Introduction

J’avoue qu’il est difficile de comprendre pourquoi Dieu laisse les despotes les plus vils et les plus sanguinaires poursuivre tranquillement leur carrière de bourreaux. Achab et Jézabel forment un couple infernal que l’Éternel a jugé et décidé de faire disparaître. Mais en attendant l’application du châtiment, ces deux teignes continuent à régner sur le royaume d’Israël-Nord et à commettre des actes sanguinaires. Le récit de l’acte scandaleux qu’ils vont commettre donne froid dans le dos, mais ce n’est qu’un épisode banal de leur vie quotidienne.

Chapitre 21

Versets 1-3

Je commence à lire le chapitre 21 du premier livre des Rois en compressant.

Naboth, un habitant de Jizréel, possédait une vigne près du palais d’Achab. Le roi lui fit la proposition suivante : — Cède-moi ta vigne. Je voudrais en faire un jardin potager, car elle est juste à côté de mon palais. Je te donnerai en échange une vigne meilleure ou, si tu préfères, je t’en paierai la valeur en argent. Mais Naboth répondit à Achab : — Que l’Éternel me garde de te céder la propriété héritée de mes ancêtres ! (1Rois 21.1-3).

Achab possède un palais dans sa capitale à Samarie bien sûr, mais il en a aussi un à Jizréel. En Israël, le pouvoir royal est théoriquement limité par la loi de Moïse ce qui veut dire qu’Achab n’a pas le droit d’user de son autorité pour s’emparer des terres de ses sujets. Naboth est fidèle à l’alliance en refusant de céder son héritage, car toujours selon la Loi, le patrimoine familial est inaliénable (Lévitique 25:23-28; Nombres 36:7) ; il doit rester dans le clan familial et dans la tribu d’origine, car le droit de cité en Israël de son propriétaire est lié à ce patrimoine.

Versets 4-7

Je continue en compressant.

Achab rentra chez lui, maussade et abattu. Il se jeta sur son lit, tourna le visage contre le mur et refusa de manger. Sa femme Jézabel lui demanda : — Pourquoi es-tu de si mauvaise humeur et refuses-tu de manger ? Il lui répondit : — J’ai parlé à Naboth et je lui ai proposé de lui acheter sa vigne, mais il a répondu : “ Je ne te céderai pas ma vigne ! ” Alors sa femme Jézabel lui dit : — Est-ce toi qui exerces la royauté sur Israël ? Allons ! Lève-toi, mange et réjouis-toi : la vigne de Naboth, je vais te la donner (1Rois 21.4-7).

Achab, tel un enfant gâté, rentre chez lui et boude parce que le vilain Naboth ne veut pas lui céder sa vigne. Mais Jézabel, princesse phénicienne machiavélique, va résoudre ce petit problème en un rien de temps. Indifférente à la Loi, elle fonctionne sans le moindre scrupule. Son modèle de référence est le pouvoir despotique et cruel des rois phéniciens et cananéens, qui n’hésitent pas à user de leur position pour satisfaire le moindre de leurs caprices. Jézabel va confirmer une fois de plus qu’elle a un penchant prononcé pour les procédés expéditifs.

Versets 8-10

Je continue en compressant.

Elle écrivit des lettres au nom d’Achab, et les fit porter aux responsables et aux magistrats de la ville où demeurait Naboth. Dans ces lettres, elle leur ordonnait : “ Proclamez un jour de jeûne. Installez Naboth au premier rang de l’assemblée et faites asseoir en face de lui deux vauriens qui l’accuseront d’avoir maudit Dieu et le roi ! Puis menez-le en dehors de la ville et tuez-le à coups de pierres ” (1Rois 21.8-10).

Il est surprenant de constater combien la reine diabolique a soin de se conformer à la Loi. Elle fait croire qu’un châtiment divin menace la ville en raison d’un soi-disant blasphème de Naboth contre Dieu et le roi son représentant. Le jeûne et la mise à mort du pseudo-coupable ayant pour but d’apaiser la colère de Dieu et d’échapper à son châtiment. En agissant ainsi, elle déguise un meurtre en décision de justice. Ces procédés pervers sont encore très en vogue aujourd’hui de par le monde.

Versets 11-14

Je continue en compressant.

