par une coalition syrienne d’une force bien supérieure en nombre aux Israélites. Je commence à lire.

Ben-Hadad, roi de Syrie, mobilisa toute son armée et, assisté de trente-deux rois alliés, de chevaux et de chars de guerre, il alla assiéger la ville de Samarie et se prépara à lui donner l’assaut (1Rois 20.1).

Nous sommes au printemps de l’année 857. Ben-Hadad II est assisté de roitelets locaux, ses vassaux qui lui doivent le tribut et l’assistance militaire. Il veut aussi réduire Israël-Nord à l’état de vassal.

Versets 2-9

Je continue en compressant.

Avant cela, il envoya dans la ville des messagers à Achab : “ Livre-moi ton argent et ton or, ainsi que tes femmes et les plus vigoureux de tes fils. ” Le roi d’Israël répondit : — À tes ordres, mon seigneur le roi. Les messagers vinrent de nouveau et dirent : — J’enverrai donc demain à cette heure-ci mes officiers chez toi ; ils fouilleront ta maison et celles de tes hauts fonctionnaires, ils prendront tout ce qui a de la valeur à tes yeux et l’emporteront. Alors le roi d’Israël convoqua tous les responsables du pays et leur dit : – Vous pouvez constater que cet homme nous veut du mal, car il m’a fait réclamer mes femmes et mes fils, mon argent et mon or, et je ne lui avais rien refusé ! Alors Achab répondit : — Dites à mon seigneur le roi : “ Je ferai tout ce que tu as fait demander à ton serviteur la première fois, mais je ne puis céder à tes nouvelles exigences ” (1Rois 20.2-9).

Le roi syrien a des exigences très dures mais Achab les accepte parce qu’à ses yeux, l’issue d’une guerre ne fait pas de doute. C’est alors que Ben-Hadad a des regrets de ne pas avoir demandé davantage; il devient gourmand et insultant; il veut pénétrer dans la capitale et tout piller. Achab consentait à devenir vassal de Ben-Hadad mais il refuse de lui livrer Samarie.

Versets 10-11

Je continue.

Alors Ben-Hadad envoya ce message au roi Achab : — Que les dieux me punissent très sévèrement, si je laisse subsister de Samarie assez de poussière pour remplir les mains de tous les guerriers qui me suivent. Mais le roi d’Israël dit aux messagers : — Allez donc lui dire : “ Que celui qui part au combat ne se vante pas comme celui qui en revient ! ” (1Rois 20.10-11).

Le roi syrien est furieux parce que Achab lui a balancé à la figure l’équivalent du proverbe : « Il ne faut pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué ! »

Versets 12-21

Je continue en compressant.

Lorsque Ben-Hadad entendit cette réponse, les Syriens disposèrent leurs troupes pour donner l’assaut à la ville. À ce moment, un prophète vint trouver Achab, le roi d’Israël, et lui dit : — Voici ce que déclare l’Éternel : “ As-tu vu cette immense armée ? Je la livrerai par les jeunes recrues des chefs des provinces. ” Alors Achab passa en revue les jeunes recrues des chefs des provinces, et il s’en trouva 232. Puis il recensa aussi toute l’armée des Israélites, et ils étaient sept mille. Ils firent une sortie à midi. Chacun s’acharna contre un adversaire et l’abattit, si bien que les Syriens prirent la fuite. Le roi d’Israël fit subir une grande défaite aux Syriens (1Rois 20.12-21).

C’est par pure grâce et à cause des 7000 hommes qui lui sont encore fidèles que l’Éternel vient en aide à son peuple et lui donne la victoire sur un ennemi supérieur. Chaque province avait son chef et chaque chef une troupe d’élite sous ses ordres ; ils sont tous rassemblés dans la capitale assiégée.

Verset 22

Je continue.

Alors le prophète vint trouver le roi d’Israël et lui dit : — Va de l’avant avec courage, fortifie tes positions, examine et réfléchis à ce que tu dois faire, car l’année prochaine à la même époque, le roi de Syrie reviendra t’attaquer (1Rois 20.22).

La sollicitude divine ne s’arrête pas au présent. Le prophète prédit l’avenir et annonce qu’une nouvelle guerre aura lieu au printemps prochain, après la saison des pluies et des semailles. À cette époque, il y a un temps pour tout, y compris la guerre. De plus, au milieu de la journée sous le soleil de plomb, on fait la sieste en attendant la fraîcheur du soir pour aller se battre.

Verset 23

Je continue.

Les ministres du roi de Syrie lui dirent : — Leur Dieu est un Dieu des montagnes, c’est pourquoi ils nous ont vaincus. Attaquons-les en plaine et, sûrement, nous l’emporterons sur eux (1Rois 20.23).