Les gens de la ville de Naboth, les responsables et les magistrats obéirent à l’ordre de Jézabel. Les deux vauriens vinrent se placer en face de lui et se mirent à l’accuser devant tout le monde en disant : — Naboth a maudit Dieu et le roi ! Alors on le fit sortir de la ville et on le tua à coups de pierres. Puis les autorités de la ville envoyèrent dire à Jézabel : — Naboth a été exécuté ; il est mort (1Rois 21.11-14).

La perfidie de Jézabel peut choquer, mais en réalité c’est relativement banal de la part d’un tyran. Le pire dans tout ça, c’est l’obéissance servile des autorités de la ville. Leur attitude odieuse me reste vraiment en travers de la gorge. Au vu de leurs représentants, cette ville de Jizréel mérite d’être rayée de la carte. Ce meurtre odieux a non seulement été perpétré contre Naboth, mais aussi contre ses fils, ses héritiers, selon un texte parallèle (2 Rois 9.26); comme ça, Achab n’a plus personne pour s’opposer à l’acquisition de cette vigne.

Versets 15-29

Je continue en compressant jusqu’à la fin du chapitre.

Lorsqu’il entendit que Naboth était mort, Achab se mit en route pour se rendre à la vigne afin d’en prendre possession. Alors l’Éternel adressa la parole à Élie : — Va trouver Achab. Tu lui parleras en ces termes : Quoi ? Après avoir assassiné l’homme, tu prétends prendre possession de ses biens ! Voici ce que déclare l’Éternel : De la même manière que les chiens ont léché le sang de Naboth, ils lécheront aussi le tien. Je vais te frapper d’un grand malheur : je te balaierai de la surface de la terre, toi et ta descendance, parce que tu m’as irrité et que tu as entraîné Israël dans le péché. Concernant Jézabel : les chiens la dévoreront près du rempart de Jizréel. Alors, Achab déchira ses vêtements en signe d’humiliation, il revêtit un habit de toile de sac à même la peau et refusa de manger. Alors l’Éternel dit à Élie : Puisque Achab s’est humilié devant moi, je ne ferai pas venir le malheur pendant sa vie, mais c’est durant le règne de son fils que j’amènerai la catastrophe sur sa famille (1Rois 21.15-29).

Naboth a été exécuté dans son propre champ ; c’est un comble. L’Éternel prononce une nouvelle malédiction sur Achab ; elles s’entassent les unes sur les autres mais rien ne se passe. Maintenant qu’Achab a un petit soubresaut de repentance, son châtiment est encore différé. Pourquoi Dieu tarde-t-il à exécuter ce couple diabolique ? Parce qu’il est patient. Dieu paie par un bienfait temporaire, une repentance temporaire.

Plus loin, le texte décrit comment les menaces de l’Éternel se sont accomplies. Achazia, le fils d’Achab est mort bêtement d’une chute. Yoram son successeur, fut assassiné par Jéhu qui fit aussi tuer les 70 autres fils d’Achab, puis leurs têtes furent mises dans des corbeilles (2 Rois 10.7). C’est ainsi que Dieu a vengé le sang de Naboth et de ses fils.

Chapitre 22

Versets 1-4

Nous arrivons maintenant au dernier chapitre du premier livre des Rois. Je commence à le lire en compressant.

Trois années s’écoulèrent sans qu’il y ait de guerre entre la Syrie et Israël. Dans le courant de la troisième année, Josaphat, le roi de Juda, rendit visite à Achab, le roi d’Israël qui lui demanda : — Viendras-tu attaquer avec moi Ramoth en Galaad ? (1Rois 22.1-4).

La ville de Ramoth est à l’est du lac de Galilée et du Jourdain. Achab s’était allié aux Syriens pour faire front à l’Assyrie. Maintenant que cette menace s’est éloignée, il reprend la guerre contre la Syrie. Les accords se font et se défont. Le père de Josaphat avait fait alliance avec la Syrie, mais lui choisit de la rompre et de s’associer au roi d’Israël. Cette visite du roi de Juda est sévèrement blâmée par un prophète (2 Chroniques 19:2). Josaphat a déjà commis une faute du même genre et plus grave encore en mariant son fils à la fille d’Achab (2 Rois 8:18; 2 Chroniques 18:1). Son but est sans doute de ramener les dix tribus sous le sceptre légitime de Juda. Mais comme Achab avait au moins 72 fils, c’est une mission impossible; d’ailleurs c’est Dieu lui-même qui a provoqué cette scission pour sanctionner les écarts de Salomon.

Versets 5-8

Je compresse la suite.

Josaphat lui répondit : — J’irai avec toi, mes troupes iront avec les tiennes. Mais consulte d’abord l’Éternel, je te prie. Le roi d’Israël rassembla les prophètes, qui étaient environ quatre cents, et leur demanda : — Dois-je aller combattre pour reprendre Ramoth, ou dois-je y renoncer ? Ils répondirent : — Vas-y ! Le Seigneur la livrera au roi. Mais Josaphat insista : — N’y a t-il plus ici aucun prophète de l’Éternel, par qui nous puissions le consulter ? Le roi d’Israël lui répondit : — Il y a encore un homme par qui l’on pourrait consulter l’Éternel ; mais je le déteste, car il ne m’annonce jamais rien de bon ; que du mal. Il s’agit de Michée. Josaphat s’écria : — Que le roi ne parle pas ainsi ! (1Rois 22.5-8).

Les 400 prophètes rassemblés par Achab sont censés parler au nom de l’Éternel adoré sous la forme du veau plaqué or. De là le peu de cas que fait Josaphat de ces mignons de cour qui ne font que dire ce que leur employeur veut entendre. Les deux rois ont une attitude très différente vis-à-vis de l’Éternel. Josaphat lui est plus ou moins fidèle et a conscience que le critère d’appréciation utilisé par Achab laisse fortement à désirer. La mission d’un prophète authentique n’est pas de caresser le roi dans le sens du poil, ce que font les courtisans, mais de dire la vérité de Dieu.

Versets 9-12

Je compresse la suite.

Alors le roi d’Israël appela un chambellan et lui ordonna de faire venir au plus vite Michée. Achab et Josaphat, revêtus de leurs costumes royaux, siégeaient chacun sur un trône, tandis que tous les prophètes étaient devant eux dans un état d’exaltation. L’un d’eux, Sédécias, s’était fabriqué des cornes de fer et affirmait : — Voici ce que déclare l’Éternel : “ Avec ces cornes, tu frapperas les Syriens jusqu’à leur extermination. ” Tous les autres prophètes confirmaient ce message et disaient : — Va attaquer Ramoth ! Tu seras vainqueur, et l’Éternel livrera la ville au roi (1Rois 22.9-12).

Voici deux hommes fort différents. Michée, le vrai porte-parole de l’Éternel, est en train de moisir dans les cachots d’Achab pour avoir refusé de lui caresser les oreilles. Sédécias est un courtisan religieux qui veut impressionner la galerie par une action symbolique.

Versets 13-17

Je continue.

Pendant ce temps, le messager qui était allé chercher Michée lui dit : — Tous les prophètes sont unanimes pour prédire du bien au roi. Tu ferais bien de parler comme eux et de lui prédire aussi le succès ! Michée lui répondit : — Aussi vrai que l’Éternel est vivant, je transmettrai ce que l’Éternel me dira. Lorsqu’il fut arrivé devant le roi, celui-ci lui demanda : — Michée, devons-nous aller attaquer Ramoth ou devons-nous y renoncer ? — Bien sûr, vas-y, lui répondit Michée, tu seras vainqueur, et l’Éternel livrera la ville au roi ! Mais le roi lui rétorqua : — Combien de fois faudra-t-il que je t’adjure de me dire seulement la vérité de la part de l’Éternel ? Alors Michée déclara : — J’ai vu tous les Israélites disséminés sur les montagnes, ils ressemblaient à des brebis qui n’ont pas de berger. Et l’Éternel a dit : Ces gens n’ont plus de souverain. Que chacun d’eux retourne tranquillement chez soi ! (1Rois 22.13-17).

Le chambellan veut du bien à Michée et lui conseille donc de rentrer dans les rangs des faux prophètes afin de s’attirer les faveurs d’Achab et peut-être de sortir de prison. Alors Michée ironise en adaptant le ton et la manière des 400 faux prophètes. Mais le roi d’Israël a compris et finalement, Michée révèle une vision qu’il a eue de ce qui va arriver si cette bataille a lieu, entre autres, la mort du roi d’Israël et la déroute de son armée.

Versets 18-25

Je continue en compressant.