Selon la croyance païenne de l’époque, les dieux de chaque peuple ne peuvent agir que dans leur circonscription en quelque sorte ou dans des conditions semblables au terrain où vivent leurs adorateurs. Comme Samarie est dans une contrée montagneuse et rocheuse, et que les sanctuaires israélites sont sur les sommets des collines, les Syriens concluent que le Dieu des Hébreux ne peut pas défendre son peuple en plaine. Soit dit en passant qu’il semble que quand ça chauffe, personne ne s’adresse plus à Baal; il a complètement disparu.

Versets 24-26

Je continue.

Voici donc ce que tu devrais faire. Destitue tous ces rois de leurs postes et remplace-les par des gouverneurs. Ensuite, recrute une armée aussi nombreuse que celle que tu as perdue, avec autant de chevaux et de chars. Puis nous les combattrons dans la plaine et, certainement, nous les vaincrons. Ben-Hadad suivit leur conseil et fit tout ce qu’ils lui avaient proposé. L’année suivante, à la même époque, il passa les Syriens en revue et s’avança jusqu’à la ville d’Apheq pour attaquer Israël (1Rois 20.24-26).

Les roitelets incapables sont remplacés par des chef militaires syriens. On compte au moins cinq villes qui s’appellent Apheq. La bataille a certainement eu lieu devant celle qui est à l’est du lac de Galilée dans la vallée du Jourdain.

Versets 27-28

Je continue en compressant.

Les Israélites établirent leur camp en face des Syriens mais leurs troupes ressemblaient à deux petits troupeaux de chèvres, alors que les Syriens couvraient toute la plaine. Alors l’homme de Dieu vint trouver le roi d’Israël et lui dit : — Voici ce que déclare l’Éternel : “ Les Syriens prétendent que je suis un Dieu des montagnes et non pas un Dieu des plaines. À cause de cela, je livrerai toute cette immense multitude en ton pouvoir. Ainsi vous saurez que je suis l’Éternel ” (1Rois 20.27-28).

L’Éternel montre aux Syriens de quel bois il se chauffe. Ils subissent une nouvelle défaite cuisante parce qu’ils ont insulté le Dieu d’Israël en le comparant à une divinité païenne au rayon d’action limité.

Versets 29-43

Je continue plus loin.

Ben-Hadad s’était enfui et réfugié dans la ville et il s’y cachait. Les ministres lui dirent : — Écoute, nous avons entendu dire que les rois d’Israël sont pleins de bienveillance. Permets-nous de nous revêtir des habits de toile de sac. Nous nous rendrons au roi d’Israël, et peut-être te laissera-t-il la vie sauve. Ils y allèrent et lui dirent : — Ben-Hadad te fait dire : “ Laisse-moi la vie sauve ! ” Achab leur demanda : — Il est donc encore vivant ? Eh bien, il sera mon allié. — Allez le chercher ! Achab le fit monter sur son char. Ben-Hadad lui dit : — Je te restituerai les villes que mon père a prises à ton père, et tu pourras établir des comptoirs à Damas. — Et moi, reprit Achab, je te rendrai la liberté et je conclurai une alliance avec toi. Il conclût donc une alliance avec lui et le laissa repartir libre (1Rois 20.30-34).

Alors que Ben-Hadad reconnaît sa défaite et s’humilie devant Achab, le roi d’Israël lui tend la perche, par vanité et pour paraître bien sûr, mais surtout parce qu’il a besoin de lui pour se défendre contre l’Assyrie, la puissance montante. Ces deux rois sont maintenant comme de vieux copains qui vont faire de l’import-export. Achab peut désormais ouvrir des comptoirs à Damas et vendre ses marchandises. Je continue jusqu’à la fin du chapitre 20 en compressant.

Sur ordre de l’Eternel, l’un des disciples des prophètes demanda à son compagnon de le frapper. Cet homme le frappa et le blessa. Alors le prophète, après s’être rendu méconnaissable en se mettant un bandeau sur les yeux, alla se poster sur le chemin que le roi devait prendre. Lorsque le roi passa, il lui cria : Pendant la bataille, un homme m’a amené un prisonnier en disant : « Surveille-moi cet homme, si tu le laisses s’échapper, tu prendras sa place, ou bien tu devras me verser trois mille pièces d’argent ! » Or, pendant que j’étais occupé ça et là, le prisonnier a disparu. Le roi d’Israël lui dit : – Tu as prononcé toi-même le verdict ! Il dit alors au roi : – Voici ce que déclare l’Eternel : Tu as laissé échapper d’entre tes mains l’homme que je m’étais voué. C’est pourquoi tu prendras sa place et ton peuple périra à la place du sien. Le roi d’Israël s’en retourna chez lui maussade et abattu. C’est ainsi qu’il regagna Samarie (1 Rois 20.35-43).

Le roi d’Israël n’aurait pas dû épargner Ben-Hadad parce qu’il avait insulté l’Éternel. Son geste de mansuétude aura des résultats catastrophiques pour le peuple et pour Achab lui-même. Quand l’homme se fie à lui-même au lieu d’obéir à Dieu, les conséquences sont toujours fâcheuses.