Le roi d’Israël dit alors à Josaphat : — Je te l’avais bien dit : Cet homme-là ne me prophétise jamais rien de bon, c’est toujours du mal. Mais Michée continua : — J’ai vu l’Éternel siégeant sur son trône, tandis que toute l’armée des êtres célestes se tenait près de lui, à sa droite et à sa gauche. L’Éternel demanda : “ Qui trompera Achab pour qu’il aille attaquer Ramoth et qu’il tombe sur le champ de bataille ? ” Finalement, un esprit s’avança, et dit : “ Moi, je le tromperai. J’irai inspirer des mensonges à tous ses prophètes. ” L’Éternel dit : “ Va donc et fais comme tu l’as dit. ” Et maintenant, conclut Michée, c’est ce qui est arrivé : l’Éternel a fait qu’un esprit de mensonge inspire tous tes prophètes ici présents, car l’Éternel a résolu ta perte (1Rois 22.18-23).

Ce passage soulève quelques questions. L’esprit de mensonge est évidemment un démon à la solde de Satan le père du mensonge, mais soumis à l’Éternel. Achab est dorénavant livré à la séduction du mensonge parce qu’il a délibérément rejeté la vérité de Dieu. L’heure de son châtiment a enfin sonné et par son aveuglement, il sera lui-même l’instrument de sa mort. Mais d’autre part, dans sa miséricorde, Dieu lui offre aussi de sauver sa vie en écoutant Michée.

Versets 26-31

Aussitôt le roi d’Israël ordonna à l’un de ses officiers : — Arrête Michée, jette-le en prison et ne lui donne qu’une ration réduite de pain et d’eau jusqu’à ce que je revienne sain et sauf de cette expédition. Alors le roi d’Israël et Josaphat, le roi de Juda, partirent pour Ramoth. En chemin, Achab dit à Josaphat : — Je vais me déguiser pour aller au combat ; mais toi, garde tes habits royaux. Le roi de Syrie avait donné cet ordre aux trente-deux chefs de ses chars : — Vous ne vous occuperez ni des simples soldats ni des officiers, vous concentrerez votre attaque sur le roi d’Israël uniquement (1Rois 22.26-31).

Les deux rois persistent et signent malgré les avertissements de Michée. Cela dit, ses paroles ont quand même secoué Achab qui se déguise afin d’être moins exposé et ainsi d’échapper au jugement divin. Le roi d’Israël a la frousse, alors il confie la conduite du combat et la charge d’être tué à Josaphat; sympa comme manœuvre ! Atteindre le roi, c’est provoquer la déroute de l’armée et s’assurer la victoire. Le roi syrien qui auparavant a été épargné par Achab, lui rend le mal pour le bien. Quant à Josaphat, il aurait mieux fait de rester chez lui car il s’est mis dans de sales draps.

Versets 32-36

Je compresse la suite.

Quand les chefs des chars aperçurent Josaphat, ils se dirent : “ C’est certainement lui le roi d’Israël ”, et ils se dirigèrent sur lui pour l’attaquer. Mais Josaphat poussa un cri. Quand ils se rendirent compte que ce n’était pas le roi d’Israël, ils se détournèrent de lui. Un soldat syrien tira une flèche de son arc, au hasard ; elle atteignit le roi d’Israël à la jointure entre les pièces de la cuirasse. Alors le roi cria au conducteur de son char : — Fais demi-tour et conduis-moi hors du champ de bataille, car je suis blessé. Mais, ce jour-là, le combat devint si rude que le roi dut être maintenu debout dans son char face aux Syriens. Finalement, il expira dans la soirée. Le sang de sa blessure s’était répandu à l’intérieur de son char. Au coucher du soleil, un cri se répandit dans toute l’armée : — Que chacun retourne dans sa ville et dans ses terres ! (1Rois 22.32-36).

La ruse d’Achab fonctionne et Josaphat est très menacé. Il a dû appeler à grands cris ses soldats en disant : « Hommes de Juda, venez à l’aide de votre roi ! » Sur quoi les chefs de char syriens l’ont reconnu et sont allés à la recherche de leur véritable ennemi. Malgré les manigances d’Achab, la parole du prophète Michée s’accomplit. L’Éternel a dirigé une flèche tirée au hasard pour accomplir son jugement. La mêlée fut si serrée que le conducteur du char d’Achab n’a pas pu faire demi-tour et l’amener en lieu sûr. Le roi s’est alors vidé de tout son sang et a rendu l’âme. Dès que les Israélites apprennent la mort d’Achab, ils rentrent chez eux. Le roi syrien Ben-Hadad voulait seulement la peau d’Achab et il ne poursuit pas les Israélites en déroute car il sait qu’il aura encore besoin d’eux à cause de la menace persistante de l’Assyrie.

Versets 37-38

Je continue.

Le roi étant mort, on le ramena à Samarie où on l’enterra. Lorsqu’on lava son char à l’étang de la ville, les chiens lapèrent le sang d’Achab, et les prostituées s’y lavèrent. Ainsi s’accomplit ce que l’Éternel avait annoncé (1Rois 22.37-38).

La bataille de Karkar a eu lieu en été de l’année 853 avant Jésus-Christ et selon les annales du roi assyrien Salmanasar II, Achab y participa. Le roi d’Israël est probablement mort à la fin de cette même année.

Chaque ville possédait un bassin pour les lavages publiques un peu comme les lavoirs de nos villages. Comme prédit, le sang du roi est lapé par des chiens. L’auteur remarque en passant que l’eau qui a lavé le sang d’Achab est la même que celle où les prostituées prennent leur bain le soir. Ignoble fin d’une ignoble vie.

Versets 39-40

Je continue en compressant.

Les autres faits et gestes d’Achab, toutes ses entreprises, le palais d’ivoire qu’il fit construire et toutes les villes qu’il fortifia, sont cités dans le livre des Annales des rois d’Israël. Quand Achab eut rejoint ses ancêtres décédés, son fils Ahazia lui succéda sur le trône (1Rois 22.39-40).

Des fouilles faites à Samarie ont mis en évidence que les murs du palais d’Achab étaient incrustés de centaines de figurines et autres décorations en ivoire. Humainement parlant, ce roi d’Israël était un homme capable aussi bien sur le plan politique que militaire. Il bénéficia également de la bienveillance divine qui lui accorda des victoires miraculeuses afin que le peuple sache que c’est l’Éternel qui est Dieu. Grâce à Achab, les deux royaumes israélites sont en paix et malgré sa déchéance spirituelle, Israël-Nord connaît une époque de prospérité.

Cependant, à cause de son idolâtrie persistante, le royaume des X tribus a fait un pas de plus vers le jour du jugement, quand les Assyriens détruiront le pays et les survivants seront emmenés en captivité. Le texte s’intéresse maintenant brièvement à Josaphat, roi de Juda.

Versets 41-54

Je continue en compressant jusqu’à la fin du chapitre 22.

Josaphat, fils d’Asa, devint roi de Juda la quatrième année du règne d’Achab sur Israël. Il était âgé de trente-cinq ans à son avènement et il régna vingt-cinq ans à Jérusalem. Sa mère s’appelait Azouba, Josaphat suivit en tout l’exemple de son père Asa sans en dévier, faisant ce que l’Éternel considère comme juste. C’est lui qui débarrassa le pays des derniers hommes qui s’adonnaient à la prostitution sacrée et qui avaient subsisté dans les hauts-lieux du temps de son père (1Rois 22.41-47).

Josaphat régna de 872 à 848 av. J-C, ce qui inclut les trois années de co-régence avec son père, quand ce dernier était malade. Il est qualifié de bon roi parce qu’il a fait le ménage dans son royaume en faisant disparaître toute forme d’idolâtrie. c’est un homme capable béni de Dieu. Le second livre des Rois donne davantage de détails sur son règne.

Je reviens au roi Achab et à Jézabel car ce couple diabolique me laisse rêveur. Après de multiple mises en garde, Achab est finalement jugé. Ce n’est pas trop tôt. La question qu’on peut se poser est pourquoi Dieu a-t-il attendu si longtemps pour agir ? Les Écritures donnent quelques réponses. Je résume deux passages du livre d’Ezéchiel :

Pensez-vous que je prenne le moindre plaisir à voir mourir le méchant ? Le Seigneur, l’Éternel, le déclare, je ne prends aucun plaisir à la mort du méchant, je désire qu’il abandonne sa conduite et qu’il vive. Détournez-vous, détournez-vous donc de votre mauvaise conduite ! Pourquoi devriez-vous mourir, gens d’Israël ? (Ézéchiel 18.23 ; 33.11).

Parce qu’il est miséricordieux, Dieu repousse souvent le jugement que quelqu’un mérite jusqu’à ce qu’il atteigne le point de non-retour. Après cela, le châtiment tombe sans aucun recours possible. Mais avant d’arriver à ce point fatidique, Dieu déploie des trésors de bonté, de patience et de générosité dans le but de nous amener à la repentance afin de recevoir le pardon en Jésus-Christ